‹ Inventaire des papiers manuscrits du cabinet de Robert de Cotte, premier architecte du roi (1656-1735) et de Jules-Robert de Cotte (1683-1767) conservés a la Bibliothèque nationaleChapitre 71 sur 116 · RESTAURATION DU PONT NEUF DE TOULOUSE · texte numérisé non relu

RESTAURATION DU PONT NEUF DE TOULOUSE

458. Lettre du marquis de Grammont à R. de Cotte. De Besançon, le 28 juin 1714 [II] (806).

Il lui redemande des dessins de boiseries et de parquets, et lui donne quelques indications sur la disposition des appartements.

459. Devis des ouvrages de charpenterie qu’il convient faire pour la construction d’un pavillon en mansarde [II] (806).

Note. Ce devis est, dans les papiers de R. de Cotte, réuni aux lettres du marquis de Grammont. Il est possible qu’il se rapporte en effet à la construction de Besançon ; mais rien ne le prouve expressément.

Restauration du Pont Neuf de Toulouse.

460. Procès-verbal et devis des ouvrages qu’il convient faire aux piles du Pont Neuf de Toulouse, pour les empêcher d’écrouler, fait par Henry Gautier, ingénieur, le 30 octobre 1713 [II] (829).

Plans 826 à 828. Plan, élévation et coupe d’une partie du Pont-Neuf de la ville de Toulouse.

Note. Le Pont Neuf de Toulouse avait été construit au xvie siècle, à partir de 1543. En 1626, il ne restait qu’une arcade à faire. Les meilleurs architectes y travaillèrent sous la direction de Nicolas Bachelier, dont le fils Dominique, aidé de Souffron, acheva la construction. Sous Louis XIV, Fr. Mansart éleva sur la rive gauche, au bout du pont, un massif arc de triomphe. Le pont avait été endommagé par suite du déplacement perpétuel des courants, et surtout du rude hiver de 1709.

461. Copie d’une lettre de Ricquet (à R. de Cotte?) [II] (829).

Il s’excuse de ne pouvoir indiquer un bon procédé pour la restauration du pont de Toulouse. Le plan proposé par M. Gautier n’aura qu’un effet limité. Il imagine de mettre des enveloppes aux piles; mais elles rétréciront les arches et l’eau les attaquera vite. Il vaudrait mieux, peut-être, mettre chaque année une arche à sec à l’aide de batardeaux, et « bâtir tout le dessous, entre les pilliers, fort solidement sur l’épaisseur de 3 à 4 pieds ». De Cotte ferait bien de consulter, au sujet de ces réparations, un des ingénieurs qui ont réparé le Pont Notre-Dame, rétabli le Pont Marie ou construit le Pont Royal à Paris.

Page 1