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30 Arrêté de la commission, pièce aut. sig. de Gardien, secrétaire, sig. aussi de Mollevaut, président, et de Rabaut, Saint-Martin, Bergocing, Kervelegan et Viger ; 95 mai 1793, 1 p. in-4, cachet.
Il résulte de l’interrogatoire de Varlet, des pièces qui y sont jointes et d’un écrit dont il s’est reconnu l’auteur, « qu’il a provoqué la dissolution de la représentation nationale, » et la commission décerne contre lui un mandat d'arrêt, ordonnant qu’il sera à l’instant conduit à l'Abbaye.
(Varlet, motionnaire fameux, dit l’Apôtre de la liberté, était un des principaux auteurs du mouvement du 10 mars contre les Girondins. Son arrestation et celle d’Hébert, opérées en même temps, furent reprochées à la commission des Douze, comme un acte odieux de tyrannie.) Ô
40 Adresse de la Commune à la Convention, sig. Coulombeau ; 25 mai 1793, 3 p. in-fol., cachet.
(C’est l'adresse où la Commune redemande la liberté d’Hébert, et qui a amené la fameuse apostrophe d’Isnard contre Paris. Cette pièce diffère essentiellement du texte du Moniteur, qui n’en est qu’une analyse, et une analyse infidèle.)
5o Arrêté de la commission, sig. Mollevaut, président; Rabaut, secrétaire ; 27 mai 1793, 1/2 p. in-fol.
La Convention étant saisie de l’affaire des président et secrétaire de la section de la Cité, ils seront reconduits à l'Abbaye jusqu’à ce qu’elle ait prononcé. (Le président et le secrétaire de la Cité, arrêtés la veille, avaient été réclamés par une pre ieu
tation de la section, et il y avait eu à ce sujet un grand orage dans l’Assemblée, au mili duquel Robespierre n’avait pu obtenir la parole en faveur des détenus.) ie
Ge Lettre circulaire de la commission aux sections, sig. Mollevaut, président; Rabaut, secrétaire ; 27 mai 1793, 7 heures du soir, 1 p. in-ol., cachet de la commission.
La Convention nationale a mis la fortune publique et la sûreté de la ville de Paris sous la sauvegarde spéciale des bons citoyens, et il suftit de prévenir les sections du danger que court la chose publique pour éveiller leur sollicitude. « Que tous vos citoyens se trouvent prêts à empêcher que la République souffre quelque dommage. »
(IL y avait en effet grande effervescence dans Paris, mais c’est la commission elle-même qui en était la cause, par les arrestations arbitraires qu'elle avait ordonnées. Le bataillon de la Butte-des-Moulins, dévoué à son parti, était venu, par ses ordres, investir la Convention ; Marat avait interpellé le commandant Raffet et l'avait consigné au poste de l'Assemblée. — Les Douze, comme l'indique cette pièce, avaient le projet de mettre toute la garde nationale sur pied dans la nuit; mais Pache s’y opposa, leur déniant le droit de requérir la force armée, sans son autorisation expresse. — À minuit, la Convention terminait sa séance, en prononcant la mise en liberté des détenus et la dissolution de la commission.) |
Jo P. A. S. de Æenri Larivière, membre de la commission, sig. aussi de Gomaire, Gardien, Viger et Kervélégan, autres membres de la commission ; (28 mai 1793), 1 p. in-8.
Vote motivé dans l'appel nominal pour le rapport du décret, rendu la veille, qui casse la commission des Douze. — Ils se fussent récusés (dans une affaire où ils sont juges et partie); mais, contre les lois de l’éternelle justice, on a refusé hier d'entendre la commission avant de prononcer contre elle, et, pour maintenir les principes, ils disent out (c'est-à-dire qu'ils votent pour le rapport du décret).
(Les Girondins eurent la majorité dans l’appel nominal, et la commission impopulaire fut rétablie, ce qui acheva de précipiter la crise.)