‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 17 sur 242 · ARR · texte numérisé non relu

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SENEFELDER (Aloys), inventeur de la lithographie, n. à Prague, 271; m.:1834.

19 2 P. À. S.; Paris, 18 janv. et 13 mai 1821, 2 p. in-4. — 2° Brevet d'invention délivré à Senefelder, le 22 fév. 1819, par le gouvernement français, pour l’exploitation des procédés de fabrication des planches artificielles à imprimer, signé du comte Decazes, 2 p. in-fol. — A. S. 5. —S. R.

FOURIER (François-Marie-Charles), chef de l’École phalanstérienne, n. à Besançon, 7 avril 1772, m. à Paris, 8 oct. 1837. L. À. S. à MM. Treuttel et Wurtz ; Paris, 16 mars 1824, 1 p. in-4. — Fr.

Il leur annonce l’envoi de 12 exemplaires de son Traité de l'association domestique agricole, ou attraction industrielle.

FOURIER (François-Marie-Charles).

Le remède aux divers esclavages, article aut. sig., 10 p. in-4.

GEOFFROY SAINT-HILAIRE (Etienne), illustre naturaliste, qui a fondé la science de la nature des êtres, n. à Etampes, 15 avril 1772, m. à Paris, 19 juin 1844.

L. A. S. à Jullien, directeur de Za Revue encyclopédique ; Paris, 13 mai 1825, 3 p. in-8. — C.

« Le projet pour jeudi ne peut être mis à exécution. Je suis tenu d’aller faire, dans un château, près Pontoise, un voyage philosophique. J’y vais étudier les amours des taupes. Elles sont en plein travail ; y aller deux jours plus tôt ou deux jours plus tard serait manquer une observation précieuse. J'ai un grand travail sur la génération que je poursuis avec persévérance. Les taupes sont des êtres merveilleux en fait de puissance génératrice. En ce moment, il Ï a plus de liqueur, pour les libations à dame Vénus, chez un bon mâle de taupe, que chez tel autre bon mâle de plus grande espèce, que vous entendez bien. »

AMPÈRE (André-Marie), l’un des grands physiciens du xIx° siècle, n. à Lyon, 20 janv. 1775, m. à Marseille, 10 juin 1836. C'est à lui qu’on doit la découverte du télégraphe électrique.

L. A. S. à M. Leclerc, professeur de mathématiques au lycée de Moulins ; Paris,

30 fructidor, 2 p. in-4. — R?. (Recherché.)

« J'ai reçu l’accueil le plus favorable de MM. Delambre, de La Grange, etc.; mais tout cela ne me servira probablement à rien, et je crois très-probable à présent que je m'en retournerai à Lyon comme j'en suis venu. » ©

MALUS (Étienne-Louis), physicien, qui découvrit la polarisation de la lumière par réflexion, n. à Paris, 23 juillet 1775, m. dans la même ville, 23 fév. 1812.

L. A. S. à un de ses amis ; le Caire, 26 (1796), 1 p. 1/2 in-4. — F7.

Il charge son ami de diverses commissions pour la France, où celui-ci retourne. « Dis à Auguste qu’il n’a nullement été question d’avancement pour moi (il était alors capitaine du énie); seulement le général de cavalerie a rendu compte au général en chef que, dans la danrière affaire, j’avois chargé la cavalerie ennemie à la tête des hussards. Du reste, depuis le commencement de la campagne, je n’ai pas quitté l'avant-garde de l'armée. Depuis Len temps, je suis au Caire, chargé des préparatifs de la fête : cela m'occupe et me istrait. »

OERSTED (Jean-Christian), physicien danois, qui a découvert, en 1820, l’électro-magnétisme, n. à Rudkjœæbing, 4 août 1777, m. à Copenhague, 9 mars 1851. |

un L. A. $S., en anglais, à Faraday ; Copenhague, 24 janv. 1834, 1 p. in-4. — R'.

Félicitations sur les travaux de Faraday.

82. BERZELIUS (Jean-Jacques), chimiste suédois, un de ceux qui ont fait

faire le plus de progrès à la chimie, n. à Westerlæsa (Austro-Gothie), 20 août 1779, m. 7 août 1848.

L. A. S., en français, à Alexandre Brongniart ; Stockholm, 26 oct. 1835, 1 p. 3/4 in-4. — R'.

Il lui donne des nouvelles de sa santé et lui parle de son voyage de Bonn.

STEPHENSON (George), ingénieur-mécanicien, inventeur des locomotives, n. à Wylam-sur-Tyne (Newcastle), 1781, m. 1848.

L. A.S. à Mw Hall, sa tante ; Liverpool, 13 déc. 1830, 1 p. in-4. — À. S. F. — $. R.

LELEWEL (Joachim), homme politique polonais, savant historien et archéologue, qui à formulé les lois de la dégénérescence et de l’immobilisation des types monétaires du moyen âge, dont l'application à d'autres séries d'œuvres humaïnes, conduit aux découvertes historiques et artistiques les plus importantes, n. à Varsovie, 21 mars 1786, m. en exil à Bruxelles, 29 mai 1861.

L. A. S., en français, à M. B. Fillon ; Bruxelles, 22 juill. 1850, 4 p. in-4. — C. — (Réservé.) )

Importante lettre sur la classification méthodique des poteries de tous les temps, et sur les conséquences qui en découlent, au point de vue de l’histoire générale de l'humanité. Lelewel s’élève aux considérations les plus élevées, à propos de la céramique.

« La terre, dit-il, est la bibliothèque de livres, encore inconnus, qui attendent les clairvoyans.

tiger le livre qui naîtra de cette étude et connaissance acquise! De vous écrire ce sommaire, je vois ma chambre se dilater, se remplir de toutés espèces de poteries modelées par les hommes, depuis le jour où la main a commencé à façonner l’argile, et, dans ces poteries, je vois les rameaux de la race humaine, leurs mariages, déplacements, fusions de branches, notés clairs par une forme, un profil, un procédé de fabrique, une couleur, un vernis.

« O cher ami ! quel sujet digne d’un bon esprit! Mais, pour oser y entrer, il faut être jeune, riche de santé et d'argent, beaucoup artiste, praticien, et, condition première, ne pas faire ce travail systématique d'une idée précréée en son cerveau ; le travail d’un seul, présomptueux et égoïste d’honneurs. — L’exilé, qui n’a que les peines et angoisses du cœur, n’est pas l’un des marcheurs qu’il convient d’appeler à cette longue pérégrination ; il est lié à des œuvres pis courtes. Le pauvre n’a pas non plus le temps à lui : le fruit arrive aigre et vert à sa bouche ; il ne peut attendre le mürissement de sa pensée. »

LELEWEL (Joachim).

L. À. S., en français, à M....; Bruxelles, 20 fév. 1842, 3 p. in-4.

11 le remercie du compte rendu qu’il a fait de son ouvrage sur les types gaulois, et lui annonce que la société de numismatique belge est constituée à Tirlemont. Il lui parle, en finissant, de la médaille frappée au nom du prince Adam Czartoryski, qui avait des prétentions au trône de Pologne. « Vous m’excuserez si je ne me charge pas de satisfaire votre demande de la médaille du roi Adam... Notre population polonaise, en Belgique, désavoue sa sotise, et personne n’est en possession de ce monument de folie ; personne ne l’a vu. Il est assez répandu dans votre voisinage, dans le duché de Posen. Si vous ne pouvez point vous le procurer là, adressez-vous à Eustache Januszkiewicz, librairie polonaise, rue de l’'Echaudé, 9, à Paris, capitale et résidence. »

CHEVREUL (Michel-Eugène), savant chimiste, qui, par ses découvertes, a ouvert à la chimie organique et aux industries qui en dépendent une voie féconde, n. à Angers, 31 août 1786.

RE. ou P. A. S. ; août 1837, 3 p. in-4. — C.

Mémoire sur le rapport qui existe entre la composition chimique d’un aliment et celle de l’être qui s’en nourrit.

CABET (Étienne), chef de l’École communiste, n. à Dijon, 2 janv. 1788, m. à Saint-Louis (Missouri), 9 nov. 1856. L. A. S. au rédacteur du journal Ze Commerce, 1 p. in-fol. — R'. Relative à la saisie du Populaire.

FRESNEL (Augustin-Jean), physicien, célèbre par ses belles découvertes sur les théories de la lumière et de la chaleur, et par l’application qu'il en fit pour la construction des phares, n. à Broglie (Eure), 1788, m. 1827.

L. A. S. à M. Sgaurin, inspecteur des ponts et chaussées ; Paris, 23 sept. 1823,

1 p.in-4. — F7.

Relative à l’achat de secondes lentilles de rechange pour des phares.

BOUCHER DE PERTHES (Jacques), littérateur et archéologue, qui a, le premier, démontré que l’apparition de l’homme sur la terre remonte à une haute antiquité, n. à Rethel, 10 sept. 1788, m. 1869.

L. A. S. à l'imprimeur Pinard ; Abbeville, 22 janv. 1831, 2 p. 1/4 in-8. — C.

Relative à un volume de contes

w’il faisait imprimer. Si l’on avait l'espoir d'obtenir gratis un article dans un journal intitulé le Cabinet de lecture, il faudrait envoyer audit journal un exemplaire des Chants armoricains où de Monsieur Christophe.

DAGUERRE (Louis-Jacques-Mandé), peintre et physicien, inventeur, avec Nicéphore Niepce, du procédé pour fixer les images de la chambre obscure, première idée de la photographie, n. à Cormeïlle (Seine-et- Oise), 1789, m. à Petit-Brie-sur-Marne, 12 juillet 1851.

L. À. S. à Pixérécourt ; Paris, 11 septembre, 1 p. in-8. — R.

Occupé à finir un tableau pour le Diorama, il ne peut se rendre à l’invitation de son ami.

CHAMPOLLION (Jean-François), dit le jeune, orientaliste, auquel on doit la reconstitution de l’alphabet hiéroglyphique, n. à Figeac (Lot), 23 déc. 1790, m. à Paris, 4 mars 1832.

L. A. S. au D' Dumont ; Alexandrie, 5 oct. 1829, 1 p. in-4. Déchirure par la rupture du cachet de cire rouge, mais n'atteignant pas le texte. — R. ( Recherché.)

Il le charge de diverses commissions, entre autres de lui procurer des papyrus grecs et de jolis objets en bois pour le musée royal, et de demander à l’imprimeur du Caire la liste des ouvrages en langue arabe sortis de ses presses.

MORSE (Samuel-Finley-Breesse), peintre, inventeur du télégraphe électrique-enregistreur, n. à Charlestown (Massachusetts), 27 avril 1791. L. A. S. au Dr J. Hamel; Londres, 20 juin 1856, 3/4 de p. in-8. — R.

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