‹ Inventaire des papiers manuscrits du cabinet de Robert de Cotte, premier architecte du roi (1656-1735) et de Jules-Robert de Cotte (1683-1767) conservés a la Bibliothèque nationaleChapitre 6 sur 116 · COLLÈGES DE TRÉGUIER, DE CAMBRAI, ROYAL DE FRANCE · texte numérisé non relu

COLLÈGES DE TRÉGUIER, DE CAMBRAI, ROYAL DE FRANCE

l’on suppose ne pouvoir être logés au collège. Comme le collège en compte six, trois seulement ont droit au logement avec le procureur, le principal et le chapelain. Le reste des bâtiments est au roi qui peut sans consentement nouveau et sans indemnité faire abattre les bâtiments au-dessus de la salle de Cambrai.

10. Mémoire pour le collège de Cambrai [Ms. 7801, p. 234-235] (1386).

Le duc d’Antin prétend que le collège touche indûment 180 1. pour trois boursiers censés habiter en ville et qui logent en réalité au collège. C’est vrai; mais l’indemnité n’en est pas moins due puisque le corps de bâtiments qu’ils devaient habiter a été détruit. Le procureur et le principal ont dû leur céder leur logement. — Les boutiques que loue le collège n’appartiennent pas au roi. Elles ont été construites à l’aide d’aliénations de rentes. D’après l’acte de 1612, le collège devait continuer à jouir de la salle que « ces messieurs du droit » riches cependant et possédant des écoles rue Saint- Jean-de-Beauvais, ont usurpé sans droit. — Le roi doit au collège 20 ans d’arrérages. Il doit faire les réparations et ne les fait pas. Suit l’énumération et l’emploi des revenus du collège de Cambrai.

11. Mémoire résumant les réclamations du collège de Cambrai et du collège de Tréguier [Ms. 7801, p. 241] (1386).

12. Brouillon de devis des ouvrages de maçonnerie pour la construction du collège royal [Ms. 7801, p. 230-231] (1386).

Note. Malgré les devis, aucun travail ne fut exécuté à la fin du xvne et au début du xvme siècle. Voy. Lefranc, op. cit., chap. VII.

13. Mémoire des imprimeurs royaux au duc d’Ântin relatif à leur logement au collège de France [Ms. 7801, p. 240] (1386).

Ils ont été logés au collège dès François Ier. Par complaisance, ils ont prêté leur local aux marchands libraires qui se le sont approprié. Il a fallu trois ordres successifs de Louis XIV pour les déloger, mais les imprimeurs n’ont pas repris la place. Les libraires intriguent auprès du Régent pour l’obtenir de nouveau ; mais les imprimeurs ordinaires de Sa Majesté rappellent que le collège est

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