Temple du Luxembourg (Saint-Sulpice
Pétition des administrateurs du culte des théophilanthropes au Temple Sulpice, au citoyen Lagrange, président du département de Paris, p. a. s. de Julien de Toulouse (le conventionnel), sig. aussi de Velw et de Gowbeau; 9 messidor an VI (27 juin 1798), 1 p. in-fol.
Ils demandent un local dans l’arrondissement pour y former une école, où les jeunes gens soient instruits dans les principes de la morale, dégagés de tout le fatras des préjugés et du fanatisme. « Non-seulement vous servirez les progrès de la morale universelle, que s’honorent de professer les théophilanthropes, mais aussi ceux de la Révolution qui ne peut se consolider et s’affermir que par l’amélioration des mœurs. »
. BABEUF (François-Noël), dit Caius Gracchus, publiciste et novateur,
rédacteur du 7ribun du peuple, chef de la tentative communiste qui avorta le 21 floréal an IV, n. à Saint-Quentin, 1764, décapité à Vendôme le 25 mai 1797.
L. A. $. au conseil dé la commune d'Arras: Arras, 28 germinal an JET (17 avril 1795), 8 heures du matin, 3 p. 1/4 in-4. — IF. (Recherché.)
Il réclame contre le régime alimentaire auquel lui et ses coaccusés sont soumis. « En arrivant ici, il a été mis en question si nous devions mourir de faim. Cela a été décidé provisoirement à l’affirmative. Nous y formons opposition. Vient, au bout d’un mois, la sentence qui prononce que, si nous ne sommes point encore péris d’exténuation, il nous sera donné des aliments convenables. Par miracle, cette lettre de grâce nous trouve de-
bout, et voilà qu’un nouveau procès Pr, +de s'élève sur la question de savoir si l’on nous nourrira tout à fait, à moi-
tié ou aux trois quarts? » Le cou-
cher n’est pas meilleur que la nour- 2 riture ; il invite, en conséquence, le
conseil à pourvoir plus convenable-
ment à leurs besoins. — Lettre curieuse au point du vue de la forme et du style. /
BUONARROTI (Michel), arrière-neveu du grand sculpteur Michel- Ange, coaccusé de Babeuf, historien de leur conspiration, n. à Pise, 11 décembre 1761, m. 1837.
L. A. $. au commandant de l'ile de l'Égalité, ci-devant Saint-Antioche ; 21 janvier 1793, 1 p. in-fol., adresse. — A. S. R*. —$. R.
«Mes fonctions d’apôtre de la liberté m’imposent de concourir au soulagement de l'humanité souffrante. J'ai trouvé ici trois pauvres femmes qui mériteront, sans doute, votre attention. Elles sont réduites à vivre d’herbages..…. » Comme il existe dans les magasins de l’île de l’Égalité des bleds « appartenant à des satellites volontaires du tyran de Sardaigne, » lesquels bleds seront sans doute distribués aux plus nécessiteux, il le prie de faire participer ces malheureuses à la distribution ; puis il signe : Buonarroti, apôtre de la liberté, envoyé par le g*\ pour organiser le peuple de S. Antioche.
DARTHÉ (Augustin-Alexandre-Joseph), ami et coaccusé de Babeuf
devant la haute cour de Vendôme, n. à Saint-Pol (Pas-de-Calais), 1769, décapité à Vendôme le 25 mai 1797. |
L. S. aux administrateurs du bureau central, sig. aussi de Buonarroti et de Didier, qui a écrit la pièce; Tour-du-Temple, 28 messidor an IV (16 juillet 1796), 1 p. in-fol. — R*.
Darthé, Buonarroti et Didier protestent contre leur mise au secret, par ordre du bureau central.
LA REVELLIÈRE-LÉPEAUX (Louis-Marie de), élu membre de la
Convention par le département de Maine-et-Loire. (V. à la série des Chefs de gouvernements, n° 174.)
L. A. $S. à la citoyenne Buonaparte (Joséphine); Paris, 1 fructidor an IV, (18 août 1796), 1 p. in-4.
Il lui envoie l'hommage en vers des élèves du pensionnat de la citoyenne Mortaigne. « Permettez-moi, citoyenne, de saisir cette occasion de vous dire que le g«! Buonaparte peut me compter au nombre de ses plus francs admirateurs, et que je fais les vœux les plus sincères pour que celle à laquelle il a lié son sort soit comblée d'autant de bonheur que lui-même est comblé de gloire. »
(Cette lettre a été écrite à l’occasion des victoires de Lonato et de Castiglione, remportées par Bonaparte.)