‹ Inventaire des papiers manuscrits du cabinet de Robert de Cotte, premier architecte du roi (1656-1735) et de Jules-Robert de Cotte (1683-1767) conservés a la Bibliothèque nationaleChapitre 67 sur 116 · ÉGLISE SAINT-ALPIN, A CHALONS · texte numérisé non relu

ÉGLISE SAINT-ALPIN, A CHALONS

Plans 2002 à 2206. Plan, coupes et élévations de l’église paroissiale de Domfront. — 2222 à 2227. Plan, coupes et élévations de l’église de Domfront.

Note. Comme on le verra par les pièces suivantes, c’est Jules Robert de Cotte qui travailla pour l’église de Domfront.

408. Lettre de M. Beaufort à Jules Robert de Cotte. De Brioude, le 15 décembre 1711 [V] (2207).

Il prie J. R. de Cotte de lui envoyer les plans qu’il a faits pour l’église paroissiale de Domfront. Il pourra compter sur la reconnaissance des habitants de Domfront.

409. Lettre de M. Beaufort à Jules Robert de Cotte. De Domfront, le 27 mars 1712 [V] (2207).

Il le presse de lui envoyer les plans de l’église de Domfront.

410. Brouillon d’une lettre de Jules Robert de Cotte à M. Beaufort [VJ (2207).

Il lui envoie les plans et élévations de l’église de Domfront. Il a observé, autant qu’il l’a pu, les commodités de ces messieurs de Domfront. Le choeur est séparé de la nef par deux chapelles. Des bas côtés sont prévus où l’on pourra au besoin placer des chapelles. Les deux escaliers marqués sur le plan serviront à monter aux voûtes et aux deux tours qui, sur le devant du portail, porteront le clocher. Les élévations sont jointes aux plans. Quant au prix, le cours des matériaux à Domfront permet de l’estimer à 60.000 1.

411. Début de brouillon d’une note accompagnant les plans de Jules Robert de Cotte pour l’église de Domfront [V] (2207).

Mêmes indications que dans la pièce précédente.

Eglise Saint- Alpin, à Châlons.

412. Lettre de Gaston de Noailles, évêque de Châlons, à R. de Cotte. De Châlons, le 25 mai 1711 [II] (671).

ÉVÊCHÉ DE CHALONS

Il lui envoie un plan de l’église Saint-Alpin, mal fait peut-être car il y a peu d’artistes à Châlons. C’est l’œuvre d’un jeune sculpteur Le Brun, qui a travaillé à la chapelle de Versailles et qu’on a l’intention d’employer à Saint-Alpin. Le projet de R. de Cotte pour cette église convient, à quelques rectifications près. On espère que Carlier, collaborateur de R. de Cotte, viendra passer quelques jours à Châlons et que de Cotte lui-même pourra faire le voyage qu’il projette.

Note. Cette lettre est une réponse. Il nous manque par conséquent le début des négociations relatives à Saint-Alpin. De même, dans la correspondance qui va suivre, entre l’évêque et de Cotte, relativement au palais épiscopal, bien des lettres sont perdues. Les seuls travaux du début du xvme siècle dont Louis Grignon fasse mention dans son Historique et description de V église Saint- Alpin, 1878, sont (p. 22) la démolition du jubé et l’installation, de chaque côté de l’autel, des statues de bois doré de saint André et de saint Alpin. — Le sculpteur Le Brun, qui aurait travaillé à Versailles, est tout à fait inconnu. Son nom n’apparaît pas aux Comptes des Bâtiments du Roi. — L’architecte Carlier, dont il est question, est probablement François Carlier qui partit, en 1712, pour l’Espagne, afin de diriger les travaux du Buen Retiro et du palais de Madrid.

Evêché de Châlons.

413. Lettre de G. de Noailles, évêque de Châlons, à R. de Cotte. De..., le 20 avril 1719 [II] (671).

Il indique à de Cotte une terre à vendre dans le cas où il serait toujours décidé à acheter une propriété dans le pays. Il le prie de venir établir sur place un devis des travaux nécessaires à l’évêché. Le duc d’Orléans accorde 50.000 L; il est nécessaire, non seulement que de Cotte donne des plans, mais encore qu’il règle la dépense sur les ressources.

Plans 637 à 643. Deux plans de l’ancien palais épiscopal de Châlons-sur-Marne, avec les élévations et profils, aussi anciens. — 644-645. Plan du nouveau palais, savoir caves, rez-de-chaussée, premier et second étage, avec le jardin. — 646-647. Deux autres plans idem avec des cotes. — 648. Façades et profils dudit palais. — 649-650. Deux brouillons au crayon pour ledit palais. — 651-652. Plan de la chapelle dudit palais. — 653. Coupe de ladite chapelle sur sa largeur. — 654.

Inventaire de R. de Cotte. 8

ÉVÊCHÉ DE CHALONS

Élévation de ladite chapelle sur le palais. — 655. Élévation idem sur la cathédrale. — 656-657. Deux différents plans pour la porte du Jaar, proche ledit palais. — 658 à 660. Trois différentes élévations pour le même sujet. — 661. Plan des maisons et places particulières aux environs dudit palais,

Notes. L’hiver rigoureux de 1709 ayant causé de grands dommages au palais épiscopal de Châlons, l’évêque de Noailles demanda l’autorisation de le reconstruire en 1719. Mais il n’eut le temps, avant sa mort, que d’en faire démolir une partie, la chapelle et le corps de logis principal. Voy. L. Grignon, Topographie historique delà Ville de Châlons-sur-Marne , 1889, in-8, p. 75-76. Buirettedit, dans ses Annales historiques, qu’en 1720 l’évêque de Châlons fit commencer un nouveau palais, mais qui ne fut jamais achevé. Le plan de Varin, dressé vers 1760, indique que ce palais nouveau n’était autre que le presbytère actuel de la cathédrale, limité par la rue de Juigné, la place Saint-Étienne et les murs sud de l’abside de l’église.

414. Brouillon de lettre de R. de Cotte à l’évêque de Noailles [II] (671).

Il lui donne le devis total et restimation des constructions qu’il projette, soit 269.285 1.

415. Lettre de l’évêque de Noailles à R. de Cotte. De..., le 30 avril 1719 [II] (671).

11 donne à de Cotte, qui doit venir à Châlons, des renseignements matériels sur le voyage. Qu’il veuille bien apporter tous les plans et mesures levés par Carlier afin d’abréger le travail du dessinateur qu’on payera bien, mais avec lequel on s’efforcera d’éviter les difficultés qu’on a eues avec Carlier. On mettra de Cotte, à son arrivée, au fait des différents matériaux dont on pourra se servir.

Note. On verra plus loin que Carlier eut aussi des difficultés avec la cour de Madrid.

416. Lettre de l’évêque de Noailles à R. de Cotte. De Châlons, le 3 juin 1719 [II] (671).

Il le félicite de son heureux retour à Paris et lui parle des châteaux qu’il pourrait acheter aux environs de Châlons. On a commencé la démolition de l’aile du palais située dans le jardin. Suit l’indication de différents prix. Que de Cotte mûrisse bien son plan avant de le communiquer au cardinal de Noailles.

417. Billet de l’évêque de Noailles à R. de Cotte. Le 3 juin 1719 [II] (671).

ÉVÊCHÉ DE CHALONS

Post scriptum à la lettre précédente. Que de Cotte insiste sur la nécessité d’obtenir un « rempart et le cavalier avec les glacis et fossez » entourant l’évêché, afin d’écarter ceux qui voudraient profiter, contre les droits du roi, de la réduction des murs de la ville à hauteur de parapet. Qu’il insiste aussi sur la nécessité de bâtir une maison derrière les anciennes prisons.

418. Lettre de l’évêque de Noailles à R. de Cotte. De Sarry,le 10 juin 1719 [II] (671).

Il faut insister auprès du Cardinal pour qu’il accorde les fonds nécessaires au rempart demandé. Si on ne les obtient pas, il faudra modifier les plans qui plaisent cependant beaucoup à l’évêque. Suit la discussion de quelques détails de ces plans et l’indication de l’état des démolitions.

419. Lettre de l’évêque de Noailles à R. de Cotte. De Sarry, le 14 août 1719 [II] (671).

Indication de l’état des démolitions. L’évêque viendra prochainement à Paris et pourra discuter le plan avec de Cotte qu’il voudrait bien ramener avec lui à Châlons pour ordonner les fondations : il le ferait reconduire à Paris dans sa berline.

420. Lettre de l’évêque de Noailles à R. de Cotte. De Hautvilliers, le 18 septembre 1719 [II] (671).

On a dû commencer le matin même l’excavation nécessaire aux fondations. On mènera les travaux aussi loin que le permettra la saison. L’évêque discute ensuite la pierre dont on pourra se servir, et met de Cotte au courant des démarches qu’il a fait faire à Paris par son neveu pour le rempart et le cavalier qu’il désire.

421. Lettre de l’évêque de Noailles à R. de Cotte. De Hautvilliers, le 7 octobre 1719 [II] (671).

Les travaux de fondation avancent assez rapidement bien que quelques pluies aient inquiété, pour leur solidité, l’architecte Meus

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ÉVÊCHÉ DE CHAL0N5

nier qui les dirige. L’évêque va peut-être les faire interrompre, d’autant plus qu’on lui a dit qu’ils n’étaient pas solidement entrepris, ce dont ne convient pas l’architecte d’ailleurs. Suivent quelques questions à de Cotte sur les détails des plans.

422. Lettre de l’évêque de Noailles à R. de Cotte. De Châlons, le 21 octobre 1719 [II] (671).

Encore quelques jours de beau temps et les fondations seront à l’abri des pluies et des gelées ; elles seront très solides. Mais, pour trouver un terrain ferme, il a fallu creuser parfois jusqu’à 25 pieds, le plus souvent jusqu’à 21. Le sieur Meusnier est un excellent architecte. L’évêque arrivera à Paris la semaine suivante et pourra se concerter avec R. de Cotte.

423. Lettre de l’évêque de Noailles à R. de Cotte. De Hautvilliers, le 25 octobre 1719 [II] (671).

Le sieur Meusnier est mort subitement d’une rupture de vaisseau. L’évêque raconte sa mort et fait de lui un grand éloge. Il demande un remplaçant à de Cotte. En attendant il confiera les travaux à son « petit concierge » et au beau-frère de celui-ci, qui continueront les fondations.

424. Lettre de l’évêque de Noailles à R. de Cotte. Le lundi 13 mai 1720 [II] (671).

Court billet où l’évêque annonce l’arrivée du sieur Collin (probablement le successeur de Meusnier) et où il traite du salaire qu’on lui donnera.

425. Lettre anonyme adressée à l’évêque de Noailles. Le 20 juin 1720 [II] (671).

Le sieur Lemoine, qui dirige la construction de l’évêché, est un incapable. Il ne vient presque jamais au chantier et fait sans cesse démolir les travaux qu’il vient d’ordonner, quand il n’est pas à boire, à fumer ou à dormir. L’évêque aurait-il un million à dépenser

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pour sa maison qu’avec le sieur Lemoine elle ne serait jamais achevée. La réprobation est unanime contre lui à Châlons.

Note. Comme l’apprend la lettre suivante, le sieur Lemoine, avant de travailler à l’évêché, avait été contrôleur de la construction du pont de Château -Thierry et ingénieur de la Généralité de Soissons. C’est peut-être le Claude Le Moyne qui, en 1733, fit marché pour le rétablissement de l’auditoire de Saint-Hilaire, (comté de Mortain). (Voy. Lance, Dict. des Archit. franç., II, p. 54.)

426. Lettre de l’évêque de Noailles à R. de Cotte. De Sarry, le 18 août 1720 [II] (671).

De retour à Châlons, il a constaté le bien fondé de toutes les plaintes portées contre Lemoine et il se félicite de l’avoir renvoyé. Il énumère longuement toutes les fautes commises et demande un remplaçant. Que de Cotte vienne lui-même, le mois suivant, à Châlons, vérifier l’état des travaux, En post scriptum, l’évêque annonce l’arrivée des Battelier, entrepreneurs.

Note. Sur les Battelier, voir pièces nos 427 et 440.

427. Lettre de l’évêque de Noailles à R. de Cotte. De Sarry, le 2 septembre 1720 [II] (671).

Il s’informe d’abord de la santé de R. de Cotte, malade, puis continue à raconter les méfaits de Lemoine qui ne tenait aucun compte des lettres de R. de Cotte Les frères Battelier sont au travail et paraissent intelligents. Est-il nécessaire de faire venir le sieur Collinet pour remplacer Lemoine? Les Battelier ne suffiraient-ils pas, surtout l’hiver ? Suit la discussion de quelques détails du plan général.

428. Lettre du cardinal duc de Noailles, archevêque de Paris, à R. de Cotte. De Paris, le octobre 1720 [II] (671).

Il remercie de Cotte d’un mémoire qu’il lui a envoyé et qu’il a fait parvenir à Châlons. Il regrette de n’avoir pu lui donner la berline qu’il désirait (souvenir sans doute de l’évêque mort). Il s’y est pris trop tard. Mais il en reste une autre à Châlons qu’il tâchera de lui ménager si elle lui agrée.

ÉVÊCHÉ DE CHALONS

Note. Gaston de Noailles était mort sur ces entrefaites. Les travaux étaient interrompus. Le cardinal de Noailles s’occupe du règlement des comptes.

429. Brouillon d’une lettre de R. de Cotte à M. Perrier, intendant du cardinal de Noailles. De Paris, le 30 juin 1721 [II] (671).

C’est la réponse à une lettre de M. Perrier demandant un mémoire des travaux exécutés par de Cotte pour l’évêque. L’architecte dit qu’il lui est difficile d’établir ce mémoire. De 1711 à 1719, il a conduit toutes les constructions de l’évêque, tant à son palais qu’à l’abbaye de Hautvillier. Il estime à plus de 4.000 1. la somme qui lui est due pour ses voyages à Châlons, ses dessinateurs, etc., sans compter son travail personnel.

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