‹ Inventaire des tableaux commandés et achetés par la direction des bâtiments du roiChapitre 70 sur 130 · LE GUAY · texte numérisé non relu

LE GUAY

A Compiègne.

On trouve, à l'actif de cet artiste, un mémoire sans estimation de prix, « de quatre tableaux dessus de porte, destines pour l'appartement de M— de Pompadour à Compiègne » (2), à la suite, on relève cette note : « L'ordonnance n'a pas passe par mes mains, mais ce mémoire a été payé vers \-bo. »

11 n'existe, ù ce sujet, aucune ordonnance aux Comptes des Bâtiments.

(1) Luyncs, Mémoires, V, 17. — /- mai 174 ?- « On a fait une chapelle neuve aux Rccollcts (à Versailles)... qui est dédiée à saint Jean Nèpomucène... C'est la Reine qui a désiré d'établir cette dévotion ici ; clic est fort grande dans toute l'Allemagne, et en particulier en Bohême. »

(2) A. N. O' 1 iy?4 A. Dans un état des commandes, qui se trouve dans ce même dossier, cette commande est portée à l'exercice 1749.

FRANÇOIS LE MOINE

François LE MOINE

A Versailles.

10 Hôtel du Grand Maître.

En 1724, Le Moine participa à la décoration de l'hôtel du Grand Maître à Versailles (1) ; il eut à faire un tableau de 3 pieds un quart de haut et de 3 pieds de large sur le sujet de L'Aurore et Cèphale (2). Il en demanda 800 livres et en obtint 400, qui lui furent payées le i5 juin 1726 (Exercice 1724) :

A François Lemoine, peintre, 400 livres pour son payement d'un tableau représentant L'Aurore amoureuse de Céphale, qu'il a fait pour les appartemens de l'hôtel du Grand Maître à Versailles pendant Tannée 1724.

Actuellement à l'Hôtel de ville de Versailles : H. 1 m. — L. o m. 94.

20 Église du Parc aux Cerfs.

En 1727, ce même artiste exécutait pour le maître autel de l'église Saint Louis de Versailles un tableau, ainsi mentionné dans l'Etat des tableaux modernes qui ont été faits et plaçés dans les dehors de Versailles depuis j 7 2 2 jusqu'à ce jour (3) :

Un grand tableau de forme quarréc, chantournée par le haut et cintrée par en bas, lequel représente Saint Louis à genoux,

(t) t'A page 76 supra.

(2) A. N. O' 1934 n : Etat des ouvrages de peinture faits pour le Roy depuis 1 716 jusqu'et compris 1 7 29.

(3) L'État des ouvrages de peinture, qui se sont faits pour le Roy depuis 1716 jusqu' et compris 172g (A. N. O' 196-S) donne comme dimensions à ce tableau 9 pieds 2 pouces sur 7 pieds 9 pouces et ajoute ce détail à la description qui en est faite : » Saint Louis en extase, priant devant un crucirix couronné d'épines, appuie sur un prie-Dieu. «»

environné de plusieurs anges; de 1 1 pieds et demi de haui sur 6 pieds et demi de large ( 1 ).

Ce tableau fut présenté au Roi le 29 juillet 1727 (1); le paiement est en date du 3o août de cette même année :

Au sieur Le Moine, peintre, 1,200 livres pour un tableau représentant Saint Louis, qu'il a fait pour le principal autel de la nouvelle église du Parc-aux-Cerfs pendant la présente année.

Actuellement & l'église Saint-Louis de Versailles (a) : Signe : F. Lemqyne, 1727.

3° Salon de la Paix.

En 1728, Le Moine eut à faire, pour la cheminée du Salon de la Paix, un grand tableau allégorique, ainsi décrit dans VEtat des ouvrages de peinture qui se sont faits pour le Roy depuis 1716 jusqu' et compris 1 729 (3):

Un tableau allégorique pour le sallon de la Paix à Versailles, de 12 pieds 2 pouces de haut sur 9 pieds 4 pouces de large.

Le Roi paraît au milieu du tableau, tenant de la main gauche un gouvernail, de la droite il présente une branche d'olivier à l'Europe, avec tous les attributs de la paix et les figures de Minerve, Mercure. Les figures sur le devant ont 6 pieds 1/2 de haut, les autres, à proportion suivant la perspective, qui font le nombre de quatorze ; l'architecture, qui fait le fond, représente le temple de Janus d'ordre ionique, des trophées d'armes de différentes formes servant à distinguer l'Europe et donner une plus grande magnificence au sujet; de forme ovale.

Ce tableau fut mis en place au commencement de juillet 1729 {4). L'artiste demanda 10,000 livres pour cette œuvre; il lui en fut accordé

(1) Mercure de France, août 1727.

(2; Ch. Barthélémy, Les tableaux de l'église Saint-Louis de Versailles, p. 9.

(4) Pïganiol de la Force. Nouvelle description des châteaux et parc de Versailles, etc.

FRANÇOIS LE MOINE 28 1

seulement 7,000, dont le paiement fut parfait le 10 mars ij33 (Exercice 1729;:

Au sieur Le Moine, peintre, 2,5oo livres pour faire, avec les 3,ooo cydessus (i) et i,5oo livres sur 1728, le parfait payement de 7,000 livres à quoy monte un tableau allégorique qu'il a fait pour le sallon de la Paix au bout de la Gallcrie du château de Versailles, pendant les années 1728 et 1729 (2).

Actuellement à Versailles, sur la cheminée du Salon de la Paix : H. 3 m. 82. — L. 2 m. gS.

40 Salon d'Hercule.

En 1731, Lcmoinc commença le grand plafond de 64 pieds de long sur 54 de large, qui devait décorer le salon d'Hercule à Versailcs et représentait l'Apothéose de ce Dieu.

Sur les exercices 1733, 1734 et 1735, on trouve, à l'actif de l'artiste, des paiements successifs de 12,341 livres 48 sots rien que « pour les fournitures de couleurs, huiles et autres ».

Le parfait paiement des 3o,ooo livres , auxquelles fut évaluée cette œuvre (3), est en date du 20 juin 1738 (Exercice 1736) :

(1) En date du 23 octobre 1729.

(2) Les peintures du Salon de la Paix furent restaurées en 1765 par le peintre Godcfroid, dont voici le mémoire (A. N. O' 1933) :

« Dans le Sallon de la Paix. Avoir raccommode la coupole de 24 piés de longueur sur 24 pieds de largeur. Plus raccommodé les quatre tableaux des milieux, 24 piés de longueur sur 8 de largeur. Plus raccommodé les quatre tableaux des angles, de 8 pieds sur 7.

« Ces tableaux étaient très noirs; il a fallu ôter l'ancien verny monter sur des échaffauds, qui a coûté beaucoup de peines et de soins et les avoir nétoyés, ce qui a demandé du temps.

« Plus avoir nctoyc le tableau de dessus la cheminée, peint par Le Moine, représentant la Fécondité. Plus nétoyé les dessus de portes de la même pièce. Pour peines et soins de cet ouvrage et avoir verni le tout. 600 livres. »

(3) Voici le mémoire qu'il adressait aux Bâtiments pour réclamer le prix de son travail (A. N. O' 1925} : « Le sieur Lcmoine, premier peintre du Roy, représente par un mémoire qu'il a employé près de cinq ans pour parvenir à l'exécution parfaite du plafonds du grand salon. Il demande qu'en réglant son payement on ait égard au temps qu'il a employé pour faire les différens dessins et esquisses peintes et réduites au poulce le pied,

Aux héritiers du sieur Le Moine, peintre, la somme de 1 5,ooo livres, pour faire avec i5,ooo ordonnez au sieur Le Moine, scavoir 6,000 livres sur l'exercice 1733, 6,000 livres sur celuy de 1735, et 3,ooo livres sur celuy de 1736, le parfait payement de 3o,ooo livres à quoy montent les ouvrages de peinture, qu'il a faits au plafond du nouveau sallon de marbre près la chapelle du château de Versailles et finis en l'année 1736 (1).

et aux allées et venues qu'il a été obtigé de faire ; aux quatre années, pendant lesquelles il a peint le plafond, où il luy a fallu avoir un ménage et un loyer à Versailles et un autre à Paris ; que, pendant cinq années de suitte, il n'a pu s'occuper à aucun autre ouvrage de son art, qu'il a été forcé de faire des dépenses extraordinaires et que ses affaires en ont été dérangées. Il ajoute qu'on pourra voir que le sieur Lemoinc s'est conduit dans son travail avec œconomie si l'on veut bien se faire raporter les rôles et mémoires fournis pour l'ouvrage de M. Coypcl à la chapelle et en faire comparaison. Il compte dans son mémoire, pour chacune des cinq années de sa dépense, 5,ooo livres, ce qui fait a5,ooo livres. »

(1) Ce plafond au salon d'Hercule fut marouflé à deux reprises, en 1749 et en octobre 1735 par la veuve Godcfroid et le sieur Colins; voici leurs mémoires (A. N. O' 1933) :

Plafond d'Hercule. « Avoir marouflé une partie, du côté de la chapelle, de 12 pieds sur 4 de largeur, et une autre partie, du côté de la griltc, contenant 6 pieds sur 3 pieds de largeur; le tout faisant 66 pieds à a5 livres par pied quarré 82 liv. 10 d.

« Plus j'ay passé quatre journées pour conduire et dicter ce qui convenait à pareil ouvrage, j'ay rempli tous les joins de coutures séparées, à raison de 24 livres par journées 96 livres. »

« M. Colains est venu repeindre tous les joins que j'avais rempli, a été trois journées 72 livres. »

Plafond d'Hercule (marouflage). <• Une partie, de 8 pieds de long sur 3 pieds 3 pouces, depuis le Mercure jusqu'à la déesse, conduite par un flambeau.

« Une autre partie au-dessus du Mercure, où il y a une déesse tenant des fleurs du côté de la colonne blanche, de 4 pieds sur 2 pieds 6 pouces.

« Une autre partie, représentant une figure se tenant sur son poing et la partie de l'aigle, porte 7 pieds 6 pouces sur 3 pieds.

« Une autre partie, à côté de la colonne, représentant des enfans, contient 3 pieds sur 2 pieds.

« Une autre partie au dessus la Victoire pour aller à Mars, 4 pieds sur 4 pieds.

« Une autre partie représentant le Temps, les déesses de fleurs jusqu'à

FRANÇOIS LE MOINE

A. Paris.

En 1725, le duc d'Antin commandait à Le Moine un grand tableau de 18 pieds et demi de haut sur 8 pieds de large, représentant la Fuite en Égypte(i); ce tableau était destiné aux Religieux de l'Assomption de la rue Saint-Honoré, à Paris (3).

L'artiste demanda a,5oo livres, il en obtint i,8oo, qui lui furent payées le 12 août 1726 :

Au sieur Lemoine, peintre, 1,800 livres pour un grand tableau représentant la Fuite en Êgypte, qu'il a fait pour le service du Roy dans ladite année 1725.

Au concours de 1727.

Le Moine fut, avec de Troy, le vainqueur du concours de 1727 (3}; i| avait traité le sujet suivant :

la balustrade où sont les enfans de bas-reliefs, 12 pieds sur 4 pieds 6 pouces.

« Une autre partie au dessus du Triton et Neptune, côté de la chapelle, à une figure de bas-relief et la nûée brune, de 4 pieds 6 pouces sur 3 pieds.

« Une autre partie, représentant le char de la déesse de la terre conduit par des lions, 3 pieds 6 pouces sur 2 pieds.

« Ensemble : 170 pieds à raison de une livre 4 sols le pied. 204 livres. »

— L'esquisse de ce plafond entra'pliis tard dans la collection de la Couronne. En 1783 elle était ainsi mentionnée par Du Rameau à l'Hôtel de la Surintendance : • l'Esquisse très finie du plafond du grand salon d'Hercule, le sujet est Y Apothéose d'Hercule ; 4 pieds 7 pouces de long sur 3 pieds 7 pouces de large. Est aussi belle qu'en 1732, tems où elle a été faite. »

(1) A. N. O' 1934e : Etat des ouvrages de peinture faits par le Roy depuis ijj6 jusqu' et compris 172g.

{2) Vies des premiers peintres du Roy, p. 101.

(?) Nous avons, au cours de ce travail, signalé les noms et les tableaux de quelques-uns des artistes qui participèrent à ce concours: il faut y ajouter ceux de Courtin et de Masse, dont les œuvres sont ainsi mentionnées au Mercure de France, de juillet 1727 :

■ Pan et Syrinx, de .V. Courtin. — Cette belle hamadryade ayant été rencontrée parle dieu Pan, il voulut s'en faire aimer; elle prit la fuite et, étant arrivée jusqu'au fleuve Ladon, les Nymphes, ses sœurs, la changèrent en roseau à sa prière. Le tableau représente cette métamorphose.

• Junon et Eole. Virg. 2 liv. de l'En. ; de M. Massé. — On voit Junon qui vient prier Eole de faire périr la Hote d'Énéc, lui promettant pour

La Continence de Scipion. Tiie live, liv. 26, ch. 5o; de M. le Moine.

Après la prise de Carthage par P. Cornélius Scipion, qui n'avoit que 24 ans, on lui amena une jeune captive d'une grande beauté. Ayant seu qu'elle étoit promise à un seigneur celtibérien, nommé Allucius, il le fit venir avec les parens de la fille et la leur remit, faisant don à son amant de l'or qu'ils lui apportoient pour sa rançon. C'est le moment que le peintre a choisi : on voit, à la gauche du Général des Romains, cette charmante captive, accompagnée de sa mère, et à sa droite Allucius incliné, qui prend la main du vainqueur pour lui marquer sa reconnaissance.

Les suffrages des connaisseurs étaient partagés entre Le Moine, Cazcs, Charles Coypcl et de Troy. L'Académie semblait le juge naturel de ce différend ; le duc d'Antîn le trancha de sa propre autorité en partageant le prix de 5,ooo livres entre Ix Moine et de Troy, et en achetant pour le Roy le tableau de Coypcl. Le Moine toucha la gratification convenue le 8 juillet 1727 (Exercice 1726) :

Au sieur Lemoine, peintre, 2,5oo livres par gratification et en considération du prix qu'il a remporté sur les tableaux que Sa Majesté a ordonné de faire aux peintres de son Académie de peinture pour les soutenir et les perfectionner dans leur art.

Son tableau fut ensuite acheté 2,000 livres, dont il fut payé le 3o août 1 727 :

Au sieur Lemoine, peintre, 2,000 livres pour un tableau représentant la Continence de Scipion qu'il a fait pour les prix de 1726.

Actuellement au musée de Nancy, où il fut envoyé par l'État : H. 1 m. 76. — L. 2 m. 07.

récompense Dyopéc, la plus belle de ses Nymphes. Ce Dieu frappe son antre de sa pique, et les vents en sortent. » Les dimensions des tableaux étaient de f» pieds sur 4 et demi.

N.-B. LÉPICIÉ

Charles-Anicet LE MONNIER

Chélonis.

Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roi, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Le Monnier, peintre du Roi, pendant les années 1786 et 1787(1).

Ce tableau a 10 pieds de haut sur 8 de large.

Il représente l'amour conjugal, designé par la fermeté avec laquelle Chélonis , femme de Cléombrotus, sauva son mari de la fureur de Léonidas, roi de Sparte.

Estimé 3,ooo livres.

Ce tableau fut exposé au salon de 1787.

Nicolas-Bernard LÉPICIÉ A Trianon.

Lépicié fut compris, en 1766, dans la liste des artistes, employés à la

(1) A. N. O' 1931. — Dans l'État de proposition pour le salon de 1787 (A. N. O* 1914-1921), ce sujet est ainsi mentionné :

a Léonidas, Roy de Macédoine, qui poursuit son gendre jusques dans le temple de Neptune et veut le punir de lui avoir arraché la couronne de dessus la tète; Cléombrotus, effraye et suppliant, s'attache au pied de la statue de Neptune, où Chélonis, fille de Léonidas et femme de Cléombrotus accourt avec ses deux enfants, le tient tendrement embrassé, montrant ses habits de deuil, ses cheveux epars et négligés, et, tournant les yeux abbatus par la tristesse sur les assistans qui fondent en larmes, elle implore du Roy la grâce de son mari. »

décoration des nouveaux appartements du petit Trianon (i); il eut à faire pour le grand cabinet fleuriste deux sujets de métamorphoses. Voici son mémoire (a) :

sous les ordres de M. le marquis de Marigny, par le sieur Lépicié, pendant les années 1 768 et suivantes.

Ces deux tableaux, dessus de porte, ont chacun 4 pieds 2 pouces 6 lignes de large sur 2 pieds 7 pouces de haut : ils ont été ordonnés pour le grand cabinet fleuriste du pavillon de Trianon.

Le premier représente Adonis métamorphosé en anémone.

Le second, Narcisse changé en la fleur de ce nom.

Estimés ensemble 1,600 livres.

Ix premier de ces tableaux fut exposé au salon de 1769, le second à celui de 1771 ; le paiement est en date du 14 mars 1781 (Exercice 1774) :

Au sieur l'Epicié, peintre, 1 ,600 livres pour son payement de deux tableaux dessus de porte, le premier représentant Adonis métamorphosé en anémone, le second Narcisse changé en la fleur de ce nom, qu'il a faits en 1768 et années suivantes.

Le tableau de Narcisse est actuellement au petit Trianon (n* 19S}: H. o m. 73. — L. 1 m. 3i . Signé : — Lêpicié 1771.

A Compiègne.

Un État des commandes, dressé en 1774 (3), porte la mention suivante, à la date de 1771 et au nom de cet artiste :

Mémoire d'un tableau représentant le Martyre de Saint Denis, ayant 5 pieds de haut sur 4 de large.

Il est destiné pour la chapelle de la chancellerie à Compiègne. Il est fait et livré.

Estimé 800 livres.

(1) Cf. pages 29 et 16a supra.

N.-B. LÉPICIÉ

Ce tableau fut exposé au salon de 177 1 ; le paiement est en date du 2 3 avril 1776 (Exercice 1771) :

Au sieur Lépicié, peintre, 800 livres pour son payement d'un tableau représentant Saint Denis, qu'il a fait en 1771, lequel tableau est destiné pour la Chancellerie à Compiègne.

Portia.

Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Lépicié pendant les années 1776 et 1777(1).

Ce tableau porte 8 pieds de large sur to de haut.

Il représente un trait de fermeté romaine : Porcie instruite de la conspiration formée contre César; elle prouve à Brutus, son mari, le projet qu'elle a de ne pas lui survivre si cette conjuration lui devient funeste.

Estimé 4,000 livres.

Le parfait paiement de ce tableau est en date du 3o septembre 1778 (2) :

Au sieur Lépicié, peintre, 800 livres pour faire, avec 3, 200 à lui ordonnés sur l'exercice 1777 les 29 janvier, 2 mai et 1 1 septembre, le parfait paiement de 4,000 livres, à quoi monte un tableau représentant Porcie, qu'il a fait pour le service du Roy pendant les années 1778 et 1779.

Ce tableau fut exposé au salon de 1777; il passa ensuite aux Gobelins, d'où il était rejeté, en 1794, par le jury de classement des modèles.

Actuellement au musée de Lille, où il fut envoyé par l'État en 1872 : H. 2 m. 58. — L. 3 m, 22. — Signé : N. B. Lépicié 1777.

Régulus.

Mémoire d'un des dix tableaux faits pour le Roi, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Lépicié, pendant les années 1778 et 1779 (3).

(3) Archives du Louvre. Registre d'ampliations {1702-17851. (3) A. N. O' iy33.

Ce tableau a 10 pieds de haut sur i3 pieds de large. Il représente Régulus qui s'écarte de sa famille qui veut s'opposer à son départ de Rome' pour se rendre à Carthage. Estimé 6,000 livres.

Le parfait paiement est en date du 4 février 1780 (1) :

Au sieur Lépicié, peintre, i,5oo livres pour faire, avec 4,500 à lui ordonnés sur l'exercice 1778 les 26 janvier et 3 août 1779, le parfait payement de 6,000 livres, à quoi monte un tableau représentant Régulus sortant de Rome pour se rendre à Carthage, qu'il a fait pour le service du Roy, pendant les années 1778 et 1779.

Ce tableau fut exposé au salon de 1779; il passa ensuite aux Gobelins, d'où le jury de classement des modèles le rejetait, en 1794, tout en proclamant « le sujet très intéressant, le dévoûment vraiment républicain. >

Actuellement au musée de Carcassonnc, où il fut envoyé par l'État en 1872 : H. 3 m. 1 1 . — L. 4 m. 24. — Signé : N. B. Lépicié 177g.

Fabius Dorso.

Mémoire d'un tableau fait pour le Roi sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Lépicié pendant les années 1780 et 1781 (2).

Ce tableau a 1 o pieds quarrés.

Il représente la Piété de Fabius Dorso, qui, pour ne pas manquer à un sacrifice institué par sa famille, sort du Capitole, assiégé par les Gaulois, emportant les choses nécessaires à ce sacrifice, et traverse le camp des ennemis pour aller au Mont Quirinal.

Estimé 4,000 livres.

Le parfait paiement est en date du 7 mars 1783 (3) :

Au sieur Lépicié, peintre, 1,000 livres pour faire, avec 3,ooo livres à lui ordonnés acompte sur les exercices 1780 et

(1) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (1762-1783).

(3) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (1763-1785).

N.-B. LÉPICIÉ

1 781 , le parfait paiement de 4,000 livres, à quoi monte un tableau représentant la Piété de Fabius Dorso, qu'il a fait pour le service du Roy pendant les années 1780 et 1781.

Ce tableau fut exposé au salon de 1781; il passa ensuite aux Gobelins, d'où, en 1794, le jury de classement des modèles le rejetait « comme retraçant des idées superstitieuses ».

Actuellement au musée de Chartres, où il fut envoyé par l'État en 1872 : H. et L. 3 m. 22. — Signé : N. B. Lipicié 1781.

Matathias.

Pour le salon de 1783, la direction des Bâtiments avait d'abord donné à Lépicié le sujet de « Salomon sacrifiant aux idoles » (1) ; mais cette décision fut ensuite rapportée, et il eut à en traiter un autre, ainsi mentionné dans son mémoire (3) :

Mémoire d'un tableau fait pour le Roi, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Lépicié pendant les années 1782 et 1783.

Ce tableau a 8 pieds de large sur 10 de haut. Il représente le Zèle de Matathias qui tue un juif qui sacrifioit aux Dieux Syriens.

Estimé 3,ooo livres.

Le parfait paiement est en date du 21 janvier 1785 (3} :

Aux héritiers du sieur Lépicié, peintre du Roy, i,5oo livres, faisant, avec i,5oo à lui ordonnés acompte sur 1783, le parfait paiement de 3,ooo livres, à quoi monte un tableau qu'il a fait pour le service de Sa Majesté, représentant Matathias, et ce pendant les années 1782 et 1783.

Ce tableau fut exposé au salon de 1783; il passa ensuite aux Gobelins, d'où le jury de classement des modèles en rejetait le sujet, en 1794, • comme fanatique ».

Actuellement au musée de Tours, où il fut envoyé par l'État en 1806 : H. 3 m. 24. — L. 2 m. 61. — Signe : N. B. Lépicié, 1783.

(3) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (1762-17855.

Pierre LE VIEIL

A l'église des Invalides.

Cet artiste exécuta des vitraux pour l'église des Invalides ; il fut payé, en mû me temps que les autres peintres (i), le 18 février 1709 :

A Le Vieil, peintre, 320 livres i5 sols, parfait payement de 920 livres 16 sols pour peintures sur verre à l'église royalle des Invalides.

LOVINFOSSE

Aux Gobelins.

Mémoire de tableaux et traits faits à la manufacture royale des Gobelins pour le service du Roy, par ordre de M. le comte d'Angiviller, pour l'exécution de diverses tentures,'par le sieur Lovinfosse, peintre, pendant l'année 1786 (2).

Pour une tenture de Dom Guichotte, accordée par le Roy à M. le baron de Breteuil:

Un tableau camé représentant Dom Quichotte; de forme ovale ; de 4 pieds de haut sur 3 pieds de large 200 livres..

Un autre tableau aussi camé, ovale, représentant Sancho tenant l'armure de Dom Quichotte ; de 3 pieds de haut sur 2 pieds de large 100 livres.

Plus une console d'ornemens avec une guirlande de fleurs colorées 72 livres (3).

(1) Cf. p. 57 supra.

(3) L'artiste demandait a5o livres pour le premier tableau, 120 pour le second, 96 pour le troisième.

Page 1