PRUSSE
253. FRÉDÉRIC IL dit Le Grand, n. 24 janv. 1712, roi de Prusse le 31 mai 1740, m. à Potsdam, 17 août 1786.
L. A. S., en français, à « Monsieur mon cousin » {le cardinal de Fleury); Selowitz, 15 mars 1742, 6 p. pl. in-4. — À. S. R'. —S$. C.
Cette lettre est une des plus remarquables du grand Frédéric qui aient passé dans les ventes. Elle est toute relative aux événements politiques et militaires qui s’accomplissaient alors. Frédéric rend compte au cardinal de sa propre situation et de celle des différentes nations engagées dans la lutte de la succession d'Autriche et trace un tableau des plus saisissants de l’ensemble des Etats européens. 11 donne son avis sur le plan de campagne. « Je vous prie instamment, Monsieur, de ne rien changer aux projets de campagne que vous m'avez envoyé et dont nous somes venus d’acort. L'Empereur, trop pressé pour la Bavière, ne pense pas assez à la Bohême qui cependent dans cette affaire ici fait l’objet principal, car je serois d'avis de rendre le corps de Bohéme plus considérable que celui de Bavière, pour que, lorsque nous seront sur le Danube, les autres opérations seront bien plus faciles. J'espère que vous verez par ces arangemens que je suis fidelle à mes engagemens et que je fais même plus qu’on ne pouvoit demander de moy, mais je crois ausi être sur d’un autre côté de ne point obliger des ingrats et de trouver en mes alliez des’ princes qui. me tiendront conte de mes eforts … » Il termine par ces mots : « Tout l’orgeuil de la Reine d'Hongrie c’est fondé à présent sur ses succès d'Autriche et sur une some de 900,000 florins qu’elle à reseu d’Angletterre par Nurenberg, ce qui fait que nous allons être inondez d’Hongrois et de l’engence la plus maudite que Dieu ait créé. »
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