‹ Inventaire des papiers manuscrits du cabinet de Robert de Cotte, premier architecte du roi (1656-1735) et de Jules-Robert de Cotte (1683-1767) conservés a la Bibliothèque nationaleChapitre 83 sur 116 · GRAND DOYENNÉ ET CATHÉDRALE DE STRASBOURG · texte numérisé non relu

GRAND DOYENNÉ ET CATHÉDRALE DE STRASBOURG

ISO

Grand doyenné et Cathédrale de Strasbourg .

556. Lettre du prince Frédéric de La Tour d’Auvergne à R. de Cotte. De Strasbourg, le 9 avril 1728 [III] (1258).

Il a reçu une lettre de R. de Cotte avec le plan de deux tribunes pour la cathédrale. On va exécuter incessamment celles-ci. Au contraire, l’allongement du chœur est retardé. Il a envoyé à M. du Maupin, à Paris, les mesures des trois cheminées en marbre à poser au doyenné. Que de Cotte veuille bien se charger du marché. C’est le chapitre qui fournit l’argent. Le prince l’enverra dès qu’il le faudra.

Plans 1220. Élévation de la façade et tour (de la cathédrale). — 1221. Plan du choeur et des tribunes de la cathédrale. — 1222. Idem avec profil au crayon.

Notes. Pour l’allongement du chœur, d’autres dessins furent demandés à Le Chevalier. On lit, en effet, dans la lettre de Le Chevalier du 28 octobre 1730 (pièce n° 567) : « Monseigneur l’archevêque de Vienne m’a donné ordre de faire un plan pour allonger, à ses frais, du consentement des chanoines, le chœur de la cathédrale. Le sieur Saussard m’a remis un plan de vous qui ne peut s’exécuter, ne vous ayant pas envoyé le plan de l’église... » Il n’est pas certain que le projet de Le Chevalier lui-même ait été exécuté. Dans la même lettre, il dit : « Si ces Messieurs veulent augmenter ou diminuer sur ce projet, je leur laisserai faire par qui bon leur semblera. » — En 1727, le grand doyenné avait été reconstruit par l’architecte Armand Lagardelle (Seyboth, op. cit., p. 216). Il se trouvait dans la rue des Juifs (Voy. Hautemer, Description historique et topographique de la ville de Strasbourg , 1785, p. 55). Le prince Frédéric de La Tour d’Auvergne était grand doyen de Strasbourg.

557. Brouillon d’un mémoire de trois cheminées de marbre du grand doyenné, suivant les dessins de R. de Cotte [III] (1258).

558. Engagement d’Antoine Gisquain, maître marbrier, rue de Verneuil, à Paris, d’exécuter, sur les dessins de R. de Cotte, trois cheminées pour l’hôtel du prince Frédéric d’Auvergne, à Strasbourg. Le 1er mai 1728 [III] (1258).

Le prix total est fixé à 1.150 L, et la livraison aura lieu fin juillet.

Page 1