‹ Inventaire des papiers manuscrits du cabinet de Robert de Cotte, premier architecte du roi (1656-1735) et de Jules-Robert de Cotte (1683-1767) conservés a la Bibliothèque nationaleChapitre 95 sur 116 · HÔTEL DE LA TOUR ET TAXIS, A FRANCFORT · texte numérisé non relu

HÔTEL DE LA TOUR ET TAXIS, A FRANCFORT

Plans 1387-1388. Plan général de l’ancien palais pour l’ambassade de France à Constantinople, avec un projet pour un nouveau. — 1389 à 1391. Autre plan dudit palais et celui des Capucins. — 1392-1393. Élévation dudit plan ancien. — 1394-1395. Profil dudit palais idem. — 1396-1397. Élévation du bout dudit palais idem. — 1398-1400. Trois plans projetés pour la construction d’un palais nouveau. — 1401-1402. Élévation pour ledit nouveau palais. — 1403-1405. Trois projets idem pour ledit nouveau palais. — 1406-1408. Trois élévations idem.

Notes. Le sieur Vigny fut, selon Lance, admis à l’Académie d’architecture en 1723. Il donna sa démission en 1758. On ignore la date de sa mort. On trouvera des renseignements complémentaires sur lui dans Bauchal, Dictionnaire des Architectes, p. 567. — C’est peut-être le palais dont il est ici question que voulut embellir, en 1817, l’architecte Huyot voyageant en Turquie. Le palais actuel de l’ambassade a été construit, vers 1840, par l’architecte Laurecisque.

737. Mémoire de tous les dessins du vieux et nouveau palais de l’ambassadeur de France à Constantinople [IV] (1409).

Inventaire incomplet des plans signalés pièce précédente. Neuf plans seulement sont énumérés.

Hôtel de La Tour et Taxis , a Francfort.

738. Lettre du prince de La Tour et Taxis à R. de Cotte. De Bruxelles, le 20 octobre 1727 [III] (1202).

Il le remercie d’avoir examiné et modifié le plan de son hôtel de Francfort, et lui demande comment il pourra lui témoigner sa reconnaissance.

Plans 1198. Plan au crayon du rez-de-chaussée d’un palais au prince de La Tour et Taxis, en la ville de Francfort. — 1199* Autre plan idem. — 1200. Autre plan idem, rez-de-chaussée et premier étage. — 1201. Élévation dudit palais sur le jardin.

Note. Voir les notes de la pièce n° 651.

739. Brouillon d’un mémoire de R. de Cotte accompagnant des plans qu’il avait donnés pour l’hôtel du prince de La Tour et Taxis, à Francfort. Fait à Versailles, le 8 septembre 1728 [III] (1202).

COMPTES DES BATIMENTS

Il expose minutieusement toutes les modifications qu’il fait subir aux plans qu’on lui envoie, et les raisons qui l’ont guidé dans ces modifications.

Note. Il y a aux Archives de La Tour et Taxis, à Regensbourg, un rapport de R. de Cotte concernant ledit hôtel, signalé par Renard, op. cit. Peut-être est-ce le même que celui-ci.

PIÈCES DIVERSES

Comptes des Bâtiments .

740. Mémoire des dépenses que le roi a faites dans ses Bâtiments, depuis l’année 1664 jusqu’en l’année 1690 inclusivement, (par Marinier) [Ms. 7801, p. 36 à 69] (1428).

On lit dans l’avant-propos : « Le plan que l’on s’est proposé, dans cet ouvrage, a esté de supputer la dépense qui a été faite pour chaque maison royalle en chacune année, et composer un total de ce que chaque maison a cousté au roy pendant les vingt et une années de ces mémoires. Et à l’esgard de Versailles seulement, on a encore distingué ce qui a esté dépensé pour chaque nature d’ouvrage. Ensuite de ces chapitres particuliers, on a composé un chapitre général qui contient le total des dépenses que le roi a faittes dans ses Bâtiments depuis l’année 1664 jusqu’en 1690 inclusivement. » Le total général des dépenses des Bâtiments, de 1664 à 1690, est de 153.282.827 1. 10 s. 5 d.

Note. On lit, sur ce document important, dans les Comptes des Bâtiments du Roi sous le règne de Louis XIV, publiés par M. J. -J. Guiffrey, 1. 1, Introduction, p. xxi : « Un commis de Jules Hardouin Mansart, nommé Marinier, avait dressé, dès le commencement du xvme siècle, un état détaillé de la dépense de chaque palais... La récapitulation de Marinier, destinée au surintendant des Bâtiments, resta longtemps enfouie dans les bureaux, et ainsi put se répandre la fameuse anecdote qui montre Louis XIV jetant au feu les comptes de Versailles. La légende fit son chemin, malgré les réserves de Voltaire, à qui les Comptes authentiques furent communiqués. Cette fable ridicule était considérée à l’égal d’une vérité historique, d’un article de foi, et ceux qui s’en servaient pour accabler la mémoire de Louis XIV

COMPTES DES BATIMENTS

ne se faisaient pas faute, selon l’usage, d’ajouter quelques broderies au récit primitif, et de chercher à embellir l’anecdote. Grâce à ces additions successives, vers la fin du xvme siècle, les frais de construction de Versailles 11’étaient pas évalués à moins de quatorze cent millions.

« Tel était l’état de la question lorsque le relevé de Marinier tomba entre les mains d’un homme honnête, intelligent, connaissant par métier le prix des choses, et ne se payant pas de mots. L’architecte Charles-Alex. Guillaumot, possesseur du mémoire de Marinier, demanda vainement, sous le règne de Louis XVI, l’autorisation de le comparer aux registres originaux. Il ne put obtenir cette communication ; mais bientôt la Révolution lui fournit l’occasion de pénétrer dans les bureaux, et d’acquérir la preuve ardemment recherchée. Toutefois, les circonstances n’étaient pas favorables pour mettre au jour un travail tout à l’avantage de l’ancienne monarchie. La publication d’une pareille découverte eût suffi à rendre son auteur suspect. Guillaumot se tut ; quand des temps plus calmes revinrent, il se décida enfin à exposer au public le résultat de ses investigations. Il les résuma dans

une courte brochure Malgré son immense intérêt, ce travail passa presque

inaperçu. Il serait oublié depuis longtemps si le hasard ne l’avait fait tomber entre les mains de deux historiens qui, en le mettant à profit, rendirent à son auteur pleine justice. Le cardinal de Bausset jugea ce mémoire « si intéressant par son objet, si curieux et si exact dans ses détails » qu’il le reproduisit en entier dans les pièces justificatives de son Histoire de Fénelon. C’est par cette réimpression que le connut d’abord Gabriel Peignot. L’érudit bibliophile songeait lui-même à le réimprimer pour la seconde fois afin de le répandre davantage, quand il découvrit au fond d’un magasin de libraire trois copies in-8 des Comptes des Bâtiments pour les années 1664, et *666. Cette trouvaille venait à point corroborer l’exactitude des chiffres fournis par Guillaumot. »

La brochure de Guillaumot était intitulée : Observations sur le tort que font à V architecture les déclamations hasardées et exagérées contre les dépenses qiC occasionnent la construction des monuments publics, par A. Guillaumot, architecte, administrateur de la manufacture des Gobelins...

Voici comment Guillaumot, p. 29 et 30, décrit le manuscrit de Marinier qu’il possédait : « C’est un folio relié en maroquin rouge, orné de festons et filets d’or, doré sur tranches, avec un cartouche au milieu aux armes de Hardouin Mansart, surintendant des Bâtiments, auquel il est dédié. » Cette description ne correspond pas au manuscrit qui se trouve dans les papiers de R. de Cotte. Si le travail de Marinier ne fut pas imprimé au xvme siècle, il fut donc, au moins, copié à plusieurs exemplaires.

741. Ordonnance du roi, du 13 février 1688, relative à l’approbation, par la Chambre des Comptes, des dépenses des Bâtiments [Ms. 7801, p. 317- 318] (1432).

Malgré les règlements antérieurs, la Chambre des Comptes devra adopter les comptes des Bâtiments sur production, par le trésorier en exercice, des ordonnances du surintendant des Bâtiments, du toisé

Inventaire de R. de Cotte

COMPTES DES BATIMENTS

fait en présence du contrôleur des Bâtiments et des quittances des intéressés.

Note. L’ancien répertoire indique à tort sous le n° 1432 des édits concernant les trésoriers des bâtiments.

742. État au vrai de la dépense ordinaire des Bâtiments du roi pendant l’année 1702 [Ms. 7801, p. 70 à 105] (1410).

A la fin, on lit : « Le total de la dépense ordinaire des bâtiments du Roi à faire pendant l’année prochaine, 1702, montera à la somme de 757.074 1. »

Note. Cet état est un brouillon ou une copie. L’original se trouve dans le Grand État de la dépense ordinaire des Bâtiments du Roi pour l’année 1702 (Arch. Nat., O1 2314). — Il ne faut pas confondre cet état, dressé par les officiers des Bâtiments avant l’exercice, et donnant les dépenses prévues, certaines, inévitables, telles qu’appointements du personnel, frais d’entretien, etc., avec les Registres des Comptes des Bâtiments , publiés par M. J. -J. Guiffrey, et indiquant la dépense réelle, ordinaire et extraordinaire. En 1702, 757.074 1. étaient prévues, mais on dépensa 3.067.762 1. 1 s. 5 d. (Guiffrey, Comptes , t. IV, p. 1265.)

743. Extrait de l’état des gages des officiers des Bâtiments du roi que Sa Majesté veut être entretenus pour son service, en ses châteaux du Louvre et des Tuileries, Saint-Germain-en-Laye, Versailles, Madrid et autres lieux pendant l’année dernière (prochaine ?) [Ms. 7801, p. 277 à 281] (1412).

Le total s’élève à 85.803 1.

Note. Pièce non datée, mais de 1703 sans doute, car on lit à côté du nom de Pierre Thévenot, maçon : « Mort le 4 mars 1702. »

744. État général de la dépense ordinaire des Bâtiments du roi pendant l’année 1708 [Ms. 7801, p. 106 à 155] (2548).

A la fin on lit : « Le total général du présent état monte à la somme de sept cens quatre-vingt-quinze mile quatre-vingt-quatre livres, cy 795 .084 1. »

Plusieurs articles sont réduits en marge, sans doute de la main de Mansart.

Note. L’original se trouve aux Archives Nationales O1 2320. Le total n’en est que de 720.453 1., et, au-dessous, on lit : « Mon intention est que l’on ne change

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