CONSTRUCTION DU LOUVRE
et depuis l’encoignure de la rue des Poulies, rue Saint-Honoré, jusqu’au monastère des Feuillants ; il est défendu aussi de réparer celles qui tombent en ruines et qui devront être vendues au roi après estimation d’experts .
17. Alignement et recolement opérés le 27 août 1697 entre Sa Majesté et le sieur et damoiselle Paulmier, par les architectes jurés François Doussot pour le roi et Jacques Mazière pour le sieur et damoiselle Paulmier, d’un mur mitoyen séparant le magasin des marbres de Sa Majesté, rue Saint-Nicaise , d’avec le principal corps de logis et la cour desdits sieur et damoiselle Paulmier [VI] (2389).
18. Soumission du sr Paulmier et de sa femme pour une écurie, remise de carrosse et petit corps de logis qu’ils ont fait construire au derrière de leur maison, rue Saint-Nicaise, le 12 septembre 1698 [VI] (2389).
Les bâtiments nouveaux n’ont pu être construits qu’avec l’autorisation de Villacerf, la rue Saint-Nicaise étant comprise dans les terrains réservés au Louvre. L’autorisation a été accordée en échange de l’engagement des propriétaires de n’exiger aucune indemnité nouvelle si le roi achetait leurs deux maisons.
Note. La rue Saint-Nicaise fut en effet expropriée en partie. On lit dans Saint- Victor, Tableau historique de Paris (1808-1810), t. I : « Une partie de cette rue a été démolie pour la construction de la galerie septentrionale du Louvre »
19. Copie de la soumission du sr Thouin pour une petite maison qu’il a fait construire au bureau des carrosses de la suite de la Cour, rue Saint-Nicaise, le 20 septembre 1698 [VI] (2389).
La rue Saint-Nicaise se trouvant comprise dans les plans d’achèvement du Louvre, le sieur Thouin n’est autorisé à construire qu’à condition de s’engager à ne réclamer aucune indemnité pour le nouveau bâtiment si le roi venait à acheter sa maison.
20. État et estimation de plusieurs maisons appartenant au roi, à Paris, quartier du Louvre [V] (2183).
Ces maisons sont situées sur le terrain prévu pour l’achèvement du Louvre. Il y en a quatre rue Saint-Vincent, évaluées à 18.000 L,
TUILERIES ET CHAMPS-ELYSEES
n. ooo L, 14.000 1., 5.000 L; deux rue Saint-Honoré, évaluées à
5.000 et 8.000 L; trois rue du Chantre, évaluées à 12.000 1.3
8.000 L, é.000 L; deux rue Froidmanteau, évaluées à 6.000 1. et
4.000 1. ; une rue de Beauvais, évaluée à 3 .000 1. ; cinq rue Champfleury, évaluées à 4.000 L, 10.000 1., 3.000 L, 6.000 1., 3.000 L; une au bout du cul-de-sac des Prêtres de l’Oratoire, évaluée à
40.000 L; une rue du Coq, évaluée à 9.000 1. — Les noms des locataires, les charges et impositions qui grèvent les maisons sont indiqués.
Note. Le plan auquel se rapportait cette pièce et que signalent des notes marginales n’est pas dans les papiers de R. de Cotte.
21. Extrait de l’estimation des maisons appartenant au roi dans l’enceinte du dessin du Louvre, louées au profit de Sa Majesté [VJ (2183).
Estimation de trois maisons rue du Chantre, une rue Froidmanteau, deux, rue Saint-Honoré, une rue Saint-Vincent. Des prix (sans doute de location) sont marqués dans les marges, au crayon. Les locataires sont Coysevox, Legrand, la veuve Touvelle, Cassin, Vivien, Lereiste, Roze serrurier.
Tuileries et Champs-Élysées.
22. Arrêt du Conseil d’État du 10 février 1664, relatif aux maisons adossées aux murs du palais des Tuileries et aux bâtiments faits sur les murs desdits palais et jardins, et sur l’alignement du gros pavillon du côté de la grande écurie [Ms. 7801, p. 3 et 4] (1433).
Les propriétaires devront démolir leurs bâtiments et retirer leurs matériaux dans le délai d’un mois à dater de la signification de l’arrêt, le roi voulant parfaire son palais, et l’autorisation de bâtir n’ayant été accordée qu’à condition de rendre la place en cas de continuation dudit palais. — A la fin de la pièce, signification de l’arrêt au sieur Mitton, conseiller du roi, trésorier de l’extraordinaire des guerres, en son domicile, dans la maison dont il est propriétaire sur l’alignement du gros pavillon.
TUILERIES ET CHAMPS-ELYSEES
23. Mémoire pour accompagner le plan du palais des Tuileries. Le 8 novembre 1700 [VI] (non num.).
24. État des baraques qui sont établies dans la place du Carrousel, à Paris, avec le nom de ceux qui les occupent et ce qu’ils payent [VI] (2383).
Le total du produit annuel de ces baraques est de 66 4 1. 8 s. — A la fin de la pièce, on lit : « Je donne à M. l’abbée Boiseau (?) pour distributions à mes gens de livrées, les mêmes baraques que M. le duc d’Antin avait accordez aux siens pour en recevoir les loyers à commencer du premier janvier 1737. — Le cardinal Fleury. »
25. Arrêt du Conseil d’État du 14 juillet 1667, relatif à l’estimation des terrains, derrière le palais des Tuileries, jusquà Ghaillot [Ms. 7801, p. 7 et 8] (1433).
Cette estimation est ordonnée, les propriétaires n’ayant pas représenté les titres en vertu desquels ils jouissent des terres et les baux faits depuis 15 ans, malgré l’arrêt du 28 avril.
26. Arrêt du Conseil d’État du 24 août 1667, relatif aux terres sises derrière le jardin des Tuileries jusqu’à la montagne de Chaillot et depuis le bout du cours la Reine jusqu’au Roule [Ms. 7801, p. 5 et 6] (1433).
Défense aux propriétaires, détenteurs ou fermiers de labourer et ensemencer lesdites terres, le roi ayant résolu de les planter d’avenues d’arbres pour l’embellissement des Tuileries et ayant enjoint déjà, par arrêt des 28 avril et 16 juillet 1667, à tous les détenteurs de représenter leurs titres.
27. Procès-verbal d’arpentage et estimation des maisons, marais et autres héritages que le roi veut acquérir pour l’augmentation des plants d’arbres des Champs-Élysées [V] (1617).
Assistaient aux opérations Robert de Cotte, Hennin, La Motte, Gabriel, Mollet, Desgotz, intendants et contrôleurs généraux des Bâtiments, assistés de Delépine, architecte expert, et de Dubois, géographe et arpenteur ordinaire du roi. Le prix d’expropriation, les indemnités aux locataires sont prévus.
TUILERIES ET CHAMPS-ÉLYSÈES
Plans 1615. Plans du cours la Reine et des Champs-Élysées, avec partie du faubourg Saint-Honoré. — 1616. Autre plan idem, coté et chiffré. — 2353. Plan d’un projet de place à l’entrée des Champs-Élysées. — 2354 à 56. Plans et élévations de l’entrée des Champs-Élysées. — 2357-2358. Plans généraux des Tuileries et des Champs-Élysées. — 2359. Élévation d’un autre projet pour l’entrée des Champs-Élysées. — 2379. Plan d’une partie de la ville de Paris du côté des Champs-Élysées .
Notes. Les Champs-Élysées ou Grand Cours furent pour la première fois plantés d’arbres en 1670. Ils se régularisèrent petit à petit. En 1723, d’Antin les fit replanter presque complètement ainsi que le cours la Reine où « il fit la cérémonie de replanter lui-même le premier de ces arbres et attendit que les autres le fussent, ce qui fut exécuté en trois heures de temps. » Ces acquisitions de maisons se rapportent certainement à tout le plan que le duc avait entrepris de réaliser dans ce coin de Paris auquel il s’intéressait particulièrement. Comme on le verra par la pièce suivante, les plans exécutés par d’Antin avaient été déjà conçus par Colbert quand il planta d’ormes le Grand Cours.
28. Procès-verbal d’arpentage et d’estimation des terres, prés et marais, maisons que le roi veut acquérir pour l’augmentation des plants d’arbres des Champ-Élysées, et ce, depuis le cours la Reine jusqu’au grand égout de Chaillot, suivant l’arrêt du Conseil d’Etat du Roi du quatorze juillet mil six cent soixante sept, sous Monsieur le Marquis de Colbert [V] (1617).
Les terres appartenant à 15 propriétaires ont une superficie de 65 arpents 15 perches et sont estimées 139.435 1. Étaient présents aux opérations Robert de Cotte et Lassurance, de Cotte fils, de La Motte, Gabriel, Mollet, Desgotz, intendants et contrôleurs généraux des Bâtiments, de Lespée, expert, et Jacques Dubois, géographe et arpenteur ordinaire des Bâtiments. A la fin de la pièce, « Récapitulations des quantitez et évaluations des sommes contenues en cest Estât » .
29. Autre procès-verbal d’arpentage et d’estimation de terres en face du jardin et du palais des Tuileries et Champs-Élysées [V] (1617).
Assistaient aux opérations Robert de Cotte, Delauvergne, de La Motte, Gabriel, Mollet, Desgotz, intendants et contrôleurs généraux des Bâtiments, assistés de Matis, géographe et arpenteur ordinaire des Bâtiments. Les terres appartiennent à 19 propriétaires et sont évaluées à 91.937 1. A la fin de la pièce : « Récapitulation des sommes... »