‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 217 sur 242 · SIXIÈME SÉRIE · texte numérisé non relu

SIXIÈME SÉRIE

SAVANTS ET ÉRUDITS

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SAVANTS ET ÉRUDITS

FRANCE

674. FLAMEL (Jean), secrétaire et bibliothécaire du duc Jean de Berry,

frère du fameux Nicolas Flamel, auquel on a attribué ses autogra-

phes. Il vivait dans

la seconde moitié du

XIV® siècle.

P. A. S., sur parchemin, 1 p. in-fol. — F*.

Inscription placée sur le feuillet final d’une Bible, dont elle a été détachée. Elle est ainsi conçue : Ceste demye Bible est a Jehan, fils de Roy de France, duc de Berry et Dauvergne, conte de Poitou, Destampes, de Bouloingne et Dauvergne. La

uele se commence au premier

ivre de Genesis el fist au Psaultier inclus. J. KLAMEL.

Au revers, se trouve la signature autographe de Jean, duc de Berry, avec cette note du temps, inscrite au-dessous : C'este bible est au duc de Berry.

A1} VQ M

675. GARCIE (Pierre), dit ’errande, maitre de navire, auteur du Grand

Routier de mer, n. à Saint-Gilles-sur-Vie (bas Poitou), vers 1435, m. au

même lieu, 1520.

Sa signature sur le feuillet de garde d’un Compost ou formulaire pour dresser les calendriers, de l'an 1491. — R*. — (Réservé.)

Les bibliophiles recherchent, avec le plus grand soin, les rares exemplaires des diverses éditions du Grand Routier de mer, dont la première date de 1520, et qui a servi, pendant le X VI: siècle, de guide à tous les marins naviguant depuis les côtes d'Espagne jusqu’à l’embouchure du Rhin.

A la suite de la signature de Garcie Ferrande, et comme complément à son paraphe, est un petit blason, qui doit être le sien. Son nom indique qu'il était d’origine espagnole.

676. BUDÉ (Guillaume), un des plus savants hommes du commencement au xvI° siècle, restaurateur de l’étude de la langue grecque en France, fondateur du Collége de France et de la Bibliothèque du Roi, n. à Paris, 1467, m. dans la même ville, 23 août 1540.

P. S., sur vélin ; 27 oct. 1522, 1 p. pet. in-fol. oblong. — A. S. R*. — £. Fÿ.

Quittance de la somme de 48 livres parisis à lui due, à la Toussaint prochaine venant, pour son droit de robe, en qualité de prévôt des marchands de Paris.

677. TIRAQUEAU (André), célèbre jurisconsulte, ami de Rabelais, n. à Fontenay-le-Comte, 1480, m. à Paris, 1558.

L, A. S., en latin, à Michel de l'Hospital ; Paris, 15 juin, 1 p. 1/2 in-fol., adresse, traces de cachet. — R°?. — (Réservé.)

Il est sollicité de donner une nouvelle édition de son traité De nobilitate, et lui demande son avis sur l'intention qu’il aurait d’y défendreles droits de la noblesse de robe. Son fils, Michel, sénéchal de Fontenay, et un de ses gendres, — (ce doit être Ribaudeau, qui a traduit le livre de

la noblesse civile d’Osorio), — l’incitent à traiter à fond eette matière ; mais il estime qu’il faudrait peut-être y mettre de la prudence et de la réserve. Les temps deviennent difficiles ; nul ne sait quel avenir est réservé au monde présent. « Dieu regarde le genre humain de travers, d’un œil irrité. » Y a-t-il lieu de susciter des querelles oiseuses, quand on est à la veille d’avoir besoin de toute sa force d’âme pour résister au danger commun ? — D'une autre part, lui, qui n’avait jamais, pour ainsi dire, été malade, commence à ressentir des infirmités de mauvais augure. Il ferait donc mieux d’aller aux champs que de rester dans son étude, aux prises avec les maîtres anciens et modernes du droit.

678. POSTEL (Guillaume), visionnaire et érudit, célèbre par sa science et par les idées étranges qu’il a émises, n. à Dolerie, près de Barenton, 18 mai 1505, m. à Paris, 6 septembre 1581.

L. S., avec la souscription aut., au cardinal de Lorraine; Paris, 18 octobre 1559, 8 p. in-fol., adresse et cachet armorié. — A. S. ets. FR.

Il entretient le cardinal des faits et gestes du seigneur Benevento, qui devient plus communicatif avec lui; mais il est de ses inventions et de ses projets dont il ne donnera connaissance u’à son Eminence. Il lui a retiré des mains le mémoire relatif aux monnaies, et entre, au sujet de cet écrit, dans de grands détails sur la matière. Benevento « tient, dit-il, pour divine l’invention du moulin des estuves. Il blâme le grand nombre de lieux qu’il y a en France à battre

. monnoyes. »

679. CUJAS (J acques), le fondateur de l’école moderne du droit, n. à Tou- louse, 1522, m. à Bourges, 4 oct. 1590.

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