L. A. S. (à Mazarin); Paris, 27 fév. 1651, 1 p. in-fol
Il lui a écrit le 15 du même mois, par la voie de M. de Lionne, pour lui annoncer qu'après avoir consigné sa bibliothèque chez M. Tubœuf, aussitôt après son départ de Paris, «il ne lui reste plus autre consolation, dans le déplaisir extrême quil éprouve de ce départ, que de se pouvoir librement qualifier son serviteur et très—-obligé domestique ; ce qu'il ne manquera jamais de faire... » 11 le supplie done de le considérer comme tel, et se met à son entière disposition pour toute chose à laquelle il lui plaira de l’employer. Fe ; Fa.
(Au moment où Naudé adressait cette lettre au cardinal, celui-ci partait pour l'exil.)
DU CANGE (Charles Du FRESNE, sieur), l’'illustre auteur du Glossa-
rium ad Seriptores mediæ el infime latinitatis, n. à Amiens, 18 déc. 1610, m. à Paris, 23 oct. 1688.
L. À. S. à Toinard ; Paris, 4 mai 1684, 1p. 1/4 in-4, cachet armorié. — Æ.
Il lui mande qu’il a reçu l’ordre de travailler à l'édition des Annales de Zonare et d’y joindre le Chronicon Alexandrinum, pour achever les deux volumes, les
Annales ne pouvant pas se renfermer en un. Il lui demande s’il 7 22 lui plairait d'imprimer dans cette édition ce qu'il a préparé sur UCI le Chronicon Aleæandrinum. y 693. CASSINI (Jean-Dominique), grand astronome, fondateur de l’Observatoire de Paris, n. à Perinaldo, 8 juin 1625, m. 14 sept. 1712. L. À. S. à M. Chaselles, professeur royal d'hydrographie, à Marseille ; Paris, 7 janv. 1688, 1 p. in-4, cachet brisé. — F.
Gette lettre est écrite au dos d’un manuscrit de M. Chaselles sur l'observation de l'éclipse de lune du 10 décembre 1685, soumis à Cassini. Cassini renvoie le dit manuscrit avec ses observations.
694. SAINTE-MARTHE (Denis de), historien et théologien, auteur du Gallia Christiana, n. à Paris, 24 mai 1650, m. dans la même ville, 30 mars 1725. | lu A. S. (au cardinal de Bouillon); Saint-Germain des Prés, 9 juin 1709, 2p. in-4. Remerciments de l'envoi de l’Histotre généalogique de la maison d'Auvergne, par Baluze. Le volume des preuves lui fournit une ample moisson pour enrichir le Gallia Christiana.
693. POCQUET DE LIVONNIÈRE (Claude), savant jurisconsulte, auteur des Règles du droit français, n. à Angers, 1652, m. à Paris, 31 mai 1726.
L. À. S.; Angers, 25 août 1706, 4 p. in-4. Belle lettre. — EF.
696. MONTFAUCON (Bernard de), bénédictin, un des plus illustres érudits qui aient existé, n. au château de Soulage (diocèse de Narbonne), 13 janv. 1655, m. dans l’abbaye de Saint-Germain des Prés, 21 déc. 1741. | L. À. &. à Toinard ; Rome, 5 janv. 1700, 2p. in-8, cachet. — F.
Très-intéressante lettre. « On est fort surpris à Rome que le grand ennemy des anciens au-
theurs grecs et latins, saints et prophanes, ait obtenu d'imprimer les Conciles éypis regis. Je ne sçay ce qu’on peut attendre
de bon d’un tel personnage.
Le publica sé br murmuré prnan Oo ’ e ce qu’on avoit deshonnoré ! up P
l'imprimerie royale par le dictionnairehébreu du P. Thomassin... »
697. LELONG (Jacques), oratorien, auteur de la Pibliothèque historique, n. à Paris, 19 avril 1665, m. dans la même ville, 13 août 1721. L. À. S. à M. Thomassin, à Aix; Paris, 16 oct. 1708, 2 p. in-4. — R*.
Intéressante lettre sur des manuscrits qui se trouvent à la bibliothèque d’Aix.
698. MOIVRE (Abraham de), mathématicien, ami intime de Newton, réfugié
en Angleterre après la révocation de l’édit de Nantes, n. à Vitry (Champagne), 26 mai 1667, m. à Londres, 27 nov. 1754. P. $S.; 12 août 1730, 1 p. in-8 oblong. — F7.
699. CASSINI (Jacques), astronome, auteur du livre De la grandeur et de la fiqure de la Terre, membre de l’Académie des Sciences, n. à Paris, 1667, m. dans sa terre de Thury, 16 avril 1756. L. A. $.: Paris, 7 sept. 1732, 1 p. 1/2 in-4. — Ft,
Relative à un mémoire intitulé : Système de la sphère céleste.
700. REAUMUR (René-Antoine FERCHAULT de), physicien et naturaliste, inventeur du thermomètre qui porte son nom, n. à La Rochelle, 28 fév. 1683, m. 17 oct. 1757.
L. À. S.; Vaujour, près Paris, 1er juillet 1751, 3 p. 1/2 in-4.
Très-intéressante lettre relative à ses travaux sur les chenilles. « Ces papillons ont une de leurs aisles qui s’arrondist sur le corps de
l’insecte pour aller recouvrir l’autre aisle. — ; Une singularité que je n’ai vue qu’à un 7@/ Ci ee Le Per a ne ne houpe nr e poils, qui s’élève du derrière perpenétant au corps. Celui ne en e? A TT 7 étoit orné étoit un masle. Les autres à À À qui elle manquoit pouvoient être des CLARA Y femelles. » s :