‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 100 sur 242 · RICHELIEU (le cardinal de · texte numérisé non relu

RICHELIEU (le cardinal de

L. S. au maréchal de Brézé (son beau-frère) ; Paris, 24 juillet 1631, 1 p. in-fol., cachets.

Pièce historique où il lui annonce que la reine-mère s’est retirée en Flandre, et que le roi

s’acheminera bientôt vers la frontière pour dissiper les troubles causés par l’union de la reinemère avec Gaston d'Orléans et l'Espagne.

349. JOSEPH (François LECLERC DU TREMBLAY, dit le Père), le fameux confident du cardinal de Richelieu, n. à Paris, 4 nov. 1577, m. à Rueïl, 18 décembre 1638.

L. À. S. {au cardinal de La Vallette) ; Rueil, 14 août (1635), 3 p. 1/2 in-fol. — F+. ( Recherché.)

Lettre, qui paraît écrite au nom du cardinal de Richelieu. Elle est toute relative aux opérations militaires. Il le félicite sur le soin qu’il prend de faire punir les fuyards et sur ses succès. « Monseigneur le Cardinal en est satisfait au dernier point. Quant aux affaires de Flandres, je ne puis dire autre chose, sinon qu’il semble que les Cardinaux ont, cette année, quelque bonheur fatal pour arrester les progrez des grands capitaines. »

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LAUBARDEMONT (Jean-Martin, baron de), conseiller d'État, créature

du cardinal de Richelieu, fameux par le rôle actif qu'il joua dans les procès d’'Urbain Grandier et de Cinq-Mars, n. 1590, m. 1656.

L. A. S. au cardinal de Richelieu ; Loudun, 18 février 1636, 1 p. pl. in-fol., cachets et soies. — FR.

Document des plus curieux sur les possédées de Loudun. Les Pères exorcistes demandent la permission de conduire la supérieure des Ursulines au lieu de la sépulture du bienheureux M. de Sales. « I1z croyent, Monseigneur, que le démon, qui reste seul danz son corps, est ordonné de Dieu pour estre chassé en ce lieu là, et dizent qu'ilz en ont des lumières suffi-

zantes. » Un capucin, le Père Tranquille, est possédé. « Je n’ay, Monseigneur, rien veü en

toute ceste affaire qui m’ait donné tant d’estonnement que l'accident arrivé à ce bon religieux, lequel en tire de grandz proffictz et advantages pour le bien de son âme. »

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. MARILLAC (Michel de), garde des sceaux (1626), disgracié par Riche-

lieu (1630), traducteur de l’Zmilation de Jésus-Christ, n. à Paris, 9 oct. 1863, m. en prison à Châteaudun, 7 août 1632.

L. À. S. au cardinal de Richelieu; Saint-Germain, 16 août 1623, 1/2 p. in-fol. — EF. ( Recherché.)

Fes lettre de recommandation en faveur du Père de Bérulle (le fondateur de l’Ora-

o1re).

PUYLAURENS (Antoine de LAAGE, duc de), favori de Gaston d'Orléans, célèbre par ses intrigues, m. au château de Vincennes, 1er juillet 1635.

L. À. S. au cardinal de Richelieu : Béziers, 18 sept. 1632, 1 p. pl. in-fol., cachets brisés. — FR, Belle lettre où il proteste de son dévouement. :

FEUQUIÈRE (Manassès de PAS, marquis de), ambassadeur en Allemagne (1633), diplomate et guerrier, n. à Saumur, 1% juin 1590, m. de ses blessures à Thionville, 13 mai 1640.

L. À. S. aa cardinal de La Vallette; Sarbvic, 17 juillet 1635, 1 p. in-fol., trace de cachet. — R'.

Relative aux opérations de l’armée du duc de Saxe- Weimar.

SEGUIER (Pierre), célèbre chancelier de France (1635), n. à Paris, 28 mai 1888, m. à Saint-Germain en Laye, 28 janv. 1672.

L. S., avec la souscription autographe, à Le Tellier ; Paris, 26 oct. 1659, 1 p. 1/2 in-fol. — À. S. Ri. — $S. R.

Relative à l’élection d’un syndic. Curieux détails.

MOLÉ (Mathieu), premier président au Parlement de Paris (1641), c

641), célèbre par la fermeté qu'il déploya pendant la Fronde, n. 1584. m. 3 janvier 1656.

L. A. S. (au cardinal Mazarin); 8 septembre (1652), 1 p. in-4. — R*. {Reckerché.)

Relative aux troubles de la Fronde. « Au milieu de noz orages publics chacun s’acquite icy de ce qu’il doibt, et la fermeté qu’il plaist à la Royne de tesmoigner augmente le courage pour essayer de restablir cette autorité royale afin que S. M. dispose de tout comme il luy plaira. » (Le fameux mot de Louis XIV : « L'Etat, c’est moi », était en germe dans ces paroles.)

352. ARGENSON (René de VOYER, comte d’), diplomate, employé souvent

par le cardinal de Richelieu, entre autres pour négocier la réunion de la Catalogne à la France (1641), ambassadeur à Venise, m. 1651. L. À. S. au nonce Bentivoglio; Sienne, 18 juill. 1646, 2 p. in-fol. — Fe.

Nouvelles politiques et militaires.

353. LA ROCHEFOUCAULD (François V, comte, puis duc de), gouverneur

du Poitou, père de l’auteur des HWaximes, n. 5 sept. 1588, m. au chàteau de La Rochefoucauld, 8 fév. 1650.

2 P. S., sig. aussi par sa femme Gabrielle Du Plessis ; Fontenay-le-Comte, 5 juillet 1625, 4 p. 1/2 in-fol. — R*. — (Réservé.)

Procurations données pour recevoir d’Antoinette de Pons, dame de Guercheville, veuve en remières noces du seigneur de Liancourt, la somme de cinquante mille livres, léguée par edit seigneur à la comtesse de La Rochefoucauld, sa fille.

354. MONTBAZON (Hercule de ROHAN, duc de), gouverneur de Paris et de

l'Ile de France et grand-veneur sous Henri IV, père de la célèbre duchesse de Chevreuse, n. 1568, m. en Touraine, 16 oct. 1654.

L. A. à Duplessis-Mornay ; Paris, 5 novembre, 1 p. in-fol., cachets et soies. — À. S. F5. — A. KR.

Relative aux négociations en faveur des réformés. Le duc fera de son mieux pour ne rien aigrir de part et d'autre, car il est « trop bon francès, aymant le Roy et repos de son estat. » LA

355. MAZARIN (Giulio MAZARINI, en français Jules), le célèbre ministre de

Louis XIV, n. 14 juillet 1602, m. à Vincennes, 9 mars 1661.

L. A. S. à Foucquet ; Stenay, 16 juillet 1657, 7 p. in-4 à mi-marge. — A. S. R+. — S. R!.

Cette lettre est écrite en marge d’une lettre autographe signée du surintendant Foucquet adressée à Mazarin le 11 juillet 1657 et formant 7 pages in-4. L'union des autographes de Foucquet et de Mazarin donne à cette pièce une grande valeur. Foucquet soumet au cardinal diverses questions concernant les finances, la somme ge désire pour les affaires d’Alle— magne, lés moyens de se la procurer, les désordres de Normandie, les dédommagements demandés par les chanoines de la Sainte-Chapelle pour la place que le premier président défunt a pris à l’un d’eux pour bâtir sa maison, etc.— Mazarin répond longuement et minutieusement à toutes ces questions. Document historique des plus importants.

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356. LIONNE (Hugues de), principal conseiller de Mazarin, négociateur du traité de Westphalie, ministre des affaires étrangères, n. à Grenoble, 16115 m. à Paris, 1° sept. 1671,

L. A. S. à M. Duplessis-Besançon; Francfort, 9 avril 1658, 1 p. 1/2 in-fol. — Fr.

Fe dr politique où il donne des détails sur ses négociations à Francfort, où tous les princes d'Allemagne s'étaient rassemblés pour le choix d’un empereur. Il croit que sa mission sera vite terminée, car les princes ont hâte de quitter la ville. On peut maintenant substituer, pour proverbe, la foi germanique à celle de Grèce, car il n’a jamais vu tant de subtilité et de manquement de foi « qu’en nos bons Allemans. »

391. FOUCQUET (Nicolas), surintendant des finances sous Louis XIV (1653),

fameux par son faste et par sa disgrâce, protecteur des gens de lettres, n. à Paris, 1615, m. 1680.

L. A.à Le Tellier ; (Vincennes ou la Bastille, 1663 ou 1664), 9 p. in-4. — À. S. FR. — A. F5. — $. R*. (Recherché.)

Lettre du plus haut intérêt, écrite de sa prison, pour être communiquée à Louis XIV. Il s'étonne d’abord de se voir persécuté, lui qui n’a cessé de rendre des services au roi, et qui est resté inébranlable au milieu des troubles de la minorité, pendant que les fauteurs de ces troubles sont en repos et comblés d’honneurs. A la fin de 1654, Le Tellier et le Cardinal restant courts, sans pouvoir trouver un sol, lui, Foucquet, sauva les finances du royaume, soit par ses propres avances, soit par les engagements de ses amis. Mazarin avait l’art de ne jamais se compromettre en matière d'argent ; il n’approuvait qu'après le succès. — Foucquet avoue avoir commis des fautes; mais le roi les lui avait pardonnées ; et d’ailleurs les services rendus l’emportent de beaucoup. On l’a dépouillé de tout, et il doit plus de 12 millions. Il demande, ‘pour toute grâce, qu’on lui laisse finir ses jours dans une méchante chaumière qu’il a au fond de la Bretagne et qui n’est même pas encore payée. Qu’a-t-on à craindre? Ni lui ni ses amis ne veulent, ni ne peuvent troubler le nouvel établissement. — Cette importante pièce se termine ainsi : « Je supplie encor une fois monsieur le Tellier de vouloir me faire la grâce de lire à une heure de loisir au Roy tout ce gros volume, l’affaire est plus importante que beaucoup d’autres où il done plus de temps, et de faire faire réfléxion à S. M. sur plusieurs choses qui y sont considérables, et luy dire que je le conjure de me faire la mesme miséricorde qu’il

ésire que Dieu luy face un jour. »

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