PARC DE BERNY
Notes. La caserne des gens d’armes occupa l’emplacement du no 6 actuel de l’avenue de Paris, à côté de la Mairie construite à la place de l’hôtel du grandmaître. En 1732, le roi racheta une partie des dépendances de l’hôtel de la princesse de Conti, aux sieurs Nicolas Billot et Denis, et fit construire sur cet emplacement un hôtel pour y loger les gens d’armes de la garde de service à Versailles. (Voy. G. A. Le Roi, Histoire de Versailles et de ses rues , Versailles, 2 vol. in-8, 1868, t. I, p. 414.)
351. Extrait des registres du Conseil d’État relatif à l’achat du terrain de N. Billot. Du 9 février 1732 [IV] (1485).
De Cotte est chargé de faire l’estimation.
352. Procès-verbal d’estimation de la maison de Billot, fait par de Cotte, le 10 mars 1732, en exécution de l’arrêt du Conseil d’État du 9 février 1732 [IV] (1485).
La maison est décrite et estimée à 5.155 Liés. 8 d.
Parc de Berny.
353. Arrêt du Conseil d’État relatif au parc de Berny. De Versailles, le 10 septembre 1735 [VI] (2699).
Le cardinal de Bissy, abbé de Saint-Germain-des-Prés, ayant fait connaître que les pièces d’eau du parc de Berny sont depuis longtemps inutiles, car les eaux de Rungis qui les alimentaient ne fournissent plus assez d’eau, et ayant demandé la suppression de plusieurs d’entre elles, entre autres de la pièce d’eau d’Orléans, dont on ferait un boulingrin, et aussi la suppression d’un petit bâtiment hors d’œuvre et de symétrie construit dans le temps par l’abbé de Maizieu, le roi commet le sieur de Cotte (Jules Robert) pour visiter les lieux et dresser procès-verbal de la pièce d’eau et du bâtiment.
Note. « Berny est un beau château sur le chemin d’Orléans. Il a appartenu autrefois au chancelier de Bellièvre, puis à M. de Lionne, ministre et secrétaire d’Etat. Il appartient aujourd’hui aux abbez de Saint-Germain des Prez de Paris. Cette maison est distinguée tant pour ses ornements que pour les beautez singulières de ses