‹ Inventaire des autographes et documents historiquesChapitre 236 sur 242 · SUÈDE · texte numérisé non relu

SUÈDE

LINNE (Carl von), le législateur de la botanique, n. à Roeshult (Suède), 24 mai.1707, m. à Upsal, 10 janv. 1778.

L. A. S., en latin, à Albert de Haller ; Upsal, 20 mai 1746, 3 p. pl. in-4, cachet représentant une fleur avec cette légende : Dioscorides. — F&. (Recherché.) Très-belle lettre où il donne des renseignements sur un grand nombre de plantes.

LINNÉ (Carl von).

L. À. S., en latin, à J. Gesner ; Upsal, 27 juillet 1764, « reconvalescens a diro morbo pleurisico », 3 p. in-4, cachet armorié.

Lettre scientifique. Il lit l'ouvrage d’Adanson, qui a promis une méthode naturelle, mais qui ne tient nullement sa promesse. Observations à ce sujet.

ITALIE

TRAVERSARI (Ambrogio), dit Ambroise le Camaldule, savant helléniste, supérieur-général de l’ordre des Camaldules, puis cardinal, n. à Portico, en Romagne, 29 sept. 1378, m. à Florence, 21 nov. 1449.

L. A. $S. à Pierre Cosme de Médicis; monastère de Saint-Benoît, près de Flo-

rence, 7 nov. 1447, 1/2 p. in-4 oblong, adresse et trace de cachet. — R?.

Précieuse lettre signée : El generale di Chamaldoli. C’est une recommandation en faveur d’un frère convers nommé Piero.

PHILELPHE (Francesco FILELFO, dit), célèbre humaniste, un des restaurateurs de la philosophie de Platon, n. à Tolentino, 25 juill. 1398, m. à Florence, 3 juin 1481.

L. A. S. Fr. Philelfus compater, à Pierre de Médicis; Milan, 22 juin 1469, 1 p. in-4 oblong, adresse, traces de cachet. — FR. ( Recherché.) I] demande un sauf-conduit pour aller à Sienne assister au mariage d’une nièce.

PHILELPHE (Francesco FILELFO, dit).

L. A. S. Philelfus, à Nicolas, chancelier de Laurent de Médicis, 1/2 p. in-4 oblong, traces de cachet.

Il demande cent ducats dont il a besoin.

VALLA (Lorenzo), célèbre érudit, adversaire de la souveraineté temporelle des papes, n. à Rome, 1406, m. à Naples, 15 août 1457. L. À. $., en latin, à Giovanni Aretino ; Naples, nones de mars, 1 p. pet. in-fol. oblong, traces de cachet. Piqüre de vers enlevant quelques lettres. — KR.

Cette lettre a dû être écrite antérieurement à 1443, époque à laquelle Valla s'établit à Rome.

812. FICINO (Marsilio), célèbre philosophe et philologue, fondateur de la

philosophie christiano-platonicienne, n. à Florence, 19 oct. 1433, m.

à Careggi, 1% oct. 1499.

L. A. S., en latin, à Mercati, son frère en Platon ; Florence, 3 fév. (1484), 1 p. in-fol. oblong, adresse et cachet, où se voit une épée entre deux astres. — PR. — ( Réservé.)

Il est uniquement occupé de Platon, dont il espère avoir bientôt terminé la traduction en langue latine. Il se fait aider par Filippo et Francesco, ses fidèles, qui vaquent, en même temps, à l'ouvrage de Ripoli. Elle marche lentement, contre son désir et celui de ses associés. Il est impatient de pouvoir répandre dans le monde les enseignements de celui au dedans duquel Dieu avait allumé le flambeau de la foi, par une grâce spéciale. — Viennent ensuite

uelques détails sur une contestation entre deux frères, enfants de l’un de ses amis

éfunts.

Les deux fidèles de Ficin étaient Filippo Valori et Francesco Berlinghieri, ses élèves, qui

firent imprimer à leurs frais, cette année-là même, au monastère de Saint-Jacques de Ripoli, sa traduction latine des œuvres de Platon. — M. Fillon a joint cette importante lettre à l’'exemplaire qu’il possède de ce précieux volume.) ,

FICINO (Marsilio). :

L. A. S., en latin, à Laurent de Médicis, 1 p. in-4. Superbe lettre, signée en tête, où il loue avec emphase Laurent de Médicis.

SOZINO (Bartolomeo), jurisconsulte, n. à Florence, 25 mars 1437, m. dans la même ville, 1507.

L. À. S. à Laurent de Médicis ; 13 juill. 1477, 1 p. in-4 oblong, adresse, traces de cachet. — FR.

ANTIQUARIO (Jacopo), littérateur et érudit, protecteur des lettres, n. à Pérouse vers 1444, m. à Milan, 1512.

L. A. &. à Francesca-Bianca Sforza, abbesse, et à ses religieuses, à Crémone; Milan, 3 nov. 1488, traces de cachet. — I.

Il accuse réception de leur lettre et se recommande à leurs prières.

MANUZIO (Aldo), dit Alde l'Ancien, savant illustre, qui dota de la plupart de ses perfectionnements définitifs l'imprimerie, dont il est, après Gutenberg, la plus grande gloire, n. à Bassiano, près de Velletri, 1449, m. à Venise, 3 fév. 1515.

L. À. S., en latin, à Paul Bambasius, de Bologne, professeur de langues à Venise ;

Bologne, 20 avril 1511, 1 p. in-4, adresse et vestiges de cachet de cire rouge. — æ. — (Réservé.)

Cette lettre a été écrite pendant la guerre soutenue par la République de Venise contre les confédérés de Cambrai, qui força Manuce à fermer son imprimerie et à se retirer à Bologne, où il reçut l’hospitalité dans la famille de celui auquel il écrit.

Bon 2720 April D- DEU

A pus

BENINCASA (Gratioso), géographe, natif d'Ancône, établi à Rome de 1460 à 1475.

Portulan ou carte marine, sur vélin, exécuté par lui en 1467, ainsi signé: Gratiosus Benincasa, anchonitanus, composuit Rome ano dni MCCCCLX VII. — F*. — ( Réservé.)

Ce portulan, l’un des plus beaux qui existent, se compose de cinq cartes, en dix feuillets petit in-folio, reliés en un volume, où se trouvent tracées les côtes du monde alors connu, avec les noms de tous les ports qui s’y trouvaient. Le pourtour des côtes est coloré, parfois doré, et les noms sont inscrits en diverses couleurs. — Document d’une grande valeur par son importance géographique et son excessive rareté.

BERLINGHIERI (Francesco), poëte et géographe florentin, qui vivait dans la seconde moitié du xv° siècle.

L. A. S., en latin, à Bartolomeo Scala ; Florence, 10 sept. 1476, 1 p. in-4 oblong, adresse et cachet formé par l'empreinte d’une intaille antique, représentant un astre et une Lyre. — R*. — (Réservé.)

Il vient d’avoir une dispute publique avec Landino sur Ptolémée, dont il met l’œuvre en vers. Sous peu de jours, il ira à Rome pour voir Suenemius.(l’imprimeur Sweinheim), qui se propose, dit-on, d'imposer en formes le livre du géographe d'Alexandrie. Lorsqu'il sera rendu dans cette ville, il ne manquera pas d’aller voir Mme Leonora, de la part de Scala, et, de sa part aussi, de la baiser sur les deux joues, s’il lui en donne la permission.

Cette lettre est fort importante, en ce qu'elle fixe deux dates : celle de l’époque à laquelle Berlinghieri composa sa Géographie rimée, et celle de l'impression, par Sweinheim, de la traduction de Ptolémée. On sait que les cartes dont sont ornés ce dernier livre et celui de Berlinghieri sont les premières qui aient été gravées.

M. B. Fillon a joint Dm se ci-dessus décrit à son superbe exemplaire de la « Geo-

raphia di Francesco Berlinghieri fiorentino in tersa rima …… » in—folio, avec nom—

de vil sur cuivre, imprimée à Florence par Nicolas Laurent, originaire de Silésie, vers d

BARBARO (Ermolao), érudit et diplomate, n.à Venise, 21 mai 1454, m. à Rome, 14 juin 1495.

L. A. S., en latin, à Jean Pic de la Mirandole (l'illustre érudit); Milan, 1% janv. 1488, 1 p. 1/4 in-fol., traces de cachet. — KR.

Épiître érudite et philosophique où il parle de Ficin et de Politien.

820. PICO DELLA MIRANDOLA (Giovanni), philosophe, littérateur et théolo-

gien, prodige de science précoce, qui remplit d’admiration ses contemporains, et dont le nom est resté, depuis, célèbre, pour avoir

essayé de concilier la religion et la philosophie, les doctrines de Platon avec celles d’Aristote, n. à la Mirandole, dont son père était seigneur, 24 fév. 1463, m. à Florence, 17 nov. 1494, jour de l'entrée de Charles VIIT dans cette ville.

L. À. S., en latin, à Jean-François Pic, son neveu (celui qui, plus tard, écrivit sa vie) ; Ferrare, 15 mai 1492, 3 p. in-fol. — R*. :

Autographe, sinon unique, du moins à peu près introuvable. — Exhortations, pleines d’onction et de tendresse, à mener une vie chrétienne. — On sait que, depuis 1491, Pic de la Mirandole avait renoncé aux études scientifiques et

littéraires, pour se consa- 1 ji 9 414 : “ crer tout entier à la théo- 2: , ram. |T « L Ame logie. C’est sous l'influence J

de ce nouvel ordre d'idées qu’il écrit à son neveu. Les prédications de Savonarole avaient amené cette sorte de conversion.

st E. VErA. salu

821. CALCAGNINI (Cœælio), philosophe, poëte et astronome, n. à Ferrare, 17 sept. 1479, m. dans la même ville, 27 août 1541. Fin de lettre aut. sig. ; Ferrare, 21 fév. 1521, 1 p. in-8 oblong. — F7.

Cette fin de lettre, qui renferme un paragraphe complet, est signée Cœælio.

822, TORELLI (Lelio), jurisconsulte et homme d'État, n. à Fano, 28 oct. 1489, m. à Florence, 27 mars 1576.

L. A.S. Zelio, à Ugolin Gryphon ; Florence, 21 octobre 1539, 3/4 de p. in-fol., adresse, traces de cachet. — F. | Relative à une question de droit.

823. ACCORSO (Mariangelo), érudit et philologue célèbre, n. à Aquila. vers 1490, m. à Rome, 1551.

L. A.S$., en latin, à Fabrice Capiton ; Onoltzpach (Anspach, eri Bavière), 17 fév. 15238, 1 p. in-fol., adresse portant la signature d'Accorso, et cachet où se voit un sphinx (intaille antique). — F$.

Belle lettre où il lui donne des témoignages d'amitié et parle de son protecteur l’empereur Charles-Quint.

824. ALCIATI (Andrea), jurisconsulte célèbre, qui enseigna le droit à Bourges, plus connu aujourd'hui par le recueil d'Zmblèmes, qu'il publia et dont il a été donné une foule d'éditions, que par ses commentaires sur le Digeste et ses divers travaux littéraires, n. à Alzano (Milanaïs), 8 mai 1492, m. à Ferrare, 12 juin 1550.

L. A. S., en latin, au duc de Milan ; Bourges, 20 août 1533, 1 p. in-fol., adressé

et cachet portant l'empreinte d’une intaille antique, dont il est difficile de déterminer le sujet. — À. S. R7. — S. EF.

Superbe lettre dans laquelle il remercie le duc de Milan de l'avoir nommé professeur à l’Académie de Pavie. Il se rendra à son poste vers le 1 novembre, ayant encore des affaires à régler à Bourges.

825. VETTORI (Pietro), savant professeur d’éloquence latine et grecque à Florence, éditeur des œuvres de Cicéron, n. à Florence, 11 juil. 1499, m. dans la même ville, 18 déc. 1585.

L. À. S. à Carlo Strozzi, à Bologne ; Florence, 12 oct. 1541, 1/2 in-fol., adresse, traces de cachet. — R£.

Il parle de Benedetto Varchi et de la mort de Verino.

826. MANUZIO (Paolo), le digne fils du grand Alde, et l’un des plus savants et des plus célèbres imprimeurs du xvI° siècle, n. à Venise, 12 juin 1511, m. dans la même ville, 6 avril 1574. L. A.S. au cardinal Accolti; 17 des calendes de novembre, 1 p. 1/2 in-fol., adresse, traces de cachet. — FR£.

A nu était-il parti, qu’il est tombé malade. Il est pris d’une extinction de voix telle, qu’il est obligé de se faire comprendre par signes aux personnes de sa maison. A cela s’ajoute une pituite qui l'empêche presque de respirer. S’il pouvait le voir, l'entendre parler, il en serait moins malade, sinon guéri.

P M annhus À. /Accolre Carine re

SIGONIO (Carlo), érudit célèbre, auteur des Æ'astes consulaires, le premier ouvrage où l'histoire de Rome ait été exposée avec une saine critique, n. à Modène vers 1524, m. près de cette ville, 15 août 1584. L. A.S. à Pietro Vettori, à Florence ; Bologne, 17 sept. 1576, 3/4 de p. in-fol. cachet armorié. — R7.

Lettre de recommandation en faveur d'un de ses élèves et amis, Nicolas Audebert, d’Orléans, qui a grand désir de connaître Vettori. (Ce Nicolas Audebert fit en vers les éloges de Rome, de Naples et de Venise, et mourut en 1598.)

BOTALLI (Leonardo), dit Botal, célèbre anatomiste et physiologiste, élève de Fallope, successivement archiatre de Charles IX, du duc d'Alençon et de Henri III. Il était originaire d’Asti, en Piémont, et est mort en Brabant.

L. A. S., en latin, sig. aussi par Z. Zebesque, au médecin Myron; Château-Thierry,

3 juin 1584, 1 p. in-fol., cachet, —- R°

Bulletin de la maladie du duc d'Alençon (qui mourut sept jours après, le 10 juin). Détails sur les symptômes observés par Botal et sur les remèdes qu’il a prescrits.

MAGLIABECHI (Antonio), bibliographe, rédacteur du catalogue des manuscrits orientaux provenant des Médicis, personnage singulier que Mabillon dit être un usée ambulant, une bibliothèque vivante, n. à Florence, 29 oct. 1633, m. dans la même ville, 4 juill. 1714.

L. A. S. à Jérôme Mutanari ; Florence, 30 avril 1681, 1 p. in-8. — FR.

MURATORI (Ludovico-Antonio), un des plus savants érudits et compilateurs de l'Italie moderne, bibliothécaire de l’Ambrosienne de Milan, n. à Vignola, près de Modène, 21 oct. 1672, m. à Modène, 21 janvier 1750.

L. A. S.; Modène, 17 avril 1748, 1 p. in-4. — C. (Kecherché.) Relative à un de ses ouvrages.

MANFREDI (Eustachio), géomètre, astronome et littérateur, n. a Bologne, 20 sept. 1674, m. dans la même ville, 15 fév. 1739.

L. A. S. à son ami... ; Bologne ; 18 nov. 1730, 1/2 p. in-4, timbre de collection. — FP?.

QUERINI (Girolamo, en religion Angelo-Maria), savant bibliothécaire du Vatican, cardinal, n. à Venise, 30 mars 1680, m. à Brescia, dont il était évèque, 6 janv. 1759.

L. A. S. le cardinal Querini, à Titon du Tillet ; Brescia, 9 déc. 1759, 2 p. in-4,

traces de cachet. — Rt.

Compliments sur /e Parnasse françois. Il présente ses amitiés à Louis Racine et à Desforges-Maillard et s’informe de l’état de santé de Voltaire.

FACCIOLATI (Giacomo), grammairien, qui a conçu le plan du Dictionnaire de la langue latine, achevé par Forcellini sur ses notes, n. à Toreglia, 4 janv. 1684, m. à Padoue, 27 août 1769.

Page 1