‹ Inventaire des tableaux du roiChapitre 19 sur 42 · J.-B. DE LA ROSE · texte numérisé non relu

J.-B. DE LA ROSE

Un tableau représentant le port et la citadelle de Marseille ; figures de 3 à 4 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 4 pouces sur 7 pieds 2 pouces de large.

Paris. Cabinet des tableaux.

« Lors de l’arrivée de Louis XIV à Marseille (1660), le cardinal Mazarin, ayant ouï parler du mérite de de la Rose, alla à son atelier, accompagné de plusieurs seigneurs de la cour; il fut très satisfait du talent du peintre et en parla au Roi, qui fit commander à l’artiste un tableau de grande dimension dans lequel devait être représentée une partie du port; le Roi voulut que, d’un côté, on vit la Réale et plusieurs vaisseaux, et, de l’autre, la citadelle, ainsi que les seigneurs de la cour; ce tableau ayant été ensuite envoyé à Paris plut tellement à Mazarin que ce cardinal le fit placer dans son appartement; il engagea le Roi à commander à la Rose une répétition de cet ouvrage en un format plus considérable, afin de pouvoir y représenter la majeure partie de la ville de Marseille. » (2).

N° 3j3 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), sans nom d’auteur [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, lui donne comme dimensions 4 pieds 3 pouces sur 7 pieds ou environ de large [P.]; il se trouvait alors au magasin [Mag. 96], d’où il quitta pour être placé à Paris en 1697 [Par. 97].

(1) Dans l’inventaire de 1709, ce nom est inscrit Roset.

(2) Notice biographique sur Jean Baptiste de la Rose, par le P. Boucherel, publiée dans les Archives de l'Art Français, t. VI. p. 225-232.

Frère LUC

Un tableau représentant Saint-Louis à mi-corps, les bras croisez sur l’estomac, tenant d’une main un bassin dans lequel il y a la couronne d’épines et un clou de Notre Seigneur, et de l’autre une petite croix d’or; ligure comme nature; ayant de hauteur 2 pieds un pouce sur 22 pouces de large; de forme ovale; dans sa bordure dorée.

Marly. Appartement haut.

Signalé en 1706 [Mans. 6], en 1708 [Mans. 8], en 1722 [Bail. 22].

Se trouvait en 1760 au magasin de la Surintendance [J.].

Pierre MIGNARD

i° Un tableau représentant Jésus-Christ portant sa croix, suivi de la Vierge et de saint Jean; sur le devant paroit une femme debout qui tire une petite fille par le bras et plusieurs figures que l’on découvre dans le lointain sur le Calvaire; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 6 pieds de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petit appartement du Roy.

« Donné au Roy par M. le marquis de Seignelay au mois de juin 1684» [L. B.].

Le même Le Brun, le mentionne ainsi sous le n° 432 (partie postérieure à 1 683) : « Un Portement de croix accompagné de la Vierge, saint Jean et plusieurs autres figures et les deux larrons que l’on mène devant, au haut dudit tableau il paroist des soldats allant au Calvaire et au bas sur une pierre est escrit P. Mignard pinxit Parisiis 1684, cetatis suce j3. » —

 Versailles en i6g5 [P.], dans la chambre du billard [V.]) où Piganiol de la Force le signale également.

Actuellement au Louvre, n° 368 : H. i m. 5o — L. i m. 98.

2° Un tableau représentant l’Espérance avec trois enfans ; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 17 pouces sur 23 pouces de large; dans sa bordure dorée.

3° — la Foy accompagnée de trois enfans; de mêmes dimensions que le précédent.

Versailles. Petite galerie du Roy.

Paillet (i6g5) les mentionne ainsi à Versailles : « L’Espérance, vêtue d’un manteau verd, ayant les mains jointes, regardant le ciel, accompagnée de trois enfans. — La Foy, vêtue d’une robe blanche et d’un manteau bleu, tenant une croix et un livre ouvert sur elle, accompagnée de trois enfans dont un tient les tables de la loy » [P.] ; ils se trouvaient alors dans la galerie du Roi [V.], où Piganiol de la Force les signale également.

Le n' 3, mis au Luxembourg en 1750. — Les deux restaurés en 1783 par Godefroid dont voici le mémoire : « Avoir nettoié et verni deux Mignard représentant l’un l’Espérance et l’autre la Religion, et repointillé quelques endroits, 12 livres » (A. N. O1 1 g33). — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au musée de Quimper, auquel ils furent envoyés par l’Etat le 21 janvier 1897 : H. o m. 40 — L. o m. 62. — Signés : P. Mignard pinxit i6ç2, cetatis suæ 80.

40 Un tableau représentant sainte Cécile jouant de la harpe, accompagnée d’un ange ; figures de 1 6 à 1 8 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 2 pouces sur 19 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite galerie du Roy.

Mentionné par Paillet (i6g5) à Versailles [P.], d’abord dans la galerie, puis dans le petit cabinet, « cabinet des filagrames du petit appartement du Roy à Versailles » [V.].

Piganiol de la Force les signale dans le cabinet du billard à Versailles. — Mis au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : « de Mignard : Sainte

Cécile, de 27 pouces sur 19, nettoyé et réparé des trous et des gersures » (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n° 634 : H. o m. 74 — L. o m. 56. — Signé : P. Mignard pinxit anno i6gi , œtatis suce 79.

5° Un tableau représentant la Vierge assise tenant l’enfant Jésus sur ses genoux, et saint Jean debout; figures de 1 5 à 1 6 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 21 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite galerie du Roy.

« Donné en septembre 1694 » IP.].

Le même Paillet (1695) le signale à Versailles; il fut successivement dans le cabinet aux trois portiques, puis dans la galerie et dans le cabinet des filagrammes [V.].

Piganiol de la Force le mentionne dans le cabinet du billard. — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85],

Dans l’exemplaire de l’Inventaire Bailly qui est au Louvre, on relève, en marge de ce tableau, cette note, mise par Villot : « 2279 B ».

6° Un tableau représentant Jésus-Christ et la Samaritaine près d’un puits, sur fond de paysage ; figures de 6 à 7 pouces; ayant de hauteur 14 pouces sur 18 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Petite galerie du Roy.

Paillet (1695) le signale à Versailles sous le n° 504 [P.]; il se trouvait alors dans le cabinet des filagrammes [V.].

Quitte le Louvre en 1 737, pour être porté à la Surintendance de Versailles [Louv. 37]. — Piganiol de la Force le mentionne dans le cabinet du billard. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Ce tableau avait été placé, le 16 juin 1866, au palais de Saint-Cloud, dans le pavillon de Breteuil; il dut être détruit lors de l’incendie de ce château : H. o m. 38 — L. o m. 46.

70 Un tableau représentant le Roy à cheval, couronné par la Victoire; dans le lointain l’on découvre la ville de

Mastrick; figure comme nature ; ayant de hauteur 9 pieds 7 pouces sur 7 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée (1).

Versailles. Cabinet des tableaux.

Ce tableau, ainsi que le suivant, fut exécuté en 1674 et payé à Mignard, en date du 18 octobre : « Au sieur Mignard, pour deux portraits qu’il a faits de S. M., l’un à pied, l’autre à cheval, 6,600 livres » [Guiffrey, t. I, col. 8o5] (2).

Ainsi décrit dans l’Inventaire général du mobilier de la Couronne (t. Iï, p. 21) (3) : « Le portrait du Roy à cheval, vestu à la Romaine, couronné par la Renommée, dans le païsage duquel est représentée une veue de la ville de Mastrick, hault de 10 pieds 10 pouces et de g pieds un pouce de large avec sa bordure dorée. » — Signalé par Paillet (1695) à Versailles [P.], dans la chambre delà Reine [V.]. — En 1706 au cabinet des tableaux [Mans. 6].

Transporté, en 1737, de la Surintendance à la galerie d’Apollon au Louvre [S.].

Actuellement au musée de Versailles, n" 21 56, avec attribution à l’école de Mignard : H. 3 m. 02 — L. 2 m. g5.

8° Un tableau représentant le portrait du Roy, de profil, en pied, habillé à la Romaine, appuyé sur sa canne, un page derrière, tenant un casque, proche une tente ; figure comme nature; ayant de hauteur 8 pieds 3 pouces sur 6 pieds de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Cabinet des tableaux.

Exécuté en 1674 (4).

Mentionné dans l’Inventaire du mobilier de la Couronne. — Paillet (1695) le signale à Versailles avec les dimensions de 8 pieds 3 pouces sur 4 pieds 11 pouces de large [P.]; il se trouvait alors dans la chambre de la Reine [V.]. — Au cabinet des tableaux en 1706 [Mans. 6].

(1) Voir plus loin l’article sur Van der Meulen (Mémoire des tableaux de Van der Meulen, note 6).

(2) Voir également Les portraits de Louis XIV au musée de Versailles , par M. André Pératé. In-8°. 1896.

(3) Publié par M. Guiffrey. Paris Rouam, 1886.

(4) Cf. Pératé; op. cit.

1 6° Un tableau représentant le Roy armé sur un cheval, ayant une Victoire au-dessus, tenant une palme et une couronne de lauriers; figures comme nature; ayant de hauteur 9 pieds 4 pouces sur 7 pieds et demi de large; sans bordure.

Paris. Cabinet des tableaux.

Se trouvait, en i6g5, sous le scellé de Mignard, et mentionné comme appartenant au Roi (A. N. O' 1964). — Ne figure pas dans les inventaires de 1706 [Mans. 6] et de 1708 [Mans. 8].

Actuellement au musée de Versailles, n” 2o32 : H. 3 m. 59 — L. 2 m. 60.

90 Un tableau représentant un Ecce homo ayant un roseau à la main ; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 2 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.

io° — la Vierge tenant l’enfant Jésus et un voile blanc qui lui porte ombre sur la teste; de mêmes dimensions que le précédent.

Versailles. Cabinet des tableaux.

A Versailles en 1 69 5 [P] ; le n" 9, dans le cabinet aux trois portiques [V.].

Le n° 9, signalé par Piganiol de la Force dans la salle de Mars à Versailles. — Le n° 10, mis en 1750 au Luxembourg, — Le n° 9 se trouvait dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.]. — Le n° 9, au Louvre en 1785 [Louv. 85] (2).

ii° Un tableau représentant les portraits de Monseigneur, de Madame la Dauphine et des trois princes ; figures comme nature; ayant de hauteur 8 pieds sur 10 pieds et demi de large, rehaussé d’onze pouces et élargi de seize ; dans sa bordure dorée.

Meudon. Galerie de communication.

(1) Voir plus loin l’article de Van der Meulen (Mémoire des tableaux de Van der Meulen, note 6).

(2) En i8o3, un Ecce homo, par Mignard (H. 1 m. 61 — L. 1 m. 35), fut envoyé par l’Etat au musée de Rouen avec cette indication de provenance : « Versailles »; il est signé : P. Mignard pinxit 16 go.

Exécuté par Mignard en 1687, comme le prouve cette ordonnance de paiement, en date du i3 janvier 1688: « 8,000 livres au sieur Mignard pour un tableau représentant Monseigneur, Madame la Dauphine et MM. les ducs de Bourgogne, d’Anjou et de Berry » [Guiffrey. t. III. col. 3 et 65].

Mentionné par Paillet (1695) à Versailles, avec les dimensions de 7 pieds un pouce sur 9 pieds 2 pouces de large [P.]; il se trouvait alors dans la chambre de la Reine [V,]. — Placé à Meudon vers 1700 [Meud. s. d.].

Quitte la Surintendance en 1737, pour être mis au Louvre, dans la galerie d’Apollon [S.]. — Piganiol de la Force déclare qu’il fut autrefois à Versailles, dans la salle de Mars. — Au magasin du Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n° 638 : H. 2 m. 32 — L. 3 m. 04.

i2° Un tableau représentant le portrait de Monsieur le comte de Toulouse peint en Amour qui dort sur un lit couvert d’une draperie bleue; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds sur 4 pieds de large ; dans sa bordure dorée.

Trianon.

N° 478 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1 6g5 [P.], au magasin [Mag. 96]. — A Trianon en 1706 [Mans. 6], en 1708 [Mans. 8], en 1741 [Tri. 41]; c’est là également qu’il est signalé par Piganiol de la Force.

Actuellement au musée de Versailles, n° 36a5 : H. o m. 91 — L. 1 m. 34.

i3° Un tableau représentant Neptune sur son char, présentant son trident et sa couronne à une Renommée qui tient la devise du Roy sur une banderolle, suivi de Tritons et de Nayades ; figures comme nature; ayant de hauteur 9 pieds sur i3 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux.

Exécuté en 1684, comme le prouve cette ordonnance de paiement, en date du i5 janvier 1 685 : « Au sieur Mignard, peintre, pour un tableau qu’il a fait par ordre de S. M. représentant le Triomphe de la Mer , 9000 livres » [Guiffrey. t. II. col. 577. 660].

N° 457 de l’inventaire Le Brun (partie postérieure à i683), où il est mentionné : « Un Neptune accompagné de Triton et Nayade qui présente

sa couronne et son sceptre à une Victoire qui est en l’air portant un étendart où est la devise du Roy en escrit Nec pluribus impar, hault de 9 pieds sur i3 pieds de long » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l’antichambre de l’appartement de la Reine [V.j. — A Paris en 1706 [Mans. 6] et en 1710 [Coyp.].

Quitte la Surintendance, en 1737, pour être placé au Louvre dans la galerie d’Apollon [S.]. — Piganiol de la Force déclare qu’il fut autrefois dans la salle de Mars à Versailles. — En 1739, placé à Compiègne dans la salle à manger du grand couvert, et à cette occasion élargi par le peintre Delobel (1), comme l’atteste cette ordonnance de paiement du 2 décembre 173g : « Au sieur Delobel, peintre, i,5oo livres pour son payement d’un tableau représentant Neptune adoptant la banière de France pour souveraine, destiné pour la salle à manger du château de Compiègne qu’il a agrandi en la présente année (2). »

Actuellement au Louvre, n" 637 : H. 3 m. 42 — L. 7 m. 20.

140 Un tableau représentant le portrait de Madame de Fontanges, vestue d’un manteau bleu, assise et appuyée sur un carreau de velours cramoisi, tenant des roses et une anémone dans ses mains; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces sur 3 pieds 9 pouces de large; de forme ovale; dans sa bordure dorée.

Versailles. Garde-meuble.

En 1760, dans la troisième pièce de l’hôtel de la Surintendance, avec cette mention : « un portrait soy-disant M1 2'0 Fontanges, que l’on dit estre peint par Le Febvre » [J.]. — En 1784, dans la septième pièce du même hôtel, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].

i5° Un tableau représentant Saint Mathieu accompagné d’un ange sur un fond de paysage ; figure comme nature; ayant de hauteur 5 pieds 10 pouces sur 4 pieds 8 pouces de large, racourci de 14 pouces ; dans sa bordure dorée.

Trianon. Appartement du Roy.

(1) D’après Villot, l’agrandissement ainsi opéré par Delobel, comporterait à droite un groupe de Néréides et de Tritons, à gauche un Amour sur un Dauphin.

(2) Comptes des Bâtiments du Roi. Exercice 1739 (A. N. O' 223g).

Exécuté en 1695 et achevé par Mignard quatre mois avant sa mort.

Mentionné par Paillet (1695) [P.] à Trianon [T. M. C.], où il se trouvait en 1741 [Tri. 41], et où Piganiol de la Force le signale sur la cheminée de la chapelle de l’antichambre, avec les dimensions de 7 pieds sur 4 de large.

170 Un tableau représentant saint Luc qui peint le portrait de la Sainte Vierge; figure de 2 pieds; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces et demi sur 3 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée.

Paris. Cabinet des tableaux .

Exécuté en 1695, l’année de la mort de l’artiste : « l’on prétend qu’il s’est ici peint lui-même tenant une palette et des pinceaux ; il y a même un petit bout de tapis qu’il laissa imparfait » (Piganiol de la Force).

Non signalé dans les inventaires avant 1709. — En 1710, se trouvait encore à Paris [Coyp.]. — Piganiol de la Force le mentionne à Trianon, dans l’appartement de feu Monseigneur.

Actuellement au musée de Compiègne, auquel il fut envoyé par l’Etat le 3 juillet 1896 : H. 1 m. 2 3 — L. 1 m. 01. — Signé : P. Mignard pinxit i6g5, œtatis suce 83.

Nicolas MIGNARD

i° Un tableau de Paysage où est représenté Apollon assis sur un nuage et au bas le serpent Pithon ; figures d’environ 8 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 6 pouces sur 2 pieds 1 1 pouces de large; dans sa bordure dorée.

20 — un Paysage où est représenté Dédale et Icare tombant dans la mer ; sur le devant l’on voit deux hommes dans une chaloupe; figures de 9 à 10 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 10 pouces sur 3 pieds 1 1 pouces de large; dans sa bordure dorée.

3° — l’Annonciation de la Vierge; figures plus de demi nature; ayant de hauteur 5 pieds sur 4 pieds et demi de large; dans sa bordure dorée.

40 — Apollon assis sur un nuage, entouré des quatre Saisons ; figures de petite nature ; ayant de hauteur 6 pieds sur 6 pieds de large.

5° Un tableau en plafond représentant la DefFaite de Niobé par Diane et Apollon; figures de i5 à 16 pouces; ayant de hauteur 2 pieds et demi sur 6 pieds de long; peint sur un fond doré; de forme octogone.

6° — une femme ailée tenant deux enfants ; figures de petite nature; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 5 pieds de long ; de forme ovale.

70 — Apollon qui fait écorcher Marsyas ; figures de 1 8 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 5 pouces sur 4 pieds et demi de large; peint sur un fond d’or.

8° Un tableau représentant Apollon qui fait mettre des oreilles d’asne à Midas, accompagné d’un Satyre; figures de 16 à 18 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 5 pouces sur 4 pieds de long; peint sur un fond d’or.

90 Un tableau en plafond représentant deux enfans tenant des fleurs ; figures comme nature ; ayant de hauteur 9 pieds sur 7 pieds de large ; dans une bordure ovale feinte de rehaussé d’or; entouré d’un ciel où paroissent trois enfans dont l’un tient un encensoir.

io° — Apollon sur un nuage tirant des flèches contre les Cyclopes; figures de 1 5 à 16 pouces; ayant de hauteur 2 pieds et demi sur 6 pieds de large; de forme octogone ; peint sur un fond d’or.

Paris. Tuileries. Appartement bas du Roy.

Voici, relevées aux Comptes des Bâtiments, les mentions des divers paiements relatifs à ces tableaux :

Exercice 1667 :

10 août 1667-17 mars 1668 :« A Nicolas Mignard, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait au petit appartement du Roy (aux Tuileries), io,5oo livres » [Guifïrey. t. I. col. 182].

Exercice 1668 :

i5 février-3i décembre : « Au sieur Mignard, à compte de l’appartement d’en bas de S. M. aux Thuileries, 1 1,800 livres » (ibid . , col. 242). Exercice 1669 :

7 juillet-2 novembre : « Au sieur Mignard, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait au palais des Tuileries, 2,3oo livres » (ibid., col. 32 1).

Jacques STELLA

i° Un tableau représentant sainte Anne qui mène la Vierge au temple; figures de 3 pieds ou environ; ayant de hauteur 4 pieds sur 2 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

20 — Saint Louis qui donne l’aumône à une multitude de pauvres; de mêmes dimensions que le précédent.

Saint-Germain. Chapelle du Château.

Signalés pareillement en 1706 [Mans. 6], en 1708 [Mans. 8], en 1722 [Bail. 22] .

Le n“ x, actuellement au musée de Rouen, auquel il fut envoyé par l’État en i8o3 : H. 1 m. 3o — L. 1 m. 02.

3° Un tableau représentant Minerve qui va trouver les Muses sur le Parnasse; figures de 22 à 24 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 5 pieds de large ; dans sa bordure dorée.

Versailles. Ménagerie.

Signalé pareillement en 1706 [Mans. 6], en 1708 [Mans. 8], en 1722 [Bail. 22].

Restauré, en 1785, par Godefroid, dont voici le mémoire : « Le Parnasse, par Stella, tableau de la Ménagerie de Versailles, tout gersé et écaillé en bien des endroits qui a été repointillé et verni, 96 livres » (A. N. O' 1931).

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, qui est au Louvre, on relève, en marge de ce tableau, cette note, mise par Villot : « 2471 M. R. ».

Michel DORIGNY

i° Un tableau représentant Jésus-Christ en croix, accompagné de la Vierge et de saint Jean debout, et de la Magdeleine à genoux au pied de la croix, et plusieurs autres; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 2 pieds 4 pouces de large.

Versailles. Cabinet des tableaux.

N° 342 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), où il est mentionné avec les dimensions de 3 pieds 4 pouces sur 2 pieds 4 pouces de large [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96J . — Signalé pareillement en 1706 [Mans. 6], en 1708 [Mans. 8], en 1722 [Bail. 22].

20 Un tableau représentant une Vierge tenant l’enfant Jésus sur ses genoux, saint Joseph accompagné d’anges, sous des palmiers; figures de 16 à 17 pouces; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 2 pieds 8 pouces de large; de forme octogone.

Paris. Au Louvre. Oratoire de la Reyne.

3° — une femme sur un nuage vestue de blanc, soutenue par un vent ; la Paix est auprès, qui tient une branche d’olivier et une fleur de lis; l’Abondance paroist derrière tenant en main une corne d’abondance remplie de fruits ; figures plus de demi nature ; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 5 pieds 10 pouces de large ; de forme ovale.

40 — l’Europe assise, habillée d’un manteau blanc, tenant un cheval blanc par la bride et un Amour au-dessus qui lui présente une branche d’olivier ; figures de petite nature; ayant 4 pieds en quarré.

5° — l’Asie assise et vêtue d’une draperie rouge, rehaussée de jaune avec un manteau bleu, tenant une cas-

solette d’argent et un petit vase rempli de perles, et audessus un enfant tenant une branche d’olivier; de mêmes dimensions que le précédent.

6° — l’Afrique ayant une draperie verte, tenant un arc dans sa main, ayant un crocodile auprès d’elle, et un enfant au-dessus qui lui présente une branche d’olivier; de mêmes dimensions.

7° — l’Amérique assise, vestuë d’une draperie rouge, tenant un vase d’où il sort des serpens, ayant un lion auprès d’elle et un enfant au-dessus qui luy présente deux branches d’olivier; de mêmes dimensions.

8° Un tableau en plafond représentant trois enfans tenant un feston de fleurs et de fruits, soutenans la couronne et l’écusson de France; figures comme nature; peint de coloris sur un fond d’or; ayant 3 pieds io pouces de diamètre.

9° Un tableau en frise servant de plafond où sont représentés deux enfans tenant un feston de fleurs et de fruits soutenant un masque de femme et une coquille ; figures comme nature; peint de coloris sur un fond d’or; ayant de hauteur 22 pouces sur 6 pieds 8 pouces de long.

io° Un tableau représentant deux enfans tenant l’écusson de France et d’Espagne, entourés d’un feston de fleurs, ayant au dessus une couronne de France; figures comme nature; peint de coloris sur un fond d’or; ayant 3 pieds 10 pouces de diamètre.

1 1° Un tableau en plafond représentant un jeune héros sur un nuage, couronné de lauriers, tenant dans ses mains un sceptre et une couronne fleurdelisée qu’il présente à une femme habillée de blanc, ornée d’un manteau bleu, qui tient une branche d’olivier, et soutenue par trois figures de petite nature ; ayant 10 pieds 3 pouces de diamètre.

i2° à 1 5° Quatre petits tableaux ronds aux quatre coins du plafond, deux enfans dans chacun tenant un feston de

lauriers autour d’une cassolette de lapis; figures comme nature; peints de coloris sur un fond d’or; ayant 3 pieds de diamètre.

i6° Un tableau en plafond représentant la Providence, la Foy, l’Espérance et la Charité sur un nuage ; figures de petite nature; ayant de hauteur 6 pieds et demi sur

9 pieds de long.

170 — la Paix et la Justice sur un nuage qui s’embrassent ; un enfant est auprès qui tient l’épée et la balance; figures plus de demi nature; ayant de hauteur 3 pieds

10 pouces sur 6 pieds 2 pouces de large.

1 8° — la Force et la Prudence sur un nuage et un enfant qui tient un miroir; figures plus de demi nature; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large.

190 — une femme en l’air, vestue de verd, tenant deux palmes et versant de l’eau d’une urne dans un vase d’or, soutenüe par un enfant, et un autre enfant qui tient une bride; figures plus de demi nature; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 3 pieds 10 pouces de large.

20° — une femme en l’air tenant les armes de France, et deux enfans à ses costés, dont l’un tient des fleurs de lis ; figures de petite nature ; ayant de hauteur 4 pieds et demi sur 5 pieds 10 pouces de long; coupé en rond par les bouts à oreille.

Vincennes. Appartement de la Reyne Mère.

210 — Flore et Zéphire accompagnés de trois enfans et un vent au-dessus, ayant des ailes de papillon; figures comme nature; ayant de hauteur 9 pieds 9 pouces sur 7 pieds 9 pouces de large.

220 à 2 5° Quatre tableaux en frise aux quatre costés du platfons, dans chacun sont deux enfans avec des festons de fleurs ; figures comme nature ; ayant de hauteur 1 5 pouces sur 4 pieds 5 pouces de large ; peint de coloris sur un fond d’or.

26° Un tableau représentant l’Histoire, habillée d’un manteau bleu, qui écrit dans un livre : Non nisi grandia canto, appuyée sur le Temps, au dessus sont deux enfans qui tiennent le portrait de M. le duc d’Orléans, frère du Roy Louis XIV; figures comme nature; ayant 10 pieds et demi en quarré ; de forme octogone.

270 à 3o° Quatre tableaux en frise aux quatre coins du platfons, dans chacun sont deux enfans qui tiennent des festons de jassemin et soutiennent une guirlande de fleurs et dessus une couronne ; figures comme nature; ayant de hauteur 2 pieds et demi sur 6 pieds et demi de large; et en pointe par les bouts.

Vincennes . Chambre de Monsieur.

Signalés pareillement en 1706 [Mans. 6], en 1708 [Mans. 8], en 1722 [Bail. 22].

Les n0’ 3 à 10 ont été transportés au Louvre et décorent aujourdhui le plafond de la chambre qui occupait l’extrémité sud des bâtiments de la colonnade du premier étage. — Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, qui est au Louvre, on relève les notes suivantes de Villot : en marge des n0’ 12 à 1 5 : « Ils sont dans la collection du Louvre, 4088 à 4091. Nouvel Invent.»; en marge du n° 21 : « A Vincennes, n° 4086, N. Inv. »; en marge des n1 * 03 22 à 25 : « Ils sont aussi à Vincennes (sans nos) »; en marge du n° 26 : « Il est à Vincennes, n° 4087, N. Inv. »; en marge des n°“ 27 à 3o : « Encore à Vincennes (sans n03) ».

DUBOIS le fils (1).

i° Un tableau représentant une Renommée tenant de ses deux mains deux trompettes et la bannière de France sur un fond de paysage ; figure comme nature ; ayant de hauteur 5 pieds et demi sur 4 pieds de large.

Fontainebleau. Appartement du Roy.

(1) Nous reproduisons l’indication de Bailly, qui mentionne ces tableaux au nom de Dubois le fils, sans préciser auquel des deux frères ou de leurs

fils ils doivent être attribués : une note de restauration dit bien Jean

Dubois, mais sans qu’on sache s’il s’agit du père ou du fils.

2° — la Nativité de Jésus-Christ où il paroit deux pasteurs dont un est à genoux et l’autre apporte des présens; au dessus l’on voit une gloire d’anges; figures comme nature ; ayant de hauteur i i pieds sur 8 pieds de large.

3° — Jésus-Christ attaché à la croix, accompagné de la Vierge affligée entre les bras de saint Jean, proche la Magdelaine qui embrasse le pied de la croix ; figures de grandeur naturelle ; de mêmes dimensions que le précédent.

4° — la Résurrection de Jésus-Christ; auprès du Sépulcre paroissent plusieurs soldats couchez et endormis, et un autre debout effrayé; figures comme nature; de mêmes dimensions.

5° — la Descente du Saint-Esprit sur les Apôtres et la Vierge au milieu, couverte d’un grand manteau bleu ; figures de grandeur naturelle; de mêmes dimensions.

6° — une Gloire d’enfans dans des nuages ; figures d’environ 2 pieds; ayant 5 pieds de diamètre.

70 — Jésus-Christ mort entre les bras de la Vierge et un Ange qui lui soutient le bras, accompagné de la Magdelaine, de saint Jean et d’une autre femme; au dessus Dieu le Père paroit dans sa gloire; figures de grandeur naturelle; ayant de hauteur i3 pieds sur 7 pieds de large; dans sa bordure de marbre.

8° — une Magdeleine couchée proche une teste de mort, ayant auprès d’elle un ange et un livre sur un fond de paysage; figure de 3 pieds; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces sur 4 pieds de large, élargi de 1 3 pouces.

Fontainebleau. Chapelle haute.

8° — une femme assise tenant un vase rempli de fleurs, une autre femme qui le soutient, et de l’autre costé trois Amours dont un tire des fleurs d’un vase; figures comme

nature; ayant de hauteur 5 pieds 11 pouces sur 4 pieds un pouce de large.

Fontainebleau. Appartement de Madame la Princesse de Conty.

Signalés à Fontainebleau à la fin du xvn° siècle, le n" 1 sur la cheminée de l’antichambre du Roi, les autres aux emplacements indiqués par Bailly; le n» 7 est seulement indiqué dans la « belle chapelle » [Font. s. d.]. — Mentionnés également en 1706 [Mans. 6], en 1708 [Mans. 8], en 1722 [Bail. 22].

Le n" 7, restauré, en 1786, par Godefroid, dont voici le mémoire: « A Fontainebleau, au grand tableau de la chapelle par Jean Dubois, qui étoit couvert de gris d’humidité invétéré de gros vernis, l’avoir nétoyé, verni et remplis de mastic et repeint quelques parties écaillés. 144 livres » [A. N. O1 193 1].

Sur l’exemplaire de l’inventaire Bailly, qui est au Louvre, on relève les notes suivantes de Villot : en marge du n° 2 : « Peut-être le n° 8555 du N. Invent., dont la peinture est tombée presque entièrement »; en marge du n° 7 : « iq58 M. R. ».

Charles ERRARD (1)

Un tableau représentant le Roy assis sur un nuage, tenant une branche de lauriers à la main, et un enfant audessus de sa teste tenant une couronne de lauriers, et deux autres enfans qui lui présentent un bouclier; une Renommée au-dessus d’un nuage; figures comme nature; ayant . de hauteur 6 pieds et demi sur 6 pieds et demi de large.

Fontainebleau. Appartement du Roy.

Signalé, à la fin du XV110 siècle, à Fontainebleau, comme plafond de la chambre Saint-Louis [Font. s. d.]. — Mentionné également en 1706 [Mans. 6], en 1708 [Mans. 8], en 1722 [Bail. 22].

D’Argenville l’indique, en 1762, comme plafond de l’appartement du duc d’Orléans, à Fontainebleau.

(1) Bailly écrit ce nom « Hérand » ou « Héraud »; d’autre part, [Mans. 6], il est orthographié « Hérard »; c’est ce dernier nom que nous avons adopté, d’après l’indication qui en est donnée par d’Argenville.

Claude GELLÉE, dit le LORRAIN

i° Un tableau représentant plusieurs vaisseaux dans un port de mer où il y a un palais d’architecture et, sur le devant, des marchands et matelots; figures de 4 à 5 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 4 pieds 5 pouces de large, élargi de 7 pouces ; dans sa bordure dorée.

Trianon. Chambre de Monseigneur .

5° — un Paysage avec des troupeaux de vaches et de moutons passant dans l’eau; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 4 pieds 1 1 pouces de large; dans sa bordure dorée (1).

Versailles. Cabinet des tableaux.

Le n" 1, fait pour le prince de Liancourt, entré ensuite dans la collection du Roi ( Livre de vérité, n° 80).

Nos 177 et 178 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) : le n° 1 avec cette indication que le « palais d’architecture » est à droite, et avec les dimensions de 3 pieds et demi sur 4 pieds 5 pouces de large; le n° 5, ainsi annoncé : « Un tableau dudit Claude Lorrain, représentant un paysage de pareille grandeur (que le n" 1), sur le devant duquel il y a un berger et une bergère assis au pied d’un grand arbre » [L. B.]. — Signalés tous les deux par Paillet (1695), avec cette note : « Agrandis, en 1695, pour servir à Trianon » [P.]. — A Trianon en 1696, dans la chambre du Roi [T. M. C.]. — Le n° 5, en 1706, au cabinet des tableaux [Mans. 6.].

Le n° 1 quitte le Louvre, en 1737, pour être placé à la Surintendance [Louv. 37] : Piganiol de la Force le signale cependant à Trianon, dans la chambre de Monseigneur, où il était encore mentionné en 1741 [Tri. 41]. — Le n° 5, signalé, en 1 760, dans le premier cabinet particulier de la Surintendance [J.]. — Le n° 1 ainsi que les suivants, n°“ 2, 3 et 4, restauré, en 1767, par la veuve Godefroid, dont voici le mémoire : « A quatre tableaux de Claude Le Lorrain qui ont été ôtés du château de Chaville (2). Ces

(1) Ces deux tableaux étaient séparés dans l’inventaire Bailly; comme ils se faisaient pendant, nous avons cru devoir les rapprocher l’un de l’autre.

(2) Il y a là une erreur évidente, aucun tableau de cet artiste ne figura

quatre tableaux tout écaillés, les couleurs éteintes et tout brûlés. Pour avoir remis ces tableaux en bon état, avoir fourni quatre châssis à clef de grandeur de 5 pieds sur 3 et demi, fourni des toiles neuves, les avoir marouflées, fait reprendre les écailles, rempli celles qui étoient tombées, repeint les endroits nécessaires, fait revivre tous les gris chansis, ainsy que les couleurs éteintes. Prix convenu à 3oo livres pièce avant de les commencer, 1,200 livres. Nota : Ces quatre tableaux sont à la Surintendance » (A. N. O' 1933). — Les deux, en 1784, à l’hôtel de la Surintendance : le n° 1 dans la cinquième pièce, avec cette note (1788) : « Nettoyer légèrement »; le n° 5 dans la huitième pièce, avec cette note (1788) : « Laver et vernir » [D. R.]

Actuellement au Louvre, le n" 1, n° 3 16 avec ce titre : « Ulysse remet Chryséis à son père », et attribution des figures à Filippo Lauri : H. 1 m. 19

— L. 1 m. 5o; — le n° 5, n" 322 avec ce titre : « Le Gué » : H. 1 m. 18 — L. 1 m. 5o.

2° Un tableau représentant un Palais sur le bord de la mer où l’on voit le débarquement de Cléopâtre venant joindre Marc-Antoine; figures de 4 à 5 pouces ; ayant de élargi de 7 pouces ; dans sa bordure dorée.

Trianon. Chambre de Monseigneur.

Fait pour le cardinal Giovio, entré ensuite dans la collection du Roi ( Livre de vérité, n” 63).

N° 404 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — Mentionné par Paillet (1695), avec cette note : « Agrandi en 1 6g5 pour servir à Trianon » [P.]. — A Trianon, en 1696, dans la chambre du Roi, sous ce titre : « La Réception de la Reine de Saba » [T. M. C]. — En 1706, dans la chambre de Monseigneur [Mans. 6] .

Signalé également à Trianon, en 1741, avec cette note : « Il est à la Surintendance à Versailles, l’on a mis à la place un paysage représentant une aurore, manière d’Armand » [Tri. 41]; toutefois mentionné par Piganiol de la Force à Trianon. — Restauré, en 1760, par Colins (A. N. O' 1934 A).

— Mis ensuite au Luxembourg. — Restauré à nouveau en 1767 (1). — Au Louvre en 1785 [Louv. 1785].

Actuellement au Louvre, n° 314 : H. 1 m. 19 — L. 1 m. 70.

à Chaville; par contre, ces quatre tableaux furent ensemble à Trianon, et ce sont eux assurément que vise ce mémoire.

(1) Voir le précédent n° 1.

3° Un tableau de paysage dans lequel paroit Samuel oignant David sous un portique d’architecture; figures de 4 à 5 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 4 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Trianon. Chambre de Monseigneur.

Fait à Rome pour le cardinal Giovio, entré ensuite dans la collection de la Couronne ( Livre de vérité, n° 6g).

N° 405 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) où il est attribué « manière de Claude Lorrain » [L. B], — Signalé par Paillet (i6g5) [P.]. — A Trianon, en 1696, dans la chambre du Roi [T. M. C.]. — En 1706, dans la chambre de Monseigneur [Mans. 6].

Quitte le Louvre en 1737, pour être mis à la Surintendance [Louv. 37] : toutefois mentionné à Trianon en 1741 [Tri. 41], et par Piganiol de la Force. — Signalé, en 1760, par Jeaurat dans le premier cabinet particulier de la Surintendance [J.]. — Restauré en 1767 (1). — En 1784, dans la cinquième pièce de l’hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788): « Nettoyer légèrement » [D. R.].

Actuellement au Louvre, n° 3 1 5 : H. 1 m. 19 — L. 1 m. 5o.

40 Un tableau représentant un Port de mer avec un portique d’architecture sur le devant, contre lequel les eaux flottent, l’on découvre dans le lointain deux tours; ayant de hauteur 3 pieds 5 pouces sur 4 pieds et demi de large, rehaussé et élargi de 6 pouces; dans sa bordure dorée.

Trianon.

N° 96 du Livre de vérité, qui le dit fait pour un amateur de Paris. — « Acheté le 18 avril 1695, 1,000 livres » [P.]. On relève, en effet, dans les Comptes des Bâtiments, à la date du 17 avril 1695, l’ordonnance de paiement suivante : « Au sieur François Rappe, pour un tableau de Claude Lorrain, représentant un port de mer et architecture, de 4 pieds 7 pouces de large sur 3 pieds et demi de hault, qu’il a vendu et livré pour le service du Roy, 1,000 livres » [Guiffrey. t. III. col. 1121].

Ledit Paillet le déclare « agrandi en 1695 pour Trianon >>. — A Trianon, dans la chambre du Roi, en 1696 [T. M. C.]. — En 1706, dans la chambre de Monseigneur [Mans. 6].

(1) Voir le précédent n° 1.

Mentionné à Trianon en 1741 [Tri. 41], et par Piganiol de la Force. — Restauré en 1767 (1). — Se trouvait, en 1784, dans la huitième pièce de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.]. — Restauré, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : « Claude Lorrain. Soleil levant, marine enrichie de paysage, d’architecture, de vaisseaux et d’un grand nombre de figures; tableau de 64 pouces sur 45 ; étoit dans le plus mauvais état, intercepté par la crasse, chargé de repeints les uns sur les autres, ce qui a été très difficile à enlever, pour ne pas altérer la couleur primitive, réparé avec le plus grand soin, 3oo livres » (A. N. O' 1931).

Actuellement au Louvre, n° 317 : H. 1 m. 19 — L. 1 m. 5o. — Signé: Claude in Roma. 1646.

6° Un tableau ovale peint sur cuivre représentant le Siège de La Rochelle; figures d’environ 2 pouces; ayant de hauteur 10 pouces sur i5 pouces de large; dans sa bordure dorée. *

70 — la prise de la ville du Pas de Suse; comme le précédent. l

Versailles. Petit cabinet proche la petite galerie du Roy.

Ces deux tableaux avaient été donnés par l’artiste à Louis XIII ; on ne sait par quelle suite de vicissitudes ils se trouvèrent plus lard en la possession du comte de Brienne, qui les signale ainsi dans le catalogue latin de sa collection : « Claudius Lotharingius Ludovico XIII Rupellæ obsidium et effracta Segusiana repagula {sic), duo Principis inclita facinora, obtulit, et nunc me habent ista secundum. » Entrés, lors de la vente de cette collection, dans le cabinet du Roi.

N°‘ 238 et 23g de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], au magasin [Mag. 96]. — En 1706, dans le cabinet de la petite galerie (cabinet du billard) [Mans. 6], où ils se trouvaient encore en 1737 [G. R.], et où Piganiol de la Force les signale également.

Mentionnés ainsi, en 1760, dans le deuxième cabinet particulier de l’hôtel de la Surintendance : « Deux tableaux qui représentent des sièges, les deux fonds de paysages sont peints par Claude Lorrain, les figures sont d’une autre main » [J.]. — Du Rameau les signale dans cette même pièce, avec cette note (1788) : « laver et vernir », et cette autre mise au crayon : « M. Grandpré n’a presque pas gâté ces deux tableaux » (2) [D. R.].

(1) Voir le précédent n° 1.

(2) Cependant, à la suite de cette note, on lit : « payé 1000 livres pièce », ce qui pourrait faire supposer qu’il s’agit de deux autres tableaux de cet

36o INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY

Actuellement au Louvre, n°s 324 et 325 : H. o m. 28 — L. o m. 42. — Le n° 2, signé : Claude in Roma i63i.

8° Un tableau représentant un Paysage sur le devant duquel l’on voit une femme qui conduit une vache et plusieurs chèvres ; figures de 2 à 3 pouces; ayant de hauteur 19 pouces sur 2 pieds un pouce et demi de large; dans sa bordure dorée.

90 Un tableau de paysage dans lequel est représenté Jésus-Christ tenté dans le désert ; de mêmes dimensions que le précédent.

Versailles. Petite galerie du Roy.

N°“ 326 et 325 de l’inventaire Le Brun ( 1 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet des médailles [V.].

Le n" 8, actuellement au Louvre, n° 32 1 : H. o m. 52 — L. o m. 69. — Le n° 9, au musée de Strasbourg, auquel il fut envoyé par l’État français en i8o3.

io° Un tableau représentant une Feste de village; figures de 2 à 3 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 4 pieds un pouce de large; dans sa bordure dorée.

ii° — un Port de mer où paroit un soleil couchant; de mêmes dimensions que le précédent.

Meudon. Appartement de Monseigneur.

« Deux des tableaux donnez au Roy par M. Le Nostre en septembre 1 69 3 » LP.].

Le même Paillet (1695) les signale à Versailles : ils se trouvaient alors au magasin [Mag. 96]. — Placés, au début du xvni° siècle, à Meudon, dans l’antichambre de l’appartement de Monseigneur [Meud. s. d.J.

En 1737, choisis pour être placés dans la chambre du Roi à Versailles [C. R.]. — Le n" 10, mis au Luxembourg en 1751. — Les deux, au Louvre

artiste, également de forme ovale, achetés, mille livres pièce à la vente du prince de Carignan, en 1741, et qui se trouvaient, en 1785, au Louvre.

en 1785 [Louv. 85]. — Le n° 11, restauré, en 178g, par Martin, dont voici le mémoire : « Claude Lorrain : Soleil couchant, tableau de 52 pouces sur 3g, étoit dans le plus mauvois étal, intercepté par la crasse, chargé de repeints les uns sur les autres, ce qui a été très difficile à enlever pour ne pas altérer la couleur primitive, et un trou de 3 pouces de diamètre qui coupoit une figure, réparations longues et difficiles : 3oo livres » [A. N. O' ig3i].

Actuellement au Louvre, n°“ 3 12 et 3 1 3 : H. 1 m. o3 — L. 1 m. 35 et 1 m. 37. — Signés tous les deux : « Claudio inv. Romœ 16 3g. »

Jean NOCRET

i° Un tableau représentant Minerve assise tenant une branche d’olivier, ayant des livres sous ses pieds, où l’on voit un Amour assis tenant une couronne de laurier et Neptune derrière ; figures de petite nature; ayant de hauteur 6 pieds 3 pouces sur 4 pieds 4 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

20 — une femme assise, ayant un manteau jaune, tenant de sa main gauche un globe et de la droite un serpent ; figures de petite nature; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 2 pieds 7 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

3° — deux femmes assises, dont l’une ayant une draperie bleue qui montre un morceau de dentelle à l’autre femme qui est derrière ; figures de petite nature ; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 4 pieds et demi de large; dans sa

40 — une femme assise, ayant un manteau jaune, travaillant en linge, et une autre femme derrière qui fait de la tapisserie ; de mêmes dimensions que le précédent.

5° — une femme ailée assise qui a la teste appuyée sur sa main gauche et de la droite tenant un sable ; figures de petite nature; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 2 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.

6° — Minerve entourée de ses Nymphes qui lui lavent les pieds dans un vase d’argent; ayant de hauteur 7 pieds et demi sur 4 pieds 8 pouces ; dans sa bordure dorée.

70 — deux femmes assises, l’une habillée de bleu avec une draperie rouge, brodant sur un mestier, et l’autre les mains sur ses genoux qui la regarde ; figures de petite nature ; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 4 pieds 9 pouces de large; dans sa bordure dorée.

8° — deux femmes assises, dont l’une a une draperie rouge avec un linge blanc qui luy passe sur les bras et tient un livre de sa main gauche, l’autre femme derrière a la teste appuyée sur sa main; figures de petite nature; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 3 pieds 9 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

90 — deux femmes assises, dont l’une a une draperie bleue, qui dévide de la soye, l’autre qui la regarde en travaillant; figures de petite nature; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 4 pieds 9 pouces de large; dans sa bordure dorée.

io° — la Vierge, l’enfant Jésus debout, saint Joseph accompagné d’un ange, sainte Thérèse à genoux; figures de petite nature; ayant de hauteur 4 pieds 9 pouces sur 3 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.

ii° — Mercure et Minerve qui luy présente quatre femmes, et Jupiter que l’on voit sur un nuage, accompagné de deux enfans; figures de petite nature; ayant de hauteur 7 pieds 4 pouces sur 5 pieds 8 pouces de large; dans sa

i2° — une femme assise, ayant une draperie gris de lin, tenant un mouton; figure de petite nature; ayant de hauteur 4 pieds 3 pouces sur 3 pieds 3 pouces de large; de forme ovale; dans sa bordure dorée.

1 3° — une femme assise, vestüe d’une robbe rouge avec

une draperie blanche, tenant un lis dans sa main, et un coq à ses pieds; de mêmes dimensions que le précédent.

140 — une femme assise, vêtue de jaune avec une draperie violette, tenant une palme de la main gauche et la droite sur sa poitrine ; de mêmes dimensions.

i5° — une femme assise, vestue de blanc avec une draperie violette, tenant une clef de la main gauche, caressant un chien ; de mêmes dimensions.

160 — une femme ailée, assise sur un nuage, tenant un voile blanc sur son sein et de la main gauche un écriteau; figure comme nature; ayant de hauteur 4 pieds sur 3 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

170 — une femme assise, habillée de gris lin avec une draperie jaune, qui a un pied sur un globe, tenant un soleil de la main droite et de la gauche un livre et une palme; de mêmes dimensions que le précédent.

180 — une femme assise, qui a une couronne sur la teste, tenant une palme de la main droite, et appuyée de l’autre costé sur un pied destal où est attaché un plan ; de mêmes dimensions.

ig° — une femme assise, vêtue d’une robbe rouge avec une draperie grise, une couronne sur sa teste, et sur le derrière un éléphant; de mêmes dimensions.

20° Un tableau en plafond représentant Minerve dans son char tiré par un hibou, ayant trois femmes à ses costés, et deux enfans en l’air portant un bouclier; figures de petite nature; ayant de hauteur 4 pieds 4 pouces sur 7 pieds 4 pouces de large ; de forme octogone.

2i° — sainte Thérèse enlevée au Ciel par trois anges; figures de demi nature ; ayant de hauteur 5 pieds sur 3 pieds et demi de large ; de forme ovale.

220 — Minerve assise, couronnée par la Victoire, accompagnée de femmes qui lui présentent des livres, un petit

364 inventaire général des tableaux du roy

Amour qui sonne de la trompette, et, au bas, plusieurs instrumens de musique ; figures comme nature; ayant de hauteur g pieds 8 pouces sur 8 pieds de large ; dans sa bordure dorée.

23° — l’Amour endormi sur un lit, deux femmes marquant le silence, et un Amour de l’autre côté, assis, qui tient un arc et une flèche ; figures comme nature ; ayant de hauteur 4 pieds 4 pouces sur 7 pieds 4 pouces de large ; coupé à oreilles par les deux bouts.

240 — deux enfans qui s’embrassent; figures comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 2 pieds 4 pouces de large; de forme octogone.

25° — deux enfants qui se caressent assis sur une draperie rouge; figures comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 2 pieds 4 pouces de large ; de forme octogone.

26° Un tableau représentant les Mathématiques sous la figure d’une femme assise, peinte sur un fond d’or, tenant dans ses mains un livre de mathématiques et un plan de fortifications; figures de demi nature; ayant de hauteur 2 pieds 5 pouces sur 2 pieds 9 pouces de large; de forme octogone.

270 — la Sculpture sous la figure d’une femme assise, peinte sur un fond d’or, tenant un buste de marbre blanc, avec une masse et un ciseau à ses côtés; peint sur bois ; de mêmes dimensions que le précédent.

28° — l’Astrologie sous la figure d’une femme assise, peinte sur un fond d’or, tenant un sceptre de la main gauche, appuyée sur un globe céleste, ayant un aigle à ses pieds; peint sur bois, de forme ovale; de mêmes dimensions.

290 — la Poésie sous la figure d’une femme assise, peinte sur un fond d’or, tenant dans sa main une lyre

et une trompette et une plume, ayant des livres à ses pieds; figures de demi nature; peint sur bois; de forme octogone; ayant 2 pieds 5 pouces de hauteur sur 2 pieds 4 pouces de large.

3o° — la Peinture sous la figure d’une femme assise, peinte sur un fond d’or, tenant une toile ovale sur laquelle un enfant est dessiné, tenant une palette et un masque à ses pieds; comme le précédent.

3i° — la Musique sous la peinture d’une femme assise, peinte sur un fond d’or, le coude appuyé sur un globe céleste tenant de la main gauche une harpe, et des instrumens de musique à ses pieds ; figures de demi nature ; ayant de hauteur 2 pieds 5 pouces sur 2 pieds 1 1 pouces de large; peint sur bois; de forme octogone.

Paris. Palais des Tuileries. Appartement de la Reyne.

On relève, au sujet de cette décoration des Tuileries, ces paiements faits à l’artiste aux dates suivantes :

Exercice 1666: 25 septembre 1 666- 1 5 mars 1667, 2,000 livres [Guiffrey. t. I. col. 125],

Exercice 1667 : 10 août 1667-17 mars 1768, 10, 5oo livres [ibid. col. 182].

Exercice 1668 : i5 février-i5 décembre, 1 1 ,000 livres [ibid. col. 242].

Exercice 166g: 7 juillet 1669-12 janvier 1670, 9,700 livres [ibid. col. 3 2 1 ] .

Exercice 1670 : i"mars 1670-15 janvier 1671, 19,866 livres [ibid. col. 4o5],

Exercice 1671 : 12 mars-2 décembre, 10,400 livres [ibid. col. 494].

Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, qui est au Louvre, on relève cette note au crayon, mise par Villot : « Tous ces tableaux de Nocret sont encore dans le même appartement aux Tuileries. » Ils durent donc être détruits, lors de l’incendie de ce palais.

32° Un tableau représentant le portrait du Roy armé, tenant un bâton de commandement dans sa main et un casque posé sur une table ; figure comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 3 pieds de large ; de forme ovale; dans sa bordure dorée.

33° — le portrait de la Reyne assise, vestue d’une robbe

semée de fleurs de lis, avec un manteau doublé d’hermine, tenant son gant garni de rubans ; comme le précédent.

Paris. Appartement de la Reyne Mère.

Le n° 33, retiré de la Surintendance en 1737, et porté dans la galerie d’Apollon au Louvre [S.].

Actuellement tous les deux au musée de Versailles : le n° 32, sous le n° 2,066, avec attribution à l’école française du xvn“ siècle : H. 1 m. 28 — L. 1 m. 08 (l’ancienne forme ovale est encore apparente sur la toile); le n° 33, sous le n° 2,159, avec attribution à Beaubrun : H. 1 m. 48 — L.

34° Un tableau représentant le portrait de la Reyne Anne d’Autriche, assise sur une chaise, vêtue d’un habit fleurdelysé, tenant son manteau doublé d’hermine; ses gantz sont posez sur une table couverte d’une étoffe d’or ; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 3 pieds 8 pouces de large ; dans sa bordure dorée ; de forme octogone.

Paris. Appartement de la Reyne Mère.

Actuellement au musée de Versailles, n° 2,o63 : H. 1 m. 23 — L. 1 m. 07.

35° Un tableau représentant le Roy assis sur son trône, avec son manteau royal et le sceptre en main; figure comme nature; ayant de hauteur 4 pieds 11 pouces sur 3 pieds 10 pouces de large.

36° — le portrait de M. le duc d’Orléans debout, couvert d’un manteau royal, tenant une couronne sur une table; figure comme nature; ayant de hauteur 4 pieds 1 1 pouces sur 3 pieds 10 pouces de large.

Paris. Appartement de la Reyne Mère.

Les trois tableaux suivants ont été omis par Bailly dans son inventaire de 170g; la description suivante en est donnée dans l'inventaire de 1706 [Mans. 6] :

Un tableau représentant le portrait de feue Madame la duchesse d’Orléans assise, tenant un chien sur ses genoux de la main droite, et, de la main gauche, des jasmins, et

appuyée sur une table où est posée une couronne fleurdelysée ; ayant de hauteur .3 pieds 9 pouces sur 3 pieds de large; de forme ovale; sans bordure.

Payé à la date du 28 mars 1669 : « au sieur Nocret, peintre, pour un portrait de Mme la duchesse d’Orléans, qu’il a fait et posé sur la cheminée de la petite chambre de M“e la duchesse de La Vallière, 200 livres » [GuifFrey. t. I. col. 35g].

Un tableau représentant le portrait de Madame La Valière, duchesse de Vaujour, en pied, appuyée sur un char tiré par un cheval blanc, un petit Amour au dessus qui tient une couronne de fleurs ; figure comme nature ; ayant de hauteur 6 pieds 7 pouces sur 4 pieds 7 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

— le portrait de ladite Duchesse, vêtue d’une robbe garnie de pierreries et une draperie rouge, tenant d’une main une montre et s’appuyant de l’autre bras ; figure comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 2 pieds 3 pouces de large ; de forme octogone ; sans bordure .

Versailles. Garde meuble.

Laurent de LA HIRE

Un tableau représentant un Crucifix; ayant de hauteur 3 pieds sur 2 pieds un pouce de large.

Château de Vincennes.

N° 341 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette note : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris en 1691 [H.]. — A Vincennes en 1706 [Mans. 6].

Signalé par Coypel (1710) dans la chapelle du château de Vincennes [Coyp.]. — En 1760, se trouvait dans la première pièce de l’hôtel de la Surintendance, ainsi annoncé : « Jésus-Christ en croix avec la Vierge et trois Maries et quelques soldats » [J.]. — « Levé et transmis sur une autre

toile » en 1766, par Hacquin, au prix de 144 livres [A. N. O' 1933]. — En 1784, dans la huitième pièce de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].

Nicolas LOIR

i° Un tableau représentant deux femmes dont l’une tient une couronne de lauriers, l’autre à genoux au dessous, accompagnée de deux petits enfans qui tiennent une couronne et un sceptre; figures de 3 pieds un pouce; ayant de hauteur 5 pieds 3 pouces sur 3 pieds de large.

Saint-Germain-en-Laye. Château neuf.

20 Un tableau en platfond représentant Flore assise sur un nuage, au dessous d’elle est une femme versant de la rosée; l’on voit au dessous la Terre couchée, appuyée sur un lion, proche trois enfans qui tiennent un panier de fleurs; figures comme nature; ayant de hauteur 10 pieds sur 6 pieds 4 pouces de large; ceintré à oreilles par les deux bouts.

Versailles. Cabinet de la Surintendance.

3° — Flore et des Amours qui luy présentent des fleurs ; figures plus de demi nature; ayant environ 4 pieds et demi de diamètre.

Saint-Germain. Château neuf.

Henri et Charles BEAUBRUN

i° Un tableau représentant le portrait de la Reyne Anne d’Autriche, assise et vêtue d’un manteau royal, prenant des gantz posez sur un guéridon porté par un More; figure comme nature; ayant de hauteur 5 pieds 9 pouces sur 4 pieds 3 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

2° — un portrait de la même Reyne, assise et vestue d’un manteau royal proche une table ; figure comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces de large sur 3 pieds 9 pouces de large; de forme ovale; sans bordure.

3° — le portrait de la même Reyne, vestue d’un manteau royal, assise entre deux colonnes et trois carreaux à ses costez ; figure comme nature; ayant de hauteur 5 pieds 3 pouces sur 4 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

40 — le portrait de la même Reyne, debout, coëffée d’une tocque garnie de pierreries et de plumes couleur de feu blanc et noir, devant une table couverte d’un tapis bleu où est posé une corbeille sur laquelle il y a des gants parmi de couleur de feu ; figure comme nature ; ayant de hauteur 6 pieds 7 pouces sur 4 pieds 1 1 pouces de large; dans sa bordure dorée.

Versailles. Garde-meuble.

On relève dans les Comptes des Bâtiments, à la date du 19 janvier 1666 (Exercice 1 665), l’ordonnance de paiement suivante : « Aux sieurs Beaubrun, pour leur parfaict paiement de deux portraits qu’ils ont faict, l’un de la Reyne mère et l’autre de la Reyne, 440 livres » [Guiffrey. t. I. col. 72].

Dans l’exemplaire de l’inventaire Bailly, qui est au Louvre, on relève, en marge du n* 2, cette note au crayon, mise au xviii° siècle (1741) « A Paris ».

5° Un tableau représentant le portrait d’une dame qui tient un petit miroir d’une main, prenant des mouches dans une boëte d’argent posée sur une table; ayant 2 pieds 7 pouces en quarré ; sans bordure.

6° — le portrait d’une dame vestüe d’un manteau de moire blanche, bordé de marte, garni d’attaches de pierperies, tenant d’une main un jassemin et sur sa teste une tocque bleue à la Polonoise ornée de perles ; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 2 pieds 3 pouces de large ; sans bordure.

7e — le portrait de madame la duchesse de Savoye, assise sur une chaise, tenant une montre, ayant son bras droit appuyé sur une table ; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 5 pouces sur 2 pieds 7 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.

8° — le portrait de la princesse de Toscane, assise, tenant ses mains l’une dans l’autre, vestue d’une robbe de moire blanche et d’une draperie couleur d’or passant sur son bras gauche ; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 2 pieds de large ; de forme octogone ; sans bordure.

90 — le portrait d’une femme assise, ayant la main droite posée sur son sein qu’un petit Amour lui découvre pour lui lancer un dard ; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 2 pieds 10 pouces de large.

io° — le portrait d’une dame vêtue d’un corcet de taffetas bleu et d’une draperie aurore, proche un tronc d’arbre ; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds sur 23 pouces de large.

ii° — le portrait d’une femme debout, vêtue d’un corps de moire blanche et une écharpe garnie de pierreries; la manche et la jupe sont de taffetas de toutes couleurs; de mêmes dimensions que le précédent.

Versailles. Garde-meuble.

Le tableau suivant a été omis par Bailly dans son inventaire de 170g, la description suivante en est donnée dans l'inventaire de 1706 [Mans 6] :

Un tableau représentant le portrait de la Reine, assise vêtue d’un manteau royal ; de forme octogone ; ayant de

Chaville.

(1) Voir les précédents n°* 1 à 4.

Dans les Comptes des Bâtiments, on relève encore le paiement suivant, en date du 18 juin 1668 : « Aux sieurs Mignard, Beaubrun, Gougeon et Dupré,

Actuellement au musée de Versailles, n° 2067, avec attribution à l’école française du xvii° siècle : H. 1 m. 27 — L. 1 m. 08 (la forme octogone est encore apparente sur la toile).

Étienne VILLEQUIN

1 0 Un tableau représentant J ésus-Christ qui guérit l’aveugle né devant plusieurs personnes ; figures à genoux de 4pouces; ayant de hauteur 1 1 pouces et demi sur 1 5 pouces et demi de large ; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée. Paris. Cabinet des tableaux.

N° 344 de l’inventaire Le Brun, avec cette note : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » (i683) [L. B.]. — A Paris en 1691 [H.], en 1710 [Coyp.].

Au Louvre en 1785 [Louv. 85].

Actuellement au Louvre, n° 967 : H. o m. 33 — L. o m. 42.

20 Un tableau ovale représentant une Sainte Famille ; l’enfant Jésus prend des fleurs dans une corbeille qu’un ange tient sur sa teste ; figures de 6 à 7 pouces ; ayant de hauteur 1 3 pouces et demi sur 17 pouces de large ; dans sa bordure dorée.

N° 261 de l’inventaire Le Brun ( 1 683), avec cette mention : « Un tableau de Vuilquin, de forme ovalle, peint sur toille, représentant une Vierge tenant le petit Jésus sur ses genouils, qui tend les bras à saint Jean, avec sainte Elisabeth, saint Joseph, une figure habillée de blanc et trois petits enfans », et cette note postérieure : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — A Paris en 1691 [H.], en 1710 [Coyp.].

pour plusieurs portraicts qu’ils ont faicts de Leurs Majestés et de Monseigneur le Dauphin, 2,074 livres » [Guiffrey. t. I. col. 217],

Enfin, dans l’inventaire de 1760 [J.], il est fait mention au magasin de la Surintendance d’ « un portrait en habit de cour que l’on croit madame de Maintenont, peint dans la manière de Beaubrun ».

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