MARTIN LE JEUNE
Actuellement tous les quatre au musée de Versailles : les grandes vues de Marly et de Trianon (n°» 76a et 760) : H. 2 m. 96. — L. 2 m. 23 (1); la vue de Chambord (n* 747) : H. 1 m. 37. — L. 1 m. 5o ; la vue de la Machine de Marly (n" 778) : H. 1 m. if». — L. 1 m. 60.
Au châtain de la Muette.
En 1737, un tableau fut commandé à Martin le jeune pour le château de la Muette ; il devait représenter le plan de Marly et mesurer 6 pieds 7 pouces de haut sur 7 pieds 10 pouces de large (3). Le paiement est en date du 22 juillet 1738 (Exercice 1737) :
Au sieur Martin le jeune, peintre, 1,718 livres pour son payement tant d'un tableau représentant le plan de Marly qu'il a fait pour le service du Roy pour le château de la Meutte, que des restaurations et nettoyemens qu'il a faits à divers tableaux d'iceluy, pendant l'année dernière.
Ce tableau fut ensuite mis à Marly, dans l'antichambre de la Reine.
Histoire de Louis XV.
L'Inventaire complémentaire de celui de 1709 (3) signale en 1737 au Louvre, dans la galerie d'Apollon, le tableau suivant de Martin le jeune :
Un tableau représentant le Roy qui sort du Parlement après la mort de Louis XIV, avec sa maison, beaucoup de monde, les gardes francoises et suisses en haye. Hauteur : 2 pieds 9 pouces. Largeur : 4 pieds ; dans une magnifique bordure dorée avec les armes du Roy en cartouche.
Le paiement est en date du 20 janvier 1738 (Exercice 1735) :
Au sieur Martin le jeune, peintre, 3,ooo livres pour son payement d'un tableau représentant le Roy descendant de son palais à Paris la première fois que Sa Majesté y a esté, iceluy finy et livré en i;35.
(1) Ces tableaux ont été élargis de plusieurs centimètres, le raccord est visible sur les toiles.
(3) A. N. O' 1 b8i. Inventaire des tableaux du château de la Muette. (3) A. N. O' 1963. Cf. page 296 supra.
Actuellement au musée de Versailles (n» 173), avec attribution kJ. B. Martin l'ainé : H. o m. 88. — L. 1 m. i5.
— Dans cette même galerie d'Apollon, se trouvait encore le tableau suivant du môme artiste (1) :
Un tableau représentant le roy Louis XV allant en cortège à Véglise de Reims le jour de son sacre, suivy de toute sa maison. Hauteur : 2 pieds 9 pouces. Largeur : 4 pieds.
Le paiement est en date du 1 1 décembre 1737 :
Au sieur Martin le jeune, peintre, 3,ooo livres pour un tableau, avec sa bordure dorée, représentant la Cavalcade qui s'est faite à Reims lors du sacre du Roy, qu'il a fait dans la présente année (2).
Actuellement au musée de Versailles (n"> 178) : H. o m. 88. — L. t m. 25. — Signé : Martin le jeune, peintre ordinaire et pensionnaire du Roy, 1724.
Tableaux divers.
Le 2 avril 1735 (Exercice 1734), Martin le jeune recevait le prix d'un tableau représentant la vue du clidteau du Petit Bourg :
Au sieur Martin le jeune, peintre, i,5i6 livres pour un grand tableau représentant la vetie du château de Petit Bourg du côté de la rivière, qu'il a fait pour le service du Roy en IJ33.
— Le 8 juillet 1739, on lui payait deux grands tableaux, estimés a,5oo livres chaque (3) :
Au sieur Martin, peintre, 3,ooo livres pour faire, avec 6,000 à lui ordonnés sçavoir 3, 000 sur 173- les 3 juin, 2 5 septembre et décembre audit an, et 3, 000 sur 1738 les 21 may, 10 sep-
(1) A. N. O' 1965 : État des tableaux faits pour le Roy de 1722 à ij3s.
(2) Cette date ne vise assurément que la livraison définitive du tableau ; il n'est pas douteux que, comme le précédent, il fut commencé à l'époque du fait qu'il mentionne.
(3) En se référant à l'estimation de la construction du pont de Blois (cf. p. 297 supra) on peut supposer que les dimensions de ces tableaux étaient de 12 pieds sur 7.
FRANÇOIS-GUILLAUME MÉNAGEOT 3ûl
tembre et 26 novembre de la même année, le parfait payement de 9,000 livres à quoy ont été estimés deux tableaux qu'il a faits, représentant les cartes de Compiègne, de la forest et de tous les environs, pendant l'année 1738 et la présente.
— Le 10 mars 1756 (Exercice 1749), nouveau paiement d'une carte de la forêt de Rougeau :
Au sieur Martin, peintre, 1 ,000 livres pour faire, avec 800 à lui ordonnez sur l'exercice 1743 le ier janvier 1744, le parfait payement de 1,800 livres à quoi monte une carte de la forêt de Rougeau, qu'il a peint pour le service du Roy pendant l'année 1743.
— Sur l'exercice 1740, à la date du i5 juin 1740, on relève, à l'actif de ce peintre, l'ordonnance de paiement suivante :
Au sieur Martin, peintre, 1 ,460 livres pour son payement de cinq tableaux avec leurs bordures représentai différens sujets, qu'il a faits pour le service du Roy en la présente année (1).
François-Guillaume MÉNAGEOT
Polyxène.
Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Ménageot, pendant Tannée 1778.
(1) Sur l'exercice 1742, le 11 avril 1742, on relève le paiement suivant : • Au sieur Martin, peintre, a3o livres pour son payement d'un tableau représentant Regnault enchanté dans le palais d'Arntide, qu'il a fait pour le service du Roy, dans la présente année. ■
Il s'agit ici, très vraisemblablement d'un autre peintre, du nom de Martin, qui ne doit pas être confondu avec les deux précédents artistes. Ce troisième Martin devait être employé comme copiste, si l'on se réfère à un paiement de 400 livres du .22 août 1742 pour une copie du portrait de Louis XV.
3o2 TABLEAUX COMMANDÉS POUR LE ROI
Ce tableau porte environ 22 pieds de hauteur sur environ 20 pieds de largeur.
Il représente les Adieux de Polyxène (1). Estimé 2,000 livres.
Le parfait paiement est en date du 23 juin 1779 (2) :
Au sieur Ménageot, peintre, 1,000 livres pour faire, avec 1,000 à lui ordonnés acompte sur Pexercice 1777 le 24 mars 1778, le parfait payement de 2,000 livres, à quoi monte un tableau qu'il a fait pour le service du Roi, représentant les Adieux de Polyxène.
Ce tableau passa ensuite aux Gobclins, d'où le sujet fut rejeté en 1794 « d'après les personnages qu'il retrace et les idées antirépublicaines qu'il rappelle. »
Mort de Léonard de Vinci.
Mémoire d'un tableau fait pour le Roi, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Ménageot , pendant les années 1780 et 1781 (3).
Ce tableau a 10 pieds quarrés.
II représente Léonard de Vinci mourant dans les bras de François Ier.
Estimé 4,000 livres.
Le parfait paiement est en date du 7 mars 1 -83 (4) :
av(
Au sieur Ménageot, peintre, 1,000 livres pour faire, 3,ooo à lui ordonnés acompte sur 1780 et 1781, le parfait
(1) A. N. O' 1933. — Au salon de 1777, Ménageot avait exposé un tableau sur ce même sujet, de i5 pieds de large sur 10 de haut. En est-ce une copie agrandie, qui fut achetée par les Bâtiments ? Aucun document ne permet de l'affirmer formellement, mais le prix d'estimation rend cette hypothèse assez vraisemblable. Le tableau, qui figura au salon de 1777, fut envoyé en 1872 par l'État au musée de Chartres.
(2) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (1762-1785).
(4) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (1762-1785).
FRANÇOIS-GUILLAUME MENAGEOT
payement de 4,000 livres à quoi monte un tableau représentant Léonard de Vinci mourant dans les bras de François I", qu'il a fait pour le service du Roi pendant les années 1780 et 1 78 1 .
Ce tableau fut exposé au salon de 1 781 ; il passa ensuite aux Gobclins, d'où il fut rejeté, en 1794, par le jury de classement des modèles. Actuellement au musée d'Amboisc, où il fut envoyé par l'État en 1873.
Andromaque.
Mémoire d'un tableau fait pour le Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Ménageât, pendant les années 1782 et 1783 (1).
Ce tableau a 10 pieds quarrés.
Il représente Astyanax arraché des bras d Andromaque par l'ordre d'Ulysse.
Estimé 4,000 livres.
Le parfait paiement est en date du 21 janvier 1785 (a) :
Au sieur Ménageot, peintre du Roy, 2,000 livres pour faire, avec 2,000 à lui ordonnés acompte sur 1783, le parfait payement de 4,000 livres, à quoi monte un tableau représentant Astianax arraché des bras a" Andromaque, qu'il a fait pour le service de Sa Majesté pendant les années 1782 et 1783.
Ce tableau fut exposé au salon de 1783; il passa ensuite aux Gobelins, d'où il fut rejeté, en 1794, par le jury de classement des modèles.
Actuellement au musée d'Angers, où il fut envoyé par l'État en 1798 : H. et L. 3 m. 19.
Cléopâtre.
Mémoire d'un tableau fait pour le Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Ménageot, peintre du Roy, pendant les années 178461 1785 (3).
(3) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (1763-1785). f3) A. N. O" i9i3.
Ce tableau a io pieds quarrés.
Il représente Cliopâtre rendant son dernier hommage au tombeau d'Antoine.
Estimé 4,000 livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1785 (1); il passa ensuite aux Gobelins, d'où le sujet fut rejeté, en 1794, comme « immoral », par le jury de classement des modèles.
Actuellement au musée d'Angers, où il fut envoyé par l'État en 1798 : H. 3 m. 28. — L. 3 m. 18.
Méléagre.
Mémoire d'un tableau fait pour le Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Ménageot, peintre du Roy, pendant les années 1788 et 1789 (2).
Ce tableau a i3 pieds de large sur 10 de haut.
Il représente Méléagre, qui, après avoir refusé aux prières des Etoliens et de toute sa famille de prendre les armes pour chasser les Curètes qui commençaient à entrer dans la ville et à y mettre le feu, cède enfin aux caresses et aux pleurs de sa femme et va combattre les ennemis.
Estimé 6,000 livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1791 (3) ; il passa ensuite aux Gobclins, d'où il fut rejeté, en 1794, par le jury de classement des modèles sur cette considération : • Tableau dont le sujet ne parait pas compatible avec les idées républicaines relativement au sentiment qui dirige Méléagre, lequel est sur le point de sacrifier sa patrie a l'esprit de vengeance dont il est animé et qui, prêt à voir son palais réduit en cendres, se rend moins à
(1) Pour ce salon, Menageot avait proposé aux Bâtiments un des trois sujets suivants : ■ Vénus, entourée par les Grâces, qui retient Mars que la Victoire apclle ; — CléopAtrc qui rend les derniers devoirs à Marc- Antoine;— le serment de Brutus et de Collatinussur le corps de Lucrèce • (A. N. O' 191 3).
(3) Pour le salon de 1789, Menageot reçut une commande d'un tableau sur le sujet de Psyché allant au temple de Vénus; il ne l'exécuta point, et aucune œuvre de lui ne fut exposée au salon de cette année (A. N. O' iSa5).
PHILIPPE MEUSNIER 3o5
l'amour de son pays qu'à son intérêt personnel ; conséquemment tableau à supprimer. »
Actuellement au musée de Chatcau-Gontier, où il fut envoyé par l'État en 1873.
Philippe MEUSNIER
En 171g, cet artiste exécutait pour le château de Versailles, un tableau, ainsi mentionné dans l'État des ouvrages de peinture qui se sont faits pour le château de Versailles depuis 17 16 jusquet compris 7729 (1):
Un tableau d'architecture en perspective, de 3 pieds 7 pouces et demi de largeur sur 2 pieds 10 pouces de hauteur, représentant une grande Église avec tous les attributs convenables à une église, comme tribune, etc.
Meusnier demandait 10,000 livres de ce tableau; on ne lui en accorda que 8000, qui lui furent payées le 16 août 1720 :
Au sieur Meusnier, peintre, 8,000 livres pour un tableau d'architecture représentant une Église, qu'il a fait et livré pour le service du Roy pendant le mois d'aoust de Tannée dernière.
Ce tableau fut ensuite placé au Louvre, dans la galerie d'Apollon (2).
— En 1730, deux nouveaux tableaux furent commandés à cet artiste ; ils sont ainsi mentionnés par J. Bailly dans un Mémoire des tableaux du Roy qui se sont faits depuis le mois d'avril 1 72S jusqu'à ce jour s "}3i (3) :
Un tableau représentant X Entrée éCun palais.de l'ordre Cor in-
(a) A. N. O* 1965 : État des tableaux faits pour le Roy depuis 1722 pour le château de Versailles jusqu'à 1 7 32. On y trouve également la description suivante de ce tableau : « un magnifique temple orné d'un bel ordre d'ar- « chitecture corinthien et du baldaquin que l'on voit dans l éloignemcnt ».
thien; ayant de hauteur 4 pieds 6 pouces sur 6 pieds 2 pouces de large;. orné de figures.
Un autre représentant un salon d'un côté, et de l'autre un percé qui découvre un palsage, il paroit aussi un escalier qui conduit à un appartement (1) ; le tout des ordres corinthien et composite, orné de figures ; de mêmes dimensions que le précédent.
Le parfait paiement de ces deux tableaux est en date du 8 janvier 1734:
Au sieur Meusnier, peintre, 4,000 livres pour faire, avec 4,000 à luy ordonnés le 19 mars 1731, le parfait payement de 8,000 livres à quoy montent deux grands tableaux, représentant de l'architecture, qu'il a faits pour le service du Roy pendant Tannée 1730.
Ces deux tableaux sont actuellement au musée de Nancy, où ils furent envoyés par l'État après le congrès de Lunévillc : H. 1 m. 5o. — L. a m.