‹ Inventaire des papiers manuscrits du cabinet de Robert de Cotte, premier architecte du roi (1656-1735) et de Jules-Robert de Cotte (1683-1767) conservés a la Bibliothèque nationaleChapitre 74 sur 116 · CHAPELLE DU CHATEAU DE FRESCATI · texte numérisé non relu

CHAPELLE DU CHATEAU DE FRESCATI

468. Lettre de Gerbier à R. de Cotte. De Rennes, le 24 janvier 1716 [II] (833).

Il expose son projet de restauration et de reconstruction de l’église et, en même temps, attaque violemment celui de son confrère Huguet qu’il accuse de mauvais procédés et d’indélicatesses.

Chapelle du château de Frescati ( près Met%).

469. Lettre de René Chauveau à R. de Cotte. De Metz, le 14 juillet 1716 [II] (702).

Il lui envoie le plan de la chapelle du château construit par l’évêque de Metz, lui indique l’état des travaux et les critiques qu’en fait l’évêque : trop grosse épaisseur des murs, trop petite dimension des vitraux. Il essaye de les réduire à néant. L’évêque a choisi comme dessus d’autel un bas-relief dont Chauveau a fait le modèle. Enfin il expose differents détails de son plan.

Plans 686. Plan général du château de Frescati, appartenant à M. l’évêque de Metz. — 687-688. Plan du rez-de-chaussée et premier étage dudit château. — 689. Autre plan dudit château et cours. — 690. Élévation de la façade des basses cours. — 691-692. Deux plans de la chapelle dudit château. — 693-694. Élévation de la façade de ladite chapelle et de la porte d’entrée. — 695. Élévation d’un des côtés de ladite chapelle. — 696. Coupe de ladite chapelle et élévation de l’autel. — 697. Coupe idem et élévation de la porte d’entrée. — 698. Coupe de ladite chapelle sur sa longueur. — 699-700. Deux dessins, savoir un de fronton, l’autre de dessus de porte.

Notes. René Chauveau est le frère d’Évrard Chauveau. On trouvera des détails sur sa vie et sur ses travaux à Frescati dans la Vie de François Chauveau et de ses deux fils, Evrard, peintre, et René, sculpteur, par Papillon, rééditée par Arnauldet, Chéron, Montaiglon, 1854, p. 34. — Frescati est sur la rive gauche de la Moselle, à six kilomètres de Metz, commune de Moulins-lès-Metz. C’est en 1709 que M. de Coislin le fit commencer, pour donner du travail aux pauvres. Don Sébastien Dieudonné en dit, dans un mémoire manuscrit sur Metz : « Le château et les jardins de Frescati ont coûté plus de douze cent mille livres à Coislin. Le château fut bâti sous l’appareil du sieur Louis le père, l’orangerie et la basse cour par Louis fils. » Il y a aux archives de Metz un devis concernant le château. Le parc était très riche en sculptures. Le château a été complètement démoli en 1802 et reconstruit. — Le bas-relief dont il est question dans cette pièce est dessiné sur le plan n° 696.

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