FRANÇOIS-ANDRÉ VINCENT
L'autre, Henri IV soupant che\ le meunier Michaux. Ces deux tableaux, estimés chacun 1,800 livres» montent ensemble à 3, 600 livres.
Deux autre» tableaux complétèrent cette série; en voici le mémoire (1) :
Mémoire de deux tableaux faits pour le Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Vincent^ peintre du Roy, pendant Tannée 1787.
Ces deux tableaux ont chacun 4 pieds 7 pouces de haut sur 4 de large, et font partie de ceux destinés à être exécutés en tapisserie à la manufacture royale des Gobelins.
Le premier représente les Adieux d'Henri IV et de la belle Gabrielle, à son départ pour l'armée.
Estimé 1,800 livres.
Le deuxième représente le Discours d'Henri IV à la belle Gabrielle au sujet de l'estime et de l'amitié qu'il témoigne pour Sully.
Ces divers sujets furent rejetés, en 1794, par le jury de classement des modèles des Gobelins.
Actuellement le n* 1 au musée de Versailles : H. 1 m. 60. — L. 1 m. 91.
Arie et Pœtus.
Mémoire d'un tableau fait pour le Roi, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Vincent, peintre du Roi, pendant les années 1784 et 1785 (2).
Ce tableau a 10 pieds de haut sur 8 de large. Il représente Arrie et Pœtus.
Estimé 3,ooo livres.
ne permettent pas d'y reconnaître le troisième modèle de la tenture des Gobelins. Au salon de 1787, Vincent exposait encore un autre tableau sur ce même sujet, de 6 pieds de large sur 8 de haut ; il appartenait au comte d'Orsay et figure actuellement au musée d'Amiens, où il fut envoyé par l'Etat : H. 2 m. 43. — L. 1 m. 93. — Signé : Vincent 1786.
Ce tableau fut exposé au salon de 1785; il passa ensuite aux Gobeltns, d'où il fut rejeté, en 1794, par le jury de classement des modèles.
Actuellement au musée d'Amiens, où il fut envoyé par l'État en 1873,: H. 3 m. 24. — L. 2 m. 61. — Signé : Vincent, iy85.
; Zeuxis et les filles de Crotone.
Mémoire d'un tableau fait pour le Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Vincent, peintre du Roy, pendant les années 1788 et 1789(1).
Ce tableau a i3 pieds de large sur 10 de haut. Il représente Zeuxis choisissant pour modèles les plus belles filles de la ville de Crotone.
Estimé. 6,000 livres.
Ce tableau fut expose au salon de 1789 et réexposé à celui de 1791; il passa ensuite aux Gobelins.
Adolphe Ulric WERTMULLER
Portraits de Marie Antoinette et de ses enfants.
Ce portrait fut exposé au salon de 1785; le livret qui ne mentionne point qu'il ait été exécuté pour le Roi, le signale ainsi :
La Reine, Monseigneur le Dauphin et Madame, fille du Roi, se promenant dans le jardin anglois du petit Trianon.
Voici le mémoire de Wertmûller (3) :
(2) A. N. O' ig3i. — Le 20 janvier 1787, Pierre écrivait à ce sujet à d'Angiviller (A. N. O1 1914-1921) : « M. Vertmullcr m'a parlé du payement du portrait de la Reine, qui a été envoyé en Suède, où il a fait la plus haute fortune. Je lui ai demandé une note afin d'avoir l'honneur de vous en parler avant de former son mémoire. Ce tableau est de 8 pieds 6 pouces de haut et de 6 pieds de large et représente la Reine, Monseigneur le Dauphin et
ADOLPHE ULRIC WERTML'LLER
Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roi, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Wertmtiller, peintre du Roi, pendant l'année 1785.
Ce tableau a 8 pieds 6 pouces de haut sur 6 pieds de large. Il représente la Reine, Monseigneur le Dauphin, et Madame Jille du Roi, en pied, et est destiné pour le Roi de Suéde.
Estimé 14,000 livres.
Madame Royale. Outre le travail de l'ouvrage, celui de la retouche, il faut compter une année de séjour à Versailles pour être aux ordres du moment.» Le 3 avril suivant, il envoyait au même le billet suivant (A. N. O' iq3i): « Je n'ai pas laissé les demandes du mémoire cy-inclus sans répliquer, mais je n'ai pas été jusqu'à rien hazarder qui put occasionner des plaintes. Voilà ce que j'ai pu tirer décemment, en ajoutant qu'il faut convenir qu'un pareil tableau a exigé des courses et des pertes de tems considérables. Si cependant le mémoire était improuvé, il serait bon qu'il fût arrêté et renvoyé tout de suitte, afin de le faire marcher avec l'envoy aux bureaux des mémoires de même époque. •