ALLEMAGNE
CHARLES-QUINT, n. à Gand, 25 fév. 1500, roi d'Espagne le 23 janv.
1516, empereur d'Allemagne le 28 juin 1519, m. au monastère de Saint-Just, 21 sept. 1558.
L. A. $S., en français, à François 1° (alors son prisonnier en Espagne); Grenade, 7 juin (1525), 1 p. 1/2 in-fol. — A. S. R7. — $. R2. — (Comme roi d'Espagne, Charles-Quint signait Yo eZ Rey, et, comme empereur, Carolus : ces dernières pièces sont plus estimées.)
Précieuse pièce, dont voici le texte :
« Monsieur mon bon frère, j’ay par Commaccio votre secretayre receu votre lettre datée du xviII° de may, et auparavant avoye, comme le contient ycelle, esté averty par lettres de mon Vice-Roy de Naples, estant vers vous, des responces que luy aviés faictes, et aussy des offres et mis en avant par Madame votre bonne mère. Sur quoy escrips à mondit Vice-Roy comme de luy l'entenderès que me gardera vous fayre, quant à ce, plus longue lettre et du bon vouloir que m'escripvès. Et m'a dit le dit Commaccio avés dit à jamès me estre bon frère vray et perpétuel amy, vous mercie de bon ceur et vous prie ainsy le me donner à congnoistre par effect en ayant souvenance des devysses et promesses que nous eumes à part par ensamble à Madrit, en acomplissant suivant ycelles les choses qui ont esté traitées et promises entre nous, en quoy, de ma part, n’y aura faute, et vous povés tenir pour certain que me trouverés tel envers vous. Priant atant Dieu qu’il vous, Monsieur mon bon frère, ait en sa sainte garde. Escrit de Grenade, ce vire de juin, de la main de
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951. MARIE-THÉRÉSE, dite {a Grande, n. 13 mai 1717, reine de Hongrie
le 25 juin 1741, impératrice d'Allemagne le 13 sept. 1745, m. 29 nov.
L. A. S., en français, à sa fille (Charlotte, reine de Naples); 4 août, 1 p. 1/2 in-4, papier de deuil. — A. $. R'. —$. R°.
Elle a reçu sa lettre qui l’a profondément touchée. « Vous n’avez point à vous plaindre ; votre patrie, hommes, femmes, vieux, jeunes, grands et petits, tout étoit en larmes. Que notre nation est bonne, qu’elle est attaché à ses princes... » Elle termine ainsi : « Je vous embrasse, ma chère Reine, et vous donne ma bénédiction. Nous nous sommes retrouvez à notre prière du soir et je ne vous oublierois jamais à cette place. »