‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 112 sur 242 · L. A. S. à Millière ; La Haye, 16 août 1863, 3 p. in · texte numérisé non relu

L. A. S. à Millière ; La Haye, 16 août 1863, 3 p. in

« Mon cher Millière, je suis dans une violente reprise de mon abominable maladie. Les palpitations, les oppressions ne me quittent plus ; mon pouls marque souvent des interruptions. Je ne pourrai t’écrire qu’un mot. — J'ai longtemps causé de toi avec M. Caron, et j'ai appris avec grand plaisir que tu avais à peu près réussi à te faire une position passable. — Ton dévouement à la cause du peuple reste le même. C’était naturel et de devoir: donc, pas de félicitations sur ce sujet. Avant peu, je l’espère, notre chère France, qui est toujours la grande nation, reprendra son initiative et sa mission dans l'humanité. Plus heureux que moi, tu pourras prendre part à cette œuvre... Fais mes amitiés à ta femme. Voici la photographie qu’elle désire, mais je suis encore plus vieux et plus défait que cette image. M. Caron te dira où j'en suis au physique comme au moral. — Ruine d’un autre temps, il ne me reste que ma foi | et c’est dans cette foi que je t'embrasse, toi et ta femme.

Page 1