LOUISE DE SAVOIE
L. S., contre-sig. De Bonjan, à M. d'Aumont; Amboise, 13 octobre (1524), 1/2 p. in-4.
Nouvelle de la prise du château de Milan, qu’elle le prie d'annoncer à la princesse d'Orange.
. ELEONOR D'’AUTRICHE, sœur de Charles-Quint, reine de Portugal, puis seconde femme de François I‘, n. à Louvain, 1498, reine de France le 4 juillet 1530, m. à Talavera, 18 fév. 1558.
P. S., sur vélin ; monastère de Guadalupe en Castille, 18 déc. 1525, 1 p. in-fol. oblong, sceau. — A. S. R7. — S. R*.
Procuration donnée à Charles de Lannoy, vice-roi de Naples, Hugo de Montcade, prieur
GE. 7e
de Mecyna, et Jean Lalemand, trésorier de l'Empereur, pour arrêter les conditions de son mariage avec François Ie, et de celui de sa fille Marie, infante de Portugal, avec le dauphin de France. Document très-important.
HENRI IT, n. à Saint-Germain en Laye, 31 mars 1518, roi le 31 mars 1547, m. à Paris, 10 juillet 1559.
L. S., contre-sig. //wrault, au comte du Lude, lieutenant général en Guyenne ; Saint-Germain, 3 janv. 1554, 1 p. in-fol. — A. $S. Rf. — $. R.
Ordre de ne laisser sortir aucuns blés de Guyenne, Poitou, Saintonge, Normandie et Bretagne, pour être transportés à Sienne ou en Corse, sans autorisation spéciale.
HENRI Il.
L. $S.,contre-sig. Duthier, à l'évêque d'Angoulème, son ambassadeur auprès du pape (Paul IV); Marchais, 13 août 1558, 5 p. 1/4 in-fol., trace de cachet. Légères taches d'eau.
Importante dépêche, dont la plus grande partie est en chiffres, avec traduction jointe. Elle donne les plus curieux détails sur la conduite que le roi prétend tenir à l’égard du pape, qui est un “3 homme, et de ses neveux, qui sont des gens nécessiteux. Il est nécessaire cependant de conserver de bonnes relations avec ces derniers, tant que ce pontificat durera, « car ilz sont tendans la main à ung chascun pour se laisser à qui plus leur vouldra donner, affin de se haster de proufficter au mieulx qu’ilz pourront de ce pape, d’avant que ce bon homme preigne congé du monde... » |
HENRI Il.
L. S., contre-sig. Robertet, au même ; Saint-Germain er Laye, 3 et 10 déc. 1558, 6 p. in-fol., cachet.
Dépêche non moins importante que la précédente, également chiffrée, avec traduction. Ecrite peu après la reprise de Calais et la mort de la reine d'Angleterre Marie, elle donne de précieux détails sur le projet formé par oi II d’épouser la nouvelle reine Elisabeth, afin d'unir à jamais l’Angleterre, la Flandre et l'Espagne. Tout le monde sait comment cette princesse a vécu et combien elle a persévéré dans la religion protestante, quoi qu’ait pu faire et dire sa sœur, « et de fait la première chose qu’elle a faicte, mourant sa sœur et elle entrant en Londres, a esté de faire crier qu’elle vouloit persister en sa religion et que chascun creust ce qu’il vouldroit, ne voullant contraindre personne de prendre aultre foy ne créance que celle qu'ilz voudront tenir. » Le roi engage en conséquence son ambassadeur à faire en sorte que ee pe ré donne pas son consentement au mariage du catholique Philippe II avec l’hérétique
isabeth.
CATHERINE DE MÉDICIS, femme de Henri II, n. à Florence, 13 avril 1519, reine le 31 mars 1547, régente pendant la minorité de son fils Charles IX (6 déc. 1560—17 août 1563), m. à Blois, 5 janv. 1589.
L. A. S., en italien, à François Ier; Nice, 23 sept. 1533, 3/4 de p. in-fol. — A.S. . — $S, R. (Les autographes de Catherine de Médicis antérieurs à son mariage sont R°.)
Elle remercie très-humblement le roi de la lettre qu’il lui a écrite
js (#4 fee l'évêque d'Auxerre (pour
LM / ‘informer qu'il l'avait choisie L pour femme de son second fils le
duc d'Orléans, depuis Henri Il).
Elle prie Dieu « de me faire la
grâce, dit-elle, d’obéir humble-
- Le ment tous les jours de ma vie
À aux commandements de Votre Majesté et de mon seigneur
Monseigneur d'Orléans. »
BD