L. A. $. à Louis XIV ; 28 septembre (1663), 2 p. 3/4 in
Pièce historique très-importante. Note présentée au roi pour l’engager à reporter sur le Louvre une partie des dépenses qu’entraine la construction de Versailles. « Vostre Majesté sçait qu’au deffaut des actions éclattantes de la guerre rien ne marque davantage la grandeur et l'esprit des princes que les bastimens, et toute la postérité les mesure à ’aulne de ces superbes machines qu’ils ont eslevé pendant leur vie. O quelle pitié que le plus grand roy et le plus vertueux de la véritable vertu qui fait les grands princes fust mesuré à l’aulne de Versailles, et toutesfois il y a lieu de craindre ce malheur, et, pour moy, j'avoue à Vostre Majesté que, nonobstant la répugnance qu'elle a d'augmenter les comptans, si j’avois peu
prévoir que cette dépense eust esté si grande, j'aurois esté d’advis de l’employer en des ordonnances de comptant, affin d’en oster la connoissance. »
COLBERT (Jean-Baptiste).
L. A. S. (à Charles Le Brun, directeur de l’Académie de peinture et de sculpture) ; Sceaux, 10 octobre 1681, 1/2 p. in-4.
Précieux document par lequel il enjoint, au nom du roi, à Le Brun, délire des académiciens catholiques, en remplacement de ceux qui professaient la religion réformée et qui ont été, comme tels, exclus de l’Académie. — Voir le fac-simile ci-contre.
LA REYNIE (Nicolas-Gabriel de), lieutenant de police (1667), qui fit beaucoup pour la salubrité de Paris où il établit des réverbères, président de la chambre ardente qui condamna la Brinvilliers et la Voisin, n. à Limoges, 1625, m. 14 juin 1709.