‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 226 sur 242 · L. À. S. à sa femme, Rome, 24 floréal an VI, 3 p. pl. in · texte numérisé non relu

L. À. S. à sa femme, Rome, 24 floréal an VI, 3 p. pl. in

Lettre des plus curieuses écrite au moment de son départ pour l'Egypte. Il aurait pu reculer, mais il préfère se lancer. « Je serai le témoin de la gloire de nos guerriers, des efforts de nos savans, des succez de tous. Avec plus de forces et de jeunesse, avec des talens de plus, je contribuerois pour ma part à l’accomplissement des grands desseins du Directoire ; mais je ferai ce que je pourrai. » On ne sait combien durera l'expédition, mais on espère revenir à l'automne. « D'ailleurs il ne seroit peut-être pas prudent que Bonaparte se tint longtemps absent de notre pays, et à de si grandes distances, surtout en emmenant avec lui presque tous les militaires sur lesquels le Directoire pourroit jetter les yeux en son absence... » Détails intimes. Monge charge sa femme de ses compliments pour Eschassériaux.

MONGE (Gaspard).

L. A. S. au préfet de la Seine ; Paris, 6 avril 1806, 3/4 de p. in-4.

Recommandation en faveur du sieur Roguet, qui a sauvé M. Perrier en danger de périr dans la Seine.

THOUIN (André), botaniste, jardinier en chef du Jardin des Plantes, membre de l’Académie des Sciences, n. à Paris, 10 fév. 1747, m. dans la même ville, 27 oct. 1824.

L. A. $. au cit. Gaulle, dessinateur de la Commission des sciences et des arts en

Italie, à Plaisance ; Modène, 4 pluviôse an V, 2 p. in-4, cachet. — R.

Il l’engage à prendre le dessin de toutes les machines, outils et ustensiles d'agriculture et d'économie rurale. Nouvelles des dernières victoires de l’armée d'Italie.

CASSINI (Jacques-Dominique, comte de), astronome, directeur de l'Observatoire, qui termina la carte topographique de France, com-

mencée par son père et connue sous le nom de Carte de Cassini, membre de l'Académie des Sciences, n. à Paris, 30 juin 1748, m. à Thury, 18 oct. 1845. « L. A. S. à Prony ; Thury, 10 vendémiaire an VITE, 2 p. in-4. — C.

Il demande à régler avec le ministre la question de son indemnité.

BERTHOLLET (Claude-Louis), chimiste, élève de Lavoisier, qui découvrit l'alcali volatil et apporta de ngmbreuses améliorations dans

l'art de la teinture, n. à Tailloire (Savoie), 9 nov. 1748, m. à Arcueil, 6 déc. 1822.

L. A. S.; Paris, 26 prairial an VIII (14 juin 1800), 3/4 de p. in-fol. Belle pièce. — C.

. DIETRICH (Philippe-Frédéric, baron de), minéralogiste et homme po-

litique, premier maire constitutionnel de Strasbourg, chez lequel Rouget de Lisle composa la Yurseillaïse, n. à Strasbourg, 1748, décapité le 28 décembre 1793.

16 L. A. S., adressées de 1785 à 1791, à J. Aug. Poëy d'Avant, receveur de l'enregistrement du Domaine à Fontenay-le-Comte et naturaliste, 53 p. in-4. — L'une d'elles, du 15 mars 1791, porte le cachet de Dietrich, où se voit son chiffre, composé des lettres P. F. D., dans un écusson rond, entouré d'une couronne de chêne, avec la légende : LA NATION. LA LOY. LE ROY.— A.S. Ré. — S. R. — (Réservé.)

Intéressante correspondance scientifique, commencée à la suite du voyage que Dietrich fit en bas Poitou, en qualité d’inspecteur général des mines. Elle a dû se continuer jusqu’en 1792 ; car le maire de Strasbourg envoya à Poëy d'Avant, grand amateur de musique, l'hymne de Rouget de Lisle, aussitôt après qu'il eut été composé.

ROBERT DE LÉZARDIÈRE (Marie-Charlotte-Pauline), auteur du livre remarquable qui a pour titre : 7'héorie des lois politiques de la monañchie française, n. à la Vérie en Challans (bas Poitou), 25 mars 1734, m. à la Proustière de Poiroux, 1835.

L. A. S. à de Barante, préfet de la Vendée; La Proustière, 5 août, 2 p. in-4, adresse et cachet à ses initiales. — R$. — (Réservé)

Elle lui demande communication du chartrier de Boisgrolland, abbaye voisine de sa demeure, afin de constater s’il ne s’y trouve rien de relatif aux bois de Poiroux. Puis elle ajoute ensuite : « Je ne puis me résoudre à continuer l’ouvrage, dont les premiers volumes ont paru au commencement de la Révolution. La pensée m'en vient huit jours de suite ; cette pensée m’obsède jour et nuit; j'écris quelques pages, je classe mes notes; mais ce beau zèle s’en va, dès que le souvenir des malheurs de ma famille me revient à son tour. Alors, adieu plume, encre, papier, notes et livres! Mes pauvres yeux, qui ont tant pleuré, versent encore des larmes. À quoi bon, me dis-je, s’occuper d’un passé qui ne reviendra plus ? La tempête, où nous avons sombré, a tout emporté, opinions, hommes et choses ; les survivants n’ont plus qu’à se faire oublier. » — Suivent quelques détails sur l’origine du Port-dés-Sables, « créé, sous le règne de Louis XI, par le célèbre Commynes. »

CAVOLEAU (Jean-Alexandre), d’abord prêtre, président de l'administration départementale de la Vendée en 1793, plus tard, secrétaire général, auteur d’une excellente Description du département de la Vendée et de plusieurs autres ouvrages estimés, n. à Legé, dans les

Marches communes de la Bretagne et du Poitou, 3 avril 1754, m. à Fontenay, 1° août 1839.

P. A. S.; 22 mars 1793, 1 p. in-fol., sceau. — R?. — (Réservé.)

Arrêté de l’administration départementale de la Vendée mettant sous la protection des lois de la République et de l’humanité les prêtres non assermentés détenus à Fontenay. — (Cet arrêté rappelle un des plus beaux traits de la vie administrative de Cavoleau. A la suite de la défaite essuyée par les troupes républicaines au Pont-Charron, le 19 mars 1793, les volontaires de la Charente-Inférieure, entrés à Fontenay le 22, se portèrent aux prisons et voulurent massacrer, avant de marcher contre les insurgés, les 83 prêtres réfractaires qui y étaient détenus et qu’ils accusaient d’avoir fomenté la guerre civile. Cavoleau, averti du danger que couraient ces malheureux, ceint son écharpe tricolore, se place entre la porte principale de la prison et les volontaires, leur déclare que tant qu’il lui restera un souffle de vie, il ne leur permettra pas d'accomplir le crime qu’ils méditent. Renversé trois fois, foulé aux pieds, couvert de sang, les vêtements en lambeaux, il lutte seul pendant près d’une heure. Arrivent enfin les chefs de la force militaire, qui dispersent le rassemblement et dégagent le courageux administrateur. 11 ordonne aussitôt aux troupes de conduire les prisonniers dans le lieu même des séances du conseil général, fait prendre l’arrêté ci-dessus, expédie un courrier au commandant de l’armée pour réclamer du secours, et ne cesse de veiller sur ses anciens confrères jusqu’à ce qu’il les ait dirigés vers Niort sous bonne escorte.)

CAVOLEAU (Jean-Alexandre).

L. À. S. à Parmentier; Fontenay-le-Peuple, 8 juill. 1797, 3 p. pl. in-4, adresse et cachet de cire rouge, où se voit un agriculteur appuyé sur sa charrue, avec la devise de Cavoleau : 7ravail et probité. — | Réservé.)

Considérations sur les divers terrains qui forment le sol de l’ensemble de la Vendée; moyens qu'il faudrait employer pour les livrer tous à la culture, en appropriant cette culture à la nature de chacun d’eux ; demande de renseignements sur les meilleures qualités de vignobles et spécialement sur ceux qu’il faudrait planter dans des terrains calcaires, recou-

verts d’une couche d’argile rouge et de cailloux roulés.

HASSENFRATZ (Jean-Henri), chimiste et homme politique, membre de la Commune de Paris, un des organisateurs de l’Ecole polytechnique, n. à Paris, 20 déc. 1755, m. dans la même ville, 26 fév. 1827. L. A. S. au comte de Cessac; Paris, 12 août 1809, 3 p. in-4, vig. et tête

impr. — Rt.

Très-intéressante lettre sur le projet de décret portant organisation du corps des ingénieurs des mines.

FORTIA D'URBAN (Agricole-Joseph-François-Xavier-Esprit-Simon- Pierre-Antoine, marquis de), fécond érudit, membre de l’Académie des Inscriptions, n. 18 fév. 1756, m. à Paris, 4 août 1845.

L. A. S. (à Goupilleau de Montaigu, en mission dans le département de Vaucluse);

Vitry-sur-Seine, an I, 2 p. 1/4 in-4. — C.

I1 réclame la mise en liberté de sa mère, âgée de 66 ans, et rappelle la conduite patriotique de sa famille. :

CHAPTAL (Jean-Antoine), chimiste, ministre de l'intérieur sous le Consulat, membre de l’Académie des Sciences, n. à Nogaret (Lozère), 4 juin 1756, m. 20 juillet 1832.

3 L. S. au ministre des finances ; Paris, 27 frimaire, 14 prairial et 24 thermidor

an IX, 4 p. in-fol., têtes impr. et vig. — C

Correspondance curieuse sur l’abbaye de Cluny qui, vendue contre les dispositions des lois, devait être démolie. Chaptal réclame énergiquement contre la destruction d'un monument

LE exe

qui, par la beauté et la pureté de son architecture, est essentiellement lié à l’histoire de la nation. — Dans la dernière lettre, Chaptal exprime son regret de ce qu’on ne puisse conserver ce monument. « Je vois avec douleur, dit-il, que l’influence d’un gouvernement réparateur n'ait pu sauver un de nos édifices les plus intéressans pour l’histoire et pour les arts. »

CABANIS (Pierre-Jean-Georges), médecin et philosophe, membre de l’Académie française, auteur des apports du physique et du moral de l’homme, n. à Cosnac (Charente-Inférieure), 5 juin 1757, m. à Rueil, 5 mai 1808.

L. A. $. au peintre Lemonnier ; 17 pluviôse an VII, 1 p. pl. in-8. — Rt.

Il l'engage à aller se faire inscrire chez le citoyen Jacquemont, pour la mission des monuments à Naples.

. BOSC (Louis-Augustin-Guillaume), naturaliste, éditeur des Hémoires

de M°° Roland, n. à Paris, 28 janv. 1759, m. dans la même ville, 10 juillet 1828.

L. A. S. à Brongniart ; Charlestown, 4 ventôse an VI, 3 p. in-4. — C. Intéressante lettre sur sa collection d’insectes.

. VAUQUELIN (Louis-Nicolas), chimiste, membre de l'Institut, n. à

Saint-André d'Hébertot (Calvados), 16 mai 1763, m. au même lieu, T4 nov. 1829.

L. À. S. à Me Bailly ; Caën, 6 floréal an IX, 1 p. 1/4 in-4. — C.

. Détails intéressants sur la mission de Fourcroy en Normandie.

CUVIER (Georges-Chrétien-Léopold-Dagobert), le grand naturaliste, n. à Montbéliard, 23 août 1769, m. à Paris, 13 mai 1832.

1° L. À. S. à M. Masson ; Paris, 21 oct. 1821, 1 p. in-4. — 2° L,. À. S. (au vicomte de la Rochefoucauld) ; jardin du roi, 6 déc. 1827, 1 p. in-fol.

Envoi du prospectus de son Histoire naturelle des poissons.

CUVIER (Georges-Chrétien-Léopold-Dagobert).

P. À., avec ratures et corrections, 5 p. 1/2 in-4.

Curieuse pièce où Cuvier donne son A ae sur le bloc de gypse trouvé à Pantin, et qui contient une portion considérable d’un squelette de quadrupède. (Ce bloc venait d’être acheté par le préfet de la Seine et donné au Muséum d'histoire naturelle.)

. BRONGNIART (Alexandre), chimiste et géologue, membre de l’Aca-

démie des Sciences, auteur du 7raité des arts céramiques, n. à Paris,

ù fév. 1770, m. dans la même ville, 7 oct. 1847.

192 L. À. S.; 1808, 2 p. in-4, tête impr. de la manufacture de Sèvres. — 2 2 L. A. S. à Riocreux; Londres, 16 juin 1836, et Limoges, 20 sept. 1836, 4 p. 1/2 in-4.— C.

Très-intéressantes lettres sur des pièces de porcelaine qu’il voulait acheter.

. MIONNET (Théodore-Edme), numismatiste, membre de l’Académie des

Inscriptions, auteur de la Description des médailles antiques, grecques

el romaines, n. à Paris, 10 sept. 1770, m. dans la mème ville, 5 mai 1842.

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