STATUE DE LOUIS XIV — PALAIS ÉPISCOPAL DE VERDUN
duchesse s’engage à entretenir le château. Et pour en faire au préalable consater l’état, évaluer les revenus et prévoir les dépenses annuelles, le roi délègue R. de Cotte.
Note. Sur la duchesse de Berry et le château de Meudon, voy. de Grouchy, Meudon, Bellevue, ChaviJle, 1893, p. 66 et suiv.
Piédestal de la statue de Louis XI F à Montpellier.
476. Devis des ouvrages et tailles de marbre pour la construction d’un piédestal de la figure équestre de Louis le Grand, qui doit être posée à la place du Peyrou à Montpellier; par de Cotte. A Paris, le 2 octobre 1717 [I] (411).
Plans 408. Plan de la place Louis le Grand, à Montpellier. — 409. Plan et élévation du piédestal de la figure équestre de ladite place.
Note. La statue équestre de Louis XIV sur la place du Peyrou fut érigée le 27 février 1718 et renversée le 2 octobre 1792. La statue actuelle, modelée par Debay père et fondue par Carbonneaux ne date que de 1838.
477. Devis des qualités et épaisseurs des marbres qu’il convient employer à la construction du piédestal de la figure équestre de Louis XIV à Montpellier [I] (411).
Palais épiscopal de Verdun.
478. Lettre de M. d’Ormesson à R. de Cotte. De Paris, le 11 mars 1722 [IV] (1550).
Il le remercie de vouloir bien visiter le palais épiscopal de Verdun et se charger des nouvelles constructions. Les fonds seront fournis par la vente d’une partie des bois de l’évêché. La besogne ne peut être mieux conduite que par lui, et le Conseil d’État ne peut s’appuyer sur un avis plus compétent.
Plans 1525-1526. Plan du palais épiscopal de Verdun tel qu’il était en l’année 1724. — 1527. Façade dudit palais ancien du côté de la cour. — 1528. Autre
Inventaire de R. de Cotte.
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façade idem du côté du jardin. — 1529-1530. Plan du bâtiment neuf dudit palais, haché à l’encre. — 1531- Plan en grand des caves dudit palais, lavé en rouge. — 1532. Plan du grand étage dudit palais, aussi lavé idem. — 1 533- Plan de l’attique idem. — 1534-1535. Deux autres plans en petit dudit palais, lavés idem. — 1536- 1549. Brouillons au crayon concernant ledit palais.
Notes. M. d’Ormesson, signataire de cette lettre, est sans doute Henri-François de Paule Le Fèvre d’Ormesson, né en 1681, mort en 1756, qui fut maître des requêtes, membre du Conseil des Finances, plénipotentiaire pour régler les affaires de la Lorraine, conseiller d’État, intendant des finances et membre du Conseil royal des Finances. — Le palais de l’évêché de Verdun, construit par R. de Cotte, est au moins le quatrième qui fut bâti. Le précédent datait du xvie siècle. Dès son arrivée, l’évêque Charles-François d’Hallencourt le condamna. R. de Cotte confirma cette condamnation dans un rapport qu’il fit en 1724, après une visite à Verdun, et qui doit se trouver à Verdun ainsi que d’autres documents de l’architecte. (Voy. Clouet, Histoire de Verdun, p. 493 et suiv.). Les constructions, commencées en 1725, n’étaient pas terminées en 1754, à la mort de l’évêque d’Hallencourt. Les bâtiments, très vastes, sont d’ailleurs assez peu intéressants. De Cotte en donna les plans, et son élève Jossenay dirigea les travaux.
479. Arrêt du Conseil d’État. De Versailles, le 25 janvier 1724 [Ms. 7801, p. 420-421] (1550).
Il est ordonné à R. de Cotte de dresser procès-verbal des bâtiments de l’évêché de Verdun qui peuvent subsister, de ceux qui doivent être détruits et de faire un plan et devis des constructions. — Arrêt rendu à la requête de l’évêque de Verdun qui indique que le procès-verbal de visite du grand maître des eaux et forêts aux bois de l’évêché de Verdun constate la nécessité de coupes importantes : ces coupes produiront des sommes considérables qu’on ne saurait mieux employer qu’à la reconstruction et restauration du palais.
480. Procès-verbal de la visite faite le 26 mai 1724 par R. de Cotte à l’évêché de Verdun, précédé d’une copie de l’arrêt du Conseil d’État du 25 janvier 1724 [Ms. 7801, p. 424-435] (1550).
Après une description minutieuse du palais, des jardins, des communs, et un devis détaillé de réparations urgentes qui s’élèvent à 90.406 L, le procès-verbal conclut à la reconstruction du palais, en laissant toutefois subsister la chapelle et la porte d’entrée principale.
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481. Lettre de Charles-François d’Hallencourt, évêque de Verdun, à R. de Cotte. De Verdun, le 15 juin 1724 [IV] (1550).
Il n’a pas reçu de ses nouvelles depuis sa visite à Verdun. Le Parlement de Metz fait quelques difficultés pour enregistrer l’arrêt et les lettres patentes concernant la réformation générale des bois de l’évêché et leur coupe, parce que toutes ces opérations se font par l’autorité du Conseil d’Etat et non dudit Parlement. Cette opposition retarde l’adjudication des bâtiments ; aussi l’évêque cherche le moyen de la supprimer : intervention du garde des sceaux, du contrôleur général ou nouvel arrêt du Conseil dispensant de l’enregistrement. Il entretient ensuite de Cotte du plan arrêté pour les constructions nouvelles et lui propose quelques modifications. Il souhaite en terminant le bonjour à Delespée et à Jossenay.
Note. Delespée et Jossenay, architectes tous deux, avaient sans doute accompagné de Cotte dans son voyage à Verdun. Denis Jossenay était membre de l’Académie d’architecture depuis 1717. En 1739, ü fut nommé professeur et mourut en avril 1748. Delespée construisit, en 1737, le chœur de Notre-Dame de Bon- Secours. Il était de l’Académie depuis 1728 et mourut en 1762.
482. Lettre de Guillain à R. de Cotte. De Frescati, le 17 juin 1724 [IV] (1550).
Il le remercie de sa protection, obéira à ses ordres et s’efforcera de satisfaire l’évêque de Verdun.
Note. Il est probable que Guillain travaillait à Frescati sous les ordres de R. de Cotte qui l’envoya ensuite à Verdun. Dans la lettre de l’évêque à de Cotte, [du 28 juin 1724 (pièce n° 483), on trouve à son sujet : « J’appréhende que ce Monsieur de Frascati qu’on appelle, je crois, M. Guillain ne soit pas assez au fait de vos idées et desseins pour emplacer la maison correctement. » Par la lettre du 27 avril 1725 (pièce n° 494) on voit que Guillain ne travailla pas longtemps pour l’évêque qui ne lui devait que [130 1. à son départ. On lit dans cette lettre : «Je n’avais point eu du tout de ses nouvelles et je ne scay pas même où luy écrire. Je scay bien qu’il conduit un bâtiment à Monsieur le baron d’Eltz (à Metz), mais je ne scay où lui adresser ma lettre. » Guillain eut comme successeur aux travaux de Verdun un certain Carié, qui prend le titre d’inspecteur du bâtiment.
483. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Ghâtillon-l' Abbaye. Le 28 juin 1724 [IV] (1550).
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Il l’entretient de ses difficultés avec le Parlement de Metz et le prie de lui envoyer au plus tôt plans, coupes, élévations. Il a fait estimer les bois qu’il veut vendre. L’évaluation est satisfaisante. On pourra prodiguer les glaces et mettre des doubles châssis à toutes les fenêtres. Il prie l’architecte de proposer l’achat de ses bois de construction — dont il fait l’éloge — aux marchands de Paris, et lui demande un état détaillé de ceux qu’il faudra réserver pour le palais. Il faudrait faire rendre un arrêt du Conseil pour commettre un régisseur des Bâtiments. Guillain de Frescati remplira-t-il bien ce poste ? Ne vaudrait-il pas mieux désigner Delespée ou Jossenay. Que de Cotte, enfin, fasse exécuter un plan en relief absolument indispensable au régisseur.
484. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 5 juillet 1724 [IV] (1550).
Il l’entretient de ses difficultés, non encore réglées, avec le Parlement de Metz et des protections qu’il a fait agir. Il a déjà fait estimer 452 arpents de bois sur les 1.300 qu’il doit vendre, et on les a évalués à 600 1. l’arpent. Ce sont, il est vrai, les plus beaux de tous. Néanmoins de Cotte voit qu’on ne manquera pas d’argent. Il peut faire préparer la menuiserie pour des glaces dans le grand cabinet d’assemblée, dans la chambre et le cabinet de l’appartement d’honneur, dans la chambre, le cabinet, les deux salons de l’appartement privé. Quant aux doubles croisées, on en mettra à toutes les fenêtres, sauf sur la cour. Il remercie l’architecte de ses plans et se réjouit de l’arrivée de Jossenay qui pourra diriger Guillain. Un prix a-t-il été convenu avec celui-ci ?
485. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Boucquemont, le 30 août 1724 [IV] (1550).
Les difficultés avec le Parlement de Metz sont réglées. Les bois pourront être vendus vers le 25 octobre, et l’adjudication des bâtiments pourra suivre immédiatement. Que de Cotte se hâte d’envoyer ses plans pour que l’on sache le bois qu’il faudra garder, — on l’achète-
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rait trois fois plus cher. N’y aurait-il pas lieu, pour décorer le bâtiment sur la cour, de sculpter entre les deux étages une frise qui continuerait sur les communs. Au-dessus de chaque arcade, et dans les entre-deux, on sculpterait les armes des évêques de Verdun avec leur nom et les dates de leur épiscopat. A droite et à gauche de la porte du vestibule, on pourrait mettre les armes des alliés de l’évêque.
486. Lettre de Ch. Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 5 septembre 1724 [IV] (1550).
Il résume la lettre précédente et prie de Cotte d’envoyer au plus tôt les plans et devis. Il suffira que le modèle en relief soit prêt dans trois mois. Delespée ou Jossenay seraient nécessaires, surtout pour la construction d’une terrasse par laquelle il est nécessaire de commencer, car elle doit donner le carré à tout l’édifice et servir à recevoir le déblai des fondations.
487. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 29 septembre 1724 [IV] (1550).
Il lui accuse réception des plans, devis et élévations de l’évêché, lui indique ceux qui manquent et fait quelques remarques de détail. L’adjudication doit avoir lieu le 25 octobre. Il serait bon que Guillain arrivât quelques jours avant pour aider le grand maître qui n’y entend pas plus en architecture que l’évêque lui-même.
Note. Le grand maître, dont il est déjà plusieurs fois question dans les lettres précédentes, est Jean-Baptiste Collart, chevalier, seigneur de Flize, conseiller du roi en ses conseils, grand maître enquêteur et général réformateur des eaux et forêts de France, au département de la Généralité de Metz et frontières de Champagne. Il était chargé de procéder à l’adjudication des bois à vendre et des bâtiments à construire pour l’évêque de Verdun.
488. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 30 septembre 1724 [IV] (1550).
Il a feuilleté les plans, depuis qu’il les a reçus, au moins autant que son bréviaire et indique les rectifications qu’il désire à sa chambre et à son cabinet. Que de Cotte presse l’arrivée de Guillain. Il insiste
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-encore pour que Jossenay vienne en personne. Il n’a reçu de devis que pour la maçonnerie; il en faudra pour la menuiserie, la charpenterie, la couverture et la serrurerie.
489. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 17 octobre 1724 [IV] (1550).
Il le remercie des explications relatives aux dimensions de sa chambre et lui rappelle tous les devis qui lui manquent. Peut-être serait-il bon de n’adjuger cette année que la terrasse. Les prix diminueront peut-être l’année suivante, et on aurait le temps d’en causer tout l’hiver. L’adjudication des bois aura lieu le 23 courant.
490. Avis d’adjudication des constructions de deux murs de terrasse pour le palais épiscopal de Verdun, adjudication fixée au 25 octobre 1724, contenant la qualité des matériaux, les travaux à exécuter et l’indication des rabais à consentir sur les prix d’adjudication..., suivi d’un procèsverbal de l’adjudication faite le 25 octobre au sieur Maurice Henry, de Verdun [IV] (1550).
491. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 26 octobre 1724 [IV] (1550).
Il le remercie de lui avoir envoyé Jossenay. L’adjudication des bois n’a pas été complète. On n’a vendu que pour 40.000 écus. Les marchands s’étaient entendus et voulaient la marchandise pour rien. Il a fallu rompre l’adjudication. On vient d’adjuger les terrasses. Elles ne coûteront pas, espère l’évêque, 35.000 1. Jossenay et Guillain plantent des jalons pour l’alignement. L’évêque ne pourra examiner le grand plan au crayon apporté par Jossenay qu’après le départ du grand maître et de sa suite.
492. Arrêt du Conseil d’Etat du 27 février 1725 [Ms. 7801, p. 422-423] (1550).
Les frais nécessaires aux constructions ordonnées au palais épiscopal de Verdun par arrêts du Conseil, et aux réparations des anciens bâtiments, seront réglés et arrêtés par de Cotte et payés des deniers provenant des bois de l’évêché sur états signés du grand maître des eaux et forêts.
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493. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 29 mars 1725 [IV] (1550).
Il arrive de Paris, remercie de Cotte de toute la peine qu’il prend et le met au courant des travaux. La muraille de la terrasse s’élève. Elle semble bien construite. L’inspecteur du bâtiment, Carié, assure qu’elle pourra porter quatre fois le poids qu’on lui imposera.
494. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 27 avril 1725 [IV] (1550).
Il a reçu le mémoire de Guillain apostillé et réduit à 130 1. Il ignore où lui écrire : il sait seulement qu’il conduit un bâtiment pour le baron d’Eltz. Rien de nouveau pour la construction. La pluie retarde le travail.
495. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à Jossenay, architecte. De Verdun, le 24 mai 1725 [IV] (1550).
Il s’excuse d’être resté si longtemps sans lui écrire. Guillain est venu à Verdun et a touché ses 130 1. Il pense faire une vente de bois le mois suivant, mais comme il n’ose pas en vendre beaucoup à la fois, il demande seulement qu’elle rapporte 50.000 francs pour permettre d’adjuger la maçonnerie, la charpente et la couverture. Pour faire des économies, on pourrait supprimer les deux pavillons en saillie sur le jardin. La terrasse avance doucement. Il indique l’état exact des travaux, qui coûteront plus cher qu’on ne l’avait cru.
496. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 19 juin 1725 [IV] (1550).
Il a reçu le plan modifié et il attendra de voir de Cotte pour lui communiquer quelques observations. La vente des bois a rapporté
55.000 1., ce qui, avec les 1 16.000 1. de l’année précédente, fait
1 81. 000 1. Il en reste à vendre pour 100.000 1. environ. La terrasse avance lentement, faute d’argent comptant, le payement des bois ne
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devant avoir lieu qu en octobre. L’évêque indique ce qui est achevé déjà; puis il s’occupe du mode de payement à employer pour Jossenay.
497. Lettre de Ch. -Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 22 juin 1725 [IV] (1550).
Il lui propose différentes modifications aux plans.
498. Lettre de Ch. -Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 17 juillet 1725 [IV] (1550).
Le mémoire de 6oo 1., qui doit être payé par le grand maître à Jossenay, n’est pas tout à fait en règle. On travaille au petit mur de la terrasse et on poussera le grand mur, cette saison encore, aussi loin que l’argent le permettra. C’est la pénurie de fonds qui a empêché de terminer. Il faut espérer que les deux murs seront finis en mai prochain, et que les maçons pourront commencer les fondations. L’évêque viendra à Paris vers la Toussaint. Il pourra discuter avec de Cotte les détails du plan.
499. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 25 novembre 1725 [IV] (1550).
Pendant les deux derniers mois, le beau temps aidant, la construction des terrasses a remarquablement avancé. Il y a pour plus de 25.000 1. d’ouvrage achevé, « et cela est miraculeux car tout cet ouvrage est fait sans argent ». Les échéances de payement des bois vendus vont arriver : on ne manquera plus d’argent. Cependant, on ne démolira la maison qu’après l’achèvement complet des terrasses. L’évêque indiquera à de Cotte, le mois suivant, pendant son séjour à Paris, quelques modifications au plan. On établira alors un projet définitif et on n’y reviendra plus.
500. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 27 février 1726 [IV] (1550).
Il profite d’un voyage de M. de Montesson pour envoyer des plans portant quelques modifications d’ordre pratique dont il n’a
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pu juger que sur les lieux. Le changement le plus considérable concerne le frontispice de la façade de la cour et l’adjonction, du côté du jardin, de deux petits corps de bâtiments avancés. Ces plans ont été dessinés par Carié. Que de Cotte les confie à Jossenay pour qu’il les étudie.
501. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. Du 6 mai 1726 [IV] (1550).
Relative à la construction d’une maison à Paris. Il énumère différents terrains qui pourraient servir, le cas échéant, et envoie par la même occasion l’inventaire de la terre de Caudeville avec l’état de ses revenus en 1719.
Note. Cette lettre serait incompréhensible sans les suivantes, qui indiqueront que l’évêque avait l’intention de se débarrasser de sa terre de Caudeville, à 17 lieues de Paris pour se faire construire un hôtel à Paris. L’acquéreur de cette terre devait être le fils de Robert de Cotte, et l’affaire devait se conclure dans les conditions suivantes qu’indique l’évêque : « Si ma terre luy convient bien on verra ce que vous devez l’acheter, on prendra sur le prix de la terre (de Caudeville) le prix du terrain (de Paris), l’on comptera ce qui restera du prix de la terre et l’on calculera ensuite les bâtiments qu’on pourra faire de ce restant. » (Lettre de l’évêque du 21 juin 1726. Pièce n° 504.) Le fils de R. de Cotte dont il est ici question n’est pas Jules Robert de Cotte, l’architecte, mais Jean Armand, prêtre, docteur de Sorbonne, chanoine de l’église de Paris, abbé de l’abbaye de Saint-Séverin. En 1729, il signa au mariage de sa nièce, Suzanne-Catherine, à Saint-Thomas du Louvre. Il portait alors le titre de grand vicaire de l’évêché de Verdun.
502. Lettre de Çh.-Fr. d’Hallencourt à R. de Çotte. De Verdun, le 24 mai
L’adjudication des maçonnerie, charpenterie et couverture de l’évêché aura lieu le 2 juillet, mais pour la forme seulement. On s’entendra de gré à gré. Il faut donc que Jossenay vienne à Verdun avec les plans, élévations et devis. Il lui faudra bien douze jours pour s’entendre avec les ouvriers. Il sera nécessaire aussi de mettre le grand maître au courant.
503. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 2 juin 1726 [IV] (1550).
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Il le remercie de lui envoyer Jossenay pour le 15 juin. Il travaillera jusqu’au 25 avec l’abbé Teinturier, le sieur Deulneau et les entrepreneurs. Tout sera prêt quand le grand maître arrivera. Il remercie également de Cotte de lui établir un plan de maison à Paris, mais il craint que le terrain choisi, trop petit, ne puisse convenir. Il en passe plusieurs autres en revue. Il désirerait que de Cotte le fils vît sa propriété avant que Jossenay ne quitte Paris.
Note. L’abbé Teinturier dont nous trouverons une lettre du 25 novembre 1731 (pièce n° 515), était peut-être le secrétaire de l’évêque. Le sieur Deulneau était chanoine de la cathédrale, comme l’indique la lettre de l’évêque du 27 novembre 1731 (pièce n° 516).
504. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 21 juin 1726 [IV] (1550).
Jossenay est arrivé. Il a montré le plan de la maison de Paris qui ne plaît décidément pas à l’évêque qui examine tous les autres terrains qui pourraient convenir. De Cotte, le fils, a-t-il visité Caudeville? Si la terre ne lui convient pas, il est inutile d’aller plus loin. Jossenay traite avec les ouvriers. Le nouveau ministère arrivera-t-il à faire circuler l’argent ? L’évêque critique les dernières mesures financières, entre autres l’arrêt sur les vieilles espèces rendu au rapport de M. Desforts.
505. Lettre de Carié, inspecteur des constructions de l’évêché de Verdun, à R. de Cotte, le 22 juillet 1726 [IV] (1550).
Au grand chagrin de l’évêque, on a été fort longtemps sans travailler, faute d’argent. Pour l’instant, on termine la partie du mur commencée lors du retour de Jossenay à Paris. Un éboulis s’est produit dont il parle longuement, puis il indique les travaux qu’on va entreprendre ; il espère que les murs de la terrasse seront terminés cette année encore.
506. Lettre de Çh.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De l’abbaye de la Charité en Franche-Çomté, le 2 septembre 1726 [IV] (1550).
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Il va demander au grand maître une ordonnance de payement pour régler le dernier voyage de Jossenay. Il ne peut donner des nouvelles des travaux de la terrasse, étant en voyage depuis plus d’un mois.
Note. Cette lettre est tout entière de la main de l’évêque. C’est la seule de toute la correspondance.
507. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 18 novembre 1726 [IV] (1550).
Il l’entretient, pour sa maison de Paris, d’un terrain situé à l’angle de la rue de Grenelle et de la rue des Bohèmes. Ce terrain coûterait 24.000 francs ; l’évêque indique dans quelles conditions il l’achèterait et le parti qu’on en pourrait tirer. Il se décidera à son arrivée à Paris. Dans deux jours, les travaux projetés au palais épiscopal pour cette campagne seront achevés. La terrasse sera terminée, sauf le socle et le parapet; le pavillon, qui est au bout, sera élevé jusqu’à la hauteur de la terrasse. On a rencontré dans la construction des substructions des difficultés qui sont énumérées.
508. Lettre de Carié à R. de Cotte. De Verdun, le 16 décembre 1728 [IV] (1550).
En examinant le plan en relief, l’évêque s’est aperçu de défauts dans la pente des combles. Il faudrait peut-être, l’évêque le désire, supprimer les mansardes au-dessus du salon et de la porte d’entrée. Les charpentiers locaux se tireraient mal de leur construction, et on économiserait le plomb et la main-d’œuvre. Que de Cotte veuille bien renvoyer les coupes des profils pour que les charpentiers préparent leurs bois et qu’on ne soit pas contraint d’attendre, comme pour les bâtiments de la boulangerie, dont la couverture sera achevée à la fin de la semaine.
509. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De Verdun, le 23 octobre 1731 [IV] [1550).
Les travaux avancent lentement. Une petite adjudication de bois a rapporté 25.000 1. L’évêque ne l’a pas faite plus importante
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parce qu’elle n’aurait pas rapporté le tiers de la valeur, tant il y a de bois sur le marché. Faute d’argent, on va ralentir les travaux, achever ce qui est commencé, à l’exception du gros pavillon entre la cour et le parterre. L’évêque indique tout le parti qu’il a tiré des démolitions, soit en se servant des matériaux, soit en les vendant : il a, par exemple, donné de vieilles vitres en compte au vitrier, de vieux plombs au plombier. Le serrurier, au contraire, a dû fournir tout le fer, car les vieux fers n’étaient pas prêts au moment où on en avait besoin. Il envoie six mémoires à régler pour que le grand maître puisse ensuite les ordonnancer.
509 bis. Extrait du montant des mémoires des ouvrages faits à Verdun jusqu’au 27 septembre 1727, que j’ai toisés et calculés... A Verdun, le 27 septembre 1727. Jossenay [IV] (1550).
Il s’agit d’ouvrages de maçonnerie, charpenterie, couverture, plomberie, sculpture. Le total est de 64.736 1. 15 s. 10 d.
510. Extrait des mémoires envoyés à R. de Cotte par Mgr l’évêque de Verdun, le 1er novembre 1731 [IV] (1550).
Ce sont des mémoires de démolition, serrurerie, plomberie, vitrerie, peinture, menuiserie.
511. Double d’une lettre de R. de Cotte à Gh.-Fr d’Hallencourt. Du il novembre 1731 [IV] (1550).
Il lui renvoie tous les mémoires du palais épiscopal examinés en compagnie de Delespée et Jossenay, et indique ceux qui ont été réduits. Le total des six mémoires est de 7.148 1. 12 s. et la réduction a été de 1.374 1- n s. 3 d. Il est nécessaire que les entrepreneurs détaillent mieux leurs mémoires et que Carié les vérifie en leur présence.
512. Observations de R. de Cotte concernant les mémoires qu’il a reçus relatifs à l’évêché de Verdun [IV] (1550).
Dans plusieurs des mémoires les articles ne sont pas assez exactement spécifiés. Pour la serrurerie, dont le total est réduit de
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3.858 1. 10 s. 9 d. à 2.838 1. 3 s. 6 d., de Cotte remarque que les ouvriers de Verdun sont plus chers que ceux de Paris quoiqu’ils aient le fer, le charbon, le logement. On n’aurait pas dû accepter le mémoire du plombier sans nom et sans date.
513. État des ouvrages [de serrurerie] faits et fournis par Louis Chottin pour le palais de Mgr l’évêque et comte de Verdun. Le 15 juillet 1726 [IV](1550).
Le total s’élève, après règlement, à 2.838 1. 3 s. 6 d. On lit à la fin : « Premier mémoire ne servant de rien. »
514. Lettre du sieur Chottin, serrurier, à R. de Cotte. De Verdun, le 23 novembre 1731 [IV] (1550).
Il ne peut accepter les règlements que lui impose de Cotte. Il a fait prix avec l’évêque et il a exécuté plus que le travail convenu. On ne peut prendre comme base de règlement les prix de Paris : la main-d’œuvre est plus chère à Verdun. Le fer coûte trois sols la livre. Il faut ensuite le façonner, et le charbon est très cher. Que de Cotte veuille bien régler le nouveau mémoire qu’on lui enverra, sans quoi Chottin est ruiné et acculé à la faillite.
515. Lettre de l’abbé Teinturier à R. de Cotte. De Verdun, le 25 novembre 1731 [IV] (1550).
Il plaide la cause de Chottin en invoquant les mêmes arguments que le serrurier dans la lettre précédente, et confirme que plusieurs des prix modifiés étaient convenus avec l’évêque.
Note. Voy. sur l’abbé Teinturier la lettre du 2 juin 1726 (pièce n° 503).
516. Lettre de Ch.-Fr. d’Hallencourt à R. de Cotte. De l’abbaye de la Charité, le 27 novembre 1731 [IV] (1550).
Il le remercie de s’être chargé du règlement des mémoires et est fort étonné que le nom des ouvriers ne soit pas marqué. Pour le sieur Chottin, dont de Cotte trouve le mémoire tellement exagéré, l’évêque va charger le chanoine Deulneau d’essayer de lui faire entendre raison. En même temps, Carié va dresser un état des ouvrages de serrurerie pour l’envoyer à R. de Cotte.
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517. Mémoire des ouvrages et fournitures de grosse peinture que François Fanart, maître peintre, a faits et fournis au palais épiscopal de Verdun. Réglé en 1731 [IV] (1550).
A la fin, on lit : « Mémoire ne servant de rien. »
518. Mémoire des ouvrages et fournitures de verrerie que François- Fanart, maître vitrier à Verdun, a faits et fournis au palais épiscopal de Verdun. Réglé en 1731 [IV] (1550).
A la fin, on lit : « Mémoire qui ne sert de rien. »
519. Lettre de François Fanart, maître vitrier, à R. de Cotte. De Verdun, le 25 novembre 1731 [IV] (1550).
Il expose dans quelles conditions il a passé les marchés de verrerie et de peinture, les raisons qui l’empêchent d’accepter les règlements proposés par de Cotte, et les difficultés qu’il a rencontrées dans l’exécution de son travail.
520. Même mémoire que le n° 518. Réglé le 4 mars 1732 [IV] (1550).
Le total, après règlement, s’élève à 462 1. 16 s. 2 d. A la fin, certificat de Claude Carié, du 13 janvier 1732, indiquant que les travaux ont été bien exécutés. Le règlement est de R. de Cotte.
521. Même mémoire que le n° 519. Réglé le 4 mars 1732 [IV] (1550).
Le total, après règlement, s’élève à 721 1. 3 s. A la fin, certificat de Claude Carié du 13 janvier 1732, indiquant que les travaux ont été bien exécutés. Le règlement est de R. de Cotte.
522. Lettre de Fr. Fanart à R. de Cotte. De Verdun, le 10 septembre 1732 [IV] (1550).
Il le supplie de ne pas réduire ses mémoires et annonce qu’il joint à la lettre des certificats prouvant que le verre et la couleur, venant de Rouen, coûtent plus cher à Verdun qu’à Paris.
PALAIS ÉPISCOPAL DE VERDUN
523. Lettre de Gh.-Fr. d’Hallencourt à R. de Çotte. De Verdun, le 11 septembre 1732 [IV] (1550).
Il lui envoie les mémoires de Fanart. Peut-être serait-il juste de tenir compte à l’entrepreneur des risques que court le verre. Quant à la peinture, elle est sûrement moins chère à Verdun qu’à Paris, et de Cotte fera ce qu’il voudra. A l’avenir, on prendra les ouvriers hors Verdun. L’évêque entretient ensuite de Cotte des affaires d’un protégé, le sieur Royer, vicaire d’Autrecour, qui vient d’être nommé à cette cure. Il juge sévèrement le lit de justice du 3 septembre 1732, et demande des nouvelles du fils de R. de Cotte dont il n’a pas entendu parler depuis longtemps.
524. Lettre de Fr. Fanart à R. de Cotte. De Verdun, le 12 septembre 1732 [IV] (1550).
Il proteste de nouveau contre la réduction d’un cinquième que lui propose de Cotte et produit quatre certificats tendant à prouver que les prix qu’il demande sont bien les prix courants de Verdun.
525. Début d’un brouillon de projet pour le rétablissement des logements de l’auditoire et celui de l’escalier de l’évêché de Verdun, accompagné d’un fragment de devis [IV] (1550).
Note. C’est un devis de réparation, fait peut-être avant qu’on ait décidé la reconstruction totale.
526. Mémoire indiquant le prix des matériaux à Verdun [IV] (1550).
527. Détail général du bâtiment du palais épiscopal de Verdun [IV] (1550).
La maçonnerie s’élève à 189.023 1., la charpenterie à 32.861 L, la couverture à 9.350 L, la plomberie à 10.000 L, le gros fer à 12.500 L, les rampes à 1.200 L, les menuiserie, menue serrurerie et vitrerie à 43.649 1.
528. Début d’un brouillon du détail des bâtiments du palais de Verdun [IV] (1550).
PALAIS ÉPISCOPAL DE VERDUN
529. Devis des ouvrages de maçonnerie pour la construction d’un palais épiscopal que Monsieur l’évêque de Verdun est obligé de rebâtir à Verdun... [IV] (1550).
Brouillon inachevé.
530. Brouillon de devis concernant les murs de pierre et de maçonnerie de l’évêché de Verdun [IV] (1550).
531. Détail du prix d’une toise cube de maçonnerie en moellons [IV] (1550).
532. Fragment de brouillon du devis de la maçonnerie du palais épiscopal de Verdun [IV] (1550).
533. Brouillon d’un détail des ouvrages de charpénterie, de couverture, de plomberie, de menuiserie, vitrerie, menue serrurerie, décoration, etc., du palais épiscopal de Verdun [IVJ (1550).
Le total général est de 308.803 1. Au dos est une récapitulation de la dépense totale qui s’élève à 315.520 1.
534. Double du mémoire des modèles de bois en relief du palais épiscopal de l’évêché de Verdun, suivant les ordres de Mgr l’évêque, et conformément aux dessins de M. de Cotte..., lesdits modèles faits par Deschamps, menuisier, commencés en l’année 1726 et finis en 1727 [IV] (1550).
Le total de ce mémoire, qui était de 3.594 1. 10 s. est réduit par de Cotte à 1.610 1.
535. Brouillon de devis de « légers ouvrages >' du palais de Verdun [IV] (1550).
Le total s’élève à 2.500 1.
536. Fragment de devis au crayon relatif au palais de Verdun [IV] (1550).
537. Note indiquant la distance de Verdun à Châlons, le prix d’une marchandise (qui n’est pas spécifiée) de Verdun à Châlons, le prix du transport à Châlons et les moyens de transport [IV] (1550).
Note. Cette note est peut-être relative aux bois que vendait l’évêque.