JOSEPH-BENOIT SUVÉE
pour avoir imprudemment confié le feu sacré à une jeune vestale, obtient la grâce de la déesse.
Estimé 6,000 livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1781 ; le parfait paiement est en date du 3o mars 1784 (1) :
Au sieur Suvée, peintre du Roy, i,5oo livres pour faire, avec 4,5oo, à luy ordonnés acompte sur les exercices 1780 et 1781, le parfait payement de 6,000 livres, à quoi monte un tableau représentant la Vestale Emilie, qu'il a fait pour le service du Roy pendant les années 1780 et 1781 .
H passa ensuite aux Gobclins, d'où, en 1794, il était rejeté par le jury de classement des modèles.
L'Été.
Mémoire d'un tableau fait pour le Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angivillcr, par le sieur Suvée, pendant les années 1782 et 1783 (2).
Ce tableau a 10 pieds quarrés.
Il représente la fête à Palès ou l'Été.
Estimé 4,000 livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1 783 ; le parfait paiement est en date du 21 janvier 1785 (3) :
Au sieur [Suvée, peintre du Roy, 2,000 livres faisant, avec 2,000 à lui ordonnés acompte sur 1783, le parfait payement de 4,000 livres, à quoi monte un tableau représentant VÉté, qu'il a fait en 1782 et 1783 pour le service de Sa Majesté.
11 passa ensuite aux Gobelins, et, en 1794, le jury de classement des modèles en agréait le sujet comme a offrant un usage antique des mœurs agricoles », et déclarait que € le tableau avait beaucoup de mérite ».
Actuellement au musée de Rouen, où il fut envoyé par l'Etat en 1872.
(3) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (1762-1785).
Départ d'Énée.
Mémoire d'un tableau fait pour le Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Suvée, peintre du Roy, pendant les années 1784 et 1785 (1).
Ce tableau a 10 pieds de haut sur 8 de large.
Il représente Énée qui, sortant du palais d'Anchise pour retourner au combat, est arrêté par Crétisé sa femme et son fils Ascagne.
Estimé 3,ooo livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1785; il passa ensuite aux Gobelins, d'où, en 1794, il était rejeté par le jury de classement des modèles.
Actuellement au musée de Douai, où il fut envoyé par l'État en 1872 : H. 3 m. 25. — L. 2 m. 60.
Mort de Coligny.
Mémoire d'un tableau fait pour le Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Suvée, peintre du Roi, pendant les années 1786 et 1787 (2).
Ce tableau a 10 pieds de haut sur 8 de large.
Il représente l'amiral de Coligny qui en impose à ses assassins.
Estimé 3,ooo livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1787; il passa ensuite aux Gobelins, où le jury de classement des modèles l'agréait en 1794, « le sujet rappelant toute l'horreur que doit inspirer le fanatisme, l'intolérance et la mémoire de Charles IX ».
Actuellement au musée de Dijon, où il fut envoyé par l'État en 1872 : H. 3 m. 32 — L. 2 m. 37.
HUGUES TARAVAL
Tobie.
Mémoire d'un tableau fait pour le Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, par le sieur Suvée, peintre du Roy, pendant les années 1788 et 1789 (1).
Ce tableau a 10 pieds quarrés.
Il représente l'ange Raphaël disparoissant au milieu de la famille de Tobie.
Estimé 4,000 livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1789 et reexposé à celui de 1791 ; il passa ensuite aux Gobelins, d'où, en 1794, il fut rejeté par le jury de classement des modèles.
Hugues TARAVAL
A Bellevue.
En 1766, cet artiste eut à faire deux dessus de porte pour la salle à manger du Roi en ce château (a). Le premier tableau fut exposé au salon de 1767 ; voici le mémoire de l'artiste (3) :
Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roi, par ordre de M. le marquis de Marigny, par le sieur Taraval, pendant Tannée 1 767.
Ce tableau, dessus de porte destiné pour la salle à manger du château de Bellevue, a 4 pieds de large sur 3 pieds 9 pouces de haut. Figures au dessus de demie nature.
Il représente le Repas donné aux Dieux par Tantale, dans lequel Jupiter redonne la vie à Pelops.
Estimé 1,000 livres.
(2) Cf. page 248 supra.
4^0 tableaux commandés pour le roi
Le paiement est en date du a3 avril 1776 (Exercice 1768) :
Au sieur Taraval, peintre, 1 ,000 livres pour son payement d'un tableau représentant le Repas donné aux Dieux par Tantale, qu'il a fait en 1767.
Le second tableau, de dimensions analogues, fut payé le 14 février 1779 (Exercice 1771) :
Au sieur Taraval, peintre, 1 ,000 livres pour son payement d'un tableau représentant les Noces de P£§ée troublées par -Phinie, qu'il a fait en 1767. 4*>>-
Triomphe d'Amphitrite.
Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, directeur et ordonnateur général des Bâtimens de Sa Majesté, par le sieur Taraval, pendant les années 1776 et 1777 (1).
Ce tableau porte 7 pieds de large sur 10 de haut.
Il représente le Triomphe d'Amphitrite.
Estimé 3.ooo livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1777; le parfait paiement est en date du 3o septembre 1778 (a) :
Au sieur Taraval, peintre, 600 livres pour faire, avec 2,400 à lui précédemment ordonnées, le parfait paiement de 3,ooo livres à quoi monte un tableau représentant le Triomphe d'Amphitrite, qu'il a fait en 1776 et 1777 pour le service de Sa Majesté.
Actuellement au musée du Louvre (n* 863) : H. 3 m. a5 — L. a m. a3. — Signé : Taraval, 1777.
(a) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (1763-1785).
HUGUES TARAVAL
En 1780, les Bâtiments demandèrent à Taraval un dessus de porte pour le petit cabinet de Marie-Antoinette ; on lui recommanda de faire diligence, car la Reine était impatiente de voir l'ouvrage terminé (1). Voici son mémoire (2).
Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, et par le sieur Taraval, pendant Tannée 1780.
Ce tableau est en ovale, ayant 3 pieds 6 pouces de haut sur 2 pieds 6 pouces de large, il est placé dans le petit cabinet de la Reine.
Il représente des Amours se jouant avec des /leurs.
Estimé 600 livres.
Le paiement est en date du 7 mars 1783 (3) :
Au sieur Taraval, peintre, 600 livres pour son payement d'un tableau représentant des Amours se jouant avec des fleurs, qu'il a fait pour le service du Roy pendant l'année 1780.
A Marly.
Mémoire d'un tableau fait pour le service du Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, etc., par le sieur Taraval, peintre, pendant l'année 1 78 1 (4).
Ce tableau, destiné pour la chambre à coucher de la Reine à Marly, a environ 4 pieds 3 pouces de large sur 3 pieds 8 pouces de haut.
Il représente, par des enfants, le Réveil.
Estimé 5oo livres.
(3) Archives du Louvre. Registre d'ampliation (1762-1785).
Le paiement est en date du 7 mars 1783 (1) :
Au sieur Taraval 5oo livres pour son payement d'un tableau, ayant pour sujet le Réveil, qu'il a fait pour le service du Roi pendant Tannée 1781 .
Mémoire de deux tableaux faits pour le service du Roy, sous les ordres de M. le comte d'Angiviller, etc., par le sieur Taraval, pendant les années 1780 et 1781 (2).
Ces deux tableaux, de forme ovale, de 7 pieds 4 pouces de haut sur 4 pieds 6 pouces de large, font partie des quatorze destinés pour la chapelle de Fontainebleau.
(1) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (1762-1885).
(2) A. N. O' 1931. — A la date du 26 décembre 1779, Taraval écrivait, au sujet de ces deux tableaux, la lettre suivante au comte d'Angiviller (A. N. O' 1912):
« La crainte de n'estre jamais arivé au but de perfection qu'exige un hommage digne de votre goutet de mon zèle peut avoir prévenus 'défavorablement par la lenteur à produire, il est cependant dans l'exacte vérité que l'espoir seul qu'un travail réfléchis et avec intervalles, tant pour l'effet des couleurs que pour y revenir avec les yeux frais et non prévenus par l'habitude sur le même objet, font tous mes torts. Je me détermine cependant, après beaucoup d'incertitude, et, soutenu par la pureté de mon intention, je prens la liberté de vous présenter ces deux tableaux dont les ébauches ont paru vous faire quelque plaisir : le désir sincère de recevoir des avis et la volonté la plus ferme de rectifier mes erreurs me fait espérer de trouver grâce. Accorder- moi, aussi la justice de croire que cette manière de vous les faire parvenir n'est point une tournure pour vous prévenir en ma faveur, mais simplement le moyen que j'ai pencé le plus expédient, nayent jamais été assé heureux ou assc hardi pour parvenir toutte les fois que je me suis présenté. »
D'Angiviler répondait le 14 février 1780, par le billet suivant : • J'ai reçu, mon cher Taraval, avec votre lettre, les deux tableaux qui l'accompagnaient. Vous vous exprimez trop modestement sur leur sujet, ce sont deux morceaux charmans et tout à fait propres à faire honneur à votre pinceau et dont je suis on ne peut plus satisfait. »
HUGUES TARAVAL
Le premier représente la Sibille de Cumes, qui prédit à Auguste la naissance de Jésus-Christ et lui montre une Vierge
et un Enfant dans le ciel 1,600 livres.
Estimé 453 »
Le second représente la Nativité de Notre-Seigneur.
Estimé 1,600 »
Ensemble 3, 200 livres.
Ces deux tableaux furent exposés au salon de 1781 ; le parfait paiement est en date du 21 janvier 1785 (1) :
Au sieur Taraval, peintre, 2,000 livres, faisant, avec i,3oo à lui ordonnés à compte sur l'exercice 1780, le parfait payement de 3,200 livres à quoi montent deux tableaux, l'un représentant la Sibille de Cumes qui prédit à Auguste la naissance de Jésus- Christ, l'autre la Nativité de Notre-Seigneur, qu'il a faits en 1780 «1781 pour le service de Sa Majesté.
Actuellement, tous les deux à Fontainebleau, dans la chapelle de la Sainte Trinité : H. 2 m. 38. — L. 1 m. 48.
Sacrifice de Noé.
les ordres de M. le comte d'Angiviller, etc., par le sieur Taraval, pendant les années 1782 et 1783 (2).
Ce tableau a 10 pieds de haut sur 8 de large.
Il représente le Sacrifice de Noé au sortir de V arche.
Estimé 3,ooo livres.
Ce tableau fut exposé au salon de 1783; le parfait payement est en date du 21 janvier 1785 (3) :
Au sieur Taraval, peintre du Roy, i,5oo livres faisant, avec
(1) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (1762-1785).
(3) Archives du Louvre. Registre d'ampliations (1762-1785).
i,5oo à lui ordonnés acompte sur 1783, le parfait paiement de 3,ooo livres, à quoi monte un tableau représentant le Sacrifice de Noé au sortir de Varche, qu'il a fait pour le service de Sa Majesté pendant les années 1782 et 1783.
Il passa ensuite aux Gobelins, d'où il fut rejeté en 1794 par le jury de classement des modèles.
Compris en 1821 dans la liste des tableaux concédés par l'État aux églises de la banlieue de Paris : H. 3 m. 24. — L. 2 m. 58.
Hercule enfant.
les ordres de M. le comte d'Angiviller, directeur et ordonnateur général des Bàtimens de Sa Majesté, par le sieur Taraval, peintre du Roy, pendant les années 1 784 et 1785 (1).
Ce tableau a 1 o pieds quarrés.
Il représente Hercule enfant, étouffant deux serpens dans son berceau.
Estimé 4,000 livres.
Ce tableau passa aux Gobelins, d'où il était rejeté en 1794 par le jury de classement des modèles.
Actuellement au musée de Cusset (Allier), où il fut envoyé par l'État en 1872.
(1) A. N. O' 1933. — Le 24 décembre 1774, Pierre, le premier peintre, écrivait au comte d'Angiviller (A. N. O' 1910) : 1 M. Taraval vous supplie de luy permettre de copier le portrait du Roy qui est à la Surintendance de Versailles pour satisfaire au désir de la ville de Périgucux qui a préféré le fils d'un ancien citoyen aux artistes étrangers qui se trouvent sur les lieux. Ce choix, dicté par le sentiment, sera avantageux pour la ville puisqu'il est difficile de présumer que des peintres, qui courent les provinces, puissent joûter contre M. Tarraval. •
LOUIS TESS1KR
Louis TESSIER (i)
Aux Gobelins.
Mémoire des ouvrages faits pour le Roy, par les ordres de M. Coypel, premier peintre de S. M., par Louis Tessier (2).
Trois grands tableaux d'environ 14 pieds de haut sur 8 de large, et sur chacun desquels tous les festons en fleurs, prix arrêté par mond. sieur Coypel 700 livres.
— Mémoire de quatre tableaux pour le service du Roy, faits sous les ordres de M. le marquis de Marigny, par M. Tessier, peintre aux Gobelins, pendant l'année '756 (3).
Ces tableaux, faits pour des devants de cheminées, représentant des vases de fleurs, des instruments de musique et autres accessoires propres à orner les places auxquelles ils sont destinez.
Estimés chacun 1 20 livres, les quatre 480 livres.
— Mémoire d'ouvrages de peintures en fleurs faits pour le service du Roy, en la manufacture royale des Gobelins, par Tessier en 1 767 (4).
Livré quatre dossiers et quatre fonds de fauteuils et leurs manchettes, le tout sur un fond de damas cramoisy; les dossiers composés d'un bouquet de fleurs nouées d'un ruban; sur le fond, des fleurs placées négligeamment, le tout convenu avec Monsieur SoufBot 600 livres.
(1) Cf. pages 93 et 316 supra.
(a) A. N. O' 1934 a. Le paiement est en date du 6 mars 1750.
(4) Revue de l'art français ancien et moderne, tome V, p. 121.
Louis TOCQUÉ (i)
Portrait de la première Dauphine.
En i747,Tocqué eut à faire le portrait de la première Dauphine Marie- Thérèse d'Espagne ; à cet effet, le manteau royal lui fut délivré, comme l'atteste la lettre de cachet suivante (2) :
« De par lk Roy, Cher et bien amé, ayant charge le sieur Tocqué, peintre de notre Académie, de faire le portrait en pied de notre chère fille la Dauphine, nous vous faisons cette lettre pour vous dire que notre intention est que vous remettiés audit sieur Toqué le manteau royal qui est dans le trésor de votre abaye pour lui servir de modèle, lequel il aura soin de vous remettre aussitost que cet ouvrage sera fini, en prenant au surplus par vous les seuretes en pareille occasion. Si n'y faites fautes, car tel est notre plaisir. Donné à Versailles, le i5 mars 1747. Louis. »
Ce portrait fut terminé en 1748 et exposé au salon de cette même année; voici le mémoire de l'artiste (3) :
(1) En 1738, Tocqué avait exécuté les portraits du Dauphin et delà Reine, qui figurent actuellement au Louvre sous les n»' 867 et 868 ; mais cette double commande n'avait point été faitepar les Bâtiments, et on ne trouve aucune ordonnance à ce sujet.
Le ai juillet 1738, le duc de Châtillon écrivait au directeur des Bâtiments, Orry, la lettre suivante à ce sujet (A. N. O' 1707) : c Tocquet a finy le portrait de Mgr le Dauphin, il y a quelques jours, je trouve qu'il a très bien rcussy, il ira travaillé à l'habiller, il sera peint en pied, la main sur un globe terrestre, avec un bureau à côté de luy, sur lequel il y aura des plans de fortifications et des instrumens de mathématiques, répandus sur le bureau. Tocquet a commencé la Reync à la prière de Mgr le Dauphin et l'esquisse est bonne... »
Pour exécuter ce portrait de la Reine on délivra à Tocqué le manteau royal, comme l'atteste la lettre de cachet suivante (A. N. K. 142) :
• Db par le Rov, Chers et bien amés, nous avons commandé au sieur 7ocquet, peintre de notre Académie, quelques ouvrages pour lesquels il a besoin du manteau royal, qui est dans le trésor de votre église. Nous vous mandons et ordonnons de le luy faire remettre pour le garder le temps qu'il luy sera nécessaire, en prenant par vous les sûretés convenables et accoutumées en pareille occasion. Si n'y faites fautes, car tel est notre plaisir. Donné à Versailles le 27 septembre 1739. Louis. »
LOUIS TOCQUÉ
Mémoire du portrait de/eue Madame la Dauphine, peint pour le Roy, sous les directions de feu M. Orry et de M . de Tournehem, par Louis Tocqué.
Ce portrait a été livré en 1748.
Ce tableau a 9 pieds de haut sur 6 pieds de large. Feue Madame la Dauphine y est représentée en pied et en habit de cour, dans un sallon très orné qui donne sur des jardins.
Estimé 4,000 livres.
et une gratification de 2,000 »
Le parfait paiement est en date du 6 mars 1758 (Exercice 1748) :
Au sieur Tocqué, peintre, 1,000 livres pour faire, avec 3, 000 à luy ordonnez acompte sur l'exercice 1748 les 3i janvier et 17 juillet 1749, le parfait payement de 4,000 livres, à quoi monte un portrait en pied de feue Madame la Dauphine qu'il a fait pendant l'année 1748.
La gratification fat perçue sur ce même exercice, le 3o janvier 1751 :
Au sieur Tocqué, peintre, 2,000 livres, par gratification, en considération de ses soins, frais de voyage et autres dépenses par luy faites à l'occasion du portrait de feue Madame la Dauphine, qu'il a fait pour le service du Roy pendant l'année 1 748.
Actuellement au musée de Versailles (n* 3795) : H. 2 m. 71 .— L. 1 m. 65. — Signé : L- Tocqué pinxit, 1 748.
Portraits des directeurs des Bâtiments.
Au salon de 1 750, Tocqué exposait « le portrait jusqu'aux genouîls de M. de Tournehem • ; ce tableau avait été vraisemblablement commandé par le directeur des Bâtiments pour son usage personnel, car nous n'avons retrouvé aucune ordonnance de paiement à ce sujet.
En 1751, les Bâtiments firent exécuter deux copies de ce portrait, et Tocqué fut chargé de les retoucher le plus soigneusement possible: voici son mémoire (1) :
(1) A. N. O' 1934 — En note, on lit : « Je soussigné, premier peintre du Roy, certifie à M. de Vandières... que les deux copies mentionnées dans
Mémoire de deux copies du portrait de Monsieur de Toumehemy directeur et ordonnateur général des Bàtimens de Sa Majesté, peintes d'après le tableau de M. Tocqué pour l'Académie royale de peinture et de sculpture ; lesquelles copies lui ont été ordonnées par mondit sieur, et livrées pendant l'année ijSi .
Ces deux copies ont chacune 4 pieds et demi de haut sur 3 pieds et demi de large.
Toutes deux sont entièrement retouchées par l'auteur. Ledit ouvrage estimé la somme de 1,200 livres.
Ces deux portraits étaient destinés au marquis de Marigny et à l'Académie d'architecture (1); ils furent payés en date du 28 mars 1752 :
Au sieur Tocqué, peintre, i,65o livres pour son payement tant de deux copies du portrait de feu M. de Toumehem, directeur général des Batimens du Roy, qu'il a faits pour le service du Roy, que des bordures qu'il a fournies à ce sujet pendant l'année dernière.
L'un de ces portraits est actuellement au musée de Versailles (n* 3774) : H. 1 m. 34 — L. 1 m. 04.
— Quelques années après, Tocqué exécutait le portrait du marquis de Marigny, qui fut exposé au Salon de 1755 : voici son mémoire (2) :
Mémoire du portrait de M. le marquis de Marigny, directeur et ordonnateur général des Bâtimens, fait et donné par son ordre à l'Académie royale de peinture et de sculpture, peint par le sieur Tocqué dans l'année 1756.
Ce portrait est peint de grandeur naturelle jusqu'au genouil, sur une toile de 4 pieds 2 pouces de haut sur 3 pieds 3 pouces de large.
Ledit portrait estime 2,000 livres.
ce mémoire ont été retouchées par l'auteur avec tout le soin possible. A Paris, ce décembre 1 75 1 , Coypel. ■»
JEAN-FRANÇOIS DE TROY Le paiement est en date du 28 avril 1756 :
Au sieur Tocqué, peintre, 2,000 livres pour son payement d'un tableau portrait de M. le marquis de Marigny, directeur général des Batimens, qu'il a fait sur la présente année, destiné pour l'Académie de peinture et de sculpture à Paris.
Actuellement au musée de Versailles (n»3776) : H. 1 m. 35 - L 1 m. 04.
TOUZÉ A Compiègne.
Cet artiste exécutait, en 1769, un tableau pour l'église Saint-Jacques de Compiègne; il fut payé le 1" janvier 1773 (Exercice 1769) :
Au sieur Tou\é 800 livres pour son payement d'un tableau représentant saint Louis, destiné pour être placé dans l'église Saint-Jacques de Compiègne, qu'il a fait en 1769.
Jean-François de TROY
A Versailles.
i° Hôtel du Grand Maître.
En 1714, cet artiste eut à faire deux tableaux pour l'hôtel du Grand Maître, à Versailles (1). Us sont ainsi mentionnes dans YÊtat des tableaux modernes qui ont été faits et placés dans les dehors de Versailles depuis 1722 jusqu'à ce jour (a) :
Pavillon du Grand Maître ; chambre à coucher :
Un tableau représentant Zéphire et Flore dans un fonds de
(1 ) Cf. page 76 supra.
paysage; ayant de hauteur 3 pieds 6 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large.
Dans le cabinet suivant la chambre à coucher : Un tableau en ovalle, représentant Aciset Galathée, de 3 pieds et demi de haut sur 3 pieds de large.
Pour chacun de ces deux tableaux, de Troy demandait 800 livres ; les Bâtiments lui en accordèrent la moitié; le paiement est en date du i5 juin 1726 (Exercice 1724) :
Au sieur de Troy fils, peintre, 400 livres pour son payement d'un tableau représentant Acis et Galathée, qu'il a fait pour le service du Roy pour les appartements de l'hôtel du Grand Maître à Versailles, pendant Tannée 1724.
— 400 livres pour son payement d'un tableau représentant Zéphir et Flore, qu'il a fait pour lesdits appartements pendant l'année 1724.
Actuellement, tous les deux à l'Hôtel de Ville de Versailles, le tableau à' Acis et Galathée : H. o m. g3 — L. o m. 77; celui de Zéphir et Flore : H. 1 m. 1 7 — L. o m. 98.
20 Appartements de la Reine.
En 1734, de Troy et Natoire exécutèrent les dessus de porte de la chambre à coucher de Marie Leczinscka, à Versailles (1}. Le sujet du tableau de De Troy lui fut donné par le duc d'Antin lui-même (2); il est ainsi désigne dans YInventaire général des tableaux qui ont été faits pour le service du Roy, qu'il faut ajouter à l'inventaire général fait en 170g Jusqu'en 1737 {3):
Un tableau représentant Mgr le Dauphin et deux de Mesdames de France, accompagnées de la France et de la Gloire, ayant de hauteur 5 pieds sur 4 pieds 6 pouces environ.
Le paiement est en date du 2i> avril 1735 (Exercice 1734) :
Au sieur de Troy, peintre 1,800 livres pour un tableau allé-
(1) Cf. page 3io supra.
(2) Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l'Académie de peinture, II. 277.
(3) A. N. O'p. tofib.