LIONARDO DA VINCI
10 Un tableau représentant le portrait de la Joconde; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces sur 19 pouces de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée,
Versailles, Petite Galerie du Roy,
Acheté 4,000 écus d'or par François i" à Tartiste.
Signalé en 1642 par le Père Dan, dans le cabinet doré de Fontainebleau.
— Inventaire Le Brun (i683), n* 4 [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]. — Dans la galerie du Roi [V.] où il se trouvait encore en 1787 [G. R.] et où Piganiol de la Force le porte également. — Dans l'intervalle, placé en 1706 à Paris au cabinet des tableaux (Mans. 6).
Lepicié (1753) le décrit ainsi ; « L'attitude de cette femme, qui est assise dans un fauteuil, est fort simple : elle a la main droite posée sur la gauche ; sa robe est plissée, et dans le tour du collet est une broderie ; le fond représente un paysage avec un rivière et un pont. » — Signalé dans le salon du Directeur général des Bâtiments à l'Hôtel de la surintendance à Versailles par Jeaurat (1760) [J.] et par Du Rameau {1784), avec cette note (1788) : « Laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1601 : H. o m. 77. — L. o m. 53.
20 Un tableau représentant sainte Catherine avec deux anges; figures comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 2 pieds de large, peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles, Petite Galerie du Roy.
Inventaire Le Brun (î683), n» 396 [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.].
— Dans la galerie du Roi [V.].
Lepicié (1752) le décrit ainsi: « Sainte Catherine est représentée avec un limbe (sic) autour de la tête ; elle est couronnée de jasmins : de la main droite elle tient un livre ouvert, et de la gauche elle paroit tourner un feuillet ; un des anges, qui sont auprès de la sainte^ tient une palme, et l'autre l'instrument de son martyre. » — Piganiol de la Force le signale
dans la petite galerie de Versailles. — Jeaurat (1760) dans la sixième pièce de rhôtel de la Surintendance [J.]. — En 1777 transporté sur toile par le sieur Hacquin, dont voici le mémoire : « Avoir détaché de dessous le bois et remis sur toile une sainte Famille peinte par Léonard de Vinci portant 2 pieds 4 pouces de haut sur 3 pieds de large, à raison de 24 livres le pied. » (À. N. O'igSB) : ces dimensions ne concordent qu*avec ce seul tableau de Léonard.
Actuellement au musée de Compiègne, n» 233 : H. o m. 72 — L. o m. 63, avec attribution à l'école de Bernardino Luini.
3® Un tableau représentant un portait de femme ; figure de petite nature; ayant de hauteur 22 pouces sur 1 5 pouces et demi de large, dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Signalé ainsi par le Père Dan (1642), à Fontainebleau, comme faisant probablement partie de la collection de François I*' : a portrait d'une duchesse de Mantoue ». — Inventaire Le Brun (i683), n» 16, avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionne à Paris, avec cette note ajoutée en date du 29 octobre 1692 : « Le sieur Paillet a donné récépissé de ces deux tableaux (l'autre était un tableau de Bellini) au sieur Houasse, lesquels sont dans la petite galerie de Versailles » [H.]. — Paillet le signale à Versailles et le déclare peint sur bois [P.]. — En 1696, dans la galerie de Versailles [V.].
En 1737, se trouve toujours dans la galerie de Versailles, où. on veut y voir le portrait d'Anne de Boleyn [G. R.]. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « Cette dame est vêtue d'un corps de robe rouge, avec des manches de la môme couleur attachées avec des cordons verds ; elle est confiée en cheveux courts et lisses; son col est orné d'une cordelière ; elle tient un morceau de dentelle à réseau, et son front est ceint d'une gance noire avec un diamant au milieu... la figure a devant elle un appui de pierre. » — Signalé dans le salon du Directeur des Bâtiments à l'hôtel de la Surintendance, par Jeaurat (1760) [J.] et par du Rameau (1784); ce dernier l'identifie encore avec Anne de Boleyn et le déclare a en bon état » [D. R.] .
Actuellement au Louvre, n* 1600 : H. o m. 62. — L. o m. 44. — Les divers catalogues du Louvre, interprétant mal le texte de Bailly, avaient confondu ce portrait avec celui de la belle Ferronière. M. Durrieu a rectifié cette erreur; on présume que ce portrait est celui de Lucrezia Crivelli, maîtresse de Louis Le More.
4*» Un tableau représentant un Christ tenant un globe ; figure de petite nature; ayant de hauteur 16 pouces et
demi sur 14 pouces de large; peint sur bois, dans sa bor-
Le Père Dan (1642) le mentionne ainsi à Fontainebleau : a Un christ à mi-corps », comme faisant probablement partie de la collection de François I". — Inventaire Le Brun (i683), n« i5, où il est ainsi désigné : a une teste tirée du cabinet de Fontainebleau manier de Leonnard d'Avincy, représentant Notre Seigneur tenant un monde », et avec cette note : «» veu à Paris le 8 aoust 1Ô90 » [L. B.]. — Houasse (i 691) le mentionne à Paris, avec cette note ajoutée : a est à Versailles et le s. Paillet en a donné son récépissé au s. Houasse le 29 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.].
En 1737, se trouve au magasin de Versailles [G. R.]. — Lepicié (1752) le décrit ainsi : «Le Sauveur du monde, tenant d'une main un globe et donnant de l'autre sa bénédiction; son vêtement est une draperie bleue par dessus une robe rouge. » — En 1760, mentionné au magasin de la Surintendance [J.]. — En 1784, dans la sixième pièce de ce même hôtel, avec cette note (1788) : « tableau très foible, laver et vernir ou mettre au magasin » [D. R.].
Actuellement au musée de Nancy, auquel il fut envoyé par l'Etat en i8o3 : H. o m. 46. — L. o m. 39.
5° Un tableau représentant une tête de femme de profil, nommée communément la belle Ferronière (i); figure de petite nature; ayant de hauteur 18 pouces et demi sur i3 pouces et demi de large; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance,
Inventaire Le Brun (i683), n» 17, avec cette note : « veu à Paris le 8 aoust 1G90 » [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionne à Paris avec cette note ajoutée : « est à Versailles et le s. Paillet en a donné son récépissé au s. Houasse le 29 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.].
Lepicié (1752) le décrit ainsi : « Cette femme a pour coôffure une tocque de velours rouge, bordée d'une espèce de broderie en or, et terminée, du côté de réiofle, par un rang de perles ; un voile noir accompagne la tocque et tombe sur les épaules : la robe est d'une étoffe gros bleu. » — Piganiol de la Force le signale dans le premier salon de la petite galerie comme représentant « la belle Ferronière, maîtresse de François !•' ».— Se trouvait dans la première pièce de Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n' i6o5 : H. o m. 5o — L. o m. 35.
(i) Voirie n» 4 précédent. 1
6" Un tableau représentant un Baccus; figure comme nature ; ayant de hauteur 5 pieds 5 pouces sur 3 pieds 6 pouces de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Mentionné à Fontainebleau par le Père Dan, sous ce titre : a Saint Jean-Baptiste dans le désert »(i).— Inventaire Le Brun (i683), n» SSg, avec ce titre : « Saint Jean » [L. B.]. — Paillet (1695) l'intitule d'abord « Saint Jean au désert » ; puis cette inscription est effacée et remplacée par celle-ci : a Baccus dans un paysage », avec cette note : « est appelé Saint Jean dans les anciens inventaires » : le tableau était alors à Meudon [P.], — Dans ce château il fut successivement placé dans le a cabinet de Monseigneur » et dans la « chambre de Mademoiselle » [T. M. C. — Mcud. s. d.], et, enfin, en 1706, dans Tappartement de M. le duc d'Orléans [Mans. 6].
Lepicié (1752) le décrit ainsi : « Il est représenté debout, couronné de pampres et faisant un mouvement d'indication de la main droite. »
Actuellement au Louvre, n* 1603 : H. 1 m. 77. — L. i m. i5.
70 Un tableau représentant la Vierge accompagnée de sainte Élizabeth et de saint Jean ; figure comme nature ; ayant de hauteur 5 pieds 4 pouces sur 3 pieds et demi ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet de la Surintendance.
Il y a dans ce texte de Bailly une erreur manifeste : l'indication de la présence de sainte Elisabeth et de saint Jean ferait naturellement penser à « la Vierge aux balances » ; mais ce tableau est mentionné plus loin (n* 8) et les dimensions données ne s'accordent qu'avec la « Vierge et Sainte Anne », comme au reste en témoignent les inventaires antérieups et postérieurs à celui de Baîlly.
Acheté en 1629 par le cardinal de Richelieu en Italie, et entré à sa mort dans la collection du Roi [Villot].
Inventaire Le Brun (i683), n* 390, avec cette description : « un autre tableau dudit Leonnard peint sur bois représentant la Vierge assise sur les genouils de sainte Anne tenant le petit Christ qui joue avec un agneau, hauit de 5 pieds 5 pouces sur 3 pieds et demi de large » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.].
(i) Voir ci-après le n» 10.
Placé en 1787 dans la petite galerie du Roi à Versailles [G. R.] où Piganiol de la Force le signale également — Mentionné par Lepicié (1752). — Signalé dans la sixième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et pareillement en 1784, avec cette note: « La peinture tient solidement à son fond et n'a besoin que d'ôtre lavée et vernie » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n« 1598 : H. i m. 70. — L. i m. 29.
8°. Un tableau représentant la Vierge tenant le petit Jésus, au devant duquel paroit un homme à genoux et sur le fond un saint Michel ; figure de demi-nature ; ayant 3 pieds et demi de diamètre ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet de la Surintendance.
Inventaire Le Brun (i683), n* 392, ainsi décrit : « Une Vierge avec le petit Christ et deux figures dont Tune tient une croix, ayant 3 pieds et demi de diamètre », et avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse (1691) le tnentionne à Paris avec cette note : « est à Trianon et le sieur Paillet en a donné son récépissé le i3 février 1695 au pied d*un ordre de M. le Surintendant 1» [H.]. — Signalé à Trianon par Paillet (1695) qui le déclare a agrandi en 1695 », affirmation que contredisent les dimensions données par Le Brun en i683 [P.]. — En 1696 dans l'antichambre de Trianon [T. M. C.].
Transporté sur toile, dans les six premiers mois de 1751, par Picault qui demanda 2,5oo livres pour cette opération et en obtint 1,200; voici son mémoire (A, N. O' 1934 Â) :
« Un tableau peint dessus un fond de bois par Léonard de Vincy assemblé de onze planches toutes vermoulues et les planches séparées les unes des autres, c'est-à-dire les rainures hors des languettes ce qui avait fait fendre la peinture dans toutes ces parties là, auquel j*ai ôté un nombre infini de repeints et espèces de mastics qui servaient à boucher en partie les dites fentes, écailles et nombre infini de petits trous surtout dans les chairs aucaconé par les verre (lire : occasionnés par les vers}.
« Le morceau représente la Vierge tenant TEnfant-Jésus assis sur ses genoux, donnant la bénédiction, à deux figures, l'une à genoulc et Tautre debout qui est saint Jean-Baptiste tenant la croix. Ce morceau porte près de 4 pieds de diamètre, il a été enlevé de sur son fond de bois et après avoir séparé une épaisseur de cire, de couleur à l'huile que Ton avoit insinué entre la peinture et le fond de bois en différents endroits pour retenir toutes les parties qui menaçaient de tomber, et qui causait une inégalité d'épaisseur affreuse. Cette peinture à présent est dessus un bon coutil de Bruxelles marouflée comme bien tendue sur un châssis à clef. »
Lepicié (1732} le décrit ainsi : «'La Vierge, dans une attitude simple et élé-
gante, tient l'Enfant-Jésus auprès duquel on voit JSaint-Jean ; sur le devant du tableau, le peintre a placé un homme à genoux faisant un acte d'adoration ; le fond dans lequel on voit quelques fabriques est à moitié couvert par un rideau (i). »
90 Un tableau représentant la Sainte Famille accompagnée d'un Saint Michel; figures de 2 pieds; ayant de hauteur 3 pieds sur 2 pieds i pouce de large; il a été élargi; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des médailles.
Gault de Saint-Germain, dans la Vie de Léonard (p. 46), dit que ce tableau avait appartenu à M. de Charmois. Il doit y avoir là une faute d'impression, et il faut lire assurément le duc de Charrost, marquis de Béthune; car c'est ce tableau que vise le paiement suivant relevé aux Comptes des Bâtiments, en date du 8 janvier 1678 : c 4^400 livres au marquis de Béthune pour un tableau de Léonnard del Vincy qu'il a vendu au Roy. » [Guiffrey, t. I, col. 1012.]
Inventaire Le Brun (i683), n» 274 [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.] dans le Cabinet des médailles [V.], où Piganiol de la Force le signale également au milieu du xviii* siècle.
Lepicié (1732) le décrit ainsi : « La Vierge tenant l'enfant Jésus et saint Michel à genoux qui lui présente une balance..., sainte Elisabeth et le petit saint Jean qui tient un mouton font aussi partie du même groupe »; il dit également ce tableau cintré par le haut. — Signalé par Jeaurat (1760] dans le magasin de l'hôtel de la Surintendance [J.]^ — par Jacques Bailly (1766) au Luxembourg. — Vraisemblablement restauré vers 1776 par le sieur Hoogstoel, dont voici le mémoire : « la Sainte Famille (2) de Léonard de Vinci, l'avoir nettoyé, ôté les repeints et restauré... 72 livres. » [A. N. O* 1933]. — Signalé par Duplessis (1785) au Louvre [Louv. 85]. — Restauré en 1 789 par le sieur Martin dont voici le mémoire : « de Léonard de Vinci, sainte Famille et saint Michel qui pèse les âmes devant l'enfant Jésus de 36 pouces sur 25 ; enlevé la crasse ancienne qui l'interceptoit et des repeints très difficiles [A. N. O' 193 1]. »
Actuellement au Louvre, n° 1604, avec attribution à l'école de Léonard de Vinci : H. o m. 90 — L. o m. 69.
(i) On remarquera que Lepicié ne signale point le saint Michel du fond du tableau, qui figure dans la description faite par Bailly. Y a-t-il là une erreur de ce dernier, ou bien ce motif aurait-il été supprimé par quelque restaurateur et remplacé par un rideau ?
(2) Ce tableau de a la Vierge aux balances » est le seul de la collection du Roi que les inventaires aient appelé « la Sainte Famille ».
lo® Un tableau représentant saint Jean à mi-corps; figure de petite nature ; ayant de hauteur 2 pieds 2 pouces et demi sur 2 1 pouces de large ( i j ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Offert par Louis XIII à Charles I*' d'Angleterre; acheté à la mort de ce dernier parJabach, qui le revendit au cardinal Mazarin; cédé par les héritiers de ce dernier à Louis XIV [Villot] (2).
Inventaire Le Brun (i683), n* 58, avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionne à Paris avec cette note ajoutée : « est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le 29 octobre 1692 » [H.]. ~ A Versailles en 1695 [P.],
Lépicié (1732) le décrit ainsi : a Le saint montre une croix qu*il tient, il est représenté à mi-corps; les chairs, car la figure est nue, ne sont pas d*un ton de couleur très vrai, ce qui peut venir de ce que le tableau a souffert. » — Signalé par Jeaurat (1760) au magasin de la Surintendance [J.]. — par Du Rameau (1784), dans la deuxième pièce de ce môme hôtel, avec cet intitulé : « Une Vierge; H : 2 pieds 3 pouces, L : i pied i i pouces », et cette note (1788) ; « en bois, attribué, en bon état » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n» 1597 : H. o m. 69, — L. o m. 57.
I lO Un tableau représentant la Vierge assise avec Tenfant Jésus et saint Jean debout accompagné d'un ange; figures plus de demi-nature; ayant de hauteur 6 pieds sur 3 pieds 8 pouces de large, dans sa bordure dorée, ceintré par le haut.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Faisait probablement partie de la collection de François I".
(i) Il y a lieu de remarquer que les dimensions de ce tableau sont les mômes que celles du n* 2, a sainte Catherine avec deux anges » : ces deux peintures devaient probablement se faire pendant.
(2) Je signale cette indication de Villot, en ayant soin de faire observer que le n* 1602 du Louvre, le Bacchus par Léonard, a été pendant très longtemps mentionné par les anciens inventaires comme représentant saint Jean-Baptiste, et qu*il ne serait pas impossible que ce fût lui qui ait été Tobjet de ces diverses négociations.
Le Père Dan (1642} le mentionne à Fontainebleau. — - Inventaire Le Brun (i683), n^Sgi [L. B.]. — AParis, en 1691, au Cabinet des tableaux [Par. s. d.]. — Signalé par Houasse (1691) avec cette note ajoutée : « est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le 27 octobre 1692 » [H.]. — Paillet, cependant, ne le mentionne pas à Versailles en 1695, et par contre, en 1706, il se trouvait à Paris au Cabinet des tableaux [Mans. 6].
Dut être restauré en 175 1 par la veuve Godefroid et le sieur Colins, car c*est à lui seul que peut s'appliquer ce mémoire : « Avoir fait reprendre des parties de peinture à un Léonard de Vincy » [A. N. O' 1984 A]. — Lepicié (1752) le décrit ainsi : « L*enfant Jésus, assis sur les genoux de la Vierge, est soutenu par un ange; saint Jean, dans une attitude respectueure, a les mains jointes, et la Vierge, par un mouvement de la main, semble approuver son action : le fond représente un paysage. 0 — Signalé dans la troisième pièce de Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et pareillement en 1784, avec cette note (1788) : « nettoyer et lever quelques repeints au corps de l'enfant », et cette indication de Du Rameau : a Ce tableau doit être porté au château tous les ans la veille du Jeudi Saint » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1599 : H. i m. 99, — L. i m. 11.
120 Un tableau estimé de Léonard de Vincy représentant huit figures d'hommes et de femmes à mi-corps entre lesquels un vieillard qui paroit caresser une vieille; figures de demi-nature ; ayant de hauteur 20 pouces sur 2 pieds 9 pouces de large, peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Paris, Cabinet des tableaux.
N« 395 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est porté en ces termes au nom de Quintin Matsys: « Un tableau de Quintin qui représente huit demi figures d'hommes et de femmes à l'entour d'une table entre lesquels il y a un jeune homme qui caresse une vieille pour avoir la bourse... dans une vieille bordure », et avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.].
A Paris en 1691 [H.] — en 1706 [Mans. 6] — en 1726 [Coyp.l.
lO INVENTAIRE GENERAL DES TABLEAUX DU ROY
Pietro VANUCCI, dit il PERUOINO (i)
I® Un tableau représentant la Vierge accompagnée de deux anges, dont un soutient l'enfant Jésus ; figures de demi-nature ; ayant de hauteur i6 pouces sur i8 pouces de large, peint sur bois.
Versailles, Cabinet de la Surintendance.
Inventaire Le Brun (i683), n* 3o, avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris par Houasse (1691) avec cette note ajoutée : a est à Versailles et le sieur Paillct en a donné son récépissé au sieur Houasse le 29 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.].
Signalé par Lepicié (1752), — par Jeaurat (1760), dans la première pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.], — par Du Rameau (1784), dans la neuvième pièce de ce môme hôtel, avec cette note (1788) : « laver et vernir » LD. R.].
Actuellement au Musée de Strasbourg, auquel il fut envoyé en 1804 par TEtat français.
20 Un tableau représentant la Magdeleine aux pieds de Jésus-Christ dans un jardin; figure d'environ 1 3 pouces; ayant de hauteur 20 pouces sur 17 pouces de large, peint sur bois.
Fontainebleau, Cabinet de la Reyne,
Faisait probablement partie de la collection de François I*' ; le Père Dan (1642) le mentionne ainsi à Fontainebleau : « Un Christ, en forme de pèlerin (?) qui apparait à la Madeleine après la résurrection. »
Lepicié (1752) le décrit ainsi : « La Magdeleine, aux pieds de Jésus- Christ, est représentée dans un mouvement de surprise et d'admiration à la vue du Sauveur, qui lui apparoit sous la figure d'un jardinier; la scène se passe dans un jardin, dont le paysage est de petite manière, ainsi que les
(i) Ainsi orthographié dans un inventaire de 1696 : 0 le Père Eugcin » [Mag. 96.].
draperies de ces deux figures. » — Signalé par Duplessis (1785) au Louvre avec cette note : a en très mauvais état » [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n» 1 1 15, avec attribution à Mariotto Âlbertinelli : H. o m. 57. — L. o m. 48.
30 Un tableau représentant saint Hierosme à genoux devant un crucifix, un Lion qui s'enfuit et un chapeau de cardinal pendant à un arbre sur un fond de paisage ; figures de 22 pouces ou environ; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 2 pieds 2 pouces de large, peint sur bois.
Fontainebleau, Cabinet de la Reyne.
Faisait probablement partie de la collection de François I" : le Père Dan (1642) le signale à Fontainebleau dans le cabinet de la Reine.
Mentionné par Lepicié (1752), — par Jeaurat (1760) [J.] et par Du Rameau (1784], au magasin de la Surintendance [D. R.].
Actuellement au Musée de Caen, auquel il fut envoyé par l'Etat en 1804 : H. o m. 90. — L. o m. 94. — Signé en lettres d'or : Petrus, Perusinus, Pinxit.
40 Un tableau représentant une descente de croix, la Sainte Vierge, la Magdeleine, saint Joseph, saint Pierre et saint Jean qui soutiennent Jésus-Christ; figures de petite nature ; ayant de hauteur 4 pieds 4 pouces sur 3 pieds 8 pouces de large, peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Fontainebleau. Cabinet de la Reyne,
Un inventaire de Fontainebleau de la fin du xvir siècle mentionne ce tableau dans la chapelle du château [F'ont. s. d.], où d'Ârgenville le signale également^ en 1762, sur l'autel près du chœur des Religieux.
Ainsi décrit par Lepicié (1752) : « Notre Seigneur, détaché de la croix, est soutenu par la Sainte -Vierge, par saint Pierre, saint Jean et Joseph d'Arimathie j la Magdeleine embrasse avec amour les pieds du Sauveur. »
Actuellement au Louvre, n*" i568, avec attribution à l'Ecole de Pérugin.
RAFFAELO SANTI, dit RAPHAËL
i^ Un tableau représentant saint Michel tenant une lance pour terrasser Lucifer qui est sous ses pieds; figures comme nature ; ayant de hauteur 8 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large; peint sur bois, dans sa bordure dorée avec deux volets doublés de velours verd peints par dessus d'ornemens de rehaussé d'or.
Versailles. Grand appartement du Roy.
Commandé en i5i8 à Raphaël par le pape Léon X, pour ôlrc offert à François !•'.
Lavé et nettoyé, de 1737 à 1740, par le Primatice [Laborde]. — Signalé par le Père Dan (1542) à Fontainebleau. — Inventaire Le Brun (1673), n* 5 [L. B.]. — Restauré par Guélin en i685, comme l'atteste cette mention des Comptes des Bâtiments, en date du 8 mai i685 : « Reçu du sieur du Metz 2,200 livres pour délivrer au nommé Guélin, peintre, pour avoir rétabli le tableau de saint Michel, de Raphaël... » [Guiffrey, tome II, col. 587]. — A Versailles en 1695 [P.], où on le posait, pendant l'été, dans la chambre du Roi [V.]. En 171 5, placé dans la galerie particulière du duc d'Ântin à Paris [A.].
Au milieu du xviir siècle, la peinture de ce tableau était fortement compromise : en 1749, un rapport, qu'on lira à l'article relatif à la Sainte Famille (n» 2), en signalait le fâcheux état au Directeur des Bâtiments; le 28 novembre 1760, une enquôte fut prescrite à ce sujet et, le 10 décembre, l'Académie prenait la décision suivante, mentionnée à son procès-verbal (A. N. O' 1931) (i) :
« L'Académie s'étant assemblée extraordinairement pour entendre le rapport de ce qui s'est passé à Versailles conformément à la délibération du 28 novembre dernier au sujet du tableau du Saint-Michel de Raphaël, le Secrétaire de l'Académie, un des députés nommés, a dit qu'en conséquence de cette délibération et des ordres de M. le Directeur général des Bâtimens Messieurs les députés de l'Académie se sont rendus à Versailles le 8 du présent mois, pour examiner le Saint-Michel de Raphaël et décider, si, par les expériences que le sieur Picault a faites sur les tableaux d'André del Sarte
(i) Cf. Procès-verbaux de VAcadémie^ publiés par M. A. de Montaiglon.
ÉCOLES ROMAINE ET FLORENTINE l3
et de Van der Meuien, qu*il a enlevés le premier de dessus le bois, et le second de dessus la pierre et qu*il a transportés sur la toile avec tout le succès possible quoiqu'ils fussent l'un et Tautre dans un très mauvais état, on pouvoit se servir du môme moyen pour prévenir la ruine entière du Saint-Michel ;
« Que Messieurs les députés, après avoir examiné avec Tattention la plus scrupuleuse l'état présent dudit tableau, avoient trouvé dans la totalité, de petites parties sans nombre prêtes à se détacher;
a Qu*il est indubitable qu'en voulant faire ces réparations sur le paneau môme, on seroit non seulement obligé de conserver Tancien repeint, mais d'en ajouter de nouveau ;
« Que les mômes accidents venant à se repetter promptement et successivement on ne pourroit y remédier qu'en faisant la môme opération, ce qui au bout de peu d'années ne laisseroit plus rien du tableau original;
« Que conséquemment il n'y avoit point d'autre parti à prendre pour sauver le tableau du Saint-Michel que de le remettre entre les mains du sieur Picault pour le transporter sur la toile ; que, par ce moyen, on conserveroit tout ce qui reste de pur de Raphaël, mais encore que ledit sieur Picault ayant aussi le secret d'enlever le repeint, on pourroit trouver dans les dessous des indications pour le trait et pour la couleur;
« Qu'il ne falloit pour se convaincre de cet avantage que réfléchir sur la manière dont on raccommodoit anciennement les tableaux.
a Lorsqu'il y avoit des endroits écaillés dans une partie, celui qui étoit chargé de la réparation peignoit, pour accorder le tableau, la partie entière, ce qui est arrivé surtout dans la figure du Dcmon terrassé du môme tableau de Raphaël, au lieu qu'à présent on ne convoque la partie nécessaire et en pointillant;
« Qu'il falloit de plus observer que le Roi possédant une belle copie du Saint-Michel, faite il y a plus de vingt-cinq ans, elle serviroit à conduire au rétablissement de l'original;
6 L'Académie, ayant trouvé toutes ces observations justes et solides, les a approuvées unanimement et a ordonné que ce présent rapport seroit inséré dans SCS registres, ce qui a été fait à l'instant et ont tous MM. les députés s'gnc. »
Le 10 janvier 1 751, l'état du tableau de Raphaël était ainsi détaillé dans un procès verbal, signé de Coypel, Portail, Carie Van Los et Lepicié (A. N. O* 193 1), et publié par M. J. Guifïrey en 1879, dans les Nouvelles Archives de l'Art français :
« Le tableau représentant saint Michel qui terrasse Lucifer et reconnu pour avoir été peint par Raphaël en i5i8 sur un tableau de bois de quatre planches jointes et collées ensemble sans rainures ni languettes, ces planches sont continues par derrière avec deux fortes barres entaillées, à queues d'aronde dans lesdites planches, lesquelles ont ensemble 8 pieds 4 pouces de hauteur sur 4 pieds 10 pouces et demi de largeur et 16 d'épaisseur.
R Le tableau est dans un très mauvais état menaçant dans presque toutes les parties une ruine prochaine, celles qui se sont le mieux conservées sont la tête et la chevelure de saint Michel du côté de la lumière, on aperçoit néanmoins que celles qui sont dans la partie opposée, c'est-à-dire du côté de l'ombre, ont été repeintes autour de Tœil gauche, de la joue du môme côté et dessous la lèvre inférieure, ainsi qu'à la chevelure où l'on voit plusieurs parties repeintes et écaillées.
a Le col du côté de la lumière a moins souffert que du côté de l'ombre, où on aperçoit plusieurs endroits repeints et au devant de la gorge plusieurs autres enlevés.
« La cuirasse jaune dont est revêtu le Saint-Michel paroit s'être conservée assez purement sur l'épaule gauche et sur l'estomac, il y a néanmoins plusieurs petites parties qui se sont enlevées vers la jointure du bras dans la partie de la lumière.
« La draperie bleue qui enveloppe le bras gauche par le haut paroit s'être assez bien maintenu quoiqu'il y ait quelques endroits de repeints, le surplus du même bras, ainsi que la main qui tient le bas de la lance se sont assez bien maintenus quoiqu'on y aperçoit plusieurs parties qui ont été repeintes et d'autres écaillées vers le milieu, à la jointure du bras, au coude et au haut d'iceluy dans la partie de l'ombre.
« Le bras droit qui s'élève tenant la lance par le haut est en plus mauvais état ayant été repeint en nombre d'endroits, le dessus de la main ou frape la lumière s'est conservé plus purement.
« La lance a des parties écaillées vers le milieu dans l'intervalle des deux mains.
« La draperie ou l'écharpe gris de lin qui paroit voltiger autour de la figure du Saint-Michel est moins chargée de repeints que bien d'autres endroits du tableau.
« La partie de cette draperie qui passe au devant du corps est écaillée en plusieurs endroits et laisse apercevoir plusieurs parties blanches de l'impression du tableau.
«c L'aile gauche du Saint est presque toute endommagée dans la plus grande partie de l'ombre, particulièrement vers la pointe et sous sa côte, on voit que ces endroits sont fort chargés de repeints; on aperçoit aussi quantité de points blancs qui sont autant de parties détachées du tableau.
ff Le dessus de cette aile dans la partie où frappe la lumière est en meilleur état.
a L'aile droite s'est beaucoup mieux conservée, quoiqu'il y ait aussi quelques parties de repeintes; l'endroit qui avoisine la tête semble avoir bouilly, le tableau ayant pu être exposé aux rayons du soleil, l'on aperçoit aussi dans cet endroit plusieurs petites parties qui se sont enlevées et laissent voir l'impression.
« La cuirasse jaune qui cache la partie du ventre ainsi que le tonnelet au dessous quoyque repeinte en quelques parties, se sont assez bien soutenues du côté où frape la lumière; mais celles qui sont dans l'ombre où passe l'épée sont chargées de couleur dans les endroits qui ont été repeints, qui
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sont nombreux en cet endroit, le tout paroissant bouilly vraisemblablement par les mômes causes dites cy dessus, Ton aperçoit aussi quantité de parties écaillées qui découvrent le fond blanc de Timpression, de même qu'en quelques endroits du fourreau de Tépée et du tonnelet.
c La jambe gauche du Saint-Michel, qui porte sur les épaules du démon, est repeinte en plusieurs endroits des chairs et du brodequin jusque sur le coud de pied, cette dernière partie est au nombre des plus saines du tableau étant tout entier jusqu'à l'extrémité des doigts.
«La face de Lucifer s'est aussi bien conservée, ainsy que partie des cheveux, des cornes, des griffes, de la fourche, quelques endroits de la queue et des ailes, les bras, le dos, la croupe et toutes les autres parties de cette figure se sont moins bien soutenues que les endroits dénommés cy dessus ; Ton y voit une grande quantité de parties repeintes et écaillées particulièrement sur le dos et les épaules, la croupe et en différens endroits des ailles.
« Le surplus des autres parties de cette figure, ainsi que la terrasse où elle est couchée et généralement tout le bas du tableau, depuis la ligne du genouil de saint Michel, et d'un côté à l'autre d'iceluy, sont totalement ruinées, chargées de couleur dans une grande quantité de parties repeintes et d*un grand nombre d'autres écaillées qui laissent voir le fond de l'impression.
c Résumant tous les détails mentionnés aux articles du présent, il est aisé d'apercevoir que ce tableau est tfans l'état le plus déplorable, particulièrement dans la partie inférieure, s'entend depuis le genouil de saint Michel jusqu'au bas dudit tableau, depuis cette partie du genouil jusqu'au haut y compris la totalité du ciel, les draperies et le paysage se sont conservés plus {Sûrement quoyqu'extrèmement endommagés, ne laissant point apercevoir une surface de deux pouces quarrés qui ne soit menacée de tomber par écailles et qui n'ait déjà été mal restauré. »
Cette opération fut payée à Picault — non point i i,5oo livres, comme oh l'a cru jusqu'ici, — mais seulement 7,000 livres comme il résulte d'un rapport du sieur de Vahiny sur cette question [Â. N. O' igSB]. Cependant le traitement que subit le tableau ne donna pas tous les résultats promis, et en 1776, on vit qu'il fallait procéder à une restauration nouvelle. Picault, le 24 octobre 1776, demanda au directeur des Bâtiments qu'on lui confiât cette entreprise; il s'expliquait ainsi sur le mécompte survenu [Â. N. O' 1910] :
« ... S'il y a quelques défauts qui soient une suite naturelle de mon opération, ils ne doivent pas ôtre assez considérables pour mériter que le tableau soit relevé en entier; si il y a quelque partie qui se lève naturellement et sans accident quelconque, ce ne peut être occasionné que par quelques petits repeints ou quelque peu d'impression que je n'aurais pas assez scrupuleusement ôté, ou de petites parties d'air entre la peinture et le fond; n'ayant pas assez prévu tous les inconvénients, comme je les ai prévus depuis et remédié, j'ai acquis de l'expérience, vous en jugerez par le tableau de Saint- Jean l'Evangéliste. »
l6 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
Le comte d'Ângiviller, directeur des Bâtiments, n'accueillit pas cette demande et confia la nouvelle restauration au sieur Hacquin; voici le mémoire de ce dernier [Â. N. O' iqSS] : « Avoir relevé de dessus toile le fameux tableau de Saint-Michel, peint par RaphaSl d'Urbin (opération faite antérieurement par le sieur Picault) et après Tavoir détaché, Tavoir remis sur une nouvelle toile, avec marouffle, prix convenu, i,200 livres. »
Mentionné par Piganiol de la Force, comme placé chaque année, de Pâques à la Toussaint, dans la Salle de Mercure à Versailles. — Le reste de l'année, il était déposé dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendance, comme en témoigne Du Rameau, qui le note ainsi : « à laver avec prudence et lever les repeints >» [D. R.] .
Actuellement au Louvre, n" i5o4. H : 2 m. 68. —L : i m. 60. Signé en lettres d'or : Raphaël. Urbinas. Pingebat, M. D. XVIII.
2° Un tableau représentant une Sainte Famille accompagnée de deux anges sur le fond, dont un répand des fleurs; figures comme nature; ayant de hauteur 6 pieds 4 pouces sur 4 pieds 3 pouces de large; peint sur bois, dans sa bordure dorée, avec deux volets doublez de velours verd et peints par dessus d'ornemens de rehaussé d'or.
Versailles. Grand appartement du Roy.
Commandé en i5i8 à Raphaâl par Léon X, pour être offert à François I*'.
Nettoyé, de 1787 à 1740, par le Primatice [Laborde]. — Signalé par le Père Dan (1642) à Fontainebleau. — Inventaire Le Brun, n* 3 [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], où on le posait pendant l'été, avec le Saint-Michel, dans la chambre du Roi [V.]. — En lyiSy porté à Paris à l'hôtel particulier du duc d'Ântin [A.].
Les multiples déplacements de ce tableau, comme du Saint-Michel, en avaient compromis l'état; en 1749, le rapport suivant était adressé par le garde des tableaux sans doute, au Directeur des Bâtiments (A. N. O' 1907) :
« La Sainte Famille et le Saint-Michel de Raphaël, les deux tableaux qui méritent le plus d'attention entre tous ceux que le Roi possède, sont peints sur bois, ce qui, joint à leurs cadres, les rend d'un poids prodigieux et par conséquent très difficiles à manier, on les transporte, selon les dififérens ameublemens du grand appartement du château au dépôt des tableaux et ils souffrent d'autant plus dans les transports que la peinture s'est boursouflée en plusieurs endroits et tombe en écailles, cet accident est inévitable dans les peintures sur bois. Le Saint-Michel a été si maltraité anciennement.
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qa*on a été obligé de le retoucher en plusieurs endroits et à plusieurs reprises. La Sainte Famille est encore dans sa première pureté, mais elle ne pourra se conser^'er longtemps, il est môme à craindre qu'on ne soit obligé un jour de la porter sur une toile, par le nouveau secret pratiqué par Picault; mais comme c'est une dernière extrémité à laquelle il ne faut avoir recours que le plus tard qu'on pourra, il seroit bon pour les ménager, ou de donner ordre que, quelque changement qu'on fasse aux ameublements, ils restent toujours en place, ou de leur en chercher une dans le château, le plus près qu'il se pourra de l'appartement et au même étage où ils sont disposés, sans les porter au dépôt de l'hôtel de la Surintendance. »
Ce tableau toutefois ne fut pas livré à Picault, mais laissé en l'état. Le 14 décembre 1763, Jeaurat prévenait la direction des Bâtiments que « la couleur s'enlevait » (À. N. O' 1909); on ne fit rien. La situation empira et, en 1776, une commission, composée de Pierre, Coypel et Halle, fut chargée d'examiner le tableau et prit la résolution suivante (Â. N. O' 191 1) :
c Nous, soussignés, appelés par M. le Directeur général des Bâtimens du Roy pour examiner l'état actuel du tableau de la Sainte Famille de Raphaël, avons reconnu que ce tableau commence à se détacher en beaucoup d'endroits de la planche sur laquelle il est peint ; et qu'il en est déjà tombé quelques écailles, et qu'il est à craindre que dans peu il n'en tombe beaucoup d'autres, ce qui entraineroit des réparations de repeints qui défigureroient ce chef d'œuvre.
a C'est pourquoi nous croyons qu'il est nécessaire de se hâter de le lever de la planche sur laquelle il est peint, pour le transporter sur une toile avec tous les soins et par les moyens les plus propres à assurer sa conservation.
« Nous estimons que quoique le sieur Picault ait déjà transporté plusieurs tableaux du Roy, il est plus prudent de confier celuy-ci au sieur Hacquin, dont la capacité et surtout les procédés sont connus.
c En foy de quoy nous avons signé le présent exposé; de Versailles, ce 1 3 mars 1 776. »
L'opération fut donc confiée, en 1777, à Hacquin, dont voici le mémoire (A. N. O' 1933) : « Avoir détaché de dessus le bois et remis sur toile la fameuse Sainte Famille peinte par Raphaël d'Urbin, portant 6 pieds et demi de haut sur 4 pieds et demi de large, prix convenu à raison de 18 livres le pied; en tout 25 pieds 6 pouces de superficie, 53 z livres. »
Lepicié (1753) décrit ainsi ce tableau : a La Vierge s'incline tendrement pour recevoir l'Enfant Jésus, qui s'élance avec joie pour l'embrasser; à la droite de la Vierge, Sainte Élizabeth,un genou en terre, tient le petit saint Jean qui joint les mains... ; sur le dernier plan et de l'autre côté on voit saint Joseph, la tête appuyée sur la main gauche ; au dessous de la Vierge, deux anges dont l'un répand des fleurs, et l'autre^ en le regardant, paroit applaudir à son action; le lieu représente une salle pavée d'un marbre précieux à compartiments. » — Mentionné par Piganiol de la Force, comme placé chaque année, de Pâques à la Toussaint^ dans la salle de Mercure à Versailles. ->
l8 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
Le reste de l'année, il était déposé dans la quatrième pièce de Thôtel de la Surintendance, comme témoigne Du Rameau qui le note ainsi : c A besoin de quelques pointillages à faire dans le ciel et dans le pavé, des gris à faire disparaître dans la draperie bleue et lever avec soin un repeint à la joue de la Vierge » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1498 : H. 2 m. 07. — L. i m. 40. — Signé : Raphaël. Urbinas. Pingebat. MDXVIII,
3<> Un tableau représentant un saint Jean TEvangéliste porté sur un aigle et soutenu d'un ange et au dessous une mer avec l'isle de Pathmos dans le lointain; figures comme nature ; ayant de hauteur 8 pieds 6 pouces sur 5 pieds 2 pouces de large; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
Inventaire Le Brun (i683) no 11 [L. B.]. — Paillet (1695) le mentionne à Versailles a avec des volets peints d'ornemens rehaussez d*or » [P.]. — En 1696, au magasin de Versailles [Mag. 96.]*
En 171 5, placé dans la galerie de Thôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Placé ensuite au Louvre et, a en 1753, porté à Versailles pour être placé chez le Roi » [Coch.]. — Signalé par Lepicié (1752), — par Piganiol de la Force dans la chambre du Roi à Versailles, à la droite du lit, en pendant au David du Dominiquin, place qu*il occupait pendant une partie de Tannée ; pendant l'autre, il était déposé dans la deuxième pièce de l'hôtel de la Surintendance [D. R.].
En 1 767, une commission, composée de Boucher, Cochîn, Pierre et Vien, décida qu'il était nécessaire que ce tableau fût transporté sur toile; l'opération fut confiée à Picault (i), qui y travailla en 1769 et fut payé en 1773, comme l'atteste sa note (A. N. O/ 1933) : « Un tableau de Raphaël transporté sur toile, représentant saint Jean l'Évangéliste ; il a 7 pieds 4 pouces de haut sur 5 pieds 2 pouces de large, i,5oo livres. »
Actuellement au musée de Marseille, auquel il fut envoyé par l'État en 1802 : H. 2 m. 40. — L. 2 m. 10. — Signé Raphaël, — Derrière la toile, on lit : « En i5 10, peint par Raphaël d'Urbin; en 1773, la peinture a été séparée de l'impression restant sur le bois et adaptée sur cette toile par Picault, artistes, père et fils. »
40 Un tableau représentant un saint Jean dans le désert assis sur un tronc d*arbre; figure de petite na-
(i) Dans les Nouvelles Archives de V Art français de 1879, M. J. Guiffrcy a publié plusieurs lettres relatives à cette opération (p. 41 5).
ture; ayant 4 pieds 4 pouces en quarré, dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Inventaire Le Brun (i683), n*" 368, avec cette description : « Saint Jean- Baptiste au désert tenant un escriteau dans lequel est escript : Ecce Agnus Dei 9 [L. B.]. — Â Versailles en 1695- [P.] dans la grande antichambre [V.]. — Au début du xviii* siècle, a le temps ayant endommagé ce tableau, il étoit devenu méconnaissable au point qu'on n*y faisoit aucune attention; Stiémart, chargé de l'entretien des tableaux du Roi, l'ayant nettoyé, on frit surpris de ne s'être pas «perçu de toutes les beautés que renfermoit un si rare tableau » [Lepicié].
Signalé par Piganiol de la Force en dessus de porte de la Salle de Mars à Versailles, — par Jeaurat (1760) dans le magasin de la Surintendance [J.].
Remis sur toile, en 1777, par le sieur Hacquin au prix de 482 livres [A. N. O' 1933]. — Dut être lavé et verni en 1788 par Godefroid, comme l'indiquerait ce mémoire [A. N. O' 1931] : « lavé et verni un Raphaël dessus de porte dans la salle du Trône » : les guides de Versailles ne signalent point de tableau de Raphaël dans la salle du Trône ; mais on a vu que celui-ci avait été en dessus de porte dans la salle de Mars.
Actuellement au Louvre, n* i5oo : H. i m. 35. — L. i m. 42. — Ce tableau, après avoir été concédé à l'église de Longpont en 1820, figura à la vente du duc de Maillé chez lequel il avait été transporté pour être restauré; acheté 59 francs par un marchand, il fut revendiqué par l'État et fit retour à la liste civile en i838 [Villot].
5« Un tableau représentant une Vierge assise avec le petit Jésus debout, s'apuyant sur elle et saint Jean à genoux sur un Fond de paisage ; figures de demi nature ; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces et demi sur 2 pieds 1 1 pouces de large; peint sur bois et ceintré par le haut, orné de sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des médailles.
Commandé, en i5o7, à Raphaël par Philippe Sergardi, de Sienne, et vraisemblablement acheté à ce dernier par François W [Lafenestre] (i).
( i) Voir au sujet de ce tableau Raphaël^ sa vie, son oeuvre et son temps, par M. Mûntz, pp. 175 et 210.
Inventaire Le Brun (i683), n" i [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.] dans le Cabinet des médailles [V.] où Piganiol de la Force le retrouve vers J750 (i).
Mentionné par Lepicié (1752), — par Jacques Bailly, en 1766, au Luxembourg, — par Duplessis, en 1786, au Louvre [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n* 1496 : H. i m. 22. — L. o m» 80. Signé : Raphaello Urb. MDVII.
60 Un tableau représentant le portrait de la Reyne Jeanne de Sicile; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces et demi sur 3 pieds de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet de Monseigneur, à présent cabinet de Af"« la duchesse de Berry,
Commandé à Raphafil par le cardinal Bibbiena et offert par celui-ci à François I" [Lafenestrc].
Nettoyé de i537 à 1640 par Prima tice [Laborde]. — Signalé par le Père Dan (1642) à Fontainebleau dans la galerie d*Apollon. — N* 2 de Tlnventaire Le Brun (i 683) [L. B.]. — A Versailles en 1693 [P.], dans le cabinet de Monseigneur [V.].
Lepicié (1752) le décrit ainsi : a Jeanne d'Aragon est représentée assise; son habillement de velours rouge est peint avec un soin merveilleux ; le fond d'architecture n'y est pas moins bien traité. » — Signalé, en 1760, dans la troisième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.] ; — en 1784, dans la septième pièce du même hôtel avec cette note (1788]: a à laver et vernir, il y a deux fentes écaillées à faire tenir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i5o7 : H. i m. 20. — L. o m. 95.
7® Un tableau représentant le portrait de Raphaël et celui de Pontorme; figures comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 3 pieds 4 pouces de large; orné de sa bordure dorée; il a été rehaussé de 9 pouces et demi et élargi de 1 1 pouces.
(i) Les dimensions données par Piganiol sont erronées et confondues avec celles du n* 17, qui était à la Surintendance.
Versailles. Cabinet de Monseigneur, à présent cabinet de Af«« la duchesse de Berry.
Faisait probablement partie de la collection de François 1".
Le père Dan (1642) le mentionne à Fontainebleau avec attribution au Pontormo et môme identification que celle reprise par Bailly. — N* 10 de rinventaire Le Brun (i683) où il est annoncé : « Un tableau de Raphaël représentant son portrait avec un autre que Ton dit être celui de Pontormo » [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.],
Lepicié (lySa) qui le décrit ainsi : « Raphaël a la main droite posée sur répaule du Pontorme qui tient une épée et qui paroit, en inclinant la t6te, faire un mouvement d'indication à, enregistre aussi les doutes des critiques et Topinion qui prétendait que le second personnage représenté était le maître d*armes de Tartiste. — Signalé dans la troisième pièce de Thôiel de la Surintendance par Jeaurat (1760] [J.] et Du Rameau (1784) avec cette note (1788] : « tableau à remettre dans sa grandeur primitive, à rentoiler à cause d*une pièce mal mise et de plusieurs cloches » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i5o8, sous ce titre : Portraits d'hommes : H. o m . 99. — L. o m . 83 .
8<> Un tableau représentant sainte Marguerite; figure de petite nature ; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur 3 pieds 7 pouces de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Suivant Vasari, ce tableau fut fait probablement pour François I*' ou Marguerite de Valois.
Nettoyé, entre i537 à i540, par le Primatice (Laborde). — Signalé par le Père Dan (1642) à Fontainebleau. — En i685 a racommodé vpar le peintre Geslin au prix de 2,107 livres 10 sols [Guiffrey t. IL p. 669]. — N* 387 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]. — Au magasin [Mag. 96].
En 1737 au Louvre [Louv. 37]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Sur un fond de paysage, sainte Marguerite, debout, foule du pied droit un dragon monstrueux qui est renversé et dont la gueule béante fait voir sa rage aux abois; elle tient d'une main sa draperie et de l'autre une palme. » — En 1760 dans la cinquième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.] et Jeaurat en 1763 prévient la Direction des Bâtiments que « la couleur
s'enlève » (A. N. O' 1909). — Transporté sur toile, en 1777, par Hacquin, dont voici le mémoire (A. N. O' I933) : « Avoir détaché de dessus le bois et remis sur toile le tableau représentant sainte Marguerite, peint par RaphaSl, portant 6 pieds de haut sur 4 de large, à raison de 34 livres le pied... 576 livres ». — En 1784, dans la sixième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note de Du Rameau (1788) : a à relever quelques repeints et à repointiller différentes parties » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i5oi : H. i m. 78 — L. i m. 22.
9° Un tableau représentant la sainte Vierge tenant le petit Jésus et sainte Elizabeth qui lui présente saint Jean sur un fond de palsage; figures de 10 à 12 pouces, ayant de hauteur i3 pouces trois quarts sur 10 pouces trois quarts de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
A ce tableau, il faut joindre le suivant, mentionné par Bailly à Tarticle de Jules Romain :
Un tableau représentant une figure de grisaille de 9 à
10 pouces, ayant de hauteur i3 pouces et demi sur
Il est en effet démontré aujourd'hui que cette grisaille n*était autre que le volet qui recouvrait primitivement la composition (i).
Commandé à Raphaël par Adrien Gouffier, cardinal de Boissy; cédé ensuite par un Gouffier, duc de Rouannais, au comte de Brienne, qui Tofirit à son frère Tabbé de Brienne, lequel le donna à Louis XIV en 1668.
Décrit ainsi dans le catalogue latin des tableaux du cabinet de Brienne (1662) : « La Vierge est assise dans une prairie agréable; Tenfant divin sort de son berceau et caresse doucement Jean qui a le môme âge, qu'Elisabeth lui présente avec adoration. » — N* 77 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est ainsi mentionné : « un tableau de Raphaël représentant Notre Seigneur dans les bras de la Vierge, sainte Elizabeth, saint Jean dans un paysage, avec sa bordure dorée et une coulisse peinte de grisaille de la môme main », et accompagné de cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust
(i) Voir dans la Ga^çette des Beaux- Arts d'octobre 1881 un article de M. Paliard à ce sujet.
1690 » [L. B.]. — Mentionné par Houasse (1691) à Paris, avec attribution « manière de Raphaël » et cette note ajoutée : a est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le 39 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles (1695) où Paillet le signale avec « une coulisse de grisaille aussi de Raphaël servant de couverture au tableau, laquelle coulisse fait un tableau séparé » [P.]. Le tableau était alors dans la galerie du Roi et la grisaille dans le petit cabinet [V.]. — En 1696, le tableau entre au magasin de Versailles [Mag. 96.], — en 1706, dans la petite galerie du Roi [Mans. 6.].
En 171 5, il sort de la galerie du Roi pour entrer à Paris dans la galerie particulière du duc d*Ântin [A.]. — En 1737, il rentre dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Lépicîé (1733) signale le tableau et décrit ainsi la grisaille qui est attribué à Jules Romain : a Une femme dans une niche, sous Temblème de l'abondance ; elle est posée sur un appui de pierre, au bas duquel on voit un mascaron dont une coquille forme la bouche; on lit au dessous de la figure Raphaël Urbinas. » — En 1760, Jeaurat signale la grisaille dans le deuxième cabinet particulier de Thôtel de la Surintendance [J.]. — En 1784, Du Rameau mentionne le tableau dans la neuvième pièce du môme hôtel avec cette note (1788) : a il y a un placard noir dans le fond derrière les tôtes, qui n*est qu*un repeint quUl faut lever. 9 [D. R.].
Actuellement au Louvre, n** 1499 et i5io; la grisaille attribuée à r « école de Raphaël ». H. o m. 38 — L. o m. 3i.
100 Un tableau représentant un portrait nommé le Castillan, coëffé d'une espèce de turban; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 5 pouces sur 2 pieds de large, dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Peint par Raphaël en i5i6; acquis, après la mort de Castiglione, par le duc de Mantoue, puis par Charles I*' d'Angleterre ; à la mort de celui-ci, passe à un amateur hollandais Van Asseln, ensuite à un « curieux » d'Amsterdam, nommé Lopez, [Lépicié], puis à Mazarin, dont les héritiers le cédèrent à Louis XIV.
N* i5i de l'inventaire Le Brun (i683), qui le déclare peint sur bois [L. B.]. — Paillet (1693) le signale à Versailles comme étant « sur toille collée sur bois » [P.]; se trouvait alors dans la galerie du Roi [V.].
En 1715, posé dans la chambre du duc d'Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. —Replacé en 1737 dans la galerie du Roi à Versailles [G. R.] où Piganiol de la Force le signale également. — Décrit par Lepicié (i753). —
Mentionné dans le salon du Directeur des Bâtiments à l'hôtel de la Surintendance par Jeaurat (1760) [J.] et par Du Rameau (1784], avec cette note (1788) : « à diminuer d'un pouce des deux côtés, laver et vernir » [D. R.]. — Restauré, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : « De Raphaël, portrait de Balthazard Castilione, buste de grande nature de 3i pouces sur 25, enlevé une crasse très ancienne, réparé quelques écailles et gersures avec beaucoup de soin^ 40 livres » (A. N. O' iqSi) : à cette date, il avait donc dû être décollé de dessus bois et remis sur toile.
Actuellement au Louvre, n* i5o5 : H. o m. 62 — L. o m. 67.
iio Un tableau représentant un saint Michel combattant des monstres ; figures de 6 à 7 pouces ; ayant de hauteur 1 1 pouces et demi sur 9 pouces et demi de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
12° Un tableau représentant un saint Georges monté sur un cheval blanc combattant un dragon; mêmes dimensions que le précédent.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Exécutés probablement en 1 604 par Raphaël pour le duc d'Urbin Guidobaldo de Montefeltro (i); appartinrent tous deux au cardinal Mazarin et furent acquis de ses héritiers par le Roi (2] [Villot].
N« 140 de l'inventaire Le Brun (i683) qui les mentionne : « deux autres petits tableaux de Raphaël qui tiennent ensemble représentant l'un saint Michel et l'autre saint Georges... peints sur cuivre avec leurs bordures d'ébène. » [L. B.]. — Paillet (lôgS) les signale à Versailles et ajoute : « ces deux tableaux sont à présent séparez » [P.].— En 1696, placés dans la galerie du Roi à Versailles [V.], où ils étaient encore en 1737 [G. R].
Lepicié (1732) les décrit ainsi : « Saint Michel a le bras gauche armé d'un bouclier blanc, sur lequel il y a une croix rouge et il tient de la main
(i) Lomazzo {Idea del tempio délia Pittura) déclare que Raphaël avait peint sur le revers d'un damier un saint Georges pour le duc d'Urbin ; cette particularité n'est pas apparente sur le saint Georges, mais se retrouve sur saint Michel.
(2) C'est assurément un lapsus calami qui a fait écrire à M. Villot que le saint Georges avait fait partie de la collection de François Io% alors qu'il avait déclaré précédemment que ces deux tableaux étaient entrés dans la collection du roi sous Louis XIV.
droite une épée dont il frappe les monstres qui l'environnent; le fond a quelque chose de singulier : d'un côté on voit quatre petites figures nues, enlacées et tourmentées par des serpens; et de l'autre un édifice en feu, avec une procession de pénitens, qui s'avancent vers un passage dont deux hommes paroissent disposés à défendre l'entrée. » — « Saint Georges, monté sur un cheval blanc, armé de toutes pièces, le casque en tôte et le cimeterre au poing, combat un énorme dragon déjà blessé et qui paroit prêt à s'élancer sur lui; aux pieds du dragon l'on voit les débris d'une lance, dont un tronçon est entré dans le corps de l'animal; plus loin, on aperçoit une jeune princesse que le monstre auroit dévoré et qui fuit à la faveur du combat. » — En lySo, ces deux tableaux faisaient partie de la collection du Luxembourg [d'Argenville]. — Le saint Michel, en 1760, rentre au magasin de la Surintendance [J.|, pour retourner au Luxembourg, où Jacques Bailly le signale en 1766. — Tous deux mentionnés par Duplessis (1785) au Louvre [Louv. 1785].
Actuellement au Louvre, n^* i5o2 et i5o3 : H. o m. 3i — L. o m. 37.
iS"* Un tableau estimé de Raphaël, représentant une Sainte Famille sur un fond de palsage ; figures de 8 à 9 pouces; ayant de hauteur i3 pouces et demi sur 1 1 pouces de large; peint sur bois, dans sa bordure dorée; il étoit ceintré par le haut, il a été rendu quarré.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Fit partie de la collection de Charles !•' d'Angleterre; à sa mort acheté par Jabach qui le revendit à Louis XIV [Villot].
N* ii8 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — Paillet (lôgS) le mentionne à Versailles, comme de la « manière de Raphaël » [P.]. — En 1696, à Versailles, dans la galerie du Roi [V.].
Lepicié (1732) le décrit ainsi : « Il représente le patriarche Zacharie prenant les mains de l'enfant Jésus, tenu dans les bras de la Vierge et auquel sainte Elizabeth offre saint Jean qui tient un agneau. » — En 1760, dans le grand cabinet du directeur des Bâtiments, à l'hôtel de la Surintendance [J.].
Actuellement au Louvre, n* i552, avec attribution à Tisi, dit Garofalo : H. o m. 40 — L. o m. 32.
14P Un tableau estimé de Raphaël, représentant son portrait appuyé sur la main droite ; figure de petite nature ;
ayant de hauteur 22 pouces sur 16 pouces de large; peint sur bois, dans sa bordure dorée : il a été rehaussé de 6 pouces et demi et élargi de 3 pouces et demi (i). Versailles. Petite Galerie du Roy.
N* iSq de rinventaire Le Brun (i683) avec cette note ajoutée: « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné par Houasse (1691} à Paris, avec cette note ajoutée : a 29 octobre 169a. Le sieur Paillet a donné un récépissé de ce tableau au sieur Houasse ; il est dans la petite galerie de Versailles » [H.] ; — par Paillet (1695) à Versailles [P.],
En 1737, se trouvait encore dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Lepicié (1753) le décrit ainsi : « Ce jeune homme, âgé de quinze à seize ans, est coâifé d*un bonnet noir en forme de toque : il est dans un instant de réflexion ; sa tôte est appuyée sur sa main droite » ; il repoussait Tidentification à Raphaël, mais par contre en affirmait Tattribution. — En 1760, placé àrhôtel de la Surintendance, dans le salon du Directeur des Bâtiments [J.], où il se trouvait en 1784 [D. R.]. — Restauré en 1789 par Martin dont voici le mémoire : « De Raphaël. Portrait de ce maître par luimême dans sa jeunesse, tableau sur bois de 32 pouces sur 16; étoit intercepté par la crasse, des repeints dans la draperie et quelques écailles, racordé avec soin 40 livres » (A. N. O* 1931).
Actuellement au Louvre, n<> i5o6, sous ce titre : Portrait de jeune homme et avec attribution à Raphaël : H. o m. 69 — L. o m. 44.
1 5^ Un tableau estimé de Raphaël représentant la Vierge qui tient l'enfant Jésus et un saint Jean qui lui présente une croix; figure de demi nature ; ayant de hauteur 2 pieds 2 pouces sur 21 pouces de large; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
N* 333 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]; — dans la galerie du Roi [V.].
Signalé par Lepicié (1753), comme étant « de la première manière de Raphaël » ; — dans la sixième pièce de l'hôtel de la Surintendance par Jeaurat (1760) [J.] et Du Rameau (1784), avec cette note (1788] : < nettoyer ou à mettre au magasin » [D. R].
Au Louvre, n* 639 du catalogue Villot : H. o m. 74 — L. o m. 58.
(i) Le résultat de cette augmentation n'est pas compris dans les mesures données par Bailly : il doit donc y être ajouté.
i6« Un tableau représentant un portrait d'homme ayant le bras appuyé sur une table; figure de petite nature; ayant de hauteur un pied lo pouces sur i6 pouces de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet de la Surintendance.
No i58 de rinventaire Le Brun fiôSS), avec cette note ajoutée : a veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris par Houasse (1691), avec cette note ajoutée : a Le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le 39 octobre 1692 et le tableau est.à Versailles x> [H.] ; — par Paillet (1695) à Versailles, avec cette note : « agrandi et réduit en forme ronde pour Monseigneur » (i) [P.]. — En 1696, au magasin de Versailles [Mag. 96].
Lepicié (lySa) le décrit ainsi : « Il représente un homme qui médite, coefié d'un bonnet à oreilles; un de ses bras est appuyé sur un piédestal et une de ses mains posée sur le poignet de Tautre. » Il signale en outre Topinion de plusieurs artistes qui attribuaient cette peinture à Giorgione. — En 1760, se trouvait dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.] ; — en 1 784, en ce même hôtel, dans le salon du Directeur des Bâtiments, avec cette note (1788) : < il faut un parquet derrière pour rapprocher les allonges qui sont trop écartées » [D. R.]. — Restauré en 1789 par Martin dont voici le mémoire : « de Raphaël, demi-figure de grande (?) nature de 28 pouces sur 22, enlevé une crasse très ancienne, et racordé tout à Tentour les places qui ont été agrandies, 5o livres » (A. N. O' 193 1).
Actuellement au Louvre, n^ 1644, avec attribution à l'école Florentine du xvr siècle : H. o m. 68 — L. o m. 5o.
170 Un tableau de première manière de Raphaël, représentant la sainte Vierge tenant Tenfant Jésus ; figures de petite nature; ayant de hauteur i8 pouces sur 14 pouces de large; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
N<* 23 1 de l'inventaire Le Brun (i683), ainsi désigné : « un tableau de Raphaël sous le Pérugin, représentant une Vierge assise tenant son petit Jésus », et avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 i> [L. B.]. — Mentionné par Houasse (1691) à Paris, avec cette note ajoutée :
(i) Il faut noter que Bailly n'a pas tenu compte de ce changement, car les mesures qu'il donne sont les mômes que celles de Le Brun, en i683 : Lepicié seulement donnera, en 1752, les mesures du tableau ainsi modifié, soit 2 pieds 2 pouces trois quarts de haut sur 21 pouces et demi de large; mais il ne dit pas qu'il soit de forme ronde. Les dimensions primitives de ce tableau en faisaient le pendant du précédent n* 14.
« est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le
29 octobre 1692 » [H.] ; —Â Versailles en 1695 [P.], — au magasin [Mag.96.].
Lepicié (i653) le décrit ainsi : « La Vierge, coiffée d'un reseau d'or, a un linbe (lire : nimbe) autour de la t6te, ainsi que Tenfant Jésus; dans celui du Sauveur il y a des barres rouges qui forment une croix. » — En 1760, se trouvait dans le deuxième cabinet particulier de Thôtel de la Surintendance [J.]. —En 1784, probablement (i) dans la première pièce de ce môme hôtel, avec cette note (1788) : a laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n® 1373, avec attribution à Técole de Pérugin : H. o m. 5o — L. o m. 38.
i8» Un tableau représentant le portrait d'un cardinal; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds et demi sur 2 pieds de large; peint sur bois, dans ^a bordure dorée. Ce tableau est fort endommagé.
Paris. Cabinet des tableaux,
N« 388 de l'inventaire Le Brun (i683) avec cette indication : « tout délabré >», et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné, en 1691, par Houasse à Paris [H.].
Posé^ en 171 5, dans le grand cabinet de Thôtel particulier du duc d*Antin à Paris [A.]. — Remis au Louvre en 1726 [Coy p.]. — Restauré, en 1760, par Colins et la veuve Godefroid, comme l'atteste cette mention d'un de leurs mémoires : 0 rempli, mis un parquet derrière » (A. N. O' 1934^). — Lepicié le décrit ainsi : a Le cardinal est en camail et en rochet ; la tête est d'une expression vive et pleine de feu, c'est une demi-figure, coupée par un appui de pierre orné d'un pilastre » ; il avance que ce portrait est celui du cardinal de Médicis (2), depuis pape sous le nom de Clément VII, car la ressemblance est absolue avec les traits de ce personnage, reproduits dans le fameux portrait de Léon X, entouré des cardinaux de Médicis et de Rossi ; le tableau du cabinet du Roi, a joute-t-il, « est incontestablement de Raphaël, et il se pourroit faire que ce fût sa première étude, mais une étude très arrêtée et faite pour l'excellent tableau » mentionné ci-dessus. — Signalé, en 1766, par Jacques Bailly au Luxembourg, sur la porte d'entrée de la première pièce, d'après d'Argenville ; — par Duplessis au Louvre, en 1785 [Louv. 1785].
Il existe actuellement à Versailles, sous le n* 3i34 une copie de ce portrait.
(i) Le tableau signalé par Du Rameau est ainsi mentionné : « Une Vierge et l'enfant Jésus adoré par un ange »; ses dimensions concordent exactement avec celles de celui-ci.
(3) Dans un inventaire de 1722 (A. N. O' 1934^), on trouve déjà cette identification au cardinal de Médicis.
Angiolo BUONAROTTI, dit MICHEL ANGE
Un tableau estimé de Michel Ange, représentant la sainte Vierge qui tient Tenfant Jésus accompagnez de saint Joseph ; figures comme nature (i); ayant de hauteur 3 pieds sur 2 pieds 5 pouces de large, dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance des Batimens.
N* 3o de rinventaire Le Brun (i683), comme « estimé de la main de Michel Ange » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], — au magasin [Mag. 96].
Lepicié (lySs) le décrit ainsi : « Il représente la Vierge debout que Tenfant Jésus embrasse et saint Joseph qui regarde avec respect cette action » (2]; l'attribution a Michel Ange est déclarée douteuse. — Jeaurat (1760) constate sa présence dans la quatrième pièce de Thôtel de la Surintendance [J.] — Du Rameau (1784] dans la première pièce du môme hôtel avec cette note (1788) : « à nettoyer et quelques repeints à lever » [D. R.].
Oiulo PIPPI, dit Jules ROMAIN
10 Un tableau représentant le triomphe de Vespasien et de Titus ; figures de 2 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 5 pieds 4 pouces de large; peint sur bois,
Meudon. Appartement de Monseigneur, à présent cabinet de M"« la duchesse de Berrjr.
(i) Erreur évidente.
(3) Le catalogue Vil lot signale au Louvre, sous le n* i85, un tableau attribué à Tun des Dossi et qui répondrait assez exactement à cette description de Lepicié ; mais les dimensions (o m. 44 et o m. 3o) et la forme qui est cintrée ne concordent pas.
3o INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
Fit partie de la collection du duc de Mantoue, puis de Charles !•* d'Angleterre; acheté à la vente de ce dernier par Jabach, qui le céda à Louis XIV.
Inventaire Le Brun (1684), n* 33, avec cette indication : « avec sa bordure dorée et ses volets peints de grisaille *» [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet aux trois portiques [V.]. — A Meudon, vers 1700, dans Tantichambre de l'appartement de Monseigneur [Meud. s. d.].
Lepicié le décrit ainsi (1753) : « Vespasien et Tite, couronnés de lauriers, sont assis dans le môme char à quatre roues, traîné par quatre chevaux blancs, dont deux écuyers tiennent les rênes; ce groupe précédé d'un officier romain tenant une femme par les cheveux; un soldat, chargé d'un vase, accompagne le char, qui s'avance vers un arc de triomphe, sous lequel on aperçoit une figure à moitié passée, portant le chandelier à sept branches; au-dessus du char on voit une Victoire ailée; elle tient deux couronnes d'or qu'elle va poser sur la tête des triomphateurs. » — Signalé par Jeaurat (1760) dans la cinquième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.] — par Du Rameau (1784) dans la septième pièce de ce même hôtel, avec cette note (1788] : « à parqueter » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n' 1420 : H : i m. 21 — L. i m. 70.
20 Un tableau représentant le portrait de Jule Romain» peint par lui-même ; figure grande comme nature ; ayant de hauteur 21 pouces sur 16 pouces de large; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy,
Inventaire Le Brun (i683), n» 228, avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse (1691) le signale à Paris, avec cette note ajoutée : c 29 octobre 1692. Le sieur Paillet a donné un récépissé de ce tableau au sieur Houasse; il est dans la petite galerie de Versailles » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la petite galerie du Roi [V.] où il se trouvait encore en 1737 [G. R.].
Lepicié (1752] le décrit ainsi : « Jules Romain avoit les cheveux courts et frisés, la barbe longue et la physionomie heureuse ; son habillement est d'une étoffe noire. » — Signalé par Jeaurat (1760) dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.] ; — par Piganiol de la Force dans la petite galerie de Versailles; — par Du Rameau (1784) dans le salon du Directeur des Bâtiments à l'hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788] : « en bon état 9.
Actuellement au Louvre, n* 1422, sous ce titre : Portrait d'homme : H. o m. 54 — L. o m. 44.
ÉCOLES ROMAINE ET FLORENTINE 3l
3* Un tableau représentant Vulcain auprès de Vénus, accompagnez de petits Amours; figures de 9 pouces; ayant de hauteur 14 pouces sur 9 pouces de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Vendu par Jabach à Louis XIV.
Inventaire Le Brun (i683), n* 241, avec cette désignation : « Un petit tableau de Julie Romain sur le dessein de Raphaël » [L. B.]. ~ Â Versailles en 1695 [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.].
Signalé, en 1737, dans la galerie du Roi à Versailles [G. R.]. -^ Lepicié (1752) le décrit ainsi : a Vulcain est assis dans son antre, une de ses mains est passée tendrement sous le bras de son épouse, tandis que TÂmour, pour contribuer à cet accord, se prépare à tirer une flèche à cet époux maltraité : deux Amours présentent des fleurs à la déesse, d'autres travaillent à la forge; on en voit un sur le devant, qui fait usage de toutes ses forces pour remettre une corde à son arc. s — Jeaurat (1760) le mentionne dans le petit cabinet du directeur des BAtiments, à l'hôtel de la Surintendance [J.],— Piganiol de la Force (1764), dans le cabinet du Billard à Versailles, et Tattribue à Jules Romain, mais « d'après le dessein de Raphaël ». — En 1784, se trouvait dans la septième pièce de la Surintendance, avec cette note (1788) : « à lever avec d'autant plus de raison que rimpression se décolle partout » (D, R.].
Actuellement au Louvre, n* 142 1 : H. o m. 58 — L. o m. 26.
40 Un tableau représentant la Nativité de Notre Seigneur, dans lequel est un saint Jean tenant un calice et saint Longis tenant une lance d^une main et un vase de cristal de Tautre ; figures grandes comme nature; ayant de hauteur 8 pieds 4 pouces sur 6 pieds 7 pouces de large ; peint sur bois dans sa bordure dorée, avec deux volets pour le couvrir, doublés de velours verd et peints de rehaussé d'or.
Paris. Cabinet des tableaux — (Note postérieure à 1 709): à présent à Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Peint pour la chapelle d'Isabelle Boschetta, dans l'église Saint-André de Mantoue ; passa ensuite dans la collection du duc de Mantoue ; acheté à ce dernier par Charles I*' d'Angleterre, et passa, à la mort de ce roi, dans la galerie de Jabach, qui le revendit à Louis XIV.
Inventaire Le Brun (i683), n« 33, avec cette note ajoutée : « veu à Paris le Saoust 1680 » [L. B.]. — Houasse (1691) le signale à Paris [H.j.
En 1726, se trouve à Paris [Coyp.]; — au Louvre en 1737, et proposé alors pour âtre placé à l'hôtel de la Surintendance [Louv. 37]. — Lepiclé (1753) le décrit ainsi : « L'enfant Jésus, couché à terre sur un peu de paille, a pour abri le manteau de la Vierge, qui est à genoux ainsi que saint Joseph ; plusieurs bergers apportent des présens.... l'un d'eux fait voir sa simplicité en ôtant à moitié son bonnet pour saluer le Sauveur : saint Jean TEvangeliste et saint Longin sont debout sur le devant et aux deux côtés du tableau, l'un tient un calice d'où sort un serpent, et l'autre, vêtu à la Romaine, tient d'une main sa lance et de l'autre un vase de cristal; un j^erc^ de la crèche laisse voir un lointain.... qui représente l'étonnément des bergers aux nouvelles que l'ange leur vient annoncer. » — En 1784, mentionné dans la troisième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « à nettoyer indispensablement, mais avant il faut faire tenir quelques écailles le long d'une fente imperceptible » [D. B.].
Actuellement au Louvre, n» 141 8 : H. 2 m. 75 — L. 2 m. 12.
50 Un tableau représentant trois hommes à cheval vêtus à la Romaine ; figures d'environ 20 pouces; ayant de hauteur 2 pieds et demi sur 3 pieds de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Paris. Cabinet des tableaux.
Inventaire Le Brun (i683), n* 29 : « un tableau de Julles Romain représentant trois empereurs à cheval », avec cette noie ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1680 » [L. B.]. — Houasse (1691) le signale à Paris [H.] où il se trouvait également en 1726 [Coyp.].
Lepicié (1752) le mentionne sans le décrire. — Au magasin du Louvre en 1785 (Louvre, 1785).
Actuellement au musée de Marseille, auquel il fut envoyé par l'État en 1802 : H. o m. 86 — L. o m. 98.
60 Un tableau représentant Notre Seigneur circoncis par le grand prêtre dans le temple, au milieu d'une multitude de monde ; figures de 20 à 22 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 5 pouces et demi sur 3 pieds 8 pouces de large, dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Acheté, tA 1684, ati peintre Bonnemer par le sieur Hérault, t^onr le compte de Louis XIV, comme l'atteste le billet suivant (A. N. O' 1964) : « 26 may et 13 juin 1684.
c Billet du 'sieur Héraut par lequel il reconnoit que lé sieur Bonnemer luy a donné en commission pour vendre un tableau de Jules Romain représentant la Circoncision de Notre Seigneur avec une reconnoissance dudit sieur Bonnemer qu'il a receu dudit Héraut 6,000 livres pour le susdit tableau.
(En note) : a M. Mesmyn, à garder et me parler à inoh retour. »
• Je sousigné reconois que Monsieur Bonnemer m*a donné en commission pour vendre un tableau original de Jules Romain représentant la Circoncision de Notre Seigneur, à Paris, ce 26 may 1684. Hérault. »
Au dos du billet : J*ay receu de Monsieur Hérault la somme de 6,000 livres pour le tableau de l'autre part. Ce 12* xuin 1684. J. Bonnemer (i).
Le paiement est ainsi ordonnancé aux Comptes des Bâtiments, en date du 27 février 1684 : « Au sieur Hérault, marchand de tableaux, 6,700 livres pour le paiement d'un tableau de Jules Romain, représentant la Circoncision » [Guiffrey t. II. p. 562]. On remarquera que le dit Hérault, qui avait reçu 6,700 livres pour payer ce tableau, n'en donna que 6,000 à Bonnemer.
Inventaire Le Brun (i683), n* 433, où il est ainsi décrit : « La circoncision de Notre Seigneur, dans un temple soutenu de colonnes torces enrichies de plusieurs bas-reliefs d'enfans, feuillages et canneleures, accompagné de grand nombre de peuples, au milieu est une figure sur le devant qui porte sur ses deux mains une manière de bassin, dans lequel il y a deux tourterelles, et derrière, il paroist un chandeilier à sept branches. Vendu par le sieur Hérault » [L. B.]. — A Versailles, en 1695 [P.], dans la petite galerie [V.].
En 1715, placé à Paris dans la chambre du duc d*Antin en son hôtel particulier [A.]. — Replacé, en 1737, dans la galerie de Versailles [G. R.].— Lepicié (1752) complète ainsi la description de Le Brun et de Bailly : « L'enfant Jésus, posé debout sur un autel et soutenu par la Vierge, se soumet à la circoncision ; deux femmes qui s'intéressent à cet événement, fixent l'attention du spectateur; et, plus bas, entre l'autel et le grand prêtre, on voit un jeune lévite qui présente à ce ministre les instruments dont il a besoin... : le reste de la composition représente saint Joseph et beaucoup de femmes qui viennent apporter leurs présens. » — Signalé par Jeaurat (1760] dans le salon du Directeur des Bâtiments, à l'hôtel de la Surintendance [J.]; — par Piganiol de la Force (1764) dans la petite galerie de Versailles. -- En 1784, mentionné dans la sixième pièce de la Surinten-
(1} Document publié par M. Guififrey dans les Nouvelles Archives de l'Art français (1879).
dance, avec cette note (1788) : « Il y a quelques gerçures qui demandent le rentoilage de ce tableau » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* X438, avec attribution à Ramenghi, dit 11 Bagnacavallo : H. i m, 23 -- L. i m. t5.
70 Un tableau représentant une figure de grisaille de 9 à 10 pouces; ayant de hauteur i3 pouces et demi sur 1 1 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Voir n* 9 de Raphaël.
80 Deux boucliers peints en camayeux par dehors et par dedans, Tun représentant renlèvement d'Hélène et l'autre un combat naval ; figures d'environ 6 pouces ; ayant de hauteur chacune 2 pieds de diamètre {sic)^ entourez de leurs bordures, rehaussées d'or brun.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Inventaire Le Brun (i683], n* 233, avec cette note ajoutée : « veus à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Â Paris en 1691 (169 1) [H.] et en 1726 [Coyp.].
Lepicié (1752) les mentionne sans les décrire. •— Au Louvre^ en 1785 (Louv. 85).
Andréa d'AONOLO del SARTO, dit ANDRÉ DEL SARTB
10 Un tableau représentant une Sainte Famille; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds sur 4 pieds de large, peint sur bois ; il a été mis en ovale, rehaussé de i3 pouces et élargi d'un pied ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Mentionné pour la première fois par Paillet, en 1695, avec cette indîcation : « a été agrandi et mis en forme ovale et les quatre coins coupez. »
Restauré, en lySo, par Colins, pour le compte de la veuve Godefroid ; Topération est ainsi détaillée dans un de leurs mémoires : « Rempli, mis un parquet derrière » (A. N, O' 1934^). — Lepicié (1752) le décrit ainsi : c La Vierge est assise à terre, elle tient affectueusement Tenfant Jésus, qui a un genou appuyé sur elle; on voit sainte Elizabeth et le petit saint Jean, placés auprès de ce grouppe; saint Jean fait un mouvement d'indication pour montrer le ciel, en même temps qu'il regarde le Sauveur avec une joie respectueuse ; deux anges, placés dans le fond, achèvent de lier et d'enrichir la composition. » — Signalé par Jeaurat (1760) dans la cinquième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.]» et par Du Rameau, en 1784, dans la même pièce, avec cette note (1788) : a à nettoyer » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i5i5 : H. i m. 41 — L. t m. 60.
20 Un tableau représentant la Charité, sous la figure d*une femme tenant deux enfans, dont l'un est endormi sur elle ; figures comme nature ; ayant de hauteur 5 pieds 7 pouces sur 4 pieds 2 pouces de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Peint en i5i8 pour François !•'.
Inventaire Le Brun (i683], n« 8 [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], au magasin, avec cette note mise en marge puis eflacée : « à Meudon depuis > [Mag. 96.]. — Le i*' mars 1696, retiré, en effet, du magasin de Versailles et placé à Meudon [T. M. C.].
En 1737, mis au Louvre [Louv. 37]. — En 1749 et 1750 (i), transporté du bois sur toile par Picault, dont voici le mémoire (A. N. O' 1934^) :
c Un titbleau peint par André del Sarte en i5i8 représentant la Charité sons la figure d'une femme qui allaite deux enfans, l'un qui dort, peint de sur un panneau de bois de chêne de quatre planches assemblées et collées, portant 5 pieds 10 pouces de hauteur sur 4 pieds a pouces de large.
« Laquelle peinture a été enlevée et passée de sur bois sur toile après avoir ôté et réparé des milliers de repeins qui servoient à retenir tous les endroits tressalix qui étoient sans nombre et qui empêchoient de voir le pur pinceau d'André del Sarte, ce qui m'a causé des peines et des soins
(i) Le 7 juin 1750, M. de Tournehem annonçait à l'Académie l'heureux succès de cette opération et l'admiration générale qu'elle avait soulevée à VersaiUes, où le tableau fut exposé tout un jour (A. N. O' 1909, et Procèsverbaux de V Académie^ publiés par M. de Montaiglon, t. VI, p. a 16].
incroyables. Après toutes ces opérations, cette peinture a été marouflée sur une toile écrue bien tendue sur un châssis à clef. < Ouvrage de près de neuf mois tant de jours que de nuits. » Picault demanda 6,000 livres pour cette opération, il ne lui en fut accordé que 3400 : après quoi, le tableau fut livré à Colins, qui le restaura pour le compte de la veuve Godefroy (A. N. O' 1934^). -» Exposé alors avec ses anciens panneaux au Luxembourg, où Jacques Bailiy le signale dans ses divers catalogues.
Lepicié (1763) le décrit ainsi : « La Charité, représentée par une femme assise, tient deux enfans sur elle, Tun desquels attaché à sa mamelle gauche, prend sa nourriture avec avidité, tandis que Tautre la regarde et d*un air enjoué lui montre des noisettes : à ses pieds et sur le bord de sa draperie, on voit un troisième enfant qui dort. » — Signalé au Louvre, en 1785 [Louv. 1785]. — En 1789, restauré au prix de 90 livres par Martin, comme l'atteste ce mémoire (A. N. O' 1931) : « d'André a del Sarte : Charité humaine, figure comme nature avec trois enfans, nettoyé et racordé une multimde de trous et de taches, b
Actuellement au Louvre, n« i5i4 : H. 1 m. 85 — L. i m. 37. Signé : Andréas Sartus Florentinus me pinxit MDXVIl.
3® Un tableau représentant Tobie conduit par un ange; figure de demi-nature ; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces sur 2 pieds i pouce de large ; peint sur bois, cintré par le haut, dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des médailles.
Commandé par François I*'.
Inventaire Le Brun (i683), n» 275 [L. B.]. — A Versailles ett 1695 [P.], dans le Cabinet des médailles [V.] où Piganiol de la Force le signale pareillement.
Lepicié (1732) le décrit ainsi : « Le jeune Tobie, accompagné de son chien et portant le poisson qu'il a pris sur les bords du Tigre, est accompagné par range Raphaël, qui paroit sous la figure d'un voyageur ; l'Ange est vêtu d'une robe verte ; il a une ceinture jaune et sur les épaules une espèce de petit manteau rouge, il tient de la main droite un vase...; le fond représente un paysage. » — Signalé par Jeaurat (1760) [J.] et Du Rameau (1784) dans la première pièce de Thôtel de la Surintendance, avec cette note de Du Rameau (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au musée de Nancy, auquel il fut envoyé par l'Etat en 1804 : H. I m. — L. o m. 65.
ÉCOLES ROMAINE ET FLORENTINE Bj
Jacopo CARRUCCI, dit il PONTORMO
Un tableau représentant le portrait d'un graveur; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds demi-pouce sur 18 pouces et demi de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Inventaire Le Brun, n* 285 [L. B.]. — Â Versailles en 1695 [P.]» dans la galerie du Roi [V.].
Lepicié (i75a] le décrit ainsi : « Son bras droit est appuyé sur une table; il tient un burin et paroit méditer et sur son art; sa coêfiure est une espèce de chapeau à oreilles, dont la forme est singulière. » — Signalé par Jeaurat (1760) dans le salon du Directeur des Bâtiments, à Thôtel de la Surintendance [J.].
Actuellement au Louvre, n» 1241 : H. o m. 69 — L. o m. 5o.
Baooio BANDINBLLI
Un tableau représentant son portrait peint par lui-même ; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces et demi sur 2 pieds de large ; réduit en forme ronde ou plutôt ovale, dans sa bordure dorée.
loyentaire Le Brun (i683), n* 5i [L. B.]. ^ Signalé à Versailles par PaiUct (1695), avec cette note ajoutée : « Il a été réduit en forme ovale en 1695 par ordre de Monseigneur » [P.]. — En 1696, au magasin de Versailles [Mag. 96.].
Lepicié le décrit ainsi : « 11 s*est représenté coèffé d'une toque, la main droite posée sur une tête de sculpture, et le bras gauche appuyé sur une
pleinthe de pierre qui porte un ciseau. » — Signalé dans la première pièce de rhôtel de la Surintendance par Jeaurat (1760) -[J.] et par Du Rameau (1784), avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i65i : H. o m. 93 — L. o m. 68, sous ce titre : • Portrait d'un sculpteur » et porté aux inconnus de Técole Italienne.
PoUdoro CALDARA, dit PoUdore de CARAVAOE
Un tableau représentant T Assemblée des dieux sur un nuage ; figures de 16 à 18 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 5 pieds de large; peint en détrempe sur bois, dans une bordure dorée.
Paris. Cabinet des tableaux.
Note ajoutée : à présent Versailles. Cabinet de la Surin-'
tendance.
Appartint au comte de Brienne et est décrit ainsi dans le catalogue latin de sa collection (1663) : « Mercure, coiffé du pétase, pourvu de ses talonnières et de sa baguette verdoyante au serpent enroulé, conduit Psyché vers Jupiter, au milieu de l'assemblée des dieux et des déesses. >
Inventaire Le Brun (i683), n* 353, avec cet intitulé : « Psiché dans rassemblée des Dieux » [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.]. — au magasin [Mag. 96.]. — De là envoyé, en 1697, à Paris [Par. 97].
En 1736, signalé à Paris par Coypel [Coyp.]. — Lepicié (1753) le dit de 3 pieds 6 pouces de haut sur 4 pieds xo pouces de large et le décrit ainsi : « Jupiter, assis sur un nuage avec les autres Dieux, paroit leur proposer Ganimède pour échanson ; ce jeune homme tient une coupe^ dans laquelle on verse de l'ambroisie ; T Amour placé aux pieds de Jupiter, et la main droite appuyée sur les genoux de ce Dieu, regarde avec malignité la troupe céleste. » — Signalé par Jeaurat (1760) dans la bibliothèque de l'hôtel de la Surintendance [J.]; — par Du Rameau (1784) dans la sixième pièce de ce même hôtel, avec cette note (1788) : « cette esquisse qui a déjà beaucoup souffert, doit rester dans son mauvais état • [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1 186 : H. i m. 04^ L. i m. 58.
Franoesoo ICAZZOLA, dit le PARMESAN
i"* Un tableau représentant la Vierge accompagnée de sainte Catherine et de plusieurs autres; figures de 8 à lo pouces; ayant de hauteur i6 pouces et demi sur 12 pouces et demi de large; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Inventaire Le Brun, n» a35, avec cette description : « un petit tableau de Francisque Parmegiano qui représente une Vierge, tenant son petit Jésus, sainte Catherine à genoux et trois autres figures dont Tune représente saint Hierosme, l'autre saint Âmbroise et la troisième un ange, dans une bordure de cèdre » [L. B.]. — Paillet (iôqS) le mentionne à Versailles avec les dimensions de i5 pouces et demi de haut sur lo pouces et demi de large [P.]. — En 1696, dans le cabinet des médailles [V.]«
Lepicié (1752} le décrit ainsi : « Il représente la Vierge et Tenfant Jésus, à qui sainte Marguerite met affectueusement la main sous le menton; auprès de sainte Marguerite, on voit saint Jérôme et un Ange qui tient une croix ; et sur la droite de la Vierge un évéque dans un mouvement d'adoration. » Il le donne comme une copie d'un tableau de ce maître, qui se trouve dans une église (des religieuses de sainte Marguerite) de Bologne. — Signalé par Piganiol de la Force dans le cabinet du billard à Versailles; — par Jeaurat (1760] dans la deuxième pièce de l'hôtel de la Surintendance, comme étant c dans la manière de Parmesan » [J.]; — par Du Rameau (1784) dans cette même pièce, avec cette note (1788) : « sur bois, à remettre dans sa première forme » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i386 : H. o m. 46 — L. o m. 35.
2<> Un tableau représentant la Vierge tenant le petit Jésus, accompagnez de saint Jean et de saint Joseph ; figures de 8 à 10 pouces; ayant de hauteur 1 3 pouces et demi sur 1 1 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailes. Petite Galerie du Roy.
40 INVENTAIRE GlâNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
Inventaire Le Brun, n* 464, où il n'est mentionné que postérieurement à i683, date probable de son entrée dans la collection du Roi [L. B.]. — Â Versailles en 1695 [P.]. -^ Dans la galerie du roi [V.].
Lepicié (1753) le décrit ainsi : « L*enfant Jésus, sur les genoux de la Vierge, embrasse avec transport le petit saint Jean, dont le retour respectueux et caressant paroit faire Tentretien de saint Joseph et de sainte Elisabeth. » — Signalé par Piganiol de la Force dans la petite galerie de Versailles; — par Jeaurat (1760), dans le salon du directeur des Bâtiments, à rhôtel de la Surintendance [J.]. — Dut 6tre restauré en 1764, comme rindiquerait cette mention d'un mémoire (Â. N. O' 193 3) : « Un petit tabUau représentant un sujet de piété par le Parmesan, restauré en 1764 par la veuve Godefroid : il etoit écaillé et menaçoit une ruine totale. • — En 1784, se trouvait dans l'appartement du directeur des Bâtiments, à l'hôtel de la Surintendance, avec cette note de Du Rameau (1788) : < en bon état » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i385 : H. o m. 42 — L. 0 m. 34.
Pierino del VAOA(i)
i*" Un tableau représentant les Muses et les Néréides (2) disputant en présence des Dieux; figures de 3 à 4 pouces ; ayant de hauteur 1 1 pouces sur 23 pouces de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Faisait partie de la collection de Charles I*' d'Angleterre ; acheté à sa mort 117 livres sterling (2,925 fr.) par Jabach, qui le revendit au cardinal Mazarin ; acheté par Louis XIV aux héritiers de ce dernier.
Inventaire Le Brun (1688), n* 6a, avec ce titre : a Le Montparnasse » [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.].
En 1715, dans la chambre de la duchesse d'Antin, en l'hôtel de ce seigneur à Paris [A.]. — Reporté, en 1737, dans la galerie de Versailles [G. R.].
(i) Ainsi orthographié dans un inventaire de 1696 : c Père Indelvague » [Mag. 96].
(2) Lire : Piérides.
— Lepicié (1753) le décrit ainsi : « Dans le haut du tableau le peintre a placé le mont Parnasse où les dieux sont assemblés... Apollon et Minerve sont debout ; la déesse parle à ce Dieu... : sur la gauche du tableau et sur le premier plan, on voit une Muse séparée du grouppe de ses compagnes ; elle regarde les Dieux et unit sa voix aux accords de sa lyre ; de Tautre côté, une Piéride, éloignée de même de ses sœurs, chante et accompagne avec un tambour de basque ; le fond représente un beau paysage) enrichi par THippocrène qui coule au pied du Parnasse » ; Lepicié admet comme probable l'attribution de ce tableau au Rosso. — Mentionné par Piganiol de la Force dans le cabinet du billard à Versailles; — par Jeaurat (1760) dans la deuiième pièce de Thôtel de la Surintendance [J.]. — Le 8 décembre 1764, Jeaurat signale au directeur des Bâtiments que cette peinture est prête à sMcaiUer et demande qu'on la transporte sur toile (À. N. O' 1909) : cette opération dut être faite par Picault, comme le prouverait cette note de Du Rameau (1788} signalant, en 1784, ce tableau dans l'appartement du directeur des Bâtiments, à l'hôtel de la Surintendance : « En bon état, ce tubleau a été relevé de dessus bois et remis sur toile par Picault 9 [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i486, avec attribution à Rosso : H. i m. 25
20 Un tableau représentant Mars et Vénus avec un Amour tenant un foudre à la main; figures grandes comme nature; ayant de hauteur 3 pieds sur 3 pieds 1 1 pouces de large; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Inventaire Le Brun (i683), n* u6 [L. B.].— A Versailles en 1695 [P.].
Lepicié (1752) en déclare la composition si obscène qu'il se refuse à en donner la description.
Balthazar PERUZZI
Un tableau représentant la Vierge découvrant l'enfant Jésus qui dort; figures de demi-nature; ayant de hauteur 19 pouces sur 14 pouces et demi de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versa,iH^. Petite Galerie du Roy.
Inventaire Le Brun (i683), n« m [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Se trouvait, en 1737, dans la galerie du Roi à Versailles [G. R.]. — Lepicié (1752) le dit fait a dans la manière de Piètre Pérugin », et le décrit ainsi : « La Vierge, vêtue d'une robe rouge et d*un manteau bleu, découvre avec respect Tenfant Jésus qui dort; il est couché dans un berceau orné de sculpture ; la Vierge, dont les cheveux sont nattés, est coèffee d*un voile blanc ; dans le fond du tableau est un rideau vert et une croisée, à travers laquelle on découvre des fabriques et des montagnes. » — Signalé par Jeaurat (1760) dans le salon du directeur des Bâtiments, à Thôtel de la Surintendance [J.] ; — par Du Rameau (1784) dans la huitième pièce de ce même hôtel avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i533, avec attribution à Tisi, dit Garofalo. H. 0 m. 52 — L. o m. 40.
Sebastiano LUCIANI, dit del PIOMBO
1° Un tableau représentant la Visitation de la Vierge à sainte Elisabeth accompagnée de deux femmes; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds sur 3 pieds 1 1 pouces de large; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roi.
Acheté par François I", en i52i [Lafenestre].
Le Père Dan (1642) le signale à Fontainebleau et rapporte qu* « on croit que le visage de Nostre Dame a esté fait par Michel Ange ». •— Inventaire I^e Brun (i683), n« 6 [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]. dans la grande antichambre du château [V.]. — En 1706, au cabinet de la Surintendance [Mans. 6].
En 1715, se trouvait dans Tantichambre de Thôtel particulier du duc d'Antin, à Paris [A.] ; — en 1737, au Louvre [Lou. 37]. — Lepicié (1752) le décrit ainsi : « La sainte Vierge est accompagnée de deux femmes ; derrière sainte Elizabeth on voit un escalier^ au haut duquel est un homme qui s'entretient avec plusieurs autres personnes ; les figures principales de ce tableau ne sont représentées que jusqu'aux genoux. » — Jeaurat (1760) le mentionne dans la sixième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.] et, le
14 décembre 1763, prévient le directeur des Bâtiments que « la couleur s'enlève (A. N. O' 1909). — En 1784, Du Rameau le signale dans cette même pièce, avec cette note (1788) : a Se lève en cloches à deux ou trois endroits ; il faut en conséquence recoller les cloches avec toute la prudence possible pour éviter de le lever, et si cela réussit, il faudra le nétoyer bien légèrement » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1 353 : H. i m. 68 — L. i m. 33. — Signé : Sebastianus Venetus MDXXL
20 Un tableau représentant le chevalier Baccio Bandinelli^ sculpteur de son temps, tenant une petite statue de marbre ; figure comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 2 pieds 5 pouces de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Inventaire Le Brun, n<» 337, avec cette note ajoutée : c veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionne à Paris [H.].
En 171 5, placé dans la galerie de Thôtel particulier du duc d'Ântin à Paris [A.]. — - Postérieurement à 1737, proposé pour orner la chambre du roi à Versailles, et intitulé : « Portrait de Daniel de Voltairre » [C. R.]. — Signalé par Lepicié (1753) ; — dans la troisième pièce de Th^tel de la Surintendance par Jeaurat (1760) [J.], ainsi que par Du Rameau (1784}, avec cette note (1788) : c laver et vernir, il y a une ou deux écailles à remplir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n« 1184 : H. i m. 11 — L. o m. 91. — Villot a repoussé Tidentification proposée par Bailly, de môme que l'attribution qu'il a reportée à Angiolo di Cosimo, dit Bronzino.
Oiuseppe PORTA, dit SALVIATI
Un tableau représentant Adam et Eve chassez du Paradis terrestre; figures comme nature; ayant de hauteur 7 pieds I pouce sur 5 pieds 6 pouces de large, dans sa bordure dorée.
Paris, Cabinet des Tableaux.
Inventaire Le Brun (i683) n« 38, avec les dimensions en hauteur de 7 pieds II pouces, et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionnée Paris [H.],— où il se trouvait encore en 1726 [Coyp.].
Lepicié (1753) le décrit ainsi : a Adam fuit avec Eve la présence du Seigneur; le mouvement qu*il fait de la main paroit indiquer la compassion qu*il a pour sa compagne ; Eve se retourne et semble reprocher au serpent la funeste situation où elle se trouve »; il ajoute : c Ce tableau est en fort mauvais état, il a été presque repeint partout. » — En 1785, au Louvre avec cette note : a très gâté » [Louv. 85].
t Au Louvre, n* 309 du catalogue ViUot : H. 3 m. 21 -r- L. i m. 71 (i).
JuUo CLOVIO
Un tableau peint en miniature représentant Jésus Christ qui donne les clefs à saint Pierre en présence des apôtres; figures de 6 à 7 pouces; ayant de hauteur 14 pouces et demi sur 10 pouces un tiers de large, dans sa bordure d'ébène.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Inventaire Le Brun (i683) n* 343, ainsi désigné : « Un tableau de Jttlio Clauvio sur le dessein de Michel-Ange, peint sur velltn en mignature 9 [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
En 1785, au Louvre [Louv, 85],
Actuellement au Louvre, département des dessins, n* 198 : H. o m. 375 — L. o m. 390.
(1,) l>%n^ \^ exivois de 1804, il est également porté comn^e ayant été déposé p^r VÉtat au musée de Strasbourg.
éCOLVS ROMAINE ET FLORENTINE ^5
Oaudenzio FERRARI (i)
Un tableau représentant la Nativité de Jésus Christ, accompagnée d'un cardinal qui est debout, joignant les mains et d'une Gloire de deux anges au dessus ; figures de demi-nature ; ayant de hauteur 4 pieds 9 pouces sur 3 pieds 4 pouces de large ; peint sur bois, dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendapce.
Inventaire Le Brun (i683) n* SgS, ainsi désigné : « une Nativité de Jésus Christ où il y a un cardinal à genoux avec deux petites figures d*anges en hault tenant un escriteau » [L. B.]. ~ Houasse (i 691) le signale à Paris [H.], où il se trouve encore en 1706 [Mans. 6.].
Piganiol de la Force le signale dans la salle de l'Abondance à Versailles; — Jeaurat (1760) dans la troisième pièce de Thôtei de la Surintendance [J.]*
Au musée royal de Belgique, à Bruxelles, auquel il fut envoyé en 181 1 par l'État Français.
Andréa SOLARIO
i« Un tableau représentant la sainte Vierge qui tient Fenfant Jésus, à costé sont trois anges dont Tun tenant un linge; figures comme nature (2}; ayant de hauteur 2 pieds 9 pouces et demi sur 2 pieds 2 pouces et demi de large; peint sur bois, dans sa bordure d'ébène.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Inventaire Le Brun (i683), n* i52, avec cette désignation : « Un tableau manière de Léonard peint de la main d'André Salario représentant une
(i) Orthographié à l'inventaire Bailly : Gaudence; — ailleurs : Codentio [J.]. (2) Lire assurément : c demi-nature ».
Vierge à mi-corps, Notre Seigneur et deux anges, hault de 2 pieds 2 pouces et demi sur i pied 8 pouces de large, peint sur bois, sa bordure est dMbène garnie d'argan » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96.]-
Signalé ainsi par Jeaurat (1760) dans la quatrième pièce de Thôtel de la Surintendance : c Une Vierge, l'enfant Jésus et un ange que Ton dit être peint par Ând. Solario » [J.].
Actuellement au Louvre, n» i354 : H. o m. 92 — L. o m. 93. L'attribution à Solario a été rectifiée et reportée à Bernardino Luini.
2^ Un tableau réprésentant Herodias tenant dans un bassin la tête de saint Jean ; figures de petite nature; ayant de hauteur 23 pouces sur 19 pouces de large; peint sur bois dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy,
Inventaire Le Brun (i683), n" i52, avec cette description : « Un tableau d'And. Salario peint sur bois qui représente Herodias demi-figure avec la teste de saint Jean tenue par la main d*un homme au-dessus d'un bassin « [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Signalé par Piganiol de la Force dans la petite galerie de Versailles, -« par Jeaurat (1760) dans la septième pièce de Thôtel de la Surintendance [J.] ainsi que par Du Rameau (1784) avec cette note (1788) : « à nettoyer » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i335 : H. 0 m. 62 — L. o m. 53. L'attribution à Solario a été rectifiée et reportée à Bernardino Luini.
Matteo ROSSBLLI
I® Un tableau représentant le triomphe de David, après la deffaite des Philistins, tenant la tête et l'épée de Goliath, accompagné de plusieurs femmes qui jouent de differens instrumens ; figures de petite nature ; ayant de hauteur 7 pieds I pouce sur 8 pieds 10 pouces de large.
Saint Germain en Laye.
Lepicié (1752) le déclare placé dans la chapelle du château de Saint- Germain.
Actuellement au Louvre, n* 1483.
2® Un tableau représentant une femme habillée de rouge qui a des brodequins et une plume rouge à sa coeffure se présentant devant un grand prêtre, il y a derrière elle une autre figure qui a une épée (i), et à côté sont plusieurs autres figures de petite nature ; ayant de hauteur 7 pieds 10 pouces sur 8 pieds 10 pouces de large.
Saint Germain en Laye.
Lepicié (1753) intitule ce tableau : « Le Triomphe de Judith »^ et le dit placé dans la chapelle du château de Saint-Germain, où il faisait pendant au précédent.
Actuellement au musée de Toulouse, auquel il fut envoyé par TÉtat en i8o3.
Pietro BBRRETTINI, dit da CORTONA
I* Un tableau représentant la Nativité de la Vierge; figures de petite nature ; ayant de hauteur 5 pieds 2 pouces sur 2 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy.
Inventaire Le Brun (i683), n* 23, avec les dimensions de 5 pieds 10 pouces en hauteur sur 3 pieds 10 pouces [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la grande anti-chambre du château [V.]. — En 1698, inscrit parmi les tableaux qui ont besoin de châssis neufs ou d'être rentoilés [R.].
Lepicié (1752] le décrit ainsi : « La Vierge^ qui vient de naître, est sur les genoux de sa nourrice, à qui une femme donne des bandes pour Tenvelopper; une autre femme porte un vase, et une jeune fille soutient la tête de Tenfant, qui est couronnée d'étoiles; sur la gauche du tableau et sur le
(1} Lepicié indique que cette « figure «» était une femme.
dernier plan on aperçoit aainte Anne couchée... : une servante lui présente des œufs : la scène se passe dans un appartement; une ouverture laisse entrevoir des fabriques et du paysage. » — Signalé par Jeaurat (1760) au magasin de la Surintendance [J.], — par Du Rameau (1784) dans la deuxième pièce de ce même hôtel, avec cette note (1788) : « laver et vernir • [D. R.].
Au Louvre, n« 74du catalogue Villot : H. i m. 68— L. i m. 2 1 .
2* Un tableau représentant le triomphe de Baccus; figures de 20 à 22 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds 3 pouces sur 6 pieds 1 1 pouces de large^ dans sa bordure dofée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
L'estampe de ce tableau par Aquila porte « que le tableau était alors dans la maison Sachetti à Rome ».
Inventaire Le Brun (i683), n» 129, lui donnant 7 pieds un pouce de large [L. B.].~ A Versailles en 1595 [P.], au magasin [Mag. 96.].
Placé en 1722 à Fontainebleau dans la chambre Saint-Louis [Font. s. d.]. — Lepicié (1752) le décrit ainsi : « Bacchus, sur un char doré traîné par des panthères, est entouré de Bacchantes et de Faunes qui dansent; Silène, accablé des fumées du vin, accompagne le char, il est presque renversé sur son àne^ qui lui-même est abattu et dont un satyre relève la tète; sur différens plans des Silvains, des enfants et des Dryades célèbrent à Tenvi la gloire et la puissance de ce nouveau Dieu; on voit à la gauche du tableau deux éléphans, montés chacun par un des suivans de Bacchus; à la droite paroit un temple, dont le prêtre est debout sur les degrés du portique : le reste du fond représente un paysage avec des fabriques. • Il donne comme dimensions à ce tableau 5 pieds un pouce et demi de haut sur 6 pieds 3 pouces trois quarts de large. — Signalé dans le magasin de la Surintendance par Jeaurat (1760) [J.], et par Du Rameau (1784) [D. R.].
3« Un tableau représentant la sainte Vierge, Tenfant Jésus et sainte Martine ; figures de petite nature; ayant de hauteur 4 pieds un pouce sur 4 pieds 8 pouces de large, rehaussé de 3 pouces, baissé par les coins pour suivre le ceintre de la bordure.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Inventaire Le Brun (i683), n* 181 [L. B.]. — Paillet (1695) le mentionne à Versailles et ajoute en note : « est dans la chapelle du château de Versailles » [P.]. —En 1706, se trouvait encore en ce même endroit [Mans. 6].
Lepicié (lySa) le décrit ainsi : « L'enfant Jésus, assis sur les genoux de la Vierge, tient de la main droite une palme et de la gauche un lys, qu'il paroit offrir à sainte Martine; le genre du martyre de la Sainte est désigné par une griffe de fer qu'elle porte et par une hache et un faisceau d'armes qu'on voit à ses pieds. » — Signalé dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendance par Jeaurat (1760} [J.] et par Du Rameau (1784) [D. R.].
Actuellement au musée d'Âix, auquel il fut envoyé par l'État le i*' mars 1895 : H. I m. 28 — L. 1 m. 60.
Michel-Angelo CERQUOZZI, dit MICHEL-ANGE
des BATAILLES
Un tableau représentant une mascarade italienne et sur le devant un carosse et dans le fond un théâtre; figures de i8 pouces; ayant de hauteur 23 pouces sur 2 pieds 7 pouces et demi de large.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Inventaire Le Brun (i683), n* 423, ainsi désigné : « un tableau de Michel Ange représentant des basteleurs avec plusieurs figures masquées qui les regardent » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Lepicié (1752) le décrit ainsi : a II représente un théâtre, où trois acteurs font entr'eux une scène comique, tandis que l'opérateur fait distribuer à rassemblée des écrits et des drogues ; sur la droite du tableau on voit un carrosse arrêté et rempli de personnes qui regardent cette farce : ce sujet a pour fond des maisons et l'issue d'une rue. »
Au Louvre, n" 169 du catalogue Villot : H. o m. 63 — L. o m. 86.
Salvator ROSA
i® Un tableau représentant une bataille et sur le lointain un grand morceau d'architecture ruiné ; figures de 20 a
5o INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
22 pouces; ayant de hauteur 6 pieds 8 pouces sur lo pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée. Paris, Cabinet des tableaux.
Exécuté en i652, au prix de 200 ducats, pour le nonce Corsini qui roflFrit à Louis XIV.
Inventaire Le Brun (i683), n« 164 [L. C.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96]. — En 1697, envoyé à Paris, avec cette note : « tableau dont le roi ne veut point » [Par. 97].
A Paris en 1722 [Coyp.]. — En 1760, placé au Luxembourg [Jacq. Bailly]. — Restauré en 1755 par le sieur Colins et la veuve Godefroid, dont voici le mémoire (A. N. O' 1933) :
«c A une bataille peinte par Salvator Rosse de 9 pieds sur 7 qui étoit posé dans la salle des gardes à Versailles, il a été envoyé à Paris pour être placé au Luxembourg étant tout écaillé et pourri dans le bas du tableau, ravoir mis sur toile et ajouté une bande en bas de 6 pouces et des bandes de côté de 7 pieds de hauteur. Cet ouvrage, pour l'avoir mis sur toile, augmenté, fait tenir toutes les écailles rempli à plusieurs fois m*a occupé cinq jours fixé à 18 livres : 90 liv.
« M. Colains a netoyé le tableau et repeint toutes les augmentations et pointillé les endroits offensés et gâtés, cet ouvrage Ta employé 6 journées : 144 livres. »
Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré à nouveau en 1785 par le peintre Godefroy, dont voici la note (A. N. O' 1931) : « Une bataille de Salvator Rosa, pour Tavoir netoyé, levé les repeins du ciel et repointillé à rinfîni dans les figures et verni à diverses fois, ù
Actuellement au Louvre, n» 1479 • H. 2 m. 17 — L. 3 m. 5 1. — Doublement signé du nom du peintre : Salvator Rosa, et de son monogramme : S. R.
2<> Un tableau représentant la Pithonisse qui fait appa* roitre l'ombre de Samuel à Saiil; figures comme nature; ayant de hauteur 8 pieds 3 pouces sur 5 pieds 1 1 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet de la Surintendance.
Domenici dit que ce tableau fut envoyé en France avec une autre peinture représentant Apollon qui, après son séjour sur la terre chez les pasteurs, remonte au ciel [Villot].
Inventaire Le Brun (i683), n» 367, ainsi désigné : « Saûl armé à genoux enveloppé d'une drapperic jaune consultant la pitonis grande Magicienne
ÉCOLES ROMAINE ET FLORENTINE 5l
qui faict parroistre Tombre de Samuel » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.],— dans le cabinet de l'appartement de la Reine [V.].
Signalé par Jeaurat (1760) dans la deuxième pièce de Thôtel de la Surintendance [J.] ; par Du Rameau (1784) dans la troisième pièce de ce même hôtel, avec cette note (1788) : « A laver et vernir seulement ». [D. R.].
Actuellement au Louvre, n« 1478 : H. 2 m. 73 — L. i m. 94.
FRA BARTOLOMMEO, dit BACCIO deUa PORTA
Un tableau représentant TAnnonciation de PAnge à la Vierge, où il paroit saint Jean, saint Paul, saint Hiérosme, un autre Religieux et une Sainte à genoux avec la Magdeleine tenant une boëte ; figures de 16 pouces ou environ; ayant de hauteur 2 pieds 1 1 pouces sur 2 pieds 4 pouces de large ; peint sur bois.
Fontainebleau. Cabinet de la Rej^ne.
Exécuté en i5 15 et entré dans les collections royales sous François I*'.
Le Père Dan (1642) le mentionne à Fontainebleau — où il se trouvait encore à la fin du xvii* siècle, dans le cabinet de la Reine-Mère [Font. s. d.].
A Fontainebleau en 1722 [Guilbert], — Lepicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge est assise sur une estrade, placée dans un enfoncement en forme de niche, au milieu de deux colonnes; elle regarde avec une crainte respectueuse, Tange qui vient lui annoncer le mystère, des deux côtés de la Vierge on voit saint Jean-Baptiste, la Magdeleine, saint Paul, saint Jérôme, une Sainte et un Religieux. » — Signalé par Jeaurat (1760) dans le premier cabinet particulier de Thôtel de la Surintendance [J.]; — par Du Rameau (1784) dans l'appartement du directeur général en ce môme hôtel, avec cette note (1788) : « s*écaille visiblement en beaucoup d'endroits » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n» 11 53 : H. o m. 96 — L. o m. 76. — Signé : FBarffloren. or^* pre. j5r5.
FiUppo di LIANO d'ANOELI, dit le NAPOLITAIN
!<> Un tableau représentant un paysage où paroit sur le devant un saint Jean Baptiste préchant dans le désen ; figures d'environ 2 pouces ; ayant de hauteur 1 3 pouces sur 16 pouces et demi de large; peint sur cuivre (i); dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Gallerie du Roy.
Donné au Roi en septembre 1693 par Le Nostre [P.].
 Versailles en 1695 [P.], — dans la galerie du château [V.], où il se trouvait encore en 1737 [G. R.].
Signalé par Piganiol de la Force dans le cabinet du billard à Versailles; — par Jeaurat (1760) dans le second cabinet particulier de l'hôtel de la Surintendance [J.] ; — par Du Rameau (1784) dans la neuvième pièce de ce môme hôtel [D. R.].
20 Un tableau représentant une promenade aux grottes dites Caffarelles près de Rome ; figures d'un pouce et demi ; ayant de hauteur 16 pouces et demi sur 22 pouces de large ; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Gallerie du Roy.
Donné au Roi en septembre 1693 par Le Nostre [P.]-
A Versailles en 1695 [P.], — au magasin [Mag. 96].
Signalé par Piganiol de la Force dans le cabinet du billard à Versailles.
(i) En 181 1, rËtat a envoyé au musée de Dijon un tableau sur cuivre, intitulé d saint Jean prêchant », avec cette attribution : « Cru de Bernin » et cette indication de provenance : « Ancienne Collection ». Les dimensions données (o m. 75 X o m. 61} ne sont pas concordantes; mais, étant donnée la matière sur laquelle est peinte la composition, j'hésite à les croire exactes. Le catalogue du musée de Dijon (i883) ne mentionne pas ce tableau. D'autre part, en 1882^ un tableau de Breemberg, de dimensions concordantes (o m. 35 X o m. 43) et sur le môme sujet, était envoyé par PEtat à la maison de la Légion d'Honneur à Saint-Denis.
Ouaspre DUOHUET
i<> Un tableau de palsage dans lequel sont des bergers assis qui gardent un troupeau de moutons ; figures de 3 à 4 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces et demi sur 3 pieds de large ; dans sa bordure dorée.
2<> Un tableau de palsage dans lequel sont représentez trois hommes qui se reposent avec leurs chiens (i) auprès d^eux; de mêmes dimensions.
Versailles, Cabinet de la Surintendance.
Inventaire Le Brun (i683), n" 414 et 415 [L. B.]. — A VersaiUes en 1695 [P.]. — En 1696, à Trianon sous bois [T. M. C.].
Placés, en 171 5, dans le cabinet de la duchesse d*Ântin, en Thôtel particulier du duc à Paris [A.]. — Quittent le Louvre en 1787 pour rentrer au cabinet de la Surintendance [Louv. 37]. — Signalés par Jeaurat (1760) dans la deuxième pièce de cet hôtel [J.] ; — par Du Rameau (1784) au môme endroit, avec cette note (1788) : c rentoiler, nettoyer et vernir » [D. R.].
Au Louvre^ n** 37 et 38 du catalogue Villot, avec attribution à Bloemen : H. 0,72 — L. 0,96.
3® Un tableau de palsage dans lequel est peint un morceau d'architecture et deux hommes sur le devant dont Tun fait un trou à la terre avec une bêche ; figures de 7 à 8 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 2 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée, de forme ovale.
4® Un tableau de palsage dans lequel est peint un morceau d'architecture avec une femme courbée tenant un paquet sur le devant; de mêmes forme et dimensions.
Paris. Appartement de la Reyne,
(1) Dans l'inventaire Paillet, il est dit : « deux chiens ».
Du flameau (1784) les signale dans la seconde pièce de Thôtel de la Surintendance à Versailles, avec cette note : « à nettoyer, Tun à lever les repeints. » [D. R.].
Le n* 4, actuellement au musée de Fontainebleau^ avec attribution à Blpemen : H. 0,73 — L. 0,69.
Pietro-Paolo BONZI, dit U GOBBO de CARAGGI (i)
1* Un tableau représentant un païsage avec des baigneurs; figures de 2 pouces ; ayant de hauteur 14 pouces sur 23 pouces de large, dans sa bordure dorée.
20 Un tableau représentant un païsage (2), de mêmes dimensions.
Chaville.
Inventaire Le Brun (i683), n*' 282 et 283 [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]. — Le I" mars 1696 placés à Chaville [T. M. C.].
Carlo MARATTA
i«> Un tableau représentant la fable d'Apollon et de Daphné; figures de 3 pieds et demi; ayant de hauteur 8 pieds sur 9 pieds de large; rehaussé de 18 pouces et élargi de 26 pouces; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Commandé à Tartiste par Louis XI V, qui lui décerna ensuite le titre de peintre ordinaire du Roi [Lepicié] ; c'est à ce tableau, très certainement, que se réfère cette ordonnance de paiement, inscrite aux Comptes des Bâti-
- I - - ■ — I — Il I ■ I I-*
(1) Appelé dans les inventaires divers : « Le Gobbe ». (9) L'inventaire Paillct ajoute : v et des chasseurs ».
ÉCOLES R0MAli4E ET FLORENTINE 55
ments, année 1681, en date du 6 juillet : « Au sieur du Ru, pour remboursement d'une lettre de change payable à Rome à M. le duc d'Estrée pour délivrer au sieur Carlo Marati, peintre, en considération du tableau qu'il a fait pour le service du Roy 3,ooo livres » [Guiffrey. t. II, p. 107].
Paillet (1693) le mentionne avec les dimensions de 6 pieds 6 pouces de haut sur 6 pieds 10 pouces de large [P.]- — E° 1^96» mis à Versailles dans l'appartement de Monseigneur [V.]. — Vers 1700, placé à Meudon dans la galerie de communication [Meud. s. d.].
Lepicié (1752) le décrit ainsi ; « Apollon suit Daphné avec ardeur, malgré les efforts d'un jeune homme qui veut l'arrêter dans sa course ; la nymphe le fuit avec précipitation; elle lève les yeux au ciel et se trouve au moment de se jeter entre les bras du fleuve Pénée son père, que l'on voit assis au pied d'un arbre : plusieurs nayades, placées sur divers plans, sont représentées saisies d'effroi à la vue du danger que Daphné vient de courir; on voit au-dessus d'Apollon l'Amour qui s'envole avec un air satisfait; ce sujet a pour fond un paysage. » — Signalé par Du Rameau (1784) dans la sixième pièce de l'hôtel de la Surintendance avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.J.
Actuellement à Bruxelles, au musée royal de Belgique, auquel il fut envoyé par TÉtat français en i8o3 : H. 3 m. o5 — L. 3 m. 39.
2» Un tableau représentant la Sainte Vierge tenant l'enfant Jésus qui dort, sainte Catherine auprès; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 3 pieds de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance,
Donné au Roi par M. le cardinal Janson, le i" décembre 1697 [P.]; exécuté cette môme année par l'artiste.
Signalé, au magasin de Versailles, avec cette date d'entrée : 16 janvier 1698, et cette mention : « la Vierge, Jésus dormant^ sainte Catherine et quatre anges » [Mag. 96].
Lepicié (1753) le décrit ainsi : <f Trois anges (i) sont placés au chevet du lit de l'enfant Jésus qui dort, la tête appuyée sur sa main droite et le bras gauche posé sur un oreiller; la Vierge tient des deux mains un voile de gaze, dans l'action de couvrir le Sauveur que sainte Catherine regarde avec un air de respect et d'admiration. » — Signalé dans la quatrième pièce de
(i) C'est « quatre » qu'il faut lire.
rhôtel de la Surintendance par Jeaurat (1760) [J.] et par Du Rameau (1784} avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au musée de Fontainebleau : H. i m. 25 — L. i m. Signé : Carolus Maratta pinxit i6gy.
3<> tJn tableau représentant saint Jean préchant dans le désert; figures de 16 à 18 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 3 pieds de large; dans sa bordure dorée.
2* Un tableau représentant la Nativité de Notre Seigneur; de mêmes dimensions.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Donnés tous deux à Louis XIV par le cardinal Gualterio, quand il vint en France, en Tannée 1701, en qualité de nonce du Pape [Lepicié].
Placés, en 1701, à Meudon dans Tantichambre de Tappartement de Monseigneur [Meud. s. d.] où ils étaient encore en 1706 [Mans. 6].
Quittent le Louvre en 1737 [Louv. 3y.] pour être mis en dessus de portes dans la galerie du Roi à Versailles [G. R.]. — Lepicié (1732) les décrit ainsi : « Saint Jean debout et les bras élevés, exhorte avec véhémence les juifs à se convertir....; la scène se passe dans un lieu tranquille et agréable, orné d'un beau paysage. » — « La Vierge, assise, tient Tenfant Jésus posé sur la crèche; il est environné d'anges qui le contemplent avec joie et le nouveau né les caresse; saint Joseph, debout, le montre aux pasteurs...; au pied de la crèche et sur la droite du tableau, un berger à genoux tient une bergère par la main et lui montre avec empressement ce Dieu de paix...; on voit une gloire d'Anges au-dessus de la Vierge, l'un de ces anges tient un encensoir, et les autres des fleurs, une couronne et une banderolle où est écrit : Gloria in excelsis : le fond représente une étable couverte de chaume. » — Signalés par Jeaurat (1760) dans la deuxième pièce de l'Hôtel de la Surintendance [J.]. — Du Rameau (1784) ne mentionne dans cette même pièce que le n» 4, avec cette note (1788) : a laver et vernir. »
Le n« 3 au Louvre, n» 255 du catalogue Villot : H. 0,90 — L. i m. Le n» 4 se trouvait à Saint-Cloud en 1870 et fut détruit dans l'incendie de ce château,
ÉCOLES ROMAINE ET FLORENTINE 5j
Gio-Battista OAULI, dit U BACICI
Un tableau représentant saint Jean qui prêche dans le désert au peuple; figures de 22 à 24 pouces; ayant de hauteur 6 pieds sur 5 pieds de large.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Paillet (1695) le signale à Versailles et lui donne comme dimcrsions 6 pieds 2 pouces de haut sur 5 pieds 3 pouces et demi [P.]. — En mai 1695, se trouvait à Trianon, au-dessus de la cheminée de la salle des Seigneurs [Tri. 95.]. — Le i*' mars 1696, placé à Trianon dans la salle d'entrée (T. M. C.].
Restauré, en 1776, par Godefroy, dont voici le mémoire : « La prédication de saint Jean par le Baccici, portant 6 pieds de haut sur 5 de large ; avoir remis le dit tableau sur toile etchâssi neuf; nettoyé et raffermi les couleurs... i5o livres » (A. N. O' 1933).
Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par TEtat en 1811: H. I m. 84 — L. I m. 73.
Ciro FERRI
Un tableau représentant le Temps avec sa faux qui veut empêcher la Victoire de porter le nom de Louis le Grand au temple de la Gloire ; figures de demi-nature ; ayant de hauteur 4 pieds 9 pouces sur 3 pieds 4 pouces de large.
Paris. Cabinet des tableaux.
A Paris en 1722 [Coyp.]. — Lepicié (1752) le décrit ainsi : « La Renommée, accompagnée de Génies qui portent des couronnes et des palmes, vole au temple de Mémoire ; elle va y inscrire les actions héroïques de Louis le Grand : le Temps voudroit s'y opposer ; mais il fait de vains efforts,
d*autres Génies Tcloignent et ne lui permettent pas de faire usage de sa faulx meurtrière » ; il ajoute que ce tableau a beaucoup souffert.
Actuellement au musée de Versailles, avec attribution : « Manière de Jouvenet » : H. i m. 95 — L. i m. 47 (i).
FrancesGO TREVISANI
Un tableau représentant une Vierge et Jésus-Christ dormant et un saint Jean qui lui baise la main avec deux enfans qui font un concert ; ayant de hauteur 4 pieds et demi sur 4 pieds 9 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Appartement de M">« de Maintenon.
Signalé dans la seconde pièce de l'hôtel de la Surintendance par Jeaurat (1760) [J.], et par Du Rameau (1784), avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.]
Actuellement au Louvre, n* i555 : H. i m. 5i — L. i m. 26.
Giuseppe CESARI, dit le JOSÉPIN
i" Un tableau représentant rEnlèvcment d'Europe ; figures de 10 à 12 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces et demi sur 5 pieds un pouce et demi de large ; rehaussé d'un pied et élargi de i3 pouces et demi ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet proche la petite gallerie.
Inventaire Le Brun (x683), n^ 103, avec cette mention : « Un tableau de Bartholomeo Cartoccio, manière de Joseppin, représentant Europe enle-
(1) Voir Bulletin des Musées (mars, avril, mai 1893), p. 78.
.vëe par Jupiter changé en taureau noir et ses compagnes, avec quatre petits Amours en l'air, hault de 2 pieds 7 pouces et demi sur 4 pieds de large » [L. B.]. — Mentionné par Paillet (1696) à Versailles, avec cette note : « On le croit de Bartholomeo Cartoccro, manière de Joseph Pin » *{P.]. — En 1696, dan» le magasin de Versailles [Mag. 96]. — En 1706, au château, dans l'appartement du duc de Bourgogne (Mans. 6.).
Ce tableau se trouvait en 1870 à Saint-Cloud et fut détruit dans Tincendie de ce château.
20 Un tableau représentant la Nativité de Jésus-Christ au milieu des pasteurs; figures de 5 à 6 pouces; ayant de hauteur 9 pouces sur 1 1 pouces de large ; peint sur cuivre, dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet proche la petite gallerie.
Inventaire Le Brun (i683), n* 109, avec cettre attribution : « manière de Joseppin » et cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]; — Houasse (1691) le mentionne à Paris et ajoute en note : « Le sieur Paillet en a donné son récépissé le 29 octobre 1692 au sieur Houasse et ce tableau est à Versailles » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.], — dans la galerie du Roi [V.].
Lepicié (1752) le décrit ainsi : « Sur le premier plan on voit saint Joseph assis et la Vierge à genoux qui présente Tenfant Jésus aux pasteurs ; plusieurs troupes de bergers et de bergères arrivent avec des agneaux et des fruits.... ; sur la gauche, le peintre a placé une grande femme debout ; elle porte son enfant et tient un panier rempli de légumes. Ce sujet a pour fond une grotte et du paysage. » — Piganioi de la Force le signale dans le cabinet du billard de Versailles; — Jeaurat (1760) [J.], puis Du Rameau (1784) dans le salon du Directeur des Bâtiments à Thôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « bon état » [D. R.].
3° Un tableau représentant Diane dans le bain jettant de Teau à Acteon ; figures de 1 3 pouces ; ayant de hauteur 18 pouces et demi sur 2 pieds demi-pouce de large;
Paris, Cabinet des tableaux.
Inventaire Le Brun (i683), n* 72, avec cette description : « Un tableau de Joseppin représentant Acteon et Diane qui luy jette de Teau accompagnée . de quatre de ses nymphes » et cette note ajoutée : « Veu à Paris le
6o INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
8 aoust 1690. » [L. B.] — Houassc (1691) le mentionne à Paris et le déclare peint sur bois [H.].
A Paris en 1733 [Coyp.]. — Lepidé (1753) le déclare en très mauvais état. — En 1785, au Louvre, avec cette indication « peint sur albâtre » [Louvre, 1785].
Actuellement au Louvre, n® isSg : H. o m. 5o — L. o m. 65.
Oiovanni BELLINI
Un tableau représentant son portrait et celui de son frère; figures de petite nature; ayant de hauteur i6 pouces sur 23 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Gallerie du Roy.
N* 107 de l'inventaire Le Brun (i683), avec cette note ajoutée : « Veu à Paris le 6 août 1690 » [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionne à Paris avec cette note en date du 29 octobre 1693 : « Le sieur Paillet a donné récépissé de ces deux tableaux (l'autre était le n» 3 de Léonard de Vinci] au sieur Houasse, lesquels sont dans la petite gallerie de Versailles » [H.]. — Â Versailles en 1695 [P.]» dans la galerie du Roi [V.], où Piganiol de la Force le retrouvera vers lySo.
Lepicié (1752) le décrit ainsi : « Bellin et son frère sont représentés coëfifés d'une toque noire; le premier v6tu de fourrures, et le second d'une draperie jaunâtre. » — Signalé dans la septième pièce de l'hôtel de la Surintendance par Jeaurat en 1760 [J.], et par Du Rameau en 1784^ avec cette note (1788) ; « A nettoyer » [D. R.].
Actuellement au Louvre, sous le n» 11 56, avec attribution à Gentile Bellini, et sous ce titre : « Portraits d'hommes ». H. o m. 41 — L. o m. 63.
DOSSI (i)
i** Un tableau représentant la Circoncision de Notre Seigneur; figures de 7 à 8 pouces; ayant de hauteur 12 pouces et demi sur 18 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Gallerie du Roy.
N» 63 de l'inventaire Le Brun (i 683) [L. B.]. — A Versailles en 1696 [P.], dans le cabinet des Médailles [V.], où Piganiol de la Force le signale encore vers lySo.
Lepicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge ti*a pu se résoudre à tenir ellemôme Tenfant Jésus pendant l'opération, elle Ta remis à une vieille femme qui le caresse sur ses genoux : le Sauveur semble effrayé à la vue du couteau que tient le Grand Prêtre, tandis qu'un des assistans paroit se prêter à cet effroi en voulant arrêter le bras du ministre; derrière le grand prêtre et sur un plan plus élevé, on voit ^aint Joseph et la Vierge, désignés par des auréoles \ le reste de la composition représente plusieurs figures et entre autres un vieillard, à qui un petit enfant saisi de crainte embrasse les genoux. 9 — Se trouvait, en 1760, dans le deuxième cabinet particulier de l'hôtel de la Surintendance [J.]. — Du Rameau (1784) le mentionne dans la huitième pièce de ce même hôtel, avec cette note (1788) : « Laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, no i55o, avec attribution à Benvenuto Tisi, dit Garofalo : H. o m. 35 — L. o m. 49.
2® Un tableau représentant la Nativité de Jésus-Christ ; figures de petite nature; ayant de hauteur 4 pieds 6 pouces et demi sur 7 pieds 2 pouces et demi de large ; dans sa
Versailles, Grand appartement du Roy.
(i) Bailly, non plus que Lepicié, n'indique auquel des deux frères Dossi, Giovanni ou Battista, ces tableaux doivent être attribués ; il se contente de cette appellation générale : Dosse.
N» 1 14 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la grande antichambre [V.]. — En 1698, signalé parmi « les tableaux du Roy ausquels il faut faire des châssis neufs et mettre des toiles neuves derrière pour leur conservation » [R.].
Lepicié (lySa) le décrit ainsi : « L*enfant Jésus, couché à terre sur une draperie, lève les bras avec empressement pour recevoir une croix que le petit saint Jean tient et qu*une sainte lui ôte des mafns pour la donner au Sauveur : la Vierge, saint Joseph^ deux anges et un vieillard à genoux forment le reste de la composition. » — Piganiol de la Force le mentionne dans la salle de Mars, à Versailles. — En 1760, se trouvait au magasin de la Surintendance [J.].
Actuellement au Louvre, n» 1647 j porté aux inconnus de Técole italienne : H. I m. 5o — - L. 2 m. 3-j.
3° Un tableau estimé du Dosse représentant Jésus- Christ à table chez Simon le Pharisien et la Magdeleine qui lave les pieds à Notre-Seigneur ; figures plus de deminature ; ayant de hauteur 6 pieds un pouce sur 8 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N» 291 de rinventaire Le Brun [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], — En 1696, au magasin de ce château, avec cette note ajoutée : « à Paris depuis » [Mag. 96]. — En 1697 envoyé à Paris avec cette note : « Tableau dont le Roy ne veut point » [Par. Sw d.].
En X737, transporté du cabinet de la Surintendance dans la galerie d'Apollon au Louvre [S.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Magdeleine placée sur la gauche du tableau, est prosternée aux pieds du Sauveur ; dans la partie opposée on voit Simon le Pharisien et le reste des convives occupés de cet événement, le fond représente un vestibule orné de colonnes, avec un jardin dans Téloignement. «
Actuellement à Bruxelles, au musée royal de Belgique, auquel il fut envoyé en i8o3 par TÉtat Français (i), avec attribution à Dosso Dossi : H. I m. 90 — L. 2 m. 60.
(i) Il avait d'abord été compris dans le lot destiné à Strasbourg.
Giorgio BARBARELLI, dit OIORGIONE
10 Un tableau représentant la sainte Vierge tenant l'enfant Jésus, accompagnez de saint Joseph avec sainte Catherine et saint Sébastien, et sur le devant un homme à genoux; figures de petite nature; ayant de hauteur 3 pieds 1 1 pouces sur 4 pieds et demi de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la duchesse de Berry.
Appartint au duc de Mantoue qui le vendit à Charles I*' d'Angleterre ; à la mort de ce dernier, acheté par Jabach ; acquis alors par le cardinal Mazarin, et à sa mort, cédé par ses héritiers à Louis XIV.
N<* 34 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est ainsi mentionné : « Un tableau de la main de Georgion représentant Notre Seigneur entre les bras de la Vierge et un portrait d'homme à genoux, peint sur bois, hault de 3 pieds et demi sur 4 pieds 2 pouces de large, avec sa bordure et ses vollets peints de grisaille » [L. B.]. — Paillet (lôgS), le signalant à Versailles, le déclare : « agrandi en 1695 » [P.]. — En i6g6, à Versailles, dans le cabinet doré [V.] ; — en 1706, dans le cabinet de Monseigneur, au môme château [Mans. 6].
Au Louvre en 1737 [Louv. 37], d'où il quitte pour aller dans la galerie du Roi à Versailles [G. R.]. — Signalé et décrit par Lepicié. — En 1760, mentionné dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.].
Actuellement au Louvre, n* ii35 : H. i m. — L. i m. 36.
2® Un tableau représentant une Pastorale sur un fond de palsage; figures plus de demi-nature; ayant de hauteur 3 pieds 9 pouces sur 5 pieds 3 pouces de large : il a été élargi de 3 pouces et rehaussé de 6; dans sa bordure dorée,
Versailles. Cabinet de M. le duc d'Antin au château.
Faisait partie de la collection de Charles I*' d'Angleterre; acheté par Jabach à la vente de ce dernier et cédé à Louis XIV.
lÊCOLE VENITIENNE 65
Inventaire Le Brun (i683) n« 2o5 avec cette description : • Une pastoralle, deux hommes assis dont l'un tient un luth, une femme auprès toute nûe aussy assise tenant une fluste et une autre femme debout nûe auprès d'une fontaine tirant de Teau, hault de 4 pieds sur 4 pied et demi de large » [L. B.] — Paillet (lôgS), le signalant à Versailles, le déclare « agrandi en 1695 • [P.]. — En 1696, dans le cabinet doré à Versailles [V.]» — en 1706, dans le cabinet de Monseigneur au même château [Mans. 6].
En 171 5 placé dans le grand cabinet de Thôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Au Louvre en 1787 [Louv. 37], d'où il le quitte pour prendre place dans la galerie du Roi à Versailles [G. R.]. ~ Décrit par Lépicié (1752). — Signalé dans la quatrième pièce de Thôtel de la Surintendance par Jeaurat en 1760 [J.] et par Du Rameau en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 11 36 : H. 1 m. 10 — L. i m. 38.
30 Un tableau représentant Herodias qui reçoit la tête de saint Jean ; figures de 1 8 à 20 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces et demi sur 2 pieds de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy,
N* 3o8 de Tinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — En 1695 à Versailles [P.], dans la galerie du Roi [V.]^ où Piganiol de la Force le signale encore vers 1750.
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Herodias, debout, reçoit la tête de saint Jean qu'un bourreau lui présente dans un plat : derrière ce grouppe et dans Téloignement on voit plusieurs soldats auprès du corps de ce prophète. • — Signalé dans la septième pièce de Thôtel de la Surintendance par Jeaurat en 1760 [J.] et par Du Rameau en 1784, avec cette note (1788) : m à nettoyer » [D. R.].
Au Louvre, n« 5 18 bis du catalogue Villot, porté aux inconnus : H. o m. 78 — L. o m. 64.
4* Un tableau représentant le portrait de Gaston de Foix devant un miroir; figure grande comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 9 pouces et demi sur 3 pieds 1 1 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Appartement de M«« la duchesse de Berry.
Faisait probablement partie de la collection de François I«'.
Le Père Dan (1642), le signale à Fontainebleau en ces termes : « Hierôme (Je Bresse, dit Savoldy, voulant faire paroitre Texcellence de la peinture audessus de la sculpture, fît un grand portrait de Gaston de Foix à dcmy couché, lequel est à Topposite de plusieurs miroirs et ainsi paroit de tous costez. » — N* 394 de Tinventaire Le Brun (i683) avec attribution à Giorgone [L. B.], attribution qui sera maintenue dans les divers inventaires postérieurs. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96.]. — En 1706, au cabinet de la Surintendance [Mag. 6.].
Décrit parLépicié (1753). —Au magasin de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 [D. R.].
Actuellement au Louvre, avec attribution à Savoldo, n<> i5i8 : H. o m. 91 — L. I m. 23. — Signé : Opère di jovanni jeronimo de Bressa di Savoldi (1).
5** Un tableau estimé du Giorgion, représentant un portrait d'homme qui a la main droite gantée et tenant de la gauche un autre gant; figure comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces et demi sur 3 pieds 1 1 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance,
N® 5o de l'inventaire Le Brun (i683) ainsi mentionné : « Un tableau manière de Georgion représentant un portrait d'homme à demy corps tenant un gand de la main droite et aiant la main gauche gantée^ hault de 2 pieds 8 poulces sur 2 pieds un pouce de large » [L. B.]. -— A Versailles en 1695 [P.], dans l'appartement de Monseigneur [V.].
Placé en 1715 dans la galerie de Thôtel particulier du duc d'Ântin à Paris [A.], — en 1737 dans la chambre du roi [G. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1672, porté aux inconnus de l'école italienne : H. o m. 90 — L. o m. 73 (2).
60 Un tableau estimé du Giorgion représentant deux joueurs de violon ; figures de 18 à 20 pouces; ayant de
(i) En i8o3, lors de la formation des musées de province, ce tableau avait été compris dans le lot attribué au musée de Bordeaux, sous ce titre : « Inconnu. École Vénitienne. Portrait d'homme entre deux miroirs »; il en fut ensuite retiré.
(2) La description et les dimensions du tableau concordent avec celles données par Le Brun; les indications de Bailly doivent donc être erronées.
t^XOLE VÉNITIENNE 67
hauteur 20 pouces et demi sur 16 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
7** Un tableau estimé du Giorgion représentant la Comédie sous la figure d'une femme couchée tenant un masque à la main; figures de 18 à 20 pouces; ayaoïde hauteur 20 pouces et demi sur 16 pouces et demi de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy,
N" 3 10 et 309 de l'inveniatre Le Brun (i683) avec ces mentions : « un tableau en petit du Georgion représentant deux hommes assis jouans du violon représentant la Musique — un autre tableau du mesme Georgion dans lequel est une femme couchée sur le devant tenant une lire qui représente la Comédie » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.].
Lépicié (1752] les décrit ainsi : « Il représente deux hommes assis^ dont Tun joue du violon et Tautre de la basse de viole : le fond représente une cabanne et du paysage. » — « 11 représente la Comédie scus la figure d*une femme couchée à terre, drapée de blanc et tenant une lyre : on voit auprès de la Muse un masque et un rouleau de papier. » — Piganiol de la Force les signale dans le cabinet du billard à Versailles. — L*un et Tautre se trouvaient à Thôtel de la Surintendance en 1760, le n^ 6 dans la septième pièce, le n* 7 dans la neuvième ou deuxième cabinet particulier [J.] ainsi qu'en 1784, avec ces notes (1788) : n" 6 « à nettoyer, » n» 7 « laver et vernir » [D. R.].
Les états de tableaux envoyés par le Musée central de Paris aux musées de province, en vertu de Tarrôté du 14 fructidor an VIII (Archives du Louvre] portent que le n» 7 la Comédie, fut envoyé en 1809 au musée de Mantes : il n'est point mentionné au catalogue de ce musée (i).
Tiziano VECELLI
1® Un tableau représentant Notre-Seigneur à table avec les Pèlerins d'Emaùs ; figures de petite nature ;
(i) Inventaire général des richesses d'art de la France. Province. Monuments civils. Tome II. 1887. — Le musée de Rennes possède un tableau du Sacchi sur un sujet à peu près semblable.
ayant de hauteur 5 pieds 2 pouces et demi sur 7 pieds 5 pouces et demi ; dans sa bordure dorée. Versailles. Grand appartement du Roy,
Peint pour Téglise des Pregadi, à Venise; passa ensuite dans la collection du duc de Mantoue, puis dans celle de Charles I*' ; à la mort de ce dernier acheté par Jabach, qui le revendit à Louis XIV.
No45 de l'inventaire Le Brun (i683j, où il est mentionné « avec ses volletz peints d'ornemens et rehaussez d*or (i) » [L. B.]. — Paillet (1695) le signalant à Versailles déclare : « Les volets sont à Paris et M. Houasse n*en est pas chargé » [P.]. Et, de fait, la note suivante est incluse dans Tinventaire de Houasse (1690) : « Nota que les volets peints d'ornemens rehaussez d'or des Pèlerins d'EmmaOs du Titien n» 45 sont à Paris et que M. Houasse n'en est pas chargé, étant sur l'inventaire de Versailles » [H.]. — En 1696, à Versailles, dans la chambre du Roi [V.]. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
Placé en 171 5 dans le grand cabinet de l'hôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Au Louvre, en 1737, et marqué comme devant faire retour à Versailles [Louv. 37]. — Signalé par Piganiol de la Force dans la salle de Mercure à Versailles, — par Lépicié (1752), — par Jeaurat (1760) dans la cinquième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note : « On cest de tous temps imaginé que le Pèlerin placé à la droite du Sauveur représente Charles Quint, et que l'autre iîguroit aussi le cardinal Ximenès, et que le Page qui est aussi dans ce tableau étoit le portrait de Philippe II. C'est un des plus beaux tableaux que le Titien ait fait » [J.]. — D'Argenville (1762) le mentionne dans la salle de Mars à Versailles. — En 1 784, se trouvait à nouveau dans la cinquième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « léger nettoyage » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i58i : H. i m. 69 — L. 2 m. 44. Signé : Ticien.
2* Un tableau représentant Notre Seigneur qu'on met dans le tombeau ; figures comme nature ; ayant de hauteur 4 pieds 5 pouces sur 6 pieds 7 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy.
(i) On relève dans les Comptes des Bâtiments, à la date de 1667 [Guiffrey, tome 1, p. 220] l'ordonnance de paiement suivante : « A Leonnard Gonthier pour plusieurs ouvrages et ornemens de peinture par luy faits sur deux volletz qui servent à fermer deux tableaux du Titien 400 livres. » Voir le numéro suivant.
Faisait partie de la collection du duc de Mantoue, qui le vendit à Charles I*' d'Angleterre ; acquis par Jabach à la mort de ce dernier et cédé ensuite à Louis XIV.
N^* 46 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est mentionné « avec ses voUetz peints d'ornemens et rehaussez d'or » [L. B.]. — Paillet (1695) le signale à Versailles, avec cette note : « Les voletz sont au Garde-meuble de Versailles et le sieur Paillet les retirera » [P.]. — En 1696 à Versailles, dans la chambre du roi [V.]. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
Décrit par Lépicié (1733). — Signalé par Piganiol de la Force dans la Salle de Mercure à Versailles. — Au Louvre en 1753, avec cette note ajoutée : « A Paris, pour être nettoyé et reporté à Versailles en 1753 » [Coch.]. — Signalé, en 1764, par Jacques Bailly au Luxembourg, — en 1783, par Duplessis au Louvre [Louv. 83]. — Restauré en 1786 par le peintre Godefroy dont voici le mémoire : « Jésus Christ mis au tombeau par le Titien, pour avoir netoyé ledit tableau qui etoit fort noir, refait l'alonge de 8 pouces par en haut et celle de 3 pouces par le bas, et avoir repointillé quelques endroits mastiqués dans les draperies » (A. N. O' 193 1).
Actuellement au Louvre, n« i384 : H. 1 m. 48 — L. 3 m. o3.
3^ Un tableau représentant Persée qui combat le dragon pour délivrer Andromède attachée à un rocher ; figures comme nature ; ayant de hauteur 6 pieds sur 7 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy.
N» 199 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la chambre du roi [V.]. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
Lépicié (1753) le décrit ainsi : « Andromède exposée nue sur un rocher, paroit dans le plus cruel abattement; Persée en l'air combat le monstre et va fondre de nouveau sur lui : on voit dans Téloignement une ville et un peuple nombreux qui borde le rivage de la mer. n — Au Louvre en 1733, avec cette note : « A Paris pour être nettoyé et reporté à Versailles en 1733 » [Coch.]. — Signalé par Duplessis (1783) au magasin du Louvre, avec cette note : « Très gâté » [Louv. 83].
Actuellement au musée de Montauban, auquel il fut envoyé par l'État en 1873, avec attribution à Véronèse : H. i m. 93 — L. i m. 35.
4° Un tableau représentant une Vierge tenant Tcnfant Jésus accompagnez de sainte Agnès et de saint Jean sur un fond de palsage; figures de petite nature; ayant 4 pieds 6 pouces et demi en quaré ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy,
N» 25 1 de rinventaire Le Brun (i683) avec cette description : « Une Vierge assise tenant son petit Jésus, une sainte Agnès, une sainte Catherine à genoux (i), tenant d'une main une palme et Tautre sur un agneau que tient le petit Jean, 5 pieds en quarrc » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la chambre du Roi [V.]. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
En 171 5, placé dans la chambre du duc d*Antin en son hôtel particulier à Psyis [A.]. — Restauré par Colins en 1749 (A. N. O' 1934^) : c'est à ce moment sans doute que ses dimensions durent être modifiées, car aux divers catalogues du Luxembourg, où il entra en lySo, il est mentionné par Jacques Bailly avec 4 pieds 6 pouces de haut sur 4 pieds de large. — Décrit par Lépicié (1752). — Signalé au Louvre par Duplessis (1785) [Louv. 85]. — Restauré en 1785 par le peintre Godefroy, comme l'atteste ce mémoire : « Une sainte Famille par le Titien, l'avoir netoyé, levé quelques taches et repointillé les coutures, 24 livres » (A. N. O' 193 1).
Actuellement au Louvre, n" 1579 : H. 1 m. 57 — L. i m. 60.
5° Un tableau représentant une Vénus presque nue et couchée sur une terrasse avec un Satyre auprès tirant un linge pour la découvrir et un amour au dessus qui décoche une flèche et d'autres figures qui sont dans renfoncement sur un fond de palsage; figures grandes comme nature; ayant de hauteur 6 pieds un pouce sur 12 pieds 3 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet de la Surintendance.
Donné par Philippe IV d'Espagne à Charles I*' d'Angleterre, lorsque celui-ci, alors prince de Galles, vint à Madrid pour épouser l'Infante ; acheté à la mort de ce monarque (i65o) i5,ooo livres par Jabach, qui le
(i) Erreur évidente : il n'y a pas de sainte Catherine dans la composition et c'est sainte Agnès qui est agenouillée.
ÉCOLE VÉNITIENNE jî
vendit au cardinal Mazarin (i); acquis des héritiers de ce dernier pat Louis XIV.
En 1661, ce tableau faillit être brûlé dans Tincendie du Vieux Louvre> comme il avait déjà manqué de Tétre, en 1608, lorsque le feu prit au Prado '. « comme il avait souffert dans le dernier incendie — rapporte Mariette, — un peintre, aussi présomptueux qu'ignorant, voulut le nettoyer et le raccommoder, enleva la couleur en plusieurs endroits, et, désespérant de pouvoir remettre le tableau dans son premier état, il se contenta du dommage qu'il y avait causé et laissa à feu M. Antoine Coypel le soin de le rétablir et de lui donner sa première vie ». Les Comptes des Bâtiments nous livrent probablement le nom de ce peintre; on relève, en effet, à la date du 9 mai 1688, l'ordonnance de paiement suivante : « A Geuslain, peintre, pour avoir rétabli le tableau de la Vénus du Titien, S.SyS livres » [Guiifrey, tome III, p. 68] et à la date du 20 janvier de cette même année : « A la veuve Lange, pour fournitures de toille, sable et marouf, et ses peynes à détacher et rattacher sur toille double le grand tableau original du Titien représentant Vénus et Adonis dans un paîsage, 52 livres » [id. p. II 3] (2).
N* 1 19 de l'inventaire Le Brun [L. B.]. — Houasse (1680) le mentionne à Paris [H.], où il se trouvait encore en 1706 dans le cabinet des tableaux [Mans. 6].
En 171 5, placé dans l'antichambre de l'hôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Au Louvre en 1737, sous ce titre : « Antiope ou dormeuse », d'où il quitte pour aller à la Surintendance [Louv. 37]. — Rentoilé et restauré par Colins et la veuve Gode froy en 1749 (A. N. O' 1934^). — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Jupiter, sous la forme d'un Satyre, considère avec plaisir Antiope endormie et lève une draperie pour mieux jouir de la vue de ses charmes : une des compagnes d'Antiope, qui cueille des
(i) Le comte de Brienne, dans ses Mémoires (t. II), a raconté les adieux saisissants de Mazarin mourant à sa collection de tableaux. « Il étoit nu dans sa robe de chambre de camelot fourrée de petit gris et avoit son bonnet de nuit sur la tète ; il me dit : Voyez- vous, mon ami, ce beau tableau du Corrège, et encore cette Vénus du Titien et cet incomparable déluge d* Antoine Carrache, car je sais que vous aimez les tableaux et que vous vous y connaissez bien. Ah ! mon pauvre ami, il faut quitter tout cela ! Adieu, chers tableaux, que j'ai tant aimés et qui m'ont tant coûté ! »
(2) Sur le même exercice 1688 on trouve encore, à la date du 14 mars : « A Urbain Payart, menuisier, pour un grand brancard de bois de tillot garni de sangles, qu'il a fait et fourni pour porter le grand tableau de la Vénus du Titien racomodé par le sieur Geslain, 45 livres, n
Sur les anciens inventaires, identification de ce tableau fut toujours celle proposée par Bailly; en 1737 on l'intitula Jupiter et Antiope.
fleurs, s'entretient avec un Satyre; tandis qu'un chasseur, assez près d*eux, s^éiance dans le bois avec ses chiens, animant du geste un autre chasseur qui sonne du cornet ; on découvre dans le lointain une cascade et deux nymphes qui paroissent sortir du bain » (i). — Signalé par Jacques Bailly au Luxembourg. — En 1785 au Louvre [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n* 1587 : H. i m. 96 — L. 3 m. 85.
6° Un tableau représentant Lucresse se défendant des violences de Tarquin; figures grandes comme nature; ayant de hauteur 6 pieds sur 4 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance
N« 120 de Tinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], — au magasin [Mag. 96].
Lét>icié (1753) le décrit ainsi : c Lucrèce, surprise dans son lit par Tarquin, fait de violens efforts pour résister à sa brutalité ; ce prince la saisit de la main gauche, et de la droite tient un poignard dont il paroit la menacer : la scène se passe dans une chambre ; le lit est orné d'un pavillon verd 9; il ajoute que ce tableau est fort endommagé. — Se trouvait dans la deuxième pièce de lliôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « A rentoiler, nettoyer et vernir » [D. R.].
Actuellement au musée de Bordeaux, auquel il fut envoyé par l'Etat en 1803, avec la mention : « attribué à Vecellio 9. H. i m. 93 — L. i m. 43.
70 Un tableau représentant le portrait du marquis Delgouaste posant la main sur le sein de sa femme ; figures grandes comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces et demi sur 3 pieds 3 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.
N» 54 de l'inventaire Le Brun (i683) où il est ainsi mentionné : « Le portrait du marquis Delguavi, sa femme et ses enfans b [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
(i) Lépicié ajoute : « Le site de ce tableau est délicieux ; on voit avec le plus vif regret que la beauté du paysage commence à se perdre et à s'effacer. »
En 1715, placé dans ta chambre du duc d*Ântin en son hôtel particulier à Paris [Â.]. -- Remis en 1737 dans la galerie du Roi à Versailles [G. R.], où il est signalé par Piganiol de la Force. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « Le marquis du Guast debout, en cuirasse et la tête nue, pose la main droite sur le sein d*une femme habillée galamment : cette Dame assise, tenant un globe de verre, écoute avec attention ce que lui dit une jeune femme couronnée de lauriers et qui semble désigner la Victoire ; au devant de cette figure on voit TÂmour portant un faisceau de flèches. » — Se trouvait dans le salon du Directeur des Bâtiments à Thôtel de la Surintendance, en 1760 [J.]> et en 1784, avec cette note (1788) : « en bon état » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i589 * ^- ' m. 21 — L. i m. 01.
8" Un tableau représentant la sainte Vierge qui tient Tenfant Jésus d'une main et de Tautre un lapin blanc et une sainte Catherine sur un fond de palsage ; figures de demi-nature; ayant de hauteur 2 pieds 2 pouces sur 2 pieds 7 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
N« 157 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], dans la galerie du roi [V.].
En 171 5, placé dans la galerie de Thôtel particulier du duc d*Ântin à Paris [A.]. — Remis au Louvre d'où il quitte en 1737 [Louv. 37], pour entrer dans la galerie du Roi [G. R.], où Piganiol de la Force le signale ensuite. — Rentoilé et restauré en 1749, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934^). — Placé ensuite au Luxembourg, où le signale Jacques Bailly. ^ Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge, assise à terre, tient un lapin blanc, que Tenfant Jésus, dans les bras de sainte Catherine, semble lui demander avec insistance ; et sur la droite du tableau, on voit des moutons qui paissent et saint Joseph qui caresse une brebis noire : le fond représente un beau paysage, orné de fabriques. » — Signalé, en 1785, par Puplessis au Louvre [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n» 1578 : H. o m. 70 — L. o m. 84. Signé : Titianus /.
9<> Un tableau représentant la sainte Vierge qui tient l'enfant Jésus accompagnez de deux anges ; figures de demi-nature; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 2 pieds un pouce de large; dans sa bordure dorée,
Versailles. Petite Galerie du Roy,
N« i32 de rinventaire Le Brun (i 683) [L. B.]. — En 1693 à Versailles [P.], dans la galerie du Roi [V.], où il se trouvait encore en lyBy [G. R.].
Lépicié (1732) le décrit ainsi : « La Vierge, les mains jointes, considère avec un air recueilli Tenfant Jésus couché sur ses genoux ; le Sauveur a un doigt de la main gauche dans la bouche ; il est posé sur un linge étendu et drapé, en forme d*un oreiller, qu'un ange soutient par un des coins, tandis qu'un autre ange placé auprès de la Vierge, témoigne son respect et son admiration. » — Signalé dans le salon du Directeur des Bâtiments à Thôtcl de la Surintendance en 1760 par Jeaurat [J.] et en 1784 par Du Rameau, avec cette note (1788) : « peinte sur toile et collée sur bois, il y a différentes parties écaillées » [D. R.]. — Restauré en 1789 par Martin, dont voici le mémoire : « Du Titien, Sainte Famille avec deux anges de 23 pouces sur 28, étoit dans le plus mauvais état; beaucoup de crasse et de repeints enlevés avec grande difficulté, ensuite repointillé exactement à chaque place, 100 livres (A. N. O' igSi).
Actuellement au Louvre, n^ 1396, porté à Técole de Tiziano : H. o m. 73 — L. o m. 63.
10* Un tableau représentant le portrait d'une femme qui se peigne, dite la maîtresse du Titien, avec son por* trait dans le fond lui tenant un miroir; figures comme nature, ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 3 pieds 4 pouces de large, rehaussé de 10 pouces et élargi d'onze et demi ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de M"« la duchesse de Berry,
Fit partie de la collection de Charles I*' d^Angleterre ; acheté^ à sa mort, par Jabach, qui le céda à Louis XIV.
N* 3i de rinventaire Le Brun (168 3) qui lui donne comme dimensions 2 pieds 1 1 pouces en carré [L. B.]. — A Versailles en 1693, avec cette note de Paillet : a II a été agrandi » [P.] : il se trouvait alors dans le cabinet doré [V.]. — En 1706, dans le cabinet de Monseigneur [Mans. 6].
Rentoilé et restauré en 1731 par Colins et la veuve Godefroid (A. N. O' 1934^). — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « Il représente une femme qui vient de se peigner; elle tient d*une main une petite fiole, et de Tautre ses cheveux qu*elle a rassemblés ; sur le second plan, on voit le Titien multipliant le portrait de sa maîtresse par le moyen de deux miroirs. » Il ajoute que ce tableau a beaucoup souffert. — Signalé dans la deuxième pièce de rhôtel de la Surintendance par Jeaurat en 1760 [J.] et par Du Rameau
ÉCOLE VÉNITIENNE y 5
en 1784 avec cette note (1788) : « Â remettre dans sa première forme, laver et vernir » [^D. R.].
Actuellement au Louvre, n® 1590 et mentionné : a Alphonse de Ferrare et Laura Dianti » : H. o m. 96 — L. o m. 76.
11^ Un tableau représentant la Magdeleine; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces et demi sur un pied 1 1 pouces et demi ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Galerie du Roy.
Faisait probablement partie de la collection de François I*'.
Mentionné par le père Dan à Fontainebleau. — N» 9 de Tinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.] où Piganiol de la Force le signale également.
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Les yeux élevés vers le ciel, la main droite appuyée sur la poitrine; près d'elle une boite de parfums; » il déclare ce tableau en mauvais état.
Actuellement au musée de Bordeaux, auquel il fut envoyé par TEtat en i8o3, avec attribution à 1' « école de Vecellio » : H. o m. 87 — L. o m. 64.
120 Un tableau représentant une Vierge tenant Tenfant Jésus accompagnez de saint Joseph et de saint Jean qui tient un mouton sur un fond de paisage; figures de 14 a 1 5 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces sur 3 pieds un pouce et demi de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de M. le duc d'Antin à la Surin^ tendance.
Appartenait au cardinal Mazarin; acheté par Louis XIV à ses héritiers.
N» 40 de rinventairc Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.]. — En 1706, dans le cabinet de la Surintendance [Mans. 6.].
Piganiol de la Force le signale dans la petite galerie de Versailles. — Lépicié (1722) le décrit ainsi : #« Sur le premier plan, la Vierge, accompagnée de saint Joseph, tient dans ses bras l'enfant Jésus, h qui le petit saint Jean
offre un mouton; sur le second plan, un berger conduisant deux vaches; sur un nuage deux anges tenant une croix; le fond représente un paysage orné de fabriques. » 11 déclare ce tableau en mauvais état et lui donne comme dimensions 2 pieds et demi sur 3 pieds 1 1 pouces. — Signalé par Jeaurat (1760) sur la cheminée de la bibliothèque de Thôtel de la Surintendance [J.], et par Du Rameau en 1784 dans la seconde pièce du même hôtel avec cette note (1788) : « à rentoiler, lever tous les repeints et remettre dans sa première grandeur » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n» i58o : H. o m. 81 — L. i m. 08.
i3o Un tableau représentant saint Jerosme à genoux dans une grotte, ayant un chapeau de cardinal à ses pieds; figures de 14 à 1 5 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds et demi sur 3 pieds un pouce de large (i) ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de M. le duc d'Antin d la Surintendance.
N^ 307 de l'inventaire Le Brun (i683) avec cette description : « un saint Hierosme à genoux tenant une pierre pour se frapper la poitrine, un chapeau de cardinal et un clair de lune dans un paysage >» [L. B.]. >— Â Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96.].
Rentoilé et restauré en 1750 par Colins et la veuve Godefroid (A. N. O' 1934*). — Décrit par Lépicié (1752). — Signalé au Luxembourg par Jacques Bailly qui lui donne comme dimensions 3 pieds 9 pouces de haut sur 3 pieds 3 pouces de large. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85.].
Actuellement au Louvre, n« i585 ; H. o m. 80 — L. i m. o 2.
140 Un tableau représentant le Roy François 1*^ de profil; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 4 pouces sur 2 pieds 9 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Faisait partie de la collection de François I" [Lépicié].
N<» i3o de l'inventaire Le Brun (i683) où il est porté avec les dimensions de 3 pieds 5 pouces sur 2 pieds 6 pouces de large [L. B.]. — En 1693, à Versailles [P.], au magasin [Mag. 96.].
(i) Les dimensions de ce tableau sont à peu près les mêmes que celles du précédent n" 12 : ces deux peintures se faisaient donc pendant.
En 171 5, placé dans la galerie de Thôtel particulier du duc d'Ântin à Paris [A.]. — Mis à Versailles en 1737 dans la galerie du Roi [G. R]. — Lëpicié (1752} le décrit ainsi : « Ce prince, vu de profil, est coêfTé d*une espèce de toque de velours noir, ornée d'un bouton de diamant et d*une plume blanche; il porte un cordon d'or, d'où pend une médaille : son habillement consiste en un pourpoint tailladé de satin rouge clair, recouvert d'un habit doublé de fourrure, également tailladé; les manches cependant ne couvrent que la partie supérieure des bras ; ce prince, dont on voit le ceinturon, a la main posée sur la garde de son épée. » — Nettoyé en ijbS par la veuve Godefroid et Colins qui indiquent qu'il se trouvait alors dans la chambre à coucher du Roi (A. N. O' igSS). — Piganiol de la Force le signale ainsi dans la petite galerie de Versailles : a le portrait de François I*' lorsque ce Prince étoit devant Pavie. »
Actuellement au Louvre, n^ i588 : H. i m. 09 — L. o m. 8o,
i5® Un tableau représentant le portrait d'un homme vêtu de noir qui a une main ouverte et sur le fond une colonne ; figure comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds sur 2 pieds et demi de large (i) ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N* 94 de l'inventaire Le Brun (i683) et indiqué comme de la « manière du Titien » [L. B.]. — Paillet (1695], qui le signale à Versailles, le porte « manière du Giorgion » [P.].
En 1737 posé dans la chambre du Roi à Versailles [C. R.]. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « Ce portrait représente un homme vêtu d'une robe noire; il a la main droite ouverte, dont il paroit faire, ainsi que de la gauche, un mouvement d'indication. » — Retiré du magasin pour être pbsé dans la sixième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], où il est encore signalé en 1784, avec cette note (1784) : « à nettoyer simplement » [D. R.] .
Actuellement au Louvre, n* iSgb, avec la mention :« Attribué à Tiziano Vecelli » : H. o m. 99 — L. o m. 82 .
16** Un tableau représentant le portrait du cardinal de Médicis; figure grande comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 2 pieds 10 pouces ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée ; de forme ovale.
Versailles. Cabinet des tableaux.
(i) Par ses dimensions il faisait pendant au n* 19 ci-dessous.
N" 38i de l'inventaire Le Brun (i683) avec cette description : « Une teste du Titien représentant le portrait du cardinal de Médicis, cofiffé d*une toque rouge avec des plumes blanches », et cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Signalé à Paris par Houasse (1691)1 avec cette note ajoutée : « Est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse, le 29 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles en 1695, avec cette note de Paillet : « Agrandi et mis en forme ovale en 1695 • [P.] : il se trouvait alors au magasin [Mag. 96].
En 171 5, placé dans la galerie de Thôtel particulier du duc d*Antin à Paris [A.]. — Restauré et parqueté en ijbo par Colins et la veuve Godefroid (A. N. O' 1934*). — Signalé au Luxembourg par Jacques Bailly. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Au Louvre, n<* 478 du catalogue Villot, comme « d*après Tiziano Vecelli » : H. o m. 64 — : L, o m, 55.
17® Un tableau représentant le portrait d'un homme qui tient un gand de la main gauche ; figure grande comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 2 pieds 1 1 pouces de large (i) ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux,
N* 248 de rinventaire Le Brun (i683} avec cette description « Un tableau du Titien, manière de Giorgion, représentant un portrait d*homme à micorps tenant un gand de la main droite (2] et aiant la gauche gantée, hault de 3 pieds sur 2 pieds 6 poulces, peint sur toille » [L. B.]. — Paillet (1695) Tattribue : « manière du Titien » et le signale à Versailles [P.] où il était placé d'abord dans l'appartement de Monsieur [V.], puis au magasin [Mag. 96].
En 171 5, mis dans la galerie de l'hôtel particulier du duc d*Antin à Paris (3) [A.], — puis probablement en 1737 dans la chambre du Roi à Versailles [G. R.]. — Signalé par Lépicié (1752), — par Jeaurat dans le salon
(1) Par ses dimensions il faisait pendant au n« 18 ci-dessous.
(2) Erreur évidente : c'est la main gauche qu'il faut lire ; de fait au tableau la main gauche gantée tient le second gant.
(3) Get inventaire mentionne deux portraits de Vecelli : l'un, portrait d'homme ayant à la main gauche (lire : droite) une bague au doigt; l'autre, portrait d'homme ayant la main gauche gantée. Ges deux portraits ne sont assurément qu'un seul tableau, celui-là môme qui nous occupe, et qui présente cette double particularité.
du directeur des Bâtiments à Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.], par Du Rameau dans la première pièce de ce même hôtel, en 1784, avec cette note (1788) : « Tableau mal rentoilé et à remettre dans sa première forme qui est plus petite » [D. R.]. — Restauré en 1789 par Martin dont voici le mémoire : « Du Titien ; très beau portrait d'homme grandeur nature de 36 pouces sur 44, étoit intercepté par la crasse et beaucoup de repeints, réparé avec soin et difficulté, 72 livres » (A. N. O' igSi).
Actuellement au Louvre, n* 1592 : H. i m. — L. o m. 89. — Signé : Ticianus F.
i8» Un tableau estimé du Titien représentant le portrait d'un homme vêtu de noir qui a la main droite sur le côté; figure grande comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 2 pieds 1 1 pouces de large (i) ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N* 247 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — Paillet (1695) l'attribuant seulement à la a manière de Titien », le signale à Versailles [D.] : — se trouvait alors dans Tappartement de Monsieur [V.].
Placé, en 1715, dans la galerie de Fhôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Remis dans la galerie du Roi à Versailles en 1737 [G. R.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Ce tableau, attribué au Titien, représente un homme vêtu de noir ; sa main droite est posée sur la hanche, et le pouce de la main gauche passé dans une écharpe qui lui ceint le corps'. » — Signalé dans la sixième pièce de Thôtel de la Surintendance par Jeaurat en 1760 [J.] et par Du Rameau en 1784, avec cette note (1788) : « A nettoyer » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1591, avec attribution à Titien lui-même : H. I m. 18 — L. o m. 96.
1 9"" Un tableau estimé du Titien, représentant le portrait d'un homme à longue barbe qui a la main droite appuyée sur un piédestal et la gauche sur la garde de son épée ; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 2 pieds 7 pouces de large (2); dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
(i) Voir le précédent n» 17.
(2) Voir le précédent n" i5.
8o INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
Acheté à Rome à la marquise Sanesi par le cardinal Mazarin, et entré, à la mort de ce dernier, dans la collection du Roi [Villot]«
N* 49 de rinven taire Le Brun (i683), comme de la « manière de Titien • [L. B.]. — Signalé de môme par Paillet (lôgS) à Versailles [P.], au magasin [Mag. 96].
Placée en 171 5, dans la galerie de Thôtel particulier du duc d^Antin à Paris [A.]. — Proposé en 1787 pour décorer la chambre du Roi à Versailles [C. R.]. — Décrit par Lépicié (1752). — Signalé dans la sixième pièce de rhôtel de la Surintendance par Jeaurat en 1760 [J.] et par Du Rameau en 1784, avec cette note (1788): « A nettoyer simplement » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n^ 1593, avec attribution à Titien lui-même : H. o m. 99 — L. o m. 82.
20° Un tableau représentant la sainte Vierg^ qui tient Tenfant Jésus accompagnez de saint Etienne, saint Ambroise et saint Marc; figures grandes comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 4 pouces sur 4 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N« 188 de l'inventaire Le Brun (i683) ainsi mentionné : « Notre Seigneur, la Vierge, saint Estienne et saint Hiérosme » [L. B.]. — Paillet (1695) le signale à Versailles et ajoute : « Il a été racomodé par M. Mignard en 1691 » [P.], — En 1696, au magasin de Versailles [Mag. 96]. — En 1706, à Meudon, dans le cabinet de Monseigneur [Mans. 6].
Se trouvait au Louvre en 1737, d*où il sortit pour retourner à Versailles [Louv. ?7]. — Lépicié (1753) le décrit ainsi ; « Sur la gauche du tableau, la Vierge assise tient Tenfant Jésus sur ses genoux • il lève de la main droite la partie du voile qui lui couvre le sein, et semble, en le regardant tendrement, lui indiquer ce qu'il souhaite ; on voit de l'autre côté saint Etienne en dalmatique et sur le môme plan saint Ambroise qui lit et saint Maurice armé. » Lépicié ajoute : « Ce tableau est en mauvais état et repeint dans plusieurs endroits ; la tète de la Vierge et celle de Tenfant Jésus sont les mieux conservées. » — Mentionné en 1760 par Jeaurat au magasin de la Surintendance avec cette indication : « Dessus de porte restant en place dans les grands appartemens » [J.].
Actuellement au Louvre, n» 1677 : H. i m. 08 — L. i m. 32.
ÉCOLE VÉNITIENNE 8t
21* Un tableau représentant un Ecce homo entre deux soldats; figures grandes comme nature; ayant 3 pieds 7 pouces de diamètre; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Paris, Cabinet des tableaux.
Faisait probablement partie de la collection de François I"'.
Mentionné à Fontainebleau par le père Dan qui le porte à l'actif de Paris Bordone. — N* 255 de l'inventaire Le Brun (i683) avec cette description : « Un tableau en rond, peint sur bois qui représente un Ecce homo, demi-figure aiant deux soldats à ses costez dont Tun est armé et l'autre a une calotte rouge; » et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 • [L. B.]. — Houasse (i 691) le signale, en e£fet, à Paris [H.].
A Paris en 172a [Coyp.]. — Lépicié (1752) le déclare en mauvais état. — Jeaurat (1760) l'estime seulement de la « manière du Titien » et le signale dans le magasin de l'hôtel de la Surintendance [J.]. — t>u Rameau^ l'identifiant à saint Sébastien, le mentionne en 1784 dans la quatrième pièce de ce même hôtel, avec cette note (1788] : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1682 : Diam : i m. 14.
Jaoopo ROBUSTI, dit le TINTORBT
i^ Un tableau représentant un portrait d^homme tenant un mouchoir dans sa main ; figure comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces et demi sur 3 pieds de large (i) ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N* io3 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — Signalé ainsi par Faillet (1695) à Versailles : « Le portrait d'un sénateur vénitien tenant un mouchoir de la main gauche » [P.]. — En 1696, au magasin de Versailles [Mag. 96.1.
Placé en 1737 dans la chambre du Roi à Versailles [C. R.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Cet homme, avec une longue barbe et la tête chauve, est
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(1) Par ses dimensions il faisait pendant au n" 2 ci-dessous.
vâtu d*une robe noire; il tient de la main droite un mouchoir garni de dentelles et de la gauche son bonnet » ; ses dimensions étaient alors de 3 pieds 5 pouces et demi sur a pieds 8 pouces. — En 1760, se trouvait dans la sixième pièce de Thôtel de la Surintendance [J.]-
Actuellement au Louvre, n* 1467 : H. i m. 14 — L. o m. 90.
2» Un tableau représentant un portrait de femme vêtue à la vénitienne; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces et demi sur 3 pieds de large (i); dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N<* i53 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 {P.], au magasin [Mag. 96.].
Placé, en 171 5, dans la galerie de Thûtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Remis, en 1737, dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Cette femme, vêtue à la Vénitienne, a les cheveux nattés ; son habit est de velours noir, dont les manches sont attachées au corps de robe avec des éguillettes; de la main droite elle tient un gant, et de la gauche un chapelet; » ses dimensions étaient alors de 3 pieds 4 pouces et demi sur 2 pieds 9 pouces de large. — Signalé dans le salon du directeur des Bâtiments à la Surintendance par Jeaurat en 1760 [J.] et par Du Rameau en 1784, avec cette note (1788) : « Ce tableau quoiqu*élargi, demande à rester tel qu'il est, laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1201, avec attribution à l'école de Veronèse : H. I m. 10 — J^. o m. 00.
30 Un tableau représentant Suzanne au bain accompagnée de deux femmes dont une la peigne et Tautre qui lui coupe les ongles des pieds; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds sur 7 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
A la date du 21 juillet 1684, on lit dans les Comptes des Bftttments : « A M» le marquis d'Hauterive pour trois tableaux qu'il a livrés pour S. M., scavoir ; deux de Paul Veroneze, un représentant V Adoration des Trois Roys^,
(i) Voir le précédent n» i.
Tautre les Enfants de Zébédée^ et le troisième une Suzanne avec deux vieillards, du Tintoret, ii,ooo livres » (Guiflfrey, t. II, p. 562).
N* 436 de Tinventaire Le Brun (partie postérieure à i683) avec cette mention : « vendu au Roy par M. de Hauterive » et cette description : « Suzanne qui sort [du bain avec deux filles de chambre dont Tune la peigne et Tautre luy coupe les ongles des pieds et dans le haut il paroisf deux vieillards qui la regardent » [L. B.]. ~ En iôqS à Versailles [P.], au magasin [Mag. 96.]. — En 1706, à Paris, au cabinet des tableaux [Mans. 6.].
Replacé en 1787 dans la galerie de Versailles [G. R.]. -- Décrit par Lépicié (1732]. ~ En 1760 se trouvait dans la deuxième pièce de Thôtel de la Surintendance [J.].
Actuellement au Louvre, n* 1464 : H. i m. 67 — L. 2 m. 38.
4* Un tableau représentant le portrait d'un Vénitien qui a une longue barbe ; figure comme nature ; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 2 pieds i !• pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N' 319 de rinventaîre Le Brun{i683) avec cette description : « Le portrait d*un Vénitien habillé d'une robbe noir fourée qu*il tire et fait croiser de sa main gauche et appuyé de sa droite sur un bras de chaise » ; et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné à Paris par Houasse (1691) [H.].
En 171 5 placé dans la galerie de Thôtel particulier du duc d'Ântin à Paris et mentionné : « Un sénateur vénitien >» [A.]. — Mis, en 1737, dans la galerie du Roi à Versailles [G. R.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Ce portrait représente un Vénitien avec une longue barbe, la tête nue et les cheveux courts; il est vêtu d'une robe noire dont les manches sont pendantes et d'une espèce de pourpoint d'étoffe violette; il a la main gauche posée sur la hanche et de la droite il tient un papier » : ses dimensions étaient alors de 3 pieds 7 pouces et demi sur 3 pieds de large et sa forme rendue ovale.
Actuellement au musée royal de Belgique, à Bruxelles, auquel il fut envoyé en i8o3 par l'État Français^ sans attribution ni indication de provenance. N» 281 du catalogue Fétis (édit. 1877), avec attribution à Tintorct: H. I m. 22 — L. I m. o5. Forme ovale.
5o Un tableau estimé du Tintoret représentant une Descente de croix; figures de 18 à 20 pouces ; ayant de
hauteur 3 pieds 3 pouces sur 3 pieds ua pouce ; de forme octogone ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N« 265 de rinventaire Le Brun (i 683) avec cette mention : « Un tableau à huit pans du Tintoret, qui représente une descente de croix, la Vierge pasmée au pied et les trois Maries qui la soutiennent, hault de 4 pieds 3 poulces sur 3 pieds 2 poulces de large » [L. B.]. — Â Versailles en 1695 [P.].
Lëpicié (1732), le signalant comme « une esquisse assez mal conservée », ajoute ce détail à la description de Le Brun : « On voit sur la droite du tableau trois Disciples, dont deux tiennent une draperie pour recevoir le corps de leur maître, et le troisième les mains jointes » ; il ajoute que la toile avait 3 pieds un pouce de haut. — C'est probablement à ce tableau que se réfère le travail suivant, fait en 1754, par la veuve Godefroid : « Avoir mis sur toile un tableau du Tintoret, avoir netoyé et repeint tout le tour du tableau d*un demi pouce qui sortoit hors de la bordure, 45 livres » (A. N. O' 1933). — Se trouvait au magasin de la Surintendance en* 1760 [J.], et en 1784 [D. R.].
Actuellement au musée de Caen, auquel il fut envoyé par l'État en i8o3 ; l'attribution est maintenue au Tintoret même : H. i m. 39 — L. i m. o5.
6» Un tableau estimé du Tintoret représentant le Martyre de saint Marc; figures de 14 à i5 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 4 pouces sur 3 pieds 1 1 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux,
N* 60 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Le Peintre donne Fidée d'une furieuse tempête, qui s'éleva apparemment lors du martyre de ce saint, dont plusieurs personnes emportent le corps; on voit sur la droite et sur la gauche du tableau les bourreaux effrayés de ce prodige ; les uns sont renversés et les autres prennent la fuite ; le fond représente deux grands corps d'architecture, un vaisseau submergé et la chute du tonnerre. » ^ Se trouvait au magasin de l'hôtel de la Surintendance en 1760, ainsi mentionné : « Une esquisse peinte par Tintoret, représentant le martyre de saint Mau-* rice » [J.], et en 1784 [D. R.].
Actuellement au musée royal de Belgique, à Bruxelles, auquel il fut envoyé en 181 1 par l'État Français; l'attribution est maintenue au Tintoret même : H. i m. 07 — L. i m. 23.
7" Un tableau estimé du Tintoret représentant la Magdeleine aux pieds de Jésus Christ chez Simon le Pharisien; figures plus de demi-nature; ayant de hauteur 5 pieds lo pouces sur 7 pieds 8 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
8® Un tableau estimé du Tintoret représentant Jésus Christ en croix ; de mêmes dimensions que le précédent
Versailles. Cabinet des tableaux,
N** 69 et 68 de rinventaire Le Brun (1688) [L. B.]. — Tous deux à Versailles en 1693 [P.], au magasin, avec cette note ajoutée : « Â Paris depuis • [Mag. 96]. — De fait, envoyés le i5 février 1697 à Paris; sur rétat ils sont notés : « Tableaux dont le Roy ne veut point » [Par. s. d.]. — Eu 1706, sont encore à Paris au cabinet des tableaux [Mans. 6].
En 1723, le n« 8 est à Paris, à la garde de Coypel, et ainsi désigné : « Le Christ en croix entre les deux larrons >• [Coyp.]. — En 1737, le n* 7 est à la Surintendance et proposé pour être transporté à Paris dans la galerie d'Apollon, au Louvre [P.]. — Le n* 7 seul est ainsi décrit par Lépicié (1752) : « Toute la composition se trouve placée sur la droite et ne laisse voir qu'une partie de la table et des convives ; le fond représente un vestibule orné de colonnes ; on voit dans l'éloignement une figure drapée et sur le devant du tableau un chien. » Lepicié conteste l'attribution au Tintoret et lui donne comme dimensions 6 pieds de haut sur 8 de large.
Paolo CALIARI, dit Paul VÉRONÈSE
lo Un tableau représentant les Pèlerins d'Emaus, dans lequel est peint toute la famille de Paul Veronèse ; figures grandes comme nature, ayant de hauteur 9 pieds sur 1 3 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy .
Sous la régence d'Anne d'Autriche, placé au Palais Cardinal (Palais Royal), puis transportée Fontainebleau [Sauvai, Antiquités de Paris^ t. Il, p. 169]. Placé ensuite aux Tuileries dans le cabinet du Roi, vis-à-vis la Tente de Darius, par Le Brun [Fétibien]. — N« 12, de l'inventaire Le Brun
(t683) qui le déclare de i3 pieds de large [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la grande antichambre [V.].
Lëpicié (1753) lui donne comme dimensions 9 pieds 10 pouces de haut sur i3 pieds 10 pouces de large, le déclare d'une conservation parfaite et le décrit ainsi : « Notre Seigneur est représenté à table, assis au milieu ; il lève les yeux au ciel dans le moment qu'il bénit le pain... à cette action, les deux disciples reconnoissent leur divin maître et paroissent transponés de joie... : à la gauche du Sauveur, on voit Paul Véronèse et sa femme, avec une partie de leur famille ; la femme de Paul Véronèse, debout et magnifiquement vôtue, porte entre ses bras un enfant à la mamelle qui badine avec son collier; deux de ses fils, habillés à la Vénitienne, sont auprès d'elle, Tun paroit vouloir se cacher sous sa robe dans la crainte d*un épagneul que tient son frère et qui veut s'échapper ; deux petites filles en corps de robe de damas à fleurs, s'amusent à caresser un gros chien couché devant la table; des spectateurs, des domestiques qui servent et deux enfans, dont l'un, à genoux, a la main droite posée sur un vase, sont placés sur di£férens plans : la scène se passe dans un vestibule orné de colonnes cannelées, dont l'entrée laisse voir la campagne. » — Piganiol de la Force le signale dans la salle de Mars, à Versailles, en face de la Tente de Darius. — >Se trouvait, en 1760, au magasin de la Surintendance [J.]. — Restauré, en 1788, par le peintre Godefroy, dont voici la note : « Pour avoir netoyé avec beaucoup de soin le tableau des Pellerins d'Emmaus et avoir levé des repeins, 180 livres » (i) (Â. N. O' igSi).
Actuellement au Louvre, n" 1196 : H. 2 m. 90 — L. 4 m. 48. Signé : Paolo Véronèse,
20 Un tableau représentant Esther en présence du Roy Assuérus assis sur un trône ; figures grandes comme nature ; ayant de hauteur 6 pieds 8 pouces sur 1 1 pieds 9 pouces de large ; il a esté remployé de 9 pouces sur la hauteur et élargi d'onze ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
Acheté par Jabach aux Bonaldi, de Venise, et cédé ensuite à Louis XIV.
N<» 23 de l'inventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 7 pieds 5 pouces en hauteur, 9 pieds 10 pouces en largeur, qui indiquent qu'il fai-
(i) L'artiste a, par erreur, mis ce tableau à l'actif du Titien ; mais, comme il a pris soin de déclarer qu'il faisait vis-à-vis à la famille de Darius de Le Brun, on doit donc reconnaître l'oeuvre de Véronèse.
ÉCOLE VÉNITIENNE 8j
sait alors pendant aux trois tableaux suivants [L. B.]. — Â Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet de l'appartement de la reine [V.].
Rentoilé et restauré en lySi par la veuve Godefroid et Colins ; il se trouvait alors dans Tantichambre du roi à Versailles (Â. N. O' 1984 ^). — Mentionné par Piganiol de la Force dans le grand salon de Versailles. — Lépicié(i753) le décrit ainsi : « — La pâleur de la mort paroit sur le visage d'Esther... elle est soutenue par deux suivantes.... Assuérus assis sur son trône et environné de ses courtisans, paroit témoigner de l'indignation en voyant arriver Esther ; un des courtisans, placé aux pieds du Prince, semble, par son action, réfléchir sur la démarche de la Reine et sur le danger où elle se trouve : la scène se passe dans une grande salle ornée de colonnes, de bas-reliefs et de figures dans des niches. »
Actuellement au Louvre, n* 1 189 : H. 3 m. — L. 3 m. 10.
3*" Un tableau représentant Judith qui tient la tête d'Holopherne et une Mauresse qui lui présente un sac pour la recevoir; figures grandes comme nature; ayant 7 pieds de haut sur 8 pieds 4 pouces de large ; il a été remployé de 5 pouces sur sa hauteur et de 18 pouces sur sa largeur.
Versailles. Petit appartement du Roy.
Acheté par Jabach aux Bonaldi, de Venise, et cédé ensuite à Louis XIV.
N<» 23 de rinventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 7 pieds 5 pouces en hauteur sur 9 pieds 10 pouces en largeur, qui indiquent qu'il faisait alors pendant au précédent n* 3 et aux n*' 4 et 5 suivants [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet de Tappartement de la reine [V.].
Mentionné par Piganiol de la Force dans le grand salon de Versailles. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « Judith, dans la tente d'Holopherne, tient la tête de ce général, qu*elle vient de couper, et dont le corps sanglant est étendu sur le lit; une esclave Moresque présente un sac, qu'elle ouvre avec les dents et les mains pour recevoir la tête d'Holopherne : le fond représente la ville de Béthulie. »
Actuellement au musée de Caen, auquel il fut envoyé par TÉtat en 181 1 : H. 3 m. 45 — L. 3 m. 69.
49 Un tableau représentant Suzanne sortant du bain et les deux vieillards ; figures grandes comme nature ; ayant
9 pieds 6 pouces de haut sur lo pieds 9 pouces de large; il a été rehaussé de 2 pieds et élargi d'onze pouces ; dans sa bordure dorée.
Acheté par ^àbach aux Bonatdi, de Venise, et cédé ensuite à Louis XIV.
N« 34 de rînventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 7 pieds 3 pouces en hauteur et 9 pieds 10 pouces en largeur, qui indiquent qu'il faisait alors pendants aux n** 2, 3 et 5 [L. B.]. — A Versailles en 1693 [P.], dans l'antichambre de l'appartement de la reine [V.]. — Vers 1700, placé à Meudon [Meud. s. d.], dans l'appartement frais de Monseigneur [Mans. 6.].
Signalé par Duplessis au Louvre en 1783 [Louv. 83.].
Actuellement au Louvre, n« 1188 : i m. 98 en carré.
5^ Un tableau représentant Rébecca au puits recevant un brasselet du serviteur d'Abraham avec plusieurs chammeauz sur un fond de palsage ; figures grandes comme nature; ayant de hauteur 9 pieds et demi sur 10 pieds 9 pouces ; il a été rehaussé de 2 pieds 1 1 pouces et élargi d'onze pouces; dans sa bordure dorée.
Versailles. Sur la cheminée du grand salon proche la chapelle.
Acheté par Jabach aux Bonaldi, de Venise, et cédé ensuite à Louis XIV.
N* 26 de l'inventaire Le Brun (i683), avec les mêmes dimensions que pouc les trois précédents [L. B.]. — A Versailles en 1693 [P.], dans V « anticabinet des médailles » [V.]. — Placé à Meudon vers 1700 [Meud. s. d.], dans l'appartement frais de Monseigneur [Mans. 6.].
Signalé par Piganiol de la Force sur la cheminée du salon d'Hercule : « Il est dans une bordure qui a été sculptée par feu Vassé; elle est incrustée dans le marbre et soutenue par deux consoles dorées d'or moulu. » — Lépicié (1732] le décrit ainsi : « Rébecca reçoit d'Eliezer les pendans d'oreille et les bracelets d'or qu'un nègre et un jeune homme tirent d'une cassette où ces bijoux étoient renfermés. »
Actuellement au musée de Fontainebleau, avec attribution à l'école de Paolo Caliari : H. 2 m. 47 — L. 3 m. 43.
ÉCOLE VÉNITIENNE 8g
6* Un tableau représentant David et Bethsabée près d'une fontaine; figures grandes comme nature; ayaatde hauteur 7 pieds sur 7 pieds de large ; il a été remployé d'un pied sur la hauteur et de 6 pouces sur la largeur ;
Versailles. Petit appartement du Roy.
No 182 de rinventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 8 pieds sur 7 [L. B]. — A Versailles en 1695 [P.], dans Tantichambre de Tappartement de la reine [V.].
Piganiol de la Force le signale dans le grand salon de Tappartement du roi à Versailles. * Lépicié (lySa) lui donne 7 pieds sur 8 pieds 4 pouces et demi de large et le décrit ainsi : « Bethsabée, assise sur un banc de pierre auprès du bassin d'une fontaine, et dans le déshabillé d*une femme qui sort du bain, demeure interdite à la vue inopinée du serviteur de David... elle cache avec vivacité sa gorge... ce sujet a pour fond une statue de marbre blanc et les jardins de Bethsabée; on voit dans Téloignement David sur la terrasse de son palais. » — Signalé par Du Rameau (1784) dans ta première pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « Il y a quelques cloches assez apparentes dans le bas, ce qui nécessite un rentoilage, ensuite le laver et le vernir » [D. R.].
Actuellement au musée de Lyon, auquel il fut envoyé par l'Etat en 181 1 : H. 2 m. 27 — L. 2 m. 3j,
7* Un tableau représentant Andromède attachée au rocher et Persée qui combat un monstre pour la délivrer; figures grandes comme nature; ayant de hauteur 8 pieds sur 9 pieds de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableatix.
N<> i83 de l'inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 8 pieds sur 7 pieds 10 pouces de large (i) et cette note ajoutée : « Du 8 aoust 1690, le sieur Paillet a dit qu'il l'a porté à Versailles le 17 may dernier » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l'antichambre de l'appartement de la reine [V.]. — Vers 1700 à Meudon [Meud. s. d.], dans l'appartement frais de Monseigneur [Mans. 6.].
(1} Les dimensions de ce tableau concordent à peu près avec les dimensions primitives du précédent n« 6.
go INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
AU Louvre, en 1737, et proposé pour être porté à la Surintendance à Vers|iilles [Louv. Sj.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Sur la droite du tableau et sur le premier plan^ Andromède, attachée au rocher... Persée est en Tair, cherchant à surprendre le monstre ; Andromède est vêtue d*une draperie rouge, rehaussée de )aune et ornée d'une agraffe d'or : le fond représente une ville sur le bord de la mer. » — Se trouvait dans la sixième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « à nettoyer » [D. R.].
Actuellement au musée de Rennes, auquel il fut envoyé par l'État en 1804 : H. 2 m. 60 — L. 2 m. 1 1 •
80 Un tableau représentant la Sainte Vierge qui tient Tenfant Jésus et saint Joseph dans le fond, accompagné de saint Jean, sainte Catherine et sainte Thérèse; figures grandes comme nature; ayant de hauteur 8 pieds et demi sur 7 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy.
N* 194 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la grande antichambre [V.].
Piganiol de la Force le signale sur la cheminée de la salle de Mars à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge debout paroit» en regardant son fils, faire un acte d'adoration, sainte Thérèse a la même expression et le même objet : l'enfant Jésus est posé sur le bord d'un appui de marbre; cette situation semble alarmer sainte Catherine, qui s'approche pour le soutenir; le petit saint Jean, aidé de saint Joseph, s'élance pour le même dessein et porte la main gauche sous la tête du Sauveur : au-dessus de la Vierge on voit un dais rouge, dont les festons sont ornés de glands. »
Actuellement à Bruxelles, au musée royal de Belgique, auquel il fut envoyé en 181 1 par l'État Français : H. 2 m. 72 — L. 2 m. 20.
90 Un tableau représentant la Magdeleine aux pieds de Jésus-Christ assis à table au festin de Simon le Pharisien et deux anges en Pair qui tiennent un écriteau; figures grandes comme nature; ayant de hauteur 14 pieds sur 3o pieds de long ; il est en trois morceaux, dans une bor* dure peinte en jaune.
Paris, Cabinet des tableaux,.
« Ce tableau, peint de iSyo à rSyS (i), pour le couvent des Servîtes, à Venise, fut donné par la République à Louis XIV en i665 » (Lafenestre).
Restauré en i665 par le peintre Yvart, comme l'atteste cette ordonnance de paiement en date du 4 décembre (Guiilrey, tome I, p. 100) : c à Baudin
(i) Une particularité assez notable de la composition me semble de nature à autoriser une affirmation plus précise, et la date de iSjb m*a paru 6tre donnée assez distinctement par le dessin particulier de la balustrade et la disposition des jours d'un balcon, situé au deuxième étage de Tarrière-plan de gauche, dont on trouvera ci-cbntre la reproduction exacte.
Une question d'abord se pose : Est-on ici en présence d'un cas fortuit ou d*une intention de l'exécutant ?
Étant donné le point déjà acquis que le tableau fut exécuté entre iSyo et iSyS, il paraît assez difficile de conclure au hasard, qui, dans cette occurrence, aurait été extraordinairement spirituel.
Remarquons, en effet, que nous avons sous les yeux un balcon plein, et non point formé de balustres rapportés : c'est là dans ce tableau un motif unique, toutes les autres balustrades, même celles des arrière-plans les plus éloignés, sont faites de pièces rapportées et de modèle classique, et dans aucun autre tableau de Véronèse au Louvre, on ne relevé cette singularité, qui, si elle n'était voulue, serait contestable, car elle est d'un eflPet un peu heurté et disparate.
D'autre part, les chiffres ainsi formés sont identiques à ceux usités à cette époque : il suffit de consulter quelque édition vénitienne de cette date pour s'en convaincre.
Enfin la conformation même de ces chiffres me parait être une présomption assez forte de leur signification. Il faut bien appeler l'attention sur d'aussi menus détails, car en matière aussi délicate, une argumentation doit être minutieuse*
La disposition de l'i initial, formé par le premier jour du balcon est assez singulière : sans doute, pour former le dessin du premier balustre, ce chiffre est recourbé à sa base, mais le sommet en est droit, sans aucune courbure, et cette anomalie rend môme absolument irrégulière la forme de ce premier balustre, comme le prouve sa comparaison avec celui formé par les troisième et quatrième jours (7 et 5 final).
Le sommet du 5 formé par le second jour du balcon est recourbé en virgule d'une façon bien caractéristique, et différente de la tête du 7 suivant, ce qui constitue une faute de symétrie et donne même au balustre ainsi formé (par le 3 initial et le 7) un aspect tout à fait discordant.
Quant au 7 suivant, on peut objecter que sa base retournée semble un peu contradictoire ; mais il est aisé de répondre que cette particularité était obligée, et que, si l'artiste ne l'eût observée, il eût rompu absolument la symétrie de sa balustrade et autant eût valu dater au milieu de la toile en
Ivart peintre, pour avoir nettoyé te tableau de Paul Veronèze envoyé de Venise au Roy, 25o livres. » — N« 356 de l'inventaire Le Brun (i683) avec
chifires de 14 centimètres de hauteur : pour rendre son intention piquante, il devait concilier l'évidence avec les nécessités de sa composition.
Quant au 3 final, il est très net et je ne pense pas que sa signification puisse être contestée.
Il semble donc que le chiffre de iSyS peut être trouvé dans ce tableau ; aussi bien, des paléographes, qui ont examiné la disposition spéciale de ces lignes, ont été affirmatifs sur leur signification.
On peut donc penser qu*ici on n'est point en présence d'un cas fortuit : reste maintenant à savoir quel peut bien être l'auteur de cette sorte de rébus.
Je ne crois pas qu'il faille l'imputer à Véronèse lui-même : certes il en aurait été bien capable, sa déposition devant le tribunal de l'Inquisition montre qu'en fait de théorie d'art, la fantaisie était sa suprême loi. D'un autre côté, nous savons combien extraordinaires furent parfois les caprices des peintres pour signer ou dater leurs œuvres ; Salvator Rosa a placé son monogramme sur le sabot d'un cheval, Wouwermans sur la croupe ; les maîtres allemands ont dissimulé souvent leurs signatures dans les coins les plus inattendus de la composition de telle sorte que la découverte en constitue un réel casse-tête ; qu'un artiste, pour dater un tableau, ait mis à profit la disposition des balustres d*un balcon, il n'y a là rien de particulièrement exceptionnel.
Mais, dans le cas actuel, je crois qu'il n'en est rien. Véronèse, à cette date, entre iSyo et iSyS, était en effet surchargé de travail ; il exécutait concurremment les Noces de Cana pour saint Georges Majeur, le Repas chez le Lépreux pour l'église Saint-Sébastien, une Cène et le Repas chez Levi pour l'église Saint-Jean et Saint-Paul, et enfin ce Repas chez Simon pour les Pères Servites; toutes compositions de dimensions énormes, sans parler des tableaux de chevalet ! Il lui eût été matériellement impossible de suffire personnellement à de telles besognes et, suivant la coutume des artistes renommés, il se fit aider par ses élèves, ses gar:(oni : il est bien probable que pour ce tableau (qui lui fut très peu payé, à peine le prix des couleurs) il se borna à esquisser la composition, à finir seulement les figures principales, et qu'il laissa à son atelier le soin de faire les fonds et l'architecture.
Est-il donc alors invraisemblable de supposer qu'un de ses élèves se soit amusé à dissimuler de la façon qu'on a vu la date à laquelle cette œuvre était en cours d'exécution? la plaisanterie n'avait rien de bien grave, elle était même assez amusante, et le maître, s'il en eut connaissance, dut être le premier à en rire, d'autant qu'elle ne compromettait point l'équilibre général de la composition.
On serait donc ici en présence d'une facétie de rapin, et cette hypothèse peut-être ne paraîtra point inadmissible à ceux qui connaissent l'état d^esprit des ateliers et la fantaisie des procédés qui y sont usités.
Le repli' che\ Simon le Phari,
ÉCOLE VÉNITIENNE qS
cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse le signale à Paris (1691) [H.] où Coypel le retrouve en 1726 [Coyp.].
Restauré en 1749 comme l'atteste ce mémoire : « Mémoire de restaurations faites au grand tableau de Paul Veroneze du salon d'Hercule par la veuve Godefroid et Colins dans les premiers mois de 1749 après le second mariage de M. le Dauphin. Avoir ôté tous les blans chansy qui couvroient la surface du tableau représentant Notre Seigneur chez le pharisien occasionné par les festes et bal donnés; avoir été 4 journées à 24 livres 96 livres » (A. N. O' 193 3). — C'est, en effet, dans le salon d'Hercule à Versailles qu'il est signalé par Piganiol de la Force, qui déclare : « il est dans une bordure magnifique tant par le dessein et la beauté de la sculpture que par la richesse de la dorure; cette bordure est de feu Vassé, sculpteur excellent pour les ornemens, elle est incrustée dans le marbre et elle est soutenue par quatre consoles aussi dorées. » «— Lépiçié (i75a) le décrit ainsi : a Cette composition est divisée en deux groupes principaux, partagés par l'entrée d'un salon enrichie de colonnes et de deux buffets, i*' Grouppe. A la droite du tableau et sur le second plan, Notre Seigneur et Simon le Pharisien occupent les premières places d'une table en forme de fer à cheval. La Magdeleine, prosternée aux pieds de Jésus-Christ, les arrose de ses larmes et les essuie avec ses cheveux... Simon est vu de dos...., tous les autres Pharisiens qui sont à cette table témoignent leur étonnement. . . au devant de ce grouppe, une grande femme debout, ordonne l'arrangement du festin, et reçoit un plat qu'un Nègre lui présente pour placer sur la table ; plus bas un pauvre paralytique, se traînant à peine sur les genoux, semble implorer la charité du maître de la maison ; il a auprès de lui un gros chien. 2* Grouppe, Du côté opposé est une autre table de même forme que la première : un homme vôtu de pourpre et la tète couverte d'une calotte rouge, occupe la place principale... ; les Apôtres, mêlés avec les amis de Simon le Pharisien, sont à la gauche de ce personnage distingué..., toutes les figures de ce second grouppe sont assises... ; sur le devant une femme, debout contre une colonne, tient son enfant et avance la tète avec vivacité... Le fond représente des spectateurs, une magnifique architecture et deux Anges qui tiennent un rouleau. »
Actuellement au Louvre, n* 1193. H. : 4 m. 54. — L. : 9 m. 74.
iQO Un tableau représentant le Crucifiement de Notre Seigneur sur la montagne au milieu de deux larrons avec la sainte Vierge et saint Jean au pied de la croix; figures de 16 à 18 pouces ; a 3 pieds un pouce en quaré dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des médailles.
N* 36 de ritiventairt Le Brun (i683) [L. B.]. — Paillet (lôgSK le signalant à Versailles/ lut dotine comme dimensions 3 pieds un pouce sur 2 pieds 1 1 pouces et demi, et il ajoute en note : a il a été agrandi » [P.] : il se trouvait alors dans: le Cabinet des médailles [V.] où Pîganiol de la Force le mentionne également vers 1750.
Restauré et rentoilé en ijSi par la veuve Oodefroid et Colins (A. N. O' 1934^). — Lépicié (1752] le décrit ainsi : a Jésus Christ est crucifié entre les deux larrons, la tôte penchée et la vue éteinte..., saint Jean soutient la Vierge évanouie... la Magdeleine embrasse le pied de la croix... ; deux sainte^ femmes sont placées sur le premier plan, Tune tient la main de la Vierge et Tautre se cache le visage... les bourreaux môme paroissent attendris... on aperçoit la ville de Jérusalem sur la droite et dans Téloigne-i ment le ciel est sombre... » — Placé ensuite au Luxembourg où il est signalé par Jacques Bailly. —Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n* 1195 : i nu 02 en carré.
1 1® Un tableau représentant la Vierge qui tient Tenfant Jésus accompagnez de saint George, sainte Catherine et d'un religieux de saint Benoist ; figures de 16 à 18 pouces; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 3 pieds de large (i); dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des médailles.
Faisait partie de la collection du comte de Brienne et entra à sa mort dans celle de la Couronne.
Décrit ainsi dans le catalogue latin de Brienne (1662) : c Nihil intuentium oculos magis detinet Pauli Veronensis Virgine cum Puero Deo, cujus a dextra laevaque divus Georgius et sancta Catharina monachum numini consecrant, quod symbolum est Benedictinae congregationis, quae Venetiis in Georgianft insulft superbum coenobium incolit. » ^ N* içS de Tinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — Paillet le signale à Versailles et ajoute : « il a été agrandi » [P.] ; il se trouvait alors dans le Cabinet des médailles [V.] où Piganiol de la Force le mentionne encore vers 1 750.
Très probablement restauré et rentoilé en 1751 par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934 *). — Décrit par Lépicié (1752), — placé ensuite au
(1) Par ses dimensions ce tableau faisait pendant au précédent n* 10.
Luxembourg, où il est signalé par Jacques BaiUy. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n* 11 90 : o m. 90 en carré.
120 Un tableau représentant la Vierge qui tient l'enfant Jésus et saint Joseph dans le fond : sur le devant est une femme qui lui présente une corbeille de fleurs ; figures de petite nature ; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 3 pieds de large ; dans sa bordure dorée.
i3o Un tableau représentant la Vierge, l'enfant Jésus, saint Joseph et saint Jean; figures de petite nature; de mêmes dimensions que le précédent.
Versailles, Cabinet des médailles.
N«« 338 et 277 de Tinventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 2 pieds sur 2 pieds 10 pouces de large [L. B.]. — Paillet (1695) les mentionne à Versailles et les déclare agrandis : cette opération avait pour but de les rendre pendants des précédents n«* 10 et 11 [P.]. — Se trouvaient en 1696 dans le Cabinet des médailles [V.].
Lépicié (1752) les décrit ainsi : « L'enfant Jésus, entre les bras de la Vierge, s'avance pour prendre des fleurs qu'une femme à genoux lui présente dans une corbeille; saint Joseph, placé dans le fond, regarde cet hommage avec complaisance. » — « La Vierge, tenant un voile et joignant les mains, regarde dans un respectueux silence Tenfant Jésus qui dort couché sur une draperie bleue ; saint Joseph, placé auprès de la Vierge, n'est occupé que de Faction que fait le petit saint Jean, qui pose une pomme dans la main du Sauveur. »
Actuellement, tous les deux au musée de Bordeaux, auquel ils furent envoyés par TEtat en i8o3 : le n* 12 : H. o m. 77. — L. o m. 96; — le n» 1 3 « attribué j» seulement à Paul Veronèse (i) : H. i m. o5 — L. o m. 92.
14^ Un tableau représentant une Vierge tenant l'enfant Jésus et une religieuse bénédictine avec saint Joseph et deux autres figures de femmes derrière ; figures de 8 à
(i) Dans rétat de i8o3, la provenance de Munich était donnée par erreur à ce tableau qui faisait partie de l'ancienne collection de la Couronne.
10 pouces; ayant de hauteur 20 pouces et demi sur 20 pouces de large ; il a été rehaussé d^un pouce et demi et élargi d'un pouce ; dans sa bordure dorée. Versailles. Petite Galerie du Roy.
Faisait partie de la collection du comte de Brienne et entra ensuite dans celle du Roi.
Signalé dans le catalogue latin du cabinet de Brienne (1662}. — N* 197 de l'inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de i pied 9 pouces sur I pied 5 pouces de large [L. B.]. — Paillet (1695), le signalant à Versailles, le déclare agrandi [P.]. ~ En 1696, se trouvait à Versailles dans le Cabinet des médailles [V.'J. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.] : il se trouvait alors dans Tantichambre du Roi à Versailles.
En 1737, était encore dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Piganiol de la Force le signale dans ce môme château sur la cheminée de la chambre de Mars. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « La sainte Vierge, assise sur le devant du tableau, tient son fils sur ses genoux ; une religieuse bénédictine est à ses pieds; la Magdeleine soulève la main de Tenfant Jésus et la donne à baiser à cette religieuse, que saint Joseph, qui est debout, présente au Sauveur ; derrière la Vierge on voit sainte Elisabeth qui forme une couronne d'une guirlande de fleurs : la scène se passe dans un appartement richement décoré, au fond duquel on voit un lit d'étoffe de soie couleur de rose. » — Se trouvait dans le salon du directeur des Bâtiments à rhôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir et remettre dans sa première grandeur en diminuant d'un grand pouce de haut et de bas » [D. R.]. — Restauré en 1789 par Martin, dont voici le mémoire : « Paul Veronèse. Sainte famille sur bois (i) de 19 pouces sur 16 avoit une crasse ancienne et des repeints difficiles à enlever, a été racordé à chaque place : 60 livres i» (A. N. O' 1931).
Actuellement au Louvre, n^ 1191 : H. o m. 5i. — L. o m. 43.
i5« Un tableau représentant TAdoration des Roys; figures de demi-nature ; ayant de hauteur 3 pieds 1 1 pouces sur 8 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite Gallerie du Roy.
Vendu en 1684 a Louis XIV par M. de Hauterive (2).
(1) Le tableau est sur toile collée sur bois.
(2) Voir le n* 3 de l'article du Tintorei.
N« 345 de rinventaire Le Brun (partie postérieure à i683), ainsi mentionné : « L'adoration des trois Roys avec chacun leur valet qui ont dés armoiries sur leurs habits et à un des boutz du tableau il y a une mazure où est le bœuf et Fasne, et à Tautre bout il y a deux chevaux et un chien en manière de levrète » [L. B.]. — r A Versailles en 1695 [P], dans le petit cabinet. [V.] — En 1706, dans le cabinet de la Surintendance [Mans. 6].
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du billard. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Saint Joseph montre à un des Rois, qui est à genoux, la Vierge et TEn fan t- Jésus... ; les deux autres Rois sont debout, accompagnés de trois pages, deux portent des présens et le troisième tient par la bride le cheval de son maître : sur la gauche du tableau on voit les équipages de ces Princes, et dans le fond une étable avec des fabriques ruinées...; les têtes des trois Rois sont des portraits, car les vases qui renferment les présens sont chargés d'armes qui ne peuvent être que celles des Seigneurs peints dans ce tableau. » — Placé ensuite au Luxembourg — et en 1785 au Louvre [Louv. 83].
Actuellement au musée de Lyon^ auquel il fut envoyé par l'Etat en i8o3 avec la seule mention : d'après Paul Veronèse. H. i m. 28 — L. 2 m. 88.
16" Un tableau représentant la Sainte Vierge enlevée par les Anges ; figures de petite nature; ayant de hauteur 7 pieds un pouce sur 4 pieds 4 pouces ; il a été rehaussé de 4 pouces et remployé de 3 pouces sur la largeur; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableanx.
N- 249 de l'inventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 6 pieds 9 pouces sur 4 pieds 7 pouces de large [L. B.]. — Paillet (1695) le signale à Trianon et le déclare « agrandi en 1695 » [P.] : il se trouvait alors dans l'antichambre de cette résidence [T. M. C.J.
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge sur un nuage, soutenue par trois anges, a les mains jointes et les yeux élevés vers le ciel, où l'on voit une gloire avec des chérubins. » — Se trouvait dans la deuxième pièce de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et remettre dans sa première grandeur » [D. R.].
Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par l'État en 181 1, avec attribution à Tintoret : H. i m. 70 — L. i m.
170 Un tableau représentant Vénus et Adonis; figures
de petite nature ; ayant de hauteur 5 pieds sur 3 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée. Versailles. Cabinet des tableaux .
N' 90 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.] — A Versailles en lôgS [P.], au magasin [Mag. 96].
Lëpicié (1752] le décrit ainsi : a Ce sujet représente un rendez-vous galant de Vénus et d'Adonis où TAinour est en tiers; il essaie, malgré l'apparente opposition de la Déesse, de vouloir lui ôter une draperie qui la cache, u — Se trouvait dans la deuxième pièce de Thôtel de la Surintendance, en 1760, avec cette mention : « attribué à Alexandre Veronèse » [J.] et en 1784, cette note (1788) : « laver et vernir» [D. R.].
iS*» Un tableau représentant le Martyre de saint Marc; figures de demi-nature; ayant de hauteur 6 pieds un pouce sur 4 pieds 9 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N* 294 de l'inventaire Le Brun (i683), avec le titre : « Martyre de saint Maurice » [L. B.].~ A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96.].
Restauré et remis sur châssis en 1750 par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934 *). — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Saint Maurice à genoux et les yeux fixés vers le ciel, ne paraît prêter aucune attention aux instances que lui fait un ministre des faux Dieux pour l'engager à sacrifier aux idoles; auprès du saint on voit deux bourreaux, l'un a la main posée sur son épée tandis qu'un nègre lui relève la manche de sa chemise, l'autre dépouille le saint de ses habits et de ses armes; sur la droite du tableau Paul Veronèse a placé plusieurs figures et un officier à cheval qui fait un mouvement d'indication ; la statue d'Apollon avec un cavalier et un homme debout grouppent du côté opposé et ces figures sont placées dans un grand corps d'architecture ; la Vierge, dans une gloire, tient l'enfant Jésus assis sur ses genoux ; saint Pierre et saint Paul sont à la droite et à la gauche du Sauveur; et sur le devant du nuage on voit la Foi, l'Espérance et la Charité avec leurs attributs ; un ange part de cette gloire pour apporter au martyr une couronne et une palme. » — Placé en 1750 au Luxembourg, — au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Actuellement au musée de Lille, auquel il a été envoyé par TÉtat en 1801 : H. 2 m. 02. — L. I m. 53.
19° Un tableau représentant Jésus-Christ guérissant la belle-mère de saint Pierre; figures de 5 à 6 pouces ; ayant
de hauteur i5 pouces et demi sur 12 pouces et demi de large; peint sur du papier; il a été rehaussé d'un pouce et demi et élargi pareillement; dans sa bordure dorée.
N» 198 de rinventaire Le Brun (i683) avec cette mention : « Notre Seigneur qui visite une malade dans son lit, au-dessus duquel est un pavillon accompagné de 6 figures, hault de 16 poulces, large de i3 pouces » [L. B.]. — Signalé en lôgS à Versailles, par Paillet avec les dimensions de un pied 2 pouces sur 11 pouces de large, et cette note : « il a été agrandi » [P.]; il se trouvait alors dans le Cabinet des médailles [V.].
Piganiol de la Force le signale dans le Cabinet des médailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Sous un pavillon de soie rouge, la belle-mère de saint Pierre, couchée dans son lit, a la tête soutenue par une jeune fille montée sur le chevet; Notre Seigneur, debout, tient la main de la malade; auprès du Sauveur on voit un vieillard... avec saint Pierre et saint Jean : le fond représente un portique d'une magnifique architecture. » — Jeaurat (1760) le mentionne comme esquisse dans la deuxième pièce de Thôtel de la Surintendance [J.]. — En 1784, se trouvait dans cette même pièce avec cette note (1788) : « à rentoiler a [D. R.].
Actuellement au Louvre, n^ 1 191 bis : H. o m. 42. — L. o m. 36.
200 Un tableau représentant Moyse tiré des eaux et présenté à la fille de Pharaon ; figures de 2 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 3 pieds 5 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Che^ M. le duc Dantin au château.
Acheté en i685 par Louis XIV au sieur de La Ravoye, comme l'atteste cette ordonnance de paiement, inscrite aux comptes des Bâtiments en date du 12 mars : a au s' de la Ravoye pour un tableau de Paul Veronèze, représentant Moyse retiré des eaux par la fille de Pharaon qu'il a livré pour le service de S. M. 5,5oo livres » (GuiflFrey, tome II, p. 662) (i).
N« 449 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le Cabinet aux trois portiques [V.], puis au magasin [Mag. 96.]
(i) Dans l'ordonnance en recette (p. 582), les dimensions sont ainsi indiquées : o de 4 pieds 9 pouces de hault sur 3 pieds et demi de large »; c'est vraisemblablement 3 pieds 9 pouces de haut qu'il faut lire.
lOO INVENTAIRE GÉNÉRAL DÉS TABLEAUX DU ROY
Placé ensuite au Louvre [Louv. 3y] d'où il quitte en 1737 pour aller dans la chambre du Roi [C. R.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La fille de Pharaon» vôtue d'une robe blanche à fleurs d'or et appuyée sur une de ses suivantes, écoute ce que cette suivante et deux autres femmes semblent lui dire en faveur du petit Moyse, qu'une de ces dernières lui présente à genoux; ce grouppe est accompagné d'une négresse, d'un nain qui tient deux chiens en lesse et d'un page qui porte la robe de la princesse : sur la droite du tableau, mais à quelque distance du principal grouppe, on voit la sœur de Moyse attentive à ce qui se passe; du môme côté et sur différens plans, le peintre a placé deux gardes de la princesse dont l'un qui n'est vu qu'à micorps, tient une hallebarde d'une main et de l'autre fait un mouvement d'indication : le fond représente un lieu charmant, embelli par le cours du Nil et par un beau paysage..., le peintre a fait partir du Ciel des rayons de lumière qui tombent directement sur l'enfant. » — Placé ensuite au Luxembourg, — puis au Louvre [Louv. 85].
Actuellement au musée de Lyon, auquel il fut envoyé par l'État en i8o3 : H. I m. 26 — L. I m. 12.
2i<* Un tableau représentant le même sujet Moyse tiré des eaux; figures de 2 pieds; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large ; il a été rehaussé de 9 pouces et demi et remployé de 7 pouces sur la largeur ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
Acheté en 1687 à la duchesse de Créquy, comme l'atteste cette ordonnance en recette des Comptes des Bâtiments, en date du 5 août : « du s' Du Metz, garde du trésor royal, pour délivrer à M"* la duchesse de Créqui pour deux tableaux, l'un de Paul Veroneze, représentant Moyse sur les eaues, et l'autre du Dominicain représentant une Vierge, des enfans et saint Antoine de Pade, et 43 livres^ 6 sous, 8 deniers pour les taxations 5243 livres, 6 sous, 8 deniers » (GuiflFrey, tome II, p. 1094) (i).
N* 487 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683) [L. B.]. — Paillet (1695) le mentionne à Versailles avec les dimensions de 3 pieds 5 pouces et demi sur 5 pieds 5 pouces [P.]. — Placé dans les premières
(i) Le paiement est en date du 21 août (p. 1143); de plus, à la date du 3 août, on relève l'ordonnance de paiement suivante : « au s' Ganeron, valet de chambre de M. le duc de Crcqui, pour les soins qu'il a pris de deux tableaux vendus à S. M. par M"" la duchesse de Crcqui i5o livres » (p. 1275).
*' ÉCOLE VÉNITIENNE lOl
années du xvii* siècle à Meudon [Meud. s. d.] où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
Lcpicié (1752) le décrit ainsi : « La fille de Pharaon regarde avec plaisir le petit Moyse qu'elle a fait retirer de Teau par un nègre placé sur le premier plan et que deux femmes lui présentent ; la princesse, accompagnée d'un garde et de plusieurs dames de sa cour, a la main droite posée sur répaule gauche de sa principale suivante; toutes sont richement vôtues... Tune s*appuie sur un nain qui tient une flûte, tandis qu'une autre, qui est négresse, porte dans ses bras un chien : on voit sur le deuxième plan une jeune fille à genoux qui paroit vouloir ramasser quelque chose au bord du Nil. » — Se trouvait dans la cinquijème pièce de Thotel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir» [D. R.].
Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par TEtat en 181 1 : H. I m. 22 — L. I m. 68.
22'> Un tableau représentant la Nativité de Jésus-Christ au milieu des Pasteurs, avec une gloire d'anges au dessus; figures d'environ 20 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large; il a été rehaussé d'un pied et élargi de 9 pouces ; dans sa bordure dorée.
23° Un tableau représentant Jésus-Christ qu'on met au tombeau ; de mêmes dimensions que le précédent et même rectification.
Versailles. Petit appartement du Roy.
« Donnez par M (le nom en blanc] Nonce du Pape le 16 aoust 1696 » [P.].
Le même Paillet les signale à Versailles, avec les dimensions de 2 pieds 1 1 pouces et demi sur 4 pieds 2 pouces et demi de large. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
Piganiol de la P'orce les mentionne en dessus de portes du grand salon du Roi à Versailles, du côté de la salle du grand couvert. — Lépicié (1752) les décrit ainsi : « La Vierge, les bras étendus, et saint Joseph à genoux, s'appuyant sur son bâton, regardent l'enfant Jésus couché dans sa crèche ; des bergers sont placés sur le même plan...; dans la partie supérieure du tableau on voit une gloire d'anges; le fond représente un corps d'architecture avec du paysage. » — « La Vierge, debout, placée sur la gauche du
tableau, regarde avec saisissement le corps de son fils, que plusieurs de ses disciples vont mettre dans le sépulcre; la Magdeleine, à genoux, tient une main du Sauveur, qu*elle arrose de ses larmes; et, plus loin, en tirant vers la droite, on voit les saintes femmes et le reste de ses disciples. »
Le n* 22, actuellement à Bruxelles, au musée royal de Belgique, auquel il fut envoyé en i8o3 par l'Etat Français : H. i m. 22. — L. 1 m. gS (i).
Le no 33, mentionné au Louvre par Villot, sous le n* 529 bis, et porté aux inconnus : H. i m. 54. — L. i ra. 95.
24'* Un tableau représentant les Apôtres qui prient Notre Seigneur de guérir la femme hémoroïsse ; figures de grande nature ; ayant de hauteur 6 pieds 1 1 pouces sur 10 pieds 3 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy.
Vendu en 1684 ^ Louis XIV par M. de Hauterive (2).
No 434 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683), où il est ainsi annoncé : « Notre Seigneur, habillé d'une robbe rouge et d'un manteau vert avec six de ses apôires et sainte Marthe qui luy présente le Lazare guery, il y a aussy deux colonnes et un pied destal avec une boulle dessus et quelques anbres » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans « l'anticabinet des médailles » [V.].
Lépicié (1752) le dit « peint sur coutil » et le décrit ainsi : a Jésus-Christ, accompagné de ses disciples, écoute avec bonté les instances qu'ils lui font de guérir cette femme affligée ; dans le nombre de ces figures, l'artiste a placé sur la droite du Sauveur un apôtre vu par le dos... ; la femme hémorroïse est vêtue d'un habillement rouge avec une mante jaune; le fond représente d'un côté un corps d'architecture orné de colonnes cannelées et de l'autre un piédestal de pierre surmonté d'une grosse boule. » — Se trouvait au magasin de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 [D. R.].
Actuellement au musée de Grenoble, auquel il fut envoyé par l'État en 181 1 : H. 2 m. 25. — L. 3 m. 32.
25** Un tableau représentant TApparition de Jésus- Christ à saint Pierre et à saint Paul ; figures de 20 pouces ;
(i) Dans l'état d'envoi, les dimensions sont ainsi données : 4 pieds sur 4 pieds 10 pouces de large.
{2) Voir le n' 3 de l'article du Tintoret.
ÉCOLE VÉNITIENNE I o3
ayant de hauteur 2 pieds 1 1 pouces sur 2 pieds un pouce
N* 196 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du billard. — Lépicié (1732) le dit peint sur toile et collé sur bois. — Se trouvait dans la sixième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], dans la huitième pièce de ce même hôtel en 1784, avec cette note (1788) : a tableau mal collé sur bois, il faut le rentoiler et le nettoyer » [D. R.].
Actuellement au musée de Caen, auquel il fut envoyé par l'Etat en 1811 ; H. o m. 95 — L. o m. 49. — On relève au bas de la toile cette inscription : Nicolaus Gestari Neapolitanus restauravit.
26'' Un tableau représentant Jésus-Christ portant sa croix; ligures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 20 pouces et demi sur 2 pieds un pouce et demi de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite galerie du Roy.
N* 3 14 de l'inventaire Le Brun (i 683) [L. B.]. —A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.], où Piganiol de la Force le signalait encore vers 1750.
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « On voit le Sauveur abattu et comme anéanti sous le poids de sa croix que deux bourreaux soulèvent..., l'un d'entre eux fait un mouvement pour le frapper ; ce grouppe est accompagné de celui de la Vierge qui s'évanouit et de la Magdeleinc qui la reçoit dans SCS bras ; le fond représente la ville de Jérusalem. » — Se trouvait en 1784 dans la sixième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1 194 : H. o m. 58 — L. o m. 71 .
270 Un tableau représentant l'Entrée du Roy Henry trois dans la ville de Venise ; figures de 5 à 6 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 6 pouces sur 4 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.
« Donné par M. de Chateauneuf au 1*' janvier 1695 » [P.].
Le même Paillet le signale à Versailles en 1695 ; il se trouvait alors au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1752) décrit ainsi cette esquisse : « Sur le premier plan et au milieu du tableau, on voit une superbe colonnade précédée d'un arc de triomphe, au pied duquel est placé un pont de bois qui conduit à la mer; le patriarche de Venise, en habit de cérémonie, suivi de son clergé, vient au devant de Henri III, il est accompagné de six sénateurs qui portent un dais d'étoffe d'or ; le patriarche a la main droite posée sur la poitrine ; le doge présente le dais au Roi vôtu d'un pourpoint, d'un haut de chausse et coiffé d'une toque ; il a le col orné d'une fraise, avec une médaille d'or qui lui tombe sur l'estomac, il est suivi de ses gardes et s'entretient avec un cardinal : une foule de spectateurs de toute condition borde le rivage et sur la droite du tableau on voit des trompettes placées sur la poupe d'un vaisseau ; au bout du pont de bois paroit le Bucentaure, avec une magnifique galère et plusieurs gondoles. » — Se trouvait en 1 760 dans la troisième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.]. — Du Rameau (1784) le signale dans ce m6me hôtel, l'attribuant au Tintoret, et l'intitulant : <c Une procession du doge de Venise » avec cette note (1788) : « laver, vernir » [D. R.].
Actuellement au musée de Fontainebleau, avec attribution à Andréa de Michieli, dit il Vicentino : H. o m. 85 — L. i m. 52.
28" Un tableau du maître de Paul Veronèse représentant le grand Visir donnant audience à Tambassadeur de Venise ; figures d'environ un pied ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 6 pieds de large; dans sa bordure dorée .
Paris, Cabinet des tableaux.
Décrit par Bosch ini dans son poème la Car ta del Navegar^ où il est dit avoir été apporté en France par Raphaël Dufresne. — Guillet en parle en ces termes : « Il y a à Paris, dans le cabinet du roy, un tableau de la main de Belino, qui s'est peint lui-même, tel qu'il estoit lorsqu'il fut introduit dans le scrrail ; on y voit le Baile des Vénitiens^ vôtu en sénateur, qui présente Belino à deux visirs assis sur un sofa auprès d'une porte gardée par des janissaires » {Histoire de Mahomet II, empereur des Turcs, 1681, t. I, p. 509, in- 12). — N® 184 de l'inventaire Le Brun {i683) avec la même attribution que celle donnée par Bailly [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin, avec cette note ajoutée : a à Paris depuis » [Mag. 96]. — Envoyé à Paris en 1697 au Louvre [Par. 97].
Signalé par Duplessis au Louvre en 1785, avec attribution « style vénitien » et cet intitulé : « Entrée d'un ambassadeur turc à Venise » [Louv. 85].
x\ctuellement au Louvre, n* i iSy, avec attribution à 1' « école de Gentilc Bellinif » et cet intitulé : « Réception d'un ambassadeur vénitien au Caire b : H. i m. i8 — L. 2 m. o3.
Giovanni LICINIO, dit il PORDENONE
1° Un tableau représentant saint Pierre qui tient un livre et des clefs; figure comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 10 pouces sur 2 pieds 5 pouces; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux»
N» 6r de l'inventaire Le Brun (i683) avec cette indication : « Saint Pierre à mi-corps » [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], dans l'appartement de Monsieur [V.].
Mentionné par Lépicié (1752). — Se trouvait dans la première pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et, en 1784, avec cette note (1788) : « à rentoiler » [O. R.].
2° Un tableau représentant un portrait d*homme vêtu d'un habit fourré ; figure de petite nature ; ayant de hauteur 2 1 pouces sur 1 5 pouces et demi de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N« 84 de l'inventaire Le Brun (i683), avec cette mention : « le portrait d'un homme habillé à la Suisse, hault d'un pied 7 pouces, large d'un pied 2 poulces » et cette note ajoutée : « Veu à Paris le 8 aoust 1690. » [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionne à Paris avec cette note ajoutée : « 29 octobre 1692. Le sieur Paillet a donné un récépissé de ce tableau au sieur Houasse, il est dans la petite galerie de Versailles » [H.]. — Paillet (1695) le signale à Chaville [P.]. — En 1696, au magasin de Versailles [Mag. 96].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Il représente un homme en cheveux avec des moustaches et vêtu d'un habit de fourrures... dans une chambre avec une croisée ouverte, d'où l'on découvre dans la campagne une rivière et des fabriques. »
Oirolamo MUZIANO
Un tableau représentant saint Thomas portant ses doigts au côté de Jésus-Christ en présence des Apôtres ; figures de 9 à 10 pouces; ayant de hauteur 19 pouces et demi sur 23 pouces et demi de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet proche la petite Gallerie,
N» 345 de l'inventaire Le Brun (1682) [L. B.]. — A Versailles en 1696 [P.], au magasin [Mag. 96]. — En 1706, se trouvait dans le Cabinet près de la petite galerie [Mans. 6], où il est encore signalé en 1737 [G. R.].
Piganiol de la Force le signale dans le Cabinet du billard à Versailles. — Lëpicié (1752) le décrit ainsi : a Saint Thomas, à genoux, met les doigts dans le côté du Sauveur, qui semble se prêter aux doutes de ce disciple, en lui soutenant le bras et le regardant avec tendresse ; sur la droite et sur la gauche de Jésus-Christ sont placés les Apôtres... » — En 1760, posé dans le salon du directeur des Bâtiments à Thôtel de la Surintendance [J.]. — Restauré en 1777 par Hacquin, dont voici le mémoire : *< Avoir rassuré les couleurs qui tomboient par écailles à un tableau peint sur cuivre (?) par le Mucian, représentant Tlncrédulité de saint Thomas, 12 livres » (A. N. O' 1933). — Du Rameau (1784) le mentionne dans la neuvième pièce de rhôtel de la Surintendance^ avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement à Saint-Denis, à la maison de la Légion d'honneur, où il fut envoyé par l'État le 12 mars 1872 : H. o m. 52 — L o m. 63.
Jacopo PALMA, dit il VECCHIO
I® Un tableau représentant la Vierge qui tient l'enfant Jésus et sainte Elizabeth qui lui présente saint Jean, un saint Antoine hermite est assis sur le devant, et saint Antoine de Pade sur un fond de paisage ; figures de petite
nature; ayant de hauteur 4 pieds 8 pouces sur 6 pieds 2 pouces de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée. Versailles. Cabinet des tableaux.
Appartenait au cardinal Mazarin ; à sa mort, acheté par Louis XIV à ses héritiers.
N° i33 de l'inventaire Le Brun (i683), avec cette mention : « la Vierge qui tient Notre Seigneur où est aussy un saint Antoine et un saint François, hault de 4 pieds 9 poulces, large de 6 pieds » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au n>agasin [V.J et [Mag. 96].
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans la tribune de marbre de la salle de Mars <f où Ton met les musiciens lorsqu'il y a concert dans les appartemens d. — Lépicié (lySi) le décrit ainsi : « Au centre du tableau et sur un plan plus élevé, la Vierge assise tient sur ses genoux l'enfant Jésus debout, qui a une main dans le sein de sa mère et de l'autre s'amuse avec son voile : le plan inférieur est occupé d'un côté par sainte Elisabeth, saint Joseph et le petit saint Jean, et de l'autre par saint Antoine Hermite, saint Antoine de Fade et la Magdeleine ; cette dernière, placée auprès de la Vierge, paroit offrir à l'enfant Jésus une boite de parfums : le fond, qui a noirci, représente du paysage, des fabriques et le débris d'un riche corps d'architecture. » — Du Rameau (1784) le signale dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir 1» [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1 172, avec attribution à Bonifazio : H. i m. 35 — L. 2 m. o5.
2® Un tableau représentant Jésus-Christ qu'on met au tombeau; figures de demi-nature; ayant de hauteur 3 pieds un pouce sur 4 pieds 2 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
N» 57 de l'inventaire Le Brun (i683) qui lui donne les dimensions de 3 pieds de haut sur 4 pieds 9 pouces [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
En 1748, le garde des tableaux, Portail signalait ainsi au Directeur des Bâtiments l'état de cette peinture (A. N. O' 1932) :
« Procès-verbal fait par ordre de M. de Tournehem, Directeur et Ordonnateur général des Batimens du Roy, d'un tableau peint par le vieux
Palme, lequel a été remis au s' Picault, pour être transmis du fond de bois sur lequel il a été peint par Fauteur sur une toile.
« Le tableau a 4 pieds un pouce d'arasement sur sa largeur, et 3 pieds un pouce sur sa hauteur; il représente un Christ que Ton met au tombeau; les parties de ce tableau les plus endommagées sont les fonds d'iceluy, particulièrement dans les bruns que Ton a reconnu avoir été dans la plus grande partie écaillées et repeint trois tôtes de figure qui l'environne et la moitié de celle du Christ, ainsy que quelques parties du corps et des jambes, le linge blanc qui Tenvelope et les mains des figures qui le soutiennent ont été aussi repeinte et endommagée ainsy que plusieurs petites parties que Ton aperçoit en difTerens endroits de ce tableau. Fait à Versailles au Cabinet des tableaux de Sa Majesté le 17 juin 1748. » Portail.
Il fut donc décidé que le tableau serait transporté sur toile; le travail en fut alors confié à Picault, dont voici le mémoire (Â. N. O' 1984 ^) :
« Un tableau peint sur un fond de bois de sapin de trois planches vermoulues par le vieil Palme, représentant J.-C. porté au tombeau et soutenu par quatre figures; dans l'éloignement on aperçoit les trois Maries et saint Jean.
« Ouvrage qui m*a tenu six mois sans y comprendre nombre de nuits qu'il a fallu passer pour parvenir à ne pas détacher le verni en levant la peinture comme MM. les supérieurs l'ont désiré. Ce tableau a été marouflé sur une toile neuve et mis sur un chassi à clef. Il a de hauteur 3 pieds 3 pouces sur 4 pieds 2 pouces de largeur.
« De plus il m'a fallu enlever, quantité de repeins, mastiques, cires qui remplissoient les parties perdues de ce tableau et qui formaient des inégalités d'une ligne; ce qui n'auroit pu supporter le maroufle avec lequel il est maintenant transmis sur la toile. Picault prend la liberté de représenter qu'il a passé deux mois à cette opération et qu'il ne lui a été accordé pour six mois employés audit tableau que la somme de 800 livres. 0
Lépicié (1753) décrit ainsi ce tableau : « Trois disciples de Jésus-Christ le portent au tombeau ; sur la gauche du tombeau on voit la Vierge couchée et soutenue par une des Maries, tandis que la Magdeleine éplorée témoigne la plus vive douleur. »
Actuellement à Bruxelles, au musée royal de Belgique, auquel il fut envoyé par l'État Français en i8o3 : H. i m. — L. i m. 3o.
3° Un tableau représentant la Nativité de Jésus-Christ au milieu des Pasteurs ; figures de demi-nature ; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces et demi sur 4 pieds 1 1 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
ÉCOLE VÉNITIENNE lOÇ
N* 2o3 de rinventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 4 pieds sur 4 pieds 5 pouces et demi de large [L. B.]. — A Versailles en lôçS [P.], au magasin [Mag. 96].
Signalé par Duplessis (1783) au Louvre, avec les dimensions de 3 pieds 6 pouces sur 4 pieds 2 pouces [Louv. 85].
40 Un tableau représentant une femme tenant des bijoux, nommée la Jouaillière; figure de petite nature; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur un pied 10 pouces de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
N* 38 de rinventaire Le Brun (i683) avec cette attribution : « estimé de la main du vieux Palme • [L. B.]. — A Versailles en 169^ [P.], au magasin [Mag. 96].
Signalé par Duplessis (1785) au Louvre, sous ce titre : « La belle Joaillière, maîtresse de François I*' », et avec cette note : a très gâté » [Louv. 85j.
Actuellement au Louvre, n* 1673, avec attribution à Técole vénitienne du xvi* siècle : H. o m. 69 — L. o m. 53.
50 Un tableau représentant la Vierge et l'enfant Jésus, saint Joseph auprès et un jeune homme à genoux sur un fond de paisage ; figures de petite nature ; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 6 pieds 3 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy.
Acheté en i685 d'un marchand de tableaux nommé Benoist; l'ordonnance de paiement est en date du 24 février : a Au sieur Benoist pour un grand tableau du vieux Palme représentant la Sainte Famille et un Pèlerin 2,200 livres » (Guiffrey, tome II, p. 58 1 et 661).
N" 448 de rinventaire Le Brun (partie postérieure à i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.] dans la grande antichambre [V.]. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge et saint Joseph regardent avec complaisance un jeune berger qui, dans une attitude respectueuse, adore Tenfant Jésus : le reste de la composition représente une femme à genoux
sur un prie-Dieu, ce qui caractérise l'ex-voto. » — Du Rameau (1784) le mentionne dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec celte note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1399, sous ce titre : « L'Annonce aux bergers » : H. I m. 40 — L. 2 m. 10.
Jacopo PALMA, dit il GIOVANE
Un tableau représentant un Christ couronné d*épines et deux soldats auprès; figures plus de demi-nature; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 3 pieds 2 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
N» 66 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1696 [P.], au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Le Christ, couronné d^épines, assis et couvert d'un manteau couleur de pourpre, a les bras liés et tient un roseau de la main droite; il est accompagné de trois soldats^ l'un soulève le coin de son manteau avec mépris, l'action des deux autres ne paroit indiquer que leur férocité : dans le fond et sur le dernier plan, on aperçoit encore une autre figure. » — Se trouvait dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendence en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir d ]D. R.].
Actuellement au musée de Rouen, auquel il fut envoyé par l'Etat en i8o3 : H. I m. 34. — L. I m. 04 — Signé : Jacobus Palma f.
Jacopo DA PONTE, dit le BASSAN
I** Un tableau représentant Jésus-Christ qui porte sa croix; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 4 pieds un pouce sur 5 pieds 8 pouces de large.
Versailles, Cabinet des tableaux.
N* 39 de rinventaire Le Brun (i683) avec la dimension de 5 pieds un pouce en largeur [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96]. — En 1706, au Cabinet des tableaux de Versailles [Mans. 6].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : «Jésus-Christ à genoux est accompagné de deux bourreaux qui le maltraitent, plusieurs satellites forcent Simon le Cyrénéen à soulager le Sauveur, en lui aidant à porter sa croix; la Vierge, couchée et presque évanouie, est soutenue par les saintes femmes..., andessus de ces femmes, on voit dans le chemin qui conduit au Calvaire, un homme portant une échelle et plusieurs cavaliers précédés de la foule du peuple : le fond représente du paysage et des montagnes. » — Se trouvait dans la première pièce de Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n' 1426 : H. i m. 33 — L. i m. 87.
2^ Un tableau représentant le corps de Jésus-Christ qu'on met au tombeau ; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds 10 pouces sur 7 pieds de large ; dans sa bordure cforée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N* i5o de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1732) le décrit ainsi : a Le corps du Christ étendu de son long est accompagné de chaque côté d*un nombre de disciples à peu près égal...; la privation de jour dans ce souterrain, éclairé seulement d'une lampe placée au centre du tableau, contribue à introduire dans ce lieu la tristesse et rhorreur... ; on voit dans la figure de la Vierge tout ce que la tendresse d*une telle mère peut avoir de juste et de touchant; les trois Maries témoignent leurs regrets par les larmes qu'elles versent abondamment; saint Jean et Joseph d'Arimathie regardent le Christ mort... » — Placé ensuite au Luxembourg — puis au Louvre en 1785 [Louv. 85],
Actuellement au Louvre, n* 1427 : H. i m. 5i — L. 2 m. 25.
3" Un tableau représentant Noé faisant construire Tarche; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
témoigne sa surprise et sa foi, un troisième, monté sur une espèce de parapet^ porte un flambeau allumé. . . : dans le haut du tableau, le peintre a placé une gloire d*anges ; le fond représente une étable avec des fabriques ruinées. » — En 1762, se trouvait à Paris « pour être nettoyé » ; Tannée suivante, il réintègre Versailles fCoch.]. — Restauré en 1776 par Godefroy dont voici le mémoire : « La Nativité de Jésus-Christ peint par le Bassan, tableau de 4 pieds de haut sur 3 de large, l'avoir remis sur toile et chassi neuf, nettoyé et raffermi les couleurs, 96 livres [A. N. O' igSS].
Actuellement au musée de Fontainebleau : H. i m. 24 — L. i m. o5.
70 Un tableau représentant la Fabrication de l'arche ; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 5 pieds un pouce de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy,
N* 3oo de l'inventaire Le Brun (i683) avec cette mention : a Un tableau de Jacob Bassan représentant des charpentiers et menuisiers qui travaillent à la construction de Tarche de Noé, hault de 3 pieds 2 pouces sur 3 pieds 9 pouces de large 0 [L. B.] — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le dit « allongé » [P.] : se trouvait alors au magasin [Mag. 96] ; en 1706 dans le petit appartement du Roi à Versailles [Mans. 6].
C'est vraisemblablement Tun des deux tableaux que Piganiol de la Force signalait en dessus de porte dans le grand salon du Roi à Versailles. — Lépicié (1752] le décrit ainsi : « Le Bassan a placé Noé sur le dernier plan, tandis que les premiers sont occupés par des ouvriers, par des animaux et par une femme conduisant un âne chargé de bois. » — Signalé dans la seconde pièce de Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : a sur bois, à parqueter et remettre dans sa grandeur première » [D. R.].
Actuellement au musée de Marseille, auquel il fiit envoyé par TEtat en 1802 (i) : H. i m. — L. i m. 20.
8° Un tableau représentant Noé faisant entrer les animaux dans Tarche ; figures de 12 à 14 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds sur 5 pieds un pouce de large ; peint
(i) Les indications du catalogue de Marseille (édition de 1877) à ce sujet sont complètement erronées.
#XOLE VÉNITIENNE I I 5
sur bois; dans sa bordure dorée; il a été racourci de 2 pouces et demi et élargi de 17 pouces. Versailles. Petit appartement du Roy.
N* 3oi de l'inventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 3 pieds 2 pouces et demi sur 3 pieds 9 pouces de large [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, déclare qu' a il a été agrandi » [P.] ; il se trouvait dans Tantichambre du petit appartement du Roi [V.].
C'est vraiseq^blablement Tun des deux tableaux que Piganiol de la Force signalait en dessus de porte dans le grand salon du Roi à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Ce sujet est partagé dans le tableau en trois grouppes principaux ; celui du milieu fait voir une vieille femme qui rassemble Tespèce volatile ; celui de la droite représente tous les animaux quadrupèdes, mâles et femelles, qui passent deux à deux sur une planche pour entrer dans PÂrche; et le grouppe de la gauche n*est composé que d'une femme qui accommode des balots. » — Du Rameau (1784) le mentionne dans le salon du EUrecteur des Bâtiments à Thôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « Ce tableau élargi des deux côtés est fendu au milieu, demande à 6tre parqueté et remis dans sa première grandeur » [D. R.]. — Restauré en 1789 par Martin, dont voici le mémoire : a De Jacques Bassan, l'entrée des animaux dans l'arche de Noé, tableau sur bois de 45 pouces sur 37, enlevé la crasse, les repeints et racordé les trous, 80 livres» (A. N. O' 1931).
Actuellement au musée de Boulogne-sur-Mer, auquel il fut envoyé par rÉtat en 1873 : H. i m. 12 — L. i m. 5o.
80 bis (i). Un tableau représentant le Commencement du déluge; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 5 pieds de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée; il a esté rehaussé d'un pied et élargi de 1 5 pouces.
Meudon. Appartement /rais.
N« 3o3 de l'inventaire Le Brun (i683) avec cette mention : « Le commencement du déluge, une femme assise sur le devant qui pleure et un petit garçon auprès, hault de 3 pieds 2 pouces et demi sur 3 pieds 9 pouces de
(i) Ce tableau a été omis par Bailly dans son inventaire de 1709; comme il faisait partie de cette série du Déluge, j'ai cru devoir le remettre à la place qui lui est logiquement assignée, et d'après le texte de l'inventaire de 1706 [Mans. 6].
Il6 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
large » [L. B.]. — Paillet (1695), le signalant à Versailles, le dit « agrandi » [P.] : il se trouvait alors dans Tantichambre du petit appartement du Roi [V.]. — Placé à Meudon au début du xyiii» siècle [Meud. s. d.].
Lépicié (1732) le décrit ainsi : « Tout est singulier dans la disposition et la variété des objets qui remplissent les différens plans; le^ hommes, les femmes, les animaux domestiques, les ustensiles de ménage, moitié dans Teau, moitié sur terre, les occupent tous confusément, et ne forment, pour parler juste, qu*un seul grouppe ; au milieu de ce désordre on découvre un homme noyé, un Cavalier lutant contre les flots, et sur le devant du tableau on voit un vieillard décrépit^ moins occupé de son propre danger, que de la crainte de perdre un ballot qui flotte : le fond représente d'un c6té un riche portique rempli de figures et de Tautre TArche et du paysage. »
Actuellement au musée de Nancy, auquel il fut envoyé par l'État, sous le premier Empire, sur la demande de l'impératrice Joséphine : H. o m. 99 — L. I m. 30.
90 Un tableau représentant Noé offrant un sacrifice à Dieu après sa sortie de Tarche ; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 5 pieds un pouce de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée ; il a été racourci de 2 pouces et demi et élargi de 17 pouces (i).
Versailles, Petit appartement du Roy.
N« 3o2 de l'inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 3 pieds a pouces et demi sur 3 pieds 9 pouces [L. B.]. — Â Versailles en 1695, avec la note : « agrandi » [P.].
Piganiol de la Force le signale en dessus de porte du cabinet des Termes à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : a Cette composition rend d'une manière sensible tous les embarras d'un déménagement; meubles, bétail, batterie de cuisine, tout est dans la confusion ; on ne distingue bien de toutes les espèces de figures qu'une femme qui tire du linge d'une espèce de coffre, et une autre qui porte une charge de bois : dans l'éloignement on voit un autel rustique, où Noé offre à Dieu un sacrifice en action de grâces. » — Du Rameau (1784) le mentionne dans la troisième pièce de l'hôtel de la Surintendance avec cette note (1788) : « A remettre dans sa première grandeur, il y a une fente et plusieurs écailles à remplir » [D. R.].
Actuellement au musée de Bordeaux, auquel il fut envoyé par l'État en i8o3 : H. I m. o5 — L. i m. 2 1 .
(i) Ce tableau et les trois précédents faisaient partie de la même suite; et, après comme avant ces modifications, tous les quatre se faisaient pendant.
9 bis (i). Un tableau représentant le Fragment {sic) du rocher lorsque Moïse frape dessus avec sa verge ; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large; il a été rehaussé de 17 pouces et eslargi d*un pouce et demi et dans sa bordure dorée.
Meudon. Appartement frais,
N» 74 de rinventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 2 pieds 8 pouces sur 3 pieds 4 pouces [L. B.]. — Paillet (lôgS), qui le signale à Versailles, le déclare « agrandi en i685 » [P.] ; il se trouvait alors dans l'antichambre du petit appartement du Roi [V.]. — Mis à Meudon au début du XVIII* siècle [Meud. s. d.].
Piganiol de la Force le signale en dessus de porte du cabiner des Termes à Versailles, faisant pendant aux précédents n** 3, 4 et 9. — Lépicié le décrit ainsi : « Un vieillard à cheval, accablé par Page et Tardeur de la soif, reçoit avec avidité de Teau que lui apporte un jeune homme... : le Peintre a placé Moyse dans Téloignement, afin d'avoir plus de champ pour enrichir ses premiers plans d'animaux et de volatiles » : il lui donne comme dimensions 3 pieds 9 pouces et demi sur 4 pieds 3 pouces et demi de large. — Se trouvait dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « à remettre dans sa première mesure » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n^ 1424 : H. o m. 93. — L. i m. 11 (2).
io« Un tableau représentant la Vierge tenant Tenfant Jésus avec sainte Elizabeth, saint Jean et saint Joseph; figures plus de demi-nature ; ayant 2 pieds 7 pouces de diamètre; rehaussé de 7 pouces et peint sur bois ; dans sa
Fontainebleau. Appartement de Monseigneur.
Ce tableau fiit inscrit par Bailly sous le nom du Bassan ; c'était là une erreur manifeste, car dans tous les inventaires, depuis celui de Le Brun jusqu'à celui de 1706, l'attribution à André del Sarte avait été toujours pro-
(0 Ce tableau, comme le n* 8 bis, a été omis par Bailly dans son inventaire de 1709 ; le texte ci-dessus est pris de l'inventaire de 1706 [Mans. 6].
(2) En i8o3, il fut compris dans le lot de tableaux réservé au musée de Nantes ; il en fut ensuite retiré.
posée. Bailly convint de son erreur, par une note au crayon qui doit se trouver sur la copie de son inventaire que possède le Louvre et que M. Villot déclare ainsi conçue : « Je l'ai rapporté de Fontainebleau; il est d'André del Sarte et non du Bassan. » M. Villot déclare cette note postérieure à lySi.
N* 7 de l'inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 3 pieds
II pouces de haut sur 3 pieds de large [L. B.]. — Signalé ensuite à Fontainebleau dans le cabinet de l'alcôve [Font. s. d.].
Au Louvre en 1737 [Louv. 37]. — Lépicié (1752) le déclare semblable au no I d'André del Sarte (p. 35) sauf que saint Joseph y remplace les deux anges; il le dit de 3 pieds 4 pouces de haut sur 3 pieds 8 pouces de large et de forme ovale. — Signalé par Jacques Bailly (1766) au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré en 1789, au prix de 220 livres, par Martin, dont voici le mémoire (A. N. O' 193 1) : « D'André del Sarte, une Sainte Famille de 39 pouces sur 34 qui avoit été enlevé de dessus bois, réparé des trous, des écailles et des gersures et enlevé une crasse très ancienne, cet ouvrage a été fort long et fort difficile. »
Actuellement au Louvre, n* 1 5 16 : H. i m. 08 — L. o m. 88. — Signé Andréa del Sarto Florentino faciebat ; on y relève en outre le monogramme AV.
11° Un tableau représentant les Pellerins d'Emaus à table avec Jésus-Christ ; figures plus de demi-nature ; ayant de hauteur 6 pieds sur 8 pieds de large ; dans sa
N* 390 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans Tantichambre du petit appartement du Roi [V.]. — En 1706, dans le cabinet des tableaux au même château [Mans. 6].
Placé au Louvre, dans la galerie d'Apollon en 1737 [S.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : a Le Bassan a pris le moment de la fraction du pain et celui où les deux disciples reconnaissent le Sauveur; ces trois figures et celle d'un jeune homme qui va servir un plat, sont d'un assez bon goût de dessein, etc.; on voit sur la droite du tableau un autre grouppe dé trois figures, composé d'une espèce de maître d'hôtel assis, d'une femme portant une assiette où sont des fruits et d'un spectateur; le devant de la table est occupé par un spectateur à genoux, qui tient deux flacons de vin : la scène se passe dans un salon orné d'un grand rideau rouge ; dans Téloignement on voit du paysage. » — Se trouvait dans la sixième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : 0 Ce tableau a une couture très apparente, ce qui obligera à le rentoiler » [D. R.].
ÉCOLE VÉNITIENNE IIQ
Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par TEtat en i8i i, sous ce titre : « Leandre Bassan. L'Institution de TEucharistie » : H. i m. 97 — L. 2 m. 60.
12° Un tableau représentant la Flagellation de Notre Seigneur; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 4 pieds sur 2 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N* 337 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.]> au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1752) le décrit ainsi: « Sur le devant du tableau on voit un satellite faisant une poignée de verges, et sur le même plan un juge qui ordonne de fustiger le Sauveur attaché à la colonne ; auprès de ce grouppe sont deux bourreaux armés de fouets; vers la gauche du spectateur, le Peintre a placé un vieillard occupé de Tévènement et un jeune homme qui tient un flambeau allumé : il ajoute que « ce tableau est si noir et si mal conservé qu'il n'est pas possible de juger de Teffet ni de la couleur. » —Se trouvait dans la cinquième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : a à rentoiler » [D. R.].
Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par l'Etat sous le premier Empire : H. i m. 5o — L. o m. 97.
i3" Un tableau représentant une Vendange; figures de 12 à 14 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds I o pouces de large ; rehaussé et élargi de 14 pouces; dans sa bordure dorée.
Meudon. Appartement frais.
N* 43 de l'inventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 3 pieds sur 3 pieds 8 pouces et demi de large [L. B.]. — Paillet (1695) le signale à Versailles et le dit « élargi » [P.] : il se trouvait alors dans l'antichambre du petit appartement du Roi [V.]. —Mis à Meudon au début du xviii» siècle [Meud. s. d.].
Posé dans la chambre du Roi à Versailles en 1737 [C. R.]. — Restauré par Colins en 1760 (A. N. O' 1934 ^). — Placé ensuite au Luxembourg. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Différentes figures sont dans des attitudes relatives à la vendange; les unes coupent des raisins, d'autres en ren-
versent dans des vaisseaux, on voit une femme qui tire du vin à une cuve, un jeune enfant qui boit dans une tasse et sur le même plan des ouvriers qui accommodent des tonneaux. » — Au Louvre en 1785 [Lrouv, 83].
Actuellement au Louvre, n<> 1438 : H. o m. 97 — L. i m. 20.
14® Un tableau représentant le Voyage d'Abraham en Chanaan ; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 5 pieds 4 pouces sur 7 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Meudon. Appartement frais,
N* 25o de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], dans l'antichambre du petit appartement du Roi [V.]. — A Meudon en 1706 [Mans. 6].
Se trouvait dans la cinquième pièce de Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « nettoyer légèrement » [D. R.].
Actuellement au musée de Strasbourg, auquel il fut envoyé par TÉtal Français en i8o3.
Lambert ZU8TRIS
10 Un tableau représentant Judith qui tient la tête d'Holopherne, accompagnée d'Abra, sa servante ; figures comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 3 pieds 4 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Paris. Appartement de M"« la duchesse du Berry.
No 56 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — En 1695 à Versailles [P.], dans le cabinet doré [V.]. — En 1706, dans Tappartement de Monsei* gneur audit château [Mans. 6].
Lépicié (1732) le décrit ainsi : a Judith, debout, accompagnée d'une esclave, tient de la main droite la tète d*01opherne et semble par son action remercier Dieu de sa victoire : ce grouppe a pour fond la tente et le camp du général assyrien. » — Se trouvait dans la première pièce de l'hôtel de la
Surintendance en 1 760 [J.] et, en 1 784, avec cette note : « rentoiler, laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au musée de Lille, auquel il fut envoyé par PÉtat en 1801, avec attribution à AUori : H. i m. i3 — L. o m. 93.
20 Un tableau représentant la Magdeleine aux pieds de Jésus-Christ après sa Résurrection qu'elle prit pour un Jardinier ; figures de petite nature ; ayant 5 pieds 9 pouces en quaré et dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
N* 352 de rinventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 6 pieds sur 5 pieds 10 pouces de large [L. B.]. — Â Versailles en 1695 [P.], dans Tantichambre du petit appartement du Roi |V.].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Ce sujet, composé de deux figures, représente Jesus-Christ sous la forme d'un jardinier, qui apparoit à la Madeleine : la scène se passe dans un jardin décoré à la moderne, c'est-à-dire embelli de treillages et d'autres ornemens. v
Actuellement au musée de Lille, auquel il fut envoyé par TËtat en 1801 avec attribution à Dossi : H. i m. 34 — L. i m. 93 (i). Marqué d'armoiries qui font supposer qu'il appartint à la maison de Fugger d'Âugsbourg.
3° Un tableau représentant le Baptême de Notre Seigneur par saint Jean sur le Jourdain ; figures de 1 5 à 16 pouces ; ayant de hauteur 4 pieds sur 7 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux,
N* i56 de l'inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 4 pieds sur 6 pieds un pouce [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l'appartement de Monsieur [V.]. — En 1706, dans le cabinet des tableaux dudit château [Mans. 6].
Lépicié (1752] le décrit ainsi : et Le Peintre a choisi le moment où le saint Esprit, en forme de colombe, descend sur le Sauveur, et où le Père Eternel fait entendre sa voix pour manifester la gloire de son fils; cette
(i) Dans rétat d'envoi les dimensions indiquées sont celles de l'inventaire Bailly.
voix du Ciel semble donner le mouvement à toutes les figures ; les unes regardent en Pair avec admiration et les autres frappées d'étonnement paroissent s'entretenir de ce miracle ; au centre du tableau et tout à fait sur le devant, on voit saint Jean qui baptise Jesus-Christ et deux Anges qui tiennent ses vôtemens : je ne conçois pas le goût de Lambert Zustris d'avoir placé sur une roche isolée une femme toute nue, exposée aux regards de la multitude...; on voit au bas du tableau un bas-relief représentant un Pélican qui se perce la poitrine pour nourrir ses petits. » — Restauré en 1770 par Godefroy, dont voici le mémoire : « Le Baptôme de Barjezu {sic) peint par Lamberti de Venise, tableau de 4 pieds de haut sur 7 de large, l'avoir remis sur toile et chassi neuf et revu dans nombre d'endroits écaillés, 160 livres » (A. N. O' 1933).
Actuellement au musée de Caen, auquel il fut envoyé par l'État en 1804 : H. I m. 32 — L. 2 m. 40. — Signé : Lambertus de Amsterd(im.
49 Un tableau représentant un Paysage sur le devant duquel paroit un saint Philippe baptisant l'Eunuque de la Reine d'Ethiopie; figures de 6 à 7 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 2 pouces et demi sur 4 pieds un pouce de large; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
N* 266 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
50 Un tableau représentant Venus couchée tenant deux pigeons avec un Cupidon qui tient un carquois et une flèche ; figures comme nature ; ayant de hauteur 4 pieds sur 5 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Paris, Cabinet des tableaux,
N" 186 de l'inventaire Le Brun {i683) avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 6 aoust 1690 » [L. B.]. — A Paris en 1691 [H.], et en 1726 [Coyp.J.
Lépicié (1732] le décrit ainsi : « La Déesse, couchée sur un lit richement sculpté, tient par les ailes un pigeon dont elle semble exciter les caresses pour sa compagne ; l'Amour, assis sur le devant du tableau, regarde malignement l'action de sa mère et badine avec une flèche ; sur le troisième plan on voit Mars qui arrive, le casque en tôte, armé de son bouclier et de la lance : le fond représente un jardin, dans l'éloigncment duquel on aperçoit
plusieurs personnes à table. » — Du Rameau (1784) le mentionne dans la deuxième pièce de Thôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n« 3640 : H. i m. 34 — L. i m. 83.
Andréa SCHIAVONE
Un tableau représentant saint Jérôme dans un Paysage ; ligure de 3 à 4 pouces ; ayant 6 pouces et demi de diamètre ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée. Versailles, Cabinet des tableaux.
N* 95 de l'inventaire Le Brun (i683), avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 6 aoust 1690 v [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionne à Paris, ajoutant en note : « Le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le 29 octobre 1692 et ce tableau est à Versailles » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag.].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « II représente sur un fond de paysage saint Jérôme devant un crucifix, se frappant la poitrine avec un caillou. » — Se trouvait à l'hôtel de la Surintendance en 1760, dans la quatrième pièce [J.], en 1784, dans la neuvième pièce, avee cette note (1788) : « laver et vernir » [D.. R.].
Jehan TOn CALCKER
Un tableau représentant un portrait d'homme, ayant la main droite appuyée sur un piédestal et la gauche sur le côté ; ligure comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 2 pieds 6 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N* 48 de l'inventaire Le Brun (i683) où il est ainsi annoncé : » un tableau de Van Calcar, disciple du Titien, représentant un portrait d'homme
Antonio ALLEORI, dit le CORRÈOE
lo Un tableau représentant la Vierge tenant le petit Jésus qui présente un anneau à sainte Catherine, dite l'Epousaliste, et sur le fond saint Sébastien tenant des flèches ; figures comme nature ; ayant 3 pieds 2 pouces en quaré (i) ; orné de sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
Peint en iSig. Acheté par Louis XIV aux héritiers du cardinal Mazarin, à qui il avait été donné par le cardinal Barberini (2].
N« 149 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — En lôgS à Versailles [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Mis en 171 5 dans la chambre du duc d'Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Replacé en 1787 dans la galerie de Versailles [G. R.] où Piganiol de la Force le signale encore. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Vierge, avec affection, présente à son fils la main droite de sainte Catherine, dont il tient le quatrième doigt pour y passer Tanneau nuptial..., sainte Catherine est supposée à genoux; on voit derrière elle saint Sébastien qui regarde avec joie cette divine alliance : le peintre a placé dans réloignement et dans un fond de paysage, le martyre de saint Sébastien. » — Se trouvait dans le salon du Directeur des Bâtiments à l'hôtel de la Surin-
(i) Baillly a oublié d'ajouter : a peint sur bois ».
(2) Voir la note 2 du n* 5 du chapitre de Tiziano Vecelli.
tendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « en bon état » (i) [D. R.].
Actuellement au Louvre, n^ 1 147 : H. i m. o5 — L. i m. 02.
2^ Un tableau représentant TEnigme de la Flaterie, sous la figure d'un homme entouré de plusieurs femmes qui lui font divers maux; figures de demi-nature; ayant de hauteur 4 pieds 4 pouces sur 2 pieds 7 pouces et demi de large ; peint à gouaste avec des glaces dessus dans une bordure dorée;
3^ Un tableau représentant l'Enigme des Vertus sous la figure de plusieurs femmes assises sur des nuages tenant des trophées et des couronnes; de mêmes dimensions et nature que le précédent.
Ces deux tableaux appartenaient au duc de Mantoue, qui les vendit à Charles I*' d'Angleterre ; à la mort de ce dernier, achetés par Jabach qui céda le n« 3 à Louis XIV CLt le no 2 au cardinal Mazarin; à la mort de celui-ci ce tableau entra dans la collection de la Couronne.
Félibien, dans la première partie de son livre sur les Estampes du Cabinet du Roi, décrit ainsi ces deux tableaux : « N* 2. Le fond est un paysage très-agréable : au pied d'un arbre qui fait un couvert délicieux, on voit un homme nu et environné de trois femmes aussi presque nues ; l'une de ces femmes qui est assise lui lie les jambes et les bras aux branches de l'arbre pendant qu'une autre femme, qui est debout du même côté et qui s'approche de son oreille, semble le charmer par le son d'une flûte dont elle joue; la troisième femme est de l'autre côté, elle tient des serpents qui s'allongent pour mordre l'estomac de cet homme qui, pour ne pas les voir, tourne la tôte du côté d*où vient le son de la flûte... : au-dessous de toutes ces figures est un jeune enfant qui rit et qui d'une main tient une grappe de raisin (2). » — « N» 3. Le Corrège a voulu représenter la Vertu héroïque ^ ~^^— ■■^— ^-^— — ^— . ^__^__^»^ .
(i) Lépicié déclarait qu'il était diflicile de trouver un tableau du Corrège en meilleur état que celui-ci.
(2) Félibien explique ainsi le symbolisme de cette composition : « Le Corrège a voulu peindre l'image d'un homme sensuel dont les vices se rendent maîtres : car cette femme qui joue de la flûte est la Volupté qui Tenchante; la mauvaise habitude est figurée par cette autre femme qui lui lie les pieds
victorieuse des Vices ; il est aisé de la reconnoître à sa contenance et à ses vôtemens; elle tient d'une main une lance brisée, et de Tautre un casque; elle foule sous ses pieds les Vices, qui paroissent sous la forme de divers monstres : à ses côtés sont deux figures de femmes, dont Tune représente les Vertus morales, savoir : la Prudence, par le serpent qui est dans sa coiffure, la Force par une peau de lion sur laquelle elle est assise, la Justice par répée qu'elle tient d'une main et la Tempérance par une bride qu'elle tient de l'autre main ; l'autre figure de femme, qui est accompagnée d'un jeune enfant et qui, d'une main, montre le Ciel et, de l'autre, semble avec un compas prendre des mesures sur un globe, est vraisemblablement mise là pour l'encyclopédie des Sciences. Derrière la Vertu héroïque est une jeune femme qui a des ailes au dos; d'une main, elle tient une palme et de l'autre une couronne de laurier qu'elle met au-dessus de la tête de la Vertu ; cette figure représente la Gloire... » — N** 121 et 55 de l'inventaire Le Brun (i683) qui les annonce ainsi : « Un tableau de la main du Corrège représentant un Martias que Ton écorche (i), peint sur toille de mignature; avec sa bordure dorée et ses voUetz peints d'ornements rehaussez d'or. » « Un autre de la main du Corrège représentant un emblesme des vcrtuz, peints de mignature sur toille... avec sa bordure dorée et ses voUetz peints d'ornements rehaussez d'or » [L. B.]. — Paillet (1695), qui signale ces deux tableaux à Versailles, déclare en note : « L'on a mis des glaces devant au lieu des voletz restez au magasin « [P.] ; ils se trouvaient alors dans la galerie de ce
sans qu'il y résiste ; et quant à celle qui tient des serpens, on peut aisément connaître que c'est la Syndérèse qui le tourmente, parce que le voluptueux, au milieu de tous ses plaisirs, n'est jamais entièrement content; au contraire, si d'un côté il se laisse charmer par la douceur des pernicieux appas qui le flattent, d'un autre côté il sent le remords de sa conscience qui le bourrelé. Le Peintre a ingénieusement mis toutes les marques qui peuvent faire comprendre le sens allégorique de cette peinture : les trois femmes ont les cheveux environnés de serpens, qui ont toujours été la figure de la sensualité et des infâmes voluptés ; le vêtement de peau sur lequel cet homme est assis et qui représente les habits dont les premiers hommes se couvroient, signifie, dans les images symboliques, l'homme sensuel et les sales actions. L'enfant qui tient une grappe de raisin, marque ce vin du siècle dont il est parlé dans l'Écriture : // entre agréablement, mais il mord à la fin comme un serpent, c'est-à-dire qu'il est doux d'abord, mais qu'il empoisonne à la fin... En considérant aussi l'une de ces femmes qui s'avance près l'oreille de cet homme pour le charmer et l'autre qui tient des serpens et qui semble se détourner de lui et le quitter, on pourroit croire que le Corrège a eu dessein de signifier par là ce qu'Aristote a dit des plaisirs, qu'ils s'approchent de l'homme agréablement, mais qu'en s'en allant ils ne lui laissent que de la douleur et du repentir. »
(i) Cette môme identification était également proposée au catalogue de la collection Mazarin.
I^COLK LOMBARDE I 29
château [V.]. ^ Signales à nouveau en lyBy, dans la petite ga^e^ie de Versailles [G. R.] et par Piganiolde la Force. — Mentionnés parLépicié (1752). — Se trouvaient dans le salon du Directeur des Bâtiments à Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 [D. R.].
Actuellement au Louvre, département des dessins, n" 18 et 17, sous les titres ; Le Vice — La Vertu : H. i m. 42 — L. o m. 85.
40 Un tableau représentant Antiope endormi accompagné d'un Amour et Jupiter transformé en satyre; figures grandes comme nature ; ayant de hauteur 5 pieds 9 pouces sur 3 pieds 9 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
Acheté par Charles I*' d*Angleterre du duc de Mantoue ; à la mort de ce roi, acquis par Jabach, qui le céda au cardinal Mazarin ; ses héritiers le vendirent à Louis XIV.
N° 122 de rinventaire Le Brun (i683), qui Tannonce ainsi : « Une Vénus avec un satir et un amour » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96]. — En 1706, au cabinet de la Surintendance [Mans. 6].
Mis en 171 5 dans le grand cabinet du duc d'Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Placé au Louvre, d*oii il quitte en 1737 pour rentrer à la Surintendance [Louv. 37]. — En 1750, au Luxembourg. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Dans un antre frais, Antiope, couchée nonchalamment sur une draperie bleue, a la tête appuyée sur le bras droit et la main gauche posée sur son arc ; aux pieds de la nymphe on voit TAmour endormi, il a sous lui une peau de lion ; Jupiter, transformé en satyre, soulève la draperie qui couvre Antiope et la regarde d*un air satisfait. » — Nettoyé vers 1780, par Hoogstoel, dont voici le mémoire : « L'Antiope endormie par le Corrège, avoir occupé six jours pour nettoyer ledit tableau, 100 livres » (A. N. O' 1933). — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré en 1786 par le peintre Godefroid dont voici le mémoire : « L'Antiope du Corrège, pour ravoir netoyé et levé les anciens repeins en grande quantité sur les parties lumineuses, avoir gratté le plus de gersures possibles et les plus apparentes pour éviter d'y refaire des repeins qui ont été seulement obligés à la hanche et à quelques parties du col et au corps de l'enfant, 200 livres u (A. N. O' 1931).
Actuellement au Louvre, n* 118 : H. i m. 90— - L. i m. 14.
5* Un tableau estimé du Corrège représentant la Vierge tenant le petit Jésus accompagné d'un saint Jean et saint
l30 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
Joseph dans le fond; figures plus de demi-nature; ayant de hauteur 23 pouces sur 19 pouces de large; dans sa
Versailles. Petite gallerie du Roy.
N* 94 de l'inventaire Le Brun (i683), qui Tannonce ainsi : a Un tableau manière du Corrège représentant une Vierge assise qui tient le petit Jésus tout nud sur ses genoux, auquel saint Jean présente une croix quMl prend et saint Joseph derrière » [L. B.]. — A Versailles en 1693 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du Billard. — Lépicié (1752) le déclare peint sur bois et « fort endommagé par le temps et les prétendues restaurations ».
Au Louvre, n* 53o du catalogue Vil lot et porté aux inconnus de Técole lombarde : H. o m. 64 — L. o m. 53.
60 Un tableau estimé du Corrège représentant saint Jérôme sur un fond de paysage; figure de 14 a i5 pouces; ayant de hauteur un pied 6 pouces et demi sur 14 pouces et demi de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Petite gallerie du Roy,
N* 236 de rinvcntaire Le Brun (i683), qui l'annonce ainsi : « Un petit tableau du Corrège qui représente un saint Hierosme faisant pénitence dans un désert un lyon auprès » [L. B.]. — Paillet Tattribue seulement « manière du Corrège » et le mentionne à Versailles [P.] : il se trouvait alors au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1752) fait des réserves sur Tattribution au Corrège et décrit ainsi le tableau : « Le Saint est représenté un genou en terre et se frappe la poitrine avec un caillou... ; il regarde un crucifix environné de rayons; à ses pieds on voit d*un côté un lion et de l'autre une tète de mort. »
Actuellement au musée de Strasbourg, auquel il fut envoyé par TÉtat Français en i8o3.
7<> Un tableau estimé du Corrège, représentant un Satyre auprès d'une femme nue endormie avec un petit Amour derrière; figures de demi-nature; ayant de hau-
ÉCOLE LOMBARDE l3l
teur 21 pouces sur 20 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
N» 271 de rinventaire Le Brun (i683), qui Tattribue « manière du Corrège » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [V.]. — Se trouvait en 1706 au cabinet de la Surintendance [Mans. 6].
8<» Un tableau estimé du Corrège, représentant la Vierge tenant le petit Jésus , la Magdeleine qui lui baise les pieds et un saint Jérôme debout sur le devant qui tient dans sa main un rouUeau de papier écrit ; figures de 7 à 8 pouces ; ayant de hauteur 1 7 pouces sur 1 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit cabinet proche lapetite gallerie du Roy.
« M. le comte de Tessin, seigneur suédois, si connu par son amour pour les Arts et par son inclination particulière pour la Peinture, a dit à M. Portail, garde des tableaux du Roi dans le département de Versailles, que ce morceau étoit un présent du comte de Tessin son père à Louis XIV » (Lépicié).
Signalé dans l'inventaire de 1706 [Mans. 6].
Quitte le Louvre en 1787 pour l'hôtel de la Surintendance à Versailles [Louv. 37]. — Restauré en 1748 par Picault, dont voici le mémoire : « Avoir levé la peinture d*un tableau du Corrège, peint sur toile, représentant une Vierge, Tenfant Jésus et quatre autres figures (i), lequel tableau a été marouflé sur une toile neuve et mis sur un chassi à clef ayant de hauteur un pied 6 pouces sur un pied de large. Cette opération m'a tenu quinze jours » (2) (A. N. O* 1 934^). — Lépicié ( 1 752) ajoute à la description de Bailly ce détail que « l'enfant Jésus regarde dans un livre ouvert qu'un Ange tient devant lui » ; il ajoute que cette peinture est l'esquisse du tableau de ce maître qui se trouve dans l'église de Saint-Antoine à Parme et qui a été gravé par Augustin Carrache. — Se trouvait en 1760 dans le deuxième cabinet particulier de l'hôtel de la Surintendance avec cette mention : « dans la manière du Corrège mais de peu de valeur » [J.].
9® Un tableau représentant un Ecce homo couronné d'épines, assis sur une draperie changeante, tenant un
(i) Lépicié déclare que ce groupe n'est composé que de cinq personnes. (3) Il n'y a pas de prix indiqué dans le mémoire.
roseau entre ses mains posées sur ses genoux ; figures de 5 pouces ; ayant de hauteur 6 pouces sur 4 pouces et demi de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée. Versailles. Cabinet des tableaux.
Signalé dans Tinventairc de 1706 [Mans. 6].
Lépicic (1752) le dit peint sur cuivre et le décrit ainsi : « Autour de la tâte du Christ on voit une gloire en or; il est couronné d'épines et tient un roseau entre ses mains... il est assis sur une espèce de manteau couleur de pourpre et il a la cuisse droite couverte d'un linge. » — Se trouvait en 1760 dans le deuxième cabinet de l'hôtel de la Surintendance, sous cette désignation : « un tableau peint dans la manière du Corrège » [J.].
LodoTioo CARACCI
1° Un tableau représentant TAdoration des Rois avec une gloire d^anges au dessus; figures de 7 à 8 pouces; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 4 pieds 3 pouces de large ; il a été rehaussé de 8 pouces dans sa bordure de sculpture blanche non dorée.
Versailles, Cabinet de la Surintendance.
N« 124 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin d'où il sort pour 6tre placé à Trianon sous bois [T. M. C.]. — Au cabinet de la Surintendance en 1706 [Mans. 6].
Lépicié (1732} le décrit ainsi : « La Vierge, assise, tient son fils, saint Joseph debout paroit pénétré de joie...; aux pieds de la Vierge, un des trois Rois, à genoux, présente au Sauveur de l'or; les deux autres sont dans des attitudes respectueuses; le prince Maure, qui offre de l'encens, est coeffé d'un turban orné de plumes; au-dessus de ces difPerens grouppes, le Peintre a placé une Gloire et des anges : le reste de la composition représente les équipages des trois Rois, un étable et un bâtiment ruiné. » — Se trouvait dans la première pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec la mention « estimé de Louis Carrache » et cette note (1788) : « à remettre dans sa première forme et à laver et vernir» [D. R.].
Actuellement au musée de Lyon, auquel il fut envoyé par l'Etat.
ÉCOLE LOMBARDE l33
2* Un tableau représentant la Nativité de Jésus-Christ au milieu des Pasteurs avec une gloire d^anges au-dessus ; figures de 9 à lo pouces ; ayant de hauteur i3 pouces et demi sur 19 pouces de large; peint sur cuivre dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy,
Acheté en i685 au sieur de Briancourt^ comme Tatteste cette ordonnance de recette en date du 6 février : n Du sieur Du Metz, 11,000 livres pour délivrer au sieur de Briancourt pour le payement de deux tableaux qu'il a livrez à S. M., l'un ovale du Dominicain représentant l'Histoire de Timocléc, et l'autre carré, long de 19 pouces et demi, du Carrache, représentant une Nativité » [GuifFrey, tome II, col. 58o et 661].
N* 452 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683) [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.]. —En 1706, dans la petite galerie [Mans. 6].
Placé en 1715 dans la galerie de Thôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Se trouvait, en 1737, dans la petite galerie de Versailles [G. R.]. — Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du Billard à Versailles. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « Le grouppe principal de ce tableau nous montre la Vierge en adoration auprès de l'enfant Jésus que saint Joseph fait voir aux Pasteurs en soulevant un linge qui le couvre ; sur la droite du tableau deux Anges d'un ordre supérieur paroissent s'entretenir de cet événement et dans le haut du tableau d'autres Anges répandent des fleurs sur le nouveau-né; plusieurs bergers viennent adorer le Sauveur, l'un d*cux tient un agneau et un autre porte son enfant sur ses épaules. »
Actuellement au musée de Fontainebleau: H. o m. 37 — L. o m. 5i.
3" Un tableau représentant Omphale; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 5 pouces et demi sur 2 pieds un pouce et demi de large; dans sa bordure dorée.
Acheté en 1686 au marchand de tableaux Garrigue, comme le prouve cette ordonnance de paiement en date du 3 novembre : « Au sieur Garrigue pour un tableau de Louis Carrache représentant Omphale, maîtresse d'Hercule, i,5oo livres >» [GuifFrey, tome II, col. 870, 917].
A Versailles eu 1693 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
l34 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
Placé en 171 3 dans la chambre du duc d'Ântin en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Quitte le Louvre en 1737 pour être remis dans la galerie de Versailles [G. R.] où Piganiol de la Force le signale. — Lépicië (1752) le décrit ainsi : « Omphale a les cheveux tressés et le front ceint d'un diadème orné de pierreries ; elle a les épaules couvertes d'une peau de lion et les deux mains appuyées sur la massue d'Hercule. » — Se trouvait en 1760 dans le salon du Directeur des Bâtiments à l'hôtel de la Surintendance [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : « s'écaille^ demande à être remis dans sa première grandeur » (i) [D. R.].
Actuellement au musée de Genève, auquel il fut envoyé en 1804 par TÉtat Français, avec attribution à « Luigi Cagnani ».
40 Un tableau estimé de Louis Carrache représentant la Nativité de Jésus-Christ au milieu des Pasteurs ; Hgures de 6 à 7 pouces ; ayant de hauteur 1 1 pouces sur 8 pouces de large ; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy,
N<» 217 de l'inventaire Le Brun (i683], qui l'annonce ainsi : « Une nativité, saint Joseph et cinq ou six figures de bergers » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.], puis au magasin [Mag. 96].
Signalé en 1760 par Jeaurat dans la troisième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.].
5* Un tableau estimé de Louis Carache représentant TAnnonciation de la Vierge ; figures de 5 à 6 pouces ; ayant de hauteur 10 pouces sur 7 pouces et demi de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.
Appartint au cardinal Mazarin, puis au duc de Mazarin, et entra ensuite dans la collection de Louis XIV [Villot].
N* 218 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.], puis au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1752) l'attribue à Annibale Carracci, lui donne comme dimensions 19 pouces et demi sur 12 pouces et demi de large et le décrit ainsi :
(i) Piganiol donne à ce tableau les dimensions de 2 pieds et demi en carré; Lépicié 2 pieds 5 pouces sur 2 pieds de large.
ÉCOLE LOMBARDE l35
« La Vierge à genoux devant un prié-Dieu sur lequel paroit un livre, reçoit la salutation de l'Ange; dans le haut du tableau on voit le père Éternel avec le Saint-Esprit; la Vierge a une robe rouge et un manteau bleu, TÂnge est sur un nuage, il tient de la main droite un lis, il a une tunique de lin, retroussée sur le bras avec une agrafi'e d*or, sa draperie est de couleur violette rehaussée de jaune, elle est attachée sur Tépaule par un nœud de pierreries; le fond représente la chambre de la Vierge. » — Se trouvait en 1760 dans le deuxième cabinet particulier de Thôtel de la Surintendance [J.]. — Restauré en 1777 par Hacquin dont voici le mémoire : « Avoir rassuré les couleurs qui tomboient par écailles à un tableau représentant l'Annonciation peint sur cuivre par le Carrache, 12 livres » [A. N. O' i733]. — Mentionné en 1784 par Du Rameau dans la neuvième pièce de la Surintendance, avec les dimensions de 18 pouces sur 1 1 pouces et cette note (1788) : <* laver et vernir » [D. R.].
Au Louvre, n« i33 du Catalogue Villot, avec attribution à Annibale Carracci : H. o m. 34 — L. o m. 37.
Annibale CARRACCI
i<> Un tableau représentant un Paysage sur le devant duquel paroit Armide tenant une houlette discourant avec un Pasteur ; figures de 6 à 7 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces et demi sur 5 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
M 70 de l'inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 3 pieds 8 pouces sur 5 pieds et demi de large [L. B.]. — Pailtet, qui le signale à Trianon, déclare qu'il fut « agrandi en 1695 » (i) [P.] ; à Trianon il était placé dans l'antichambre de l'appartement du Roi [T. M. C.]. — En 1706 il se trouvait au cabinet des tableaux à Versailles [Mans. 6].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : a Herminie tient de la main droite une lance et conte ses aventures à un vieillard assis, trois enfans sont placés près de lui, l'un joue de la flûte, l'autre du chalumeau et le troisième ne
(i) Cette opération avait pour but de le rendre pendant au n^ 9 du Dominiquin.
l36 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
paroit n*avoir d*autre sentiment que celui de la crainte; on voit des moutons parques sur la gauche du tableau avec une femme qui leur donne à manger et, dans l'éloignement, on aperçoit le fleuve du Jourdain qui forme plusieurs cascades. » — Signalé en 1760 dans la troisième pièce de Thôtel de la Surintendance [J.] et en 1784 au magasin de ce môme hôtel [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1618, avec attribution à Zampieri : H. i m. 33 — L. 1 m. 81.
2° Un tableau de paysage représentant un Retour de pêche; figures de 22 à 24 pouces; ayant de hauteur 4 pieds sur 7 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.
3<> Un tableau de paysage représentant un Retour de chasse ; de mêmes dimensions.
Paris, Cabinet des tableaux,
N*** 191 et 190 de Tinventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 4 pieds 4 pouces sur 7 pieds 8 pouces [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l'appartement de Monseigneur [V.]. — En 1706 à Paris au cabinet des tableaux [Mans. 6].
Placés en 171 5 dans Tantichambrc de Thôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Quittent le Louvre en 1737 pour entrer à la Surintendance [Louv. 37]. — Lépicié (1752) les décrit ainsi : « Vers le centre du paysage, deux bateliers et une femme arrivent de la poche dans un bateau ; Tun de ces bateliers fait un mouvement avec sa rame pour s'approcher plus près de la terre et Tautre survuide un grand panier rempli de poissons dans un autre posé sur le bord de la rivière : sur le devant et à la gauche du tableau, on voit deux chasseurs qui se reposent et qui regardent le gibier qu'ils ont tué ; et sur d'autres plans le Peintre a placé différentes figures dont les actions sont relatives à la pâche. » — « Sur la droite du tableau des domestiques tirent de deux paniers les apprêts d'un déjeuner et les arrangent sur un bout de terrasse, au pied de laquelle coule un ruisseau; un jeune homme y met raffraichir le vin ; en suivant la même ligne et vers le milieu du tableau un valet, assis dans un chemin creux, semble indiquer de la main gauche à un cavalier et à une dame le sort de la chasse ; auprès de ce grouppe, un paysan en camisole rouge et coêfTé d'un chapeau de paille, tient d'une main deux chiens en lesse et de l'autre un grand bâton, auquel un lièvre est attaché ; le reste de la composition représente un cavalier avec des chiens et un jeune homme sonnant d'un espèce de cor. » — Signalés dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surinten-
ÉCOLE LOMBARDE l3j
dance en 1760 [J.] et en 1784, mentionnés comme «t peints au premier coup par Ânnibal Carrache », et avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n»' i23a et i233 : H. i m. 36 — L. 2 m. 53.
40 Un tableau représentant Jésus-Christ que Ton met au tombeau ; figures de 10 à 12 pouces; ayant de hauteur 16 pouces sur 11 pouces et demi de large; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gàllerie du Roy,
N» i36 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.], où il se trouvait toujours en 1737 [G. R.] et où Piganiol de la Force le signale également.
Lépicié (1752} le décrit ainsi : « La Vierge soutient avec la Magdeleine le corps du Sauveur que ses disciples vont placer dans le tombeau ; sur un autre plan Joseph d'Arimathie, la main droite appuyée sur la poitrine, et saint Jean qui regarde le ciel... : le fond représente un paysage. » — Signalé dans le salon du directeur des Bâtiments à Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 avec celte note (1788) : « en bon état » [D. R.]
Actuellement au Louvre, n* 1122 : H. o m. 43 — L. om. 3i.
S** Un tableau représentant la Nativité de Jésus-Christ au milieu des Pasteurs, avec une gloire d'anges au dessus ; figures de 20 à 22 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 5 pouces sur 3 pieds 8 pouces ; il a été rehaussé de 5 pouces et élargi de 16 ; dans sa bordure dorée,
Versailles. Petite gàllerie du Roy.
« Donné au Roy par M. le procureur général aux mois de mars, avril et juillet 1684 (i}. i>
N» 431 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683), où il est ainsi annoncé : « Un autre tableau d'Ann. Carrache représentant la Nativité de Notre-Seigneur autour duquel il y a plusieurs anges et pasteurs qui viennent Tadorer et en haut dudit tableau il y a des anges qui jouent
(i) Le même personnage donna également le n» i3 suivant, et les n" 7 et de TAlbane.
l38 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
des instrumens et chantent des louanges, et dans le milieu il y a un ange qui tient un escriteau où est escrit a Gloria in Excelsis Deo, » hault de 3 pieds, large de 2 pieds 4 pouces, dans une bordure de bois sculptée et dorée. » — A Versailles en 1695 (à cette date, il n*avait pas encore subi d'agrandissement) [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Placé en 171 5 dans la chambre du duc d'Ântin en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Remis dans la galerie de Versailles en lySy [G. R.], où Piganiol de la Force le signale. — Lépicié (17S3) le décrit ainsi : a La Vierge et saint Joseph à genoux regardent avec une joie respectueuse Tenfant Jésus couché dans sa crèche; dans le haut du tableau on voit une partie de la cour céleste former un concert et répandre des fleurs tandis qu'un des anges porte une banderolle sur laquelle on lit : Gloria in excelsis ; à la droite de la Vierge plusieurs bergers adorent le Sauveur. » — Signalé dans le salon du directeur des Bâtiments à l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 avec cette note (1788) : « laver et vernir et remettre dans sa première grandeur, il a été agrandi des quatre côtés » [D. R.]. — Restauré en 1789 par Martin, dont voici le mémoire : « d'Annibal Carrache. Adoration des bergers, de 42 pouces sur 44, précieux tableau qui cstoit très salle, avoit des repeints et des trous, réparé, 90 livres » (A. N. O' 193 1).
Actuellement au musée d'Orléans, auquel il fut envoyé par l'Etat le 14 mai 1892 : H. i m. o3 — L. o m. 83.
6° Un tableau représentant la Nativité de Jésus-Christ ; figures de 4 à 5 pouces; ayant de hauteur i5 pouces un quart sur 1 1 pouces de Jarge ; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy,
Vendu à Louis XIV en i685 par le peintre Noôl Coypel, comme le prouve cette ordonnance de paiement en date du 5 février : « Au nommé Coespel peintre pour son payement d'un tableau d'Hannibal Carache représentant une Nativité qu'il a livré pour le service de S. M., 2,800 livres » [GuifFrcy, tome II, col. 579, 660].
N* 445 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683) [L. B.]. -— A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Placé en 171 5 dans la galerie de l'hôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Remis ensuite dans la galerie de Versailles [G. R.], où Piganiol de la Force le signale également. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Le sujet est éclairé par le Sauveur couché dans sa crèche; le grouppe principal est
ÉCOLE LOMBARDE iSg
composé de l'enfant Jésus, de la Vierge, de deux anges et d'un Pasteur à genoux...; saint Joseph debout ouvre la porte de Tétable à une compagnie qu'un jeune homme semble lui annoncer, cette troupe n'est indiquée que par un flambeau, dont le haut passe en dedans de la porte. » — Se trouvait en 1760 dans le deuxième cabinet particulier de l'hôtel de la Surintendance [J.]. — Restauré en 1777 par Hacquin dont voici le mémoire : « Avoir rassuré les couleurs qui tomboient par écailles à un tableau représentant TÂdoration des Bergers sur cuivre par le Carrache, 12 livres » (A. N. O' 1933). — Mentionné par Du Rameau (1784) dans la neuvième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Au Louvre, n® i35 du catalogue Villot : H. o m. 42 — L. o m. 3o.
7* Un tableau représentant la Résurrection de Jesus- Christ sortant du tombeau en présence des soldats qui le gardoient; figures de 6 à 7 pouces; ayant de hauteur 14 pouces et demi sur 1 1 pouces et demi de large; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
Vendu à Louis XIV en i685, par le peintre Hérault, comme l'atteste cette ordonnance de paiement en date du 10 juin : « A Charles Hérault peintre pour un tableau d'Hanibal Carache représentant la Résurrection, 4,000 livres. » [Guiffrey, tome II, col. 589 et 665].
N» 461 de rinventaire Le Brun (partie postérieure à i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.],où il se trouvait encore en 1737 [G. R.] et où Piganiol de la Force le signale également.
Lépicié (1752] le décrit ainsi : « Jésus-Christ, environné d'Anges, sort de son tombeau, en présence des soldats qui le gardoient ; le trouble et la terreur se sont emparés de ces mômes soldats, il y en a un qui paroit fuir avec son drapeau et un autre dont la fureur est exprimée par le mouvement violent qu'il fait en mettant la main sur la garde de son épée ; un trait qui mérite d'être remarqué, c'est qu'Annibal fait voir sur le tombeau un soldat couché et endormi : le fond représente la mer et le lever du soleil. » — Se trouvait en 1760 dans le salon du Directeur des Bâtiments à l'hôtel de la Surintendance [J.].
Actuellement au musée de Montpellier auquel il fut envoyé par l'État le 16 mai 1896 : H. o m. 40 — L. o m. 3o.
8° Un tableau représentant saint François prosterné en présence de Jésus-Christ et de la Vierge qui paroit dans
une gloire ; figures de 6 à 7 pouces ; ayarit de hauteur 18 pouces sur un pied de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
N° 2i5 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en lôgS avec cette mention : « agrandi en i685 » [P.] ; il se trouvait alors dans le Cabinet des médailles [V.]. — En 1706, mis dans la galerie du Roi [Mans. 6],
Piganiol de la Force le signale dans le Cabinet des médailles. — Lépicié (1752) conteste l'attribution à Annibalc Carracci. — Jeaurat (1760) le mentionne ainsi dans la quatrième pièce de Thôtel de la Surintendance : « Saint François devant un autel, Jésus-Christ et la Vierge paroissent dans une gloire; le tableau est estimé d*Annibal Carrache, mais il est endommagé » [J.]. -- Du Rameau (1784) le signale dans la sixième pièce du même hôtel, avec attribution à Louis Carrache et cette note (1788) : « laver et vernir •» [D. R.]. — Lavé et verni en 1788 par Godefroy (A. N. O' igSi).
Actuellement au Louvre, n* 1271, avec attribution à Donducci : H. o m. 48
90 Un tableau de paysage sur le devant duquel est un Hermitte qui regarde une image attachée à un chêne ; figures d'un pouce et demi à 2 pouces; ayant de hauteur 1 1 pouces sur un pied un pouce et quart; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
N» 260 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en i6g5 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du Billard.
— Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Au pied d*un chône on voit un hermite assis, regardant attentivement une image placée dans une ouverture de Tarbre; plusieurs ex-voto sont au dessous; deux voyageurs dont l'un ôte son chapeau et l'autre a la tète nue, s'approchent avec vénération de cette image; de l'autre côté de ce grouppe, on voit une rivière couler parmi des rochers; elle vient tomber en cascade sur le devant du tableau. » — Mentionné ainsi par Jeaurat (1760), dans le deuxième cabinet particulier de l'hôtel de la Surintendance : « Un tableau représentant un hermite qui s'est fait une petite chapelle de reliquaires attachées à un arbre, deux voiageurs sont près de luy. Ce tableau est peint par Dominiquin » [J.]. — Du Rameau (1784) le signale dans cette môme pièce, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i23i : H. o m. 3o— L. o m. 37.
10® Un tableau de paysage sur le devant duquel sont représentez des Blanchisseuses ; figures de 2 à 3 pouces; ayant de hauteur 2 1 pouces sur 2 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet proche la petite galerie du Roy.
No 212 de l'inventaire Le Brun (i683) où il est décrit ainsi : « un paysage sur le devant trois figures de femmes dont une assise sur le bord de Teau qui lave du linge, les deux autres debout changeant du linge et sont suivies d'un petit enfant » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le petit cabinet près de la galerie du Rci [V.], où il se trouvait encore en 1737 [G. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1327, avec attribution à Grimaldi du paysage et à Carracci des figures : H. o m. 57 — L. o m. 68.
1 1^" Un tableau représentant le Martyre de saint Etienne; figures de 4 ou 5 pouces; ayant de hauteur 18 pouces sur 2 pieds demi pouce de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet proche la petite galerie du Roy.
N* 161 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles, en 1695 [P.], dans le petit cabinet de la galerie du Roi [W],
Placé en 171 5 dans la galerie de l'hôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Replacé dans la galerie de Versailles en 1737 [G. R.]. — Signalé par Piganiol de la Force dans le cabinet du Billard en ce château. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : n Le saint est lapidé par un soldat et trois hommes ; un autre homme accourt pour le môme dessein, il est suivi d'un enfant portant des pierres dans le pan de sa robe ; Saul est assis auprès d'une tour, ne faisant aucun usage d'un arc et d'un carquois qui sont à ses pieds; le fond représente les murailles de la ville avec un paysage. » — Mentionné en 1760 dans la deuxième pièce de l'hdtcl de la Surintendance [J.], et en 1784 dans la huitième pièce de ce môme hôtel, avec attribution à Lodovico Carracci et cette note (1788) : « à rentoiler » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1227 : H. o m. 5o — L. o m. 67.
i2«> Un tableau du même sujet, dont les figures ont 3 à 4 pouces ; composition différente de l'autre ; ayant de hauteur 14 pouces sur 19 pouces et demi de large; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet proche la petite galerie du Roy,
Apporte de Rome par le marquis de Rambouillet, et ensuite donné à Louis XIV par le duc de Montausier [Felibien].
N* 357 de l'inventaire Le Brun (i683), avec cette indication « estimé de Carrache [L. B.]. — A Versailles en ifigS [P.], dans le cabinet près de la galerie du Roi [V.].
Placé en 171 5 dans la galerie de l'hôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Remis en 1787 dans la galerie du Roi à Versailles [G. R.], où Piganiol de la Force le signale également. — Lépicié (1752} le décrit ainsi : « Saint Etienne, environné par ses persécuteurs, regarde le ciel dans le moment qu'un jeune homme est prôt à le frapper d'une pierre énorme; les Juifs semblent s'animer par cette action, les uns ramassent des pierres et les autres en jettent avec fureur...; sur la droite de saint Etienne on voit auprès d'un arbre un spectateur debout, coèfTé d'une espèce de turban, et du côté opposé Saul assis à terre, gardant les habits de ceux qui lapident le saint. » — Mentionné en 1760 dans le salon du Directeur des Bâtiments à l'hôtel de la Surintendance [J.]. — En 1764, Jeaurat, déclarait par lettre que ce tableau était 0 prêt à s'écailler » et demandait à être réparé (A. N. O' 1909) : cette restauration dut être faite par la veuve Godefroy, comme vraisemblablement l'atteste ce mémoire : a un petit tableau sujet de piété, par Annibal Carrache, restauré en 1764, par la veuve Godefroid; il étoit écaillé et menaçoit une ruine totale » (A. N. O' igSS). — Du Rameau (1784) le signale dans le salon du Directeur des Bâtiments à la Surintendance, avec cette note (1788) : « un peu écaillé » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1227 : H. o m. 40 — L. o m. 53.
i3o Un tableau représentant l'Annonciation de la Vierge; figures d'environ un pied; ayant de hauteur 17 pouces et demi sur 12 pouces et demi de large (i); dans sa bordure dorée.
« Donné au Roy par M. le procureur général aux mois de mars, avril et juillet 1684 (2) » [L. B.].
N» 43o de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683), avec la mention ci-dessus et cette indication : « L'Annonciation de la Vierge accompagnée d'une Gloire. » — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
(i) Les dimensions de ce tableau sont à peu près les mômes que celles du précédent n* 8.
(2) Voir le précédent n» 5.
Placé en 171 5 dans la chambre de la duchesse d'An tin en Thôtel particulier du duc à Paris [A.]. — Lépicié (1752) le porte à l'actif deLodovico Carracci, et le décrit ainsi : « Il représente la Vierge à genoux sur un prié- Dieu; l'Ange est vu de dos, il tient un lis de la main droite et de la gauche il montre le Ciel : on voit une gloire et un concert d'Anges dans le haut du tableau, u — Se trouvait en 1760 dans le deuxième cabinet particulier de l'hôtel de la Surintendance [J.], et en 1784, dans la huitième pièce du même hôtel, avec cette note (1788) : « à rentoiler » [D. R.].
Actuellement au musée de Clamecy, auquel il fut envoyé par l'Etat le 22 février 1895 (ancien n^ 124 du catalogue Villot du Louvre, qui l'attribue à Lodovico Carracci) : H. o m. 48. — L. o m. 34.
14^ Un tableau représentant saint Sébastien attaché à un arbre ; figures de demi-nature ; ayant de hauteur 3 pieds 1 1 pouces sur 2 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy.
Donné au cardinal de Richelieu par le duc de Montmorency allant à l'échafaud [Saint-Simon, Mémoires, tome 1]. Entré ensuite dans la collection de la couronne.
N* 160 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la chambre du Roi [V.]. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
Piganiol de la Force le signale dans la salle de Mercure à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Saint Sébastien est attaché à un arbre, il a le corps percé de flèches et le haut des cuisses ceint d'une draperie bleue; son casque et ses habits sont placés à ses pieds... : le fond représente dans réloignement un paysage et des cavaliers. » — Se trouvait dans la troisième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « rentoiler et vernir •» [D. R.].
Actuellement au musée de Quimper, auquel il fut envoyé par l'État le 21 janvier 1897 (i) : H. i m. 3i — L. o m. 96.
1 5^ Un tableau représentant TAssomption de la Vierge ;
(i) En i8o3, ce tableau avait été primitivement compris dans le lot de Strasbourg : il en fut retiré ensuite.
figures de demi-nature ; ayant de hauteur 4 pieds 3 pouces sur 3 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée. Versailles. Grand appartement du Roy.
Acheté à Rome par M. de Charmoy, secrétaire du maréchal de Schomberg ; à sa mort, passa dans la collection de Pamateur de La Feuille, qui le vendit au Roi [Félibicn].
Mentionné par Félibien. — N*> 3o6 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.].
— A Versailles en 1695 [P.], dans la chambre du Roi [V.]. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
Piganiol de la Force le signale dans la salle de Mercure à Versailles. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : ce La Vierge, au milieu d'un grouppe d'anges et les pieds posés sur des chérubins, est élevée au Ciel; sur le devant du tableau saint Pierre, un genou en terre et la main gauche appuyée sur le tombeau... ; l'attitude et l'expression des autres apôtres sont piquantes... »
— Se trouvait dans la cinquième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : a rien à faire » [D. R.].
Actuellement au musée de Charleville, auquel il fut envoyé par TEtat le 22 février 1895.
160 Un tableau représentant saint Jean prêchant dans le désert sur le bord du Jourdain et le peuple passant le fleuve pour l'aller entendre; figures de 2 à 3 pouces; ayant de hauteur i5 pouces sur 19 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit cabinet proche la petite galerie du Roy.
Acquis de la marquise Sannesi à Rome par le cardinal Mazarin [Félibien] (i), et entré à sa mort dans la collection de Brienne, qui le mentionne dans son catalogue latin (1662), puis dans celle de la couronne.
N* 162 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le Cabinet des médailles [V.]. — En 1706, placé dans le petit cabinet de la galerie du Roi [Mans 6].
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du Billard. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « Saint Jean, assis sur un rocher à l'entrée
(i) Félibien, Entretiens sur la vie des -plus illustres peintres, tome H, sixième entretien.
d'une caverne, invite les Israélites à la pénitence..., plusieurs spectateurs de tout âge et de toutes conditions sont attentifs à sa parole... : à la gauche du tableau on voit sur le bord du Jourdain un grand arbre et plus loin deux hommes qui en passent un autre dans un bateau, du côté où le peuple est assemblé. » — Se trouvait en 1784 dans la septième pièce de l'hôtel de la Surintendance avec cette note (1788) : « à rentoiler » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1220 : H. o m. 40 * L. o m. 47.
170 Un tableau de palsage sur le devant duquel sont représentez plusieurs personnes faisant un concert dans un batteau ; figures de 2 à 3 pouces ; de mêmes dimensions que le précédent.
Versailles. Petit cabinet proche la petite galerie du Roy .
Appartenait au cardinal Mazarin, et à sa mort acheté par Louis XIV à ses héritiers [Villot].
N* i63 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le Cabinet des médailles [V.]. — En 1706 dans le petit cabinet de la galerie du Roi [Mans. 6].
Placé en 171 5 dans la galerie de Thôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. —Remis en 1787 dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du Billard. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Sur le premier plan on voit un bateau conduit par deui hommes et rempli de musiciens qui jouent de différens instrumens ; à la gauche du tableau Annibal a placé une ruine d'architecture et de Tautre côté une terrasse ornée de paysage : le fond représente un pont qui communique à deux corps de bâtimens et dans Téloignement on aperçoit des montagnes. » — Se trouvait, en 1784, dans la septième pièce de Thôtel de la Surintendance avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n' i23i : H. o m. 40 — L. o m. 52.
180 Un tableau représentant le Sacrifice d'Abraham; figures de 2 à 3 pouces; ayant de hauteur 16 pouces et demi sur 12 pouces et demi de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.
iQ'* Un tableau représentant Absalon suspendu par les cheveux à un arbre et Joab qui le perce d'un coup de
dard; de mêmes dimensions et matière que le précédent.
Versailles. Petit cabinet proche la petite galerie du Rqjr.
N- 214 et 2i3 de Tinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — Paillet (iôqS), qui les signale à Versailles, indique pour le n» 19 que « le paysage est tenu de Viole » [P.] ; ils se trouvaient alors dans le Cabinet des médailles [V.]. — En 1706, dans le cabinet de la galerie du Roi [Mans. 6].
Piganiol de la Force les signale dans le Cabinet des médailles (i). — Lépicié (1732) les mentionne tous les deux et décrit ainsi le n» 18 : « Dans le moment qu'Abraham tient le couteau levé pour immoler Isaac, un Ange lui arrête le bras ; à côlc du bûcher on voit un bélier embarrassé dans un buisson; au bas de la montagne sont assis les serviteurs d'Abraham, qui attendent leur maître. » — Se trouvaient dans la huitième pièce (deuxième cabinet particulier) de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « rien à faire « [D. R.].
Actuellement tous les deux à l'hôtel de la Légation de France à La Haye, où ils furent envoyés le 4 septembre 1894 : H. om. 46 — L. o m. 34.
20® Un tableau représentant le docteur Boissy tenant une tête de mort d'une main et de l'autre un papier; figures comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 2 pieds 8 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Paris. Cabinet des tableaux,
N® 3 17 de l'inventaire Le Brun (i683) avec cette mention : « Le docteur Bossy habillé de noir tenant une lettre de la main droite appuyée sur une teste de mort », et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné par Houasse à Paris [H.].
Placé en 171 5 dans la galerie du duc d*Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Proposé en 1737 pour être placé dans la chambre du Roi [C. R.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Cet homme est représenté la main gauche appuyée sur une tête de mort, et de l'autre main il tient un papier écrit : il a la tête nue, la barbe en pointe, avec un collet de toile rabattu sur une robe noire ». Il ne donne plus l'identification jusqu'à lui acquise, et déclare que la t6te de ce portrait fut repeinte par Van Falens.
(i) II signale également par double emploi, le n<> 18 dans le cabinet du Billard.
KCOLE LOMBARDE 147
— Signalé dans la deuxième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et en 1784, avec cette note (1788) : « il est écaillé à un angle dans la partie du fond, mais facile à faire tenir, à laver et vernir » fD. R.].
Actuellement au musée de Compiègne, n* 142, sous ce titre : « Portrait d*homme » : H. i m. 10 — L. o m. 90.
210 Un tableau représentant Jésus-Christ en prière au
jardin des Olliviers, accompagné de plusieurs anges;
$ figures de 8 à lo pouces; ayant de hauteur 2 pieds
4 pouces et demi sur 3 pieds un pouce de large; dans sa
bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Ce tableau n*est entré dans la collection de la Couronne que postérieurement à 1706; dans Tinventaire fait à cette date, il n*est point, en effet, porté à Tarticle de cet artiste, mais signalé ainsi à la dernière page : « Addition à Annibal Carrache depuis l'expédition du présent inventaire. Un tableau d*Annibal Carrache représentant Jésus-Christ à genoux, faisant sa prière au jardin des Olives^ ayant les mains jointes et regardant une croix soutenue par trois anges sur un nuage; un ange à genoux à ses pieds tient un calice et plusieurs autres anges en Tair tiennent des instrumens de la Passion et un autre derrière luy tient un linge^ le Christ est de 18 à 20 pouces de proportion » [Mans. 6].
Lépicié (1752) ajoute ce détail à la description ci-dessus : a Dans le fond et sur la droite du tableau on aperçoit les apôtres endormis. » — Se trouvait en 1760 au magasin de l'hôtel de la Surintendance avec cette indication : « dans la manière de Carrache » [J.].
22° Un tableau représentant une Noce de village; figures de 12 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 4 pouces et demi sur 7 pieds 8 pouces et demi de large, il a été remployé de 2 pouces sur sa largeur ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Appartement de M. le duc Dantin.
Acheté en 1668 par Louis XIV au sculpteur Marsy, comme l'atteste cette ordonnance de paiement en date du 8 décembre : a A Gaspard Marsy, sculpteur, pour son payement de quatre tableaux qu'il a vendus au Roy dont il y en a trois de 3,ooo livres chacun : l'un d'Annibal Carrache représentant un paysage où il y a une Noce de village; un autre du Dominiquain
représentant un autre paysage où il y a des pescheurs et une fuitte en Egypte, et Tautre du Guide, représentant un Christ au jardin des Olives, et le quatrième de 1,400 livres de CorneHle de Polembourg, représentant un paisage où il y a une Diane qui se baigne avec plusieurs nymphes cy : 10,400 livres » (Guiffrey, tome i. col. 237, 282).
N« 376 de l'inventaire Le Brun (i 683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans Tappartement de Monsieur [V.]. ~ Placé à Meudon, au début du xviii* siècle, dans Tantichambre de l'appartement de Monseigneur [Meud. s, d.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
Restauré par Colins en 1750 (A. N. O' 1934^). — Lépicié (1752) le décrit ainsi : a On voit entre les arbres un amphithéâtre rempli de symphonistes et du côté opposé une fontaine en niche qui renferme un Satyre jouant de la flûte; un paysan dont l'air niais indique l'embarras paroit prêt à danser avec une Dame, nombre de spectateurs de toutes conditions occupent les differens plans, les uns se disposent à danser et les autres ne font que s'entretenir ou regarder la fête : un nain, placé sur le devant du tableau, y produit un effet comique par l'air martial qu'il fait paroitre en tenant une lance en arrêt », Il constate que le tableau a souffert et extrêmement noirci. — Restauré par Godefroy en 1783 : « Une noce de village par Annibal Carrache, toute criblée d'écaillés mastiquées qu'il a fallu repointiller après l'auoir netoyé, 96 livres » (A. N. O' 1931). — Au Louvre en 1785 [Louv. 85.].
Actuellement au musée de Marseille, auquel il fut envoyé par l'État en i8o3 : H. I m. 44 — L. 2 m. 54.
Antonio CARRACCI
Un tableau représentant le Déluge; figures de 20 à 24 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 10 pouces sur 7 pieds 5 pouces et demi de large ; dans sa bordure brune avec quelques ornements dorez.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Acheté par Louis XIV aux héritiers de Mazarin (i).
(0 Voir la note 2 du n* 5 de Tiziano Vecelli.
N* 123 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96]. — En 1706 au cabinet des tableaux [Mans. 6].
En 1730, mis au Luxembourg. — Lépicié (1753) le décrit ainsi : <c Vers la gauche du tableau et sur le premier plan on voit un vieillard dans Teau, monté sur un cheval blanc qu'il embrasse des deux mains avec vivacité; ce cheval mord la tête d'un homme qui veut s'attacher à lui...; des hommes, des en fans et des femmes sont placés sur les divers plans, les uns regardent la terre avec effroi ou lèvent les bras vers le ciel, les autres essaient de se sauveV en grimpant sur des arbres; ceux-ci gravissent sur les rochers, ceuxlà gagnent le haut d'un bateau presque englouti... : le fond représente la , terre submergée. » — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré par Godefroid en 1785 : « Le Déluge d'Augustin Carrache, pour l'avoir nétoyé et levé les repeins du fond qui couvroient l'arche et divers détails de plan d'eaux et de pluies qui ont reparus, avoir aussi levé quelques repeins sur les figures et sur les flots de devant » (A. N. O' igSi).
Actuellement au Louvre, n» i235 : H. i m. 66 — L. 2 m. 47.
Ouido RENI
1° Un tableau représentant Hercule combattant l'hydre; figures plus grandes que nature; ayant de hauteur 7 pieds 1 1 pouces sur 5 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée.
20 — Hercule qui étouffe Antée ; comme le précédent.
3<* — Hercule sur le bûcher ; comme le précédent.
4® — l'Enlèvement de Déjanire par Centaure ; comme le précédent.
Versailles. Grand appartement du Roy.
Ces quatre tableaux furent peints par l'artiste pour le duc de Mantoue, qui les vendit à Charles I*' d'Angleterre; à la mort de ce roi, ils furent achetés par Jabach, qui les céda à Louis XIV (Félibien).
Mentionnés par Félibien. — En 1682, un encadrement spécial fut fait pour eux par Caffieri au prix de 1,817 livres 10 sous (Guifh-ey, tome II, col. 170). — N" 18, 19, 21, 20 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A
l5o INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
Versailles en lôgS [P.], dans la chambre du Trône [V.]. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis.
Restaurés et rentoilés par la veuve Godefroid et Colins en lySi (-4. N, O' 1934^). — Piganiol de la Force les signale à Versailles dans la salle d*ApoU Ion. — Lépicié (1753) décrit particulièrement le no 2 : «t Âcheloûs, courbé et réduit à l'extrémité, ne peut résister aux efforts d'Hercule qui le tient de la main droite par les cheveux et qui de la gauche fait un second mouvement pour achever de le terrasser; Hercule regarde le ciel...; dans Téloignement on voit Âcheloûs sous la forme d'un taureau abattu par Hercule qui lui arrache une corne. » — Le 3 juin 1764, M. de Fontanieu demandait qu'on nettoyât ces tableaux {A. N. O' 1909). ■— On les déposait pendant une partie de l'année dans la deuxième pièce de l'hôtel de la Surintendance; en 1788, Du Rameau les indiquait « à revernir légèrement » [J.] et [D. R.].
Actuellement au musée de Versailles : H. 2 m. 39 à 2 m. 61 -— L. i m. 92 à I m. 97.
5° Un tableau représentant la Vierge tenant le petit Jésus emmailloté fuyant en Egypte avec saint Joseph ; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds un pouce sur
3 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy.
N» 14 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l'anticabinet des médailles [V.]. — Compris en 1698 dans la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.]- — E^n 1706, dans le grand appartement du roi [Mans. 6].
Remis sur toile et rentoilé en 1750 par la veuve Godefroid et Colins (A, N. O' 1934^). — Piganiol de la Force le signale à Versailles dans la salle de l'Abondance. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « La Vierge, en soulevant son voile, regarde avec complaisance l'enfant Jésus qui dort; elle a une bandelette passée autour de Tépaule droite pour lui aider à porter son fils qu'elle soutient de la main gauche; saint Joseph la précède, il paroit faire un mouvement d'indication sur la route qu'il faut suivre. » — Mentionné en 1764 par Jacques Bailly au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Actuellement à Bruxelles, au musée royal de Belgique auquel il fut envoyé en i8o3 par l'Etat Français: H. i m. 58 — L. i m. 20. Signé : Guido Bolognese.
60 Un tableau représentant saint Sébastien; figure comme nature; ayant de hauteur 5 pieds 4 pouces sur
4 pieds de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
ECOLE LOMBARDE IDI
Acheté en 1670 au sieur Hoursel, amateur célèbre et premier secrétaire de M. de La Vrillière, comme Tatteste cette ordonnance de paiement en date du 18 juin : « Au sieur Ourscl, pour huict tableaux qui sont une Vierge, une Magdeleine et un saint Sébastien du Guide, un portrait d'un grand maître de Malte, fait par Michel Ange de Caravage^ et les quatre Evangélistes de Valent! n en quatre tableaux, le tout pour mettre au cabinet des raretez de S. M. » (GuifFrey, tome I, col. 394 et 479).
N» 348 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1753) le mentionne sans le décrire d'une façon très précise. — Se trouvait dans la troisième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] ei en 1784, avec cette note (1788) : « rentoiler, nettoyer et vernir » [D. R].
Actuellement au Louvre, n» 1457 : H. i m. $7 — L. i m. 32.
70 Un tableau représentant saint François tenant une tête de mort; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds un pouce sur 3 pieds 8 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Ce tableau fut longtemps à Rome dans la maison des Saveili; il passa ensuite dans la collection du prince Pamphili qui le donna à Louis XIV (Félibien).
Mentionné pa/ Félibien. — N® 192 de l'inventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 6 pieds un pouce sur 4 pieds de large [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [V.]. — En 1706, au cabinet des tableaux [Mans. 6].
Quitte le Louvre en 1737 pour entrer à la Surintendance [Louv. 37]. — Lépicié (1752) lui donne comme dimensions 5 pieds 10 pouces sur 3 pieds 1 1 pouces de large et le décrit ainsi : « Saint François à genoux devant un crucifix et tenant une tète de mort... regarde le ciel : le fond représente une solitude. » — Se trouvait à l'hôtel de la Surintendance en 1760 dans la sixième pièce [J.] et en 1784 dans la cinquième pièce, avec cette note (1784) : « A besoin d'être rentoilé et nettoyé » [D. R.].
Actuellement au musée de Fontainebleau : H. i m. 93 — L. i m. 29.
8<> Un tableau représentant une Madeleine pleurant devant un crucifix ; figure comme nature ; ayant de hauteur
3 pieds 4 pouces sur 2 pieds 9 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
Acheté en 1670 à Tamateur Hoursel (i).
N° 327 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1693 [P.], au magasin [V.]. — Eu 1706, au cabinet des tableaux [Mans. 6|.
Restauré par la veuve Godefroid en 1751 (A. N. O* 1934^). — Lépicié (i 753) le décrit ainsi : « Ses cheveux sont négligés et tombent sur ses épaules et sur son sein : le fond du tableau représente une caverne, qui laisse aperccvoir par une ouverture le ciel et du paysage. » — Jeaurat (1760), qui le signale dans la première pièce de Thôtel de la Surintendance^ l'annonce ainsi : «c Une Magdeleine, demi-figure, que Ton estime du Guide », et ajoute en note : « qui n'est qu'une copie » [J.]. — Signalé en 1764 par Jacques Bailly au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85], — Restauré en 1789 par Martin^ dont voici le mémoire : « Du Guide la Magdeleine dans le désert de 42 pouces sur 34^ avoir enlevé quantité de repeints, une ancienne crasse qui l'interceptoit, réparé plusieurs trous et gersures, no livres» (A. N. O' 1931).
Actuellement à Saint-Denis, à la maison de la Légion d'honneur, où il fut envoyé par l'État en 1872 : H. i m. 12 — L. o m. 95.
9* Un tableau représentant une Cybiile ayant le bras droit posé sur plusieurs livres et de sa main gauche touchant un papier qu'un ange debout lui tient ; figure grande comme nature; ayant de hauteur 6 pieds 3 pouces sur 5 pieds de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
Ce tableau n'est mentionné dans aucun autre inventaire.
Actuellement à Bruxelles, au musée royal de Belgique, auquel il fut envoyé en 181 1 comme provenant de Vienne : H. i m. 82 — L. i m. 43.
lo^' Un tableau ovale représentant un saint Sébastien ayant les deux bras attachez par derrière; figure comme
(1) Voir le précédent n* 6.
ÉCOLE LOMBARDE l53
nature ; ayant de hauteur 3 pieds 3 pouces et demi sur
2 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux,
N* 33o de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [V.].
Lépicié (1752) le dit peu différent comme composition du précédent n* 6 et en très mauvais état. — Au magasin de Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 [D. R.] et signalé chaque fois comme fort endommagé.
ii<> Un tableau représentant la Charité romaine sous la figure d'une fille qui allaite son père dans une prison; figures comme nature ; ayant de hauteur 4 pieds sur
3 pieds de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N* 398 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96.].
Restauré et rentoilé par la veuve Godefroid et Colins en 1760 [A. N. O' 1934^]. — Lépicié (17S2) le décrit ainsi : « Cette fille debout tient de la main gauche sa draperie, elle a la droite tendrement posée sur le col de son père, à qui elle présente son sein sur lequel ce vieillard altéré se jette avec avidité. » — Mis ensuite au Luxembourg. — Restauré à deux reprises par le peintre Godefroid; d*abord vers 1784 comme Tatteste ce mémoire : a La Charité du Guide, l'avoir nettoie, verni et repointillé quelques endroits (A. N. O' 1933) »; puis en 1785 et 1786 : « La Charité romaine par le Guide, l'avoir netoyé, levé et. refait un repeint sur la gorge 1» (A. N. O' 1933). — Au Louvre en 1785 [Louv. 85],
Actuellement au musée de Marseille, auquel il fut envoyé par TÉtat en 1802, comme provenant de l'hôtel de Toulouse : H. i m. 29 ~ L. o m. 97 : il n'est porté au catalogue que comme copie.
120 Un tableau représentant une Magdeleine ayant les deux mains jointes sur Testomac; figure grande comme nature ; ayant de hauteur un pied 1 1 pouces sur un pied 8 pouces de large; il est peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite galerie du Roy.
N« 75 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — En 1695 à Versailles [P.], dans la galerie du roi [V.].
l54 INVENTAIRE GENERAL DES TABLEAUX DU ROY
Placé, en 171 3; dans la chambre du duc d^Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Replacé, en lySy, dans la galerie de Versailles [G. R.] où Piganiol de la Force le signale également. — Lépicié iijbi) le décrit ainsi : « Cette sainte a les yeux tournés vers le ciel et les mains croisées sur sa poitrine. » — Se trouvait dans le deuxième cabinet particulier (neuvième pièce] de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note mise au crayon : « M. Grandpré Ta nettoyé sans trop le gâter » [D. R.].
Actuellement au musée de Quimpcr, auquel il fut envoyé par TEtat le 31 janvier 1897 : H. o m. 66 — L. o m. 57.
1 30 Un tableau estimé du Guide représentant Dalila qui coupe les cheveux à Samson; figures grandes comme nature ; ayant de hauteur 8 pieds sur 10 pieds et demi de
Mentionné par Houasse (1691) à Paris, avec cette attribution : « manière du Guide » [H.]. — Placé, au début du xviii* siècle, a Meudon dans la galerie de communication [Meud. s. d.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Samson, couché et endormi, a la tête posée sur les genoux de Dalila qui lui coupe les cheveux; son bouclier, sa lance et son épée sont placés à ses pieds; sur la gauche du tableat^, on voit TAmour qui rompt son arc et qui regarde avec mépris la perfide Dalila. »
14® Un tableau représentant l'Union du dessin et de la couleur sous la figure d'un jeune homme et d'une femme; ligures comme nature ; ayant 3 pieds 8 pouces de diamètre ; il étoit de forme quarrée, il a été rehaussée de 14 pouces et élargi de 1 2 dans sa bordure dorée ; de forme ronde.
Versailles. Petite galerie du Roy.
Entré dans la collection de la Couronne entre 1684 et 1686.
N« 481 de rinventairc Le Brun (partie postérieure à i683) [L. B.]. — Restauré en 1686 par le peintre Blanchard, comme l'atteste cette ordonnance de paiement en date du 18 septembre : « A Blanchard, peintre, pour avoir racomodé un tableau du Guide représentant le Dessin et le Coloris ii5 livres » (Guiffrey, tome il, col 985). — En 1695 à Versailles [P.], dans la galerie du roi [V.].
Placé en 171 5 dans la chambre du duc d'Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. -^ Replacé en 1737 dans la galerie de Versailles [G. R.]; où Piga-
ÉCOLE LOMBARDE l55
niol de la Force le signale également en déclarant qu*il faut y voirie portrait du Guide et de sa maîtresse. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Le Dessein sous la figure d'un jeune homme tient de la main droite un crayon avec lequel il va dessiner, il a la main gauche posée sur Tépaule d'une femme représentant la couleur et qu'il regarde d'un œil satisfait. » — Se trouvait dans la deuxième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec celte note (1788) : A laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au musée de Versailles : H. i m. 21 — • i m. 23.
i5<> Un tableau représentant un Christ couronné d'épines tenant un roseau à la main ; figures comme nature ; ayant de hauteur 2 1 pouces sur 1 5 pouces et demi de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite galerie du Roy.
« Donné au Roy par M. le Commandeur de Hautefeuille le 8 septembre 1686 » [P.].
Le même Paillet le signale à Versailles; il se trouvait alors dans la galerie du roi [V.], où on le voit encore en 1737 [G. R.] et où Piganiol de la Force le mentionne.
Lépicié (1752) ajoute ce détail à la description de Bailly : « Le peintre a supposé une main hors du tableau en faisant paroitre un roseau qui traverse la figure du Sauveur. » — Porté à Paris en 1753 pour être restauré [Coch.]. — Restauré et rentoilé en 1764 par la veuve Godefroid et Colins, dont voici le mémoire : « Â un tableau du Guide représentant un Ecce homo, l'avoir mis sur toille et repris toutes les écailles, rempli tous les endroits offensés 18 livres — audit Xableau l'avoir nettoie et repeint les endroits nécessaires, 18 livres [A. N. O' 1907]. — Se trouvait dans le deuxième cabinet particulier (neuvième pièce) de l'hôtel delà Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 avec cette note (1788) : « M. Grandpré l'a colé » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n" 1447 • H. o m. 62 — L. o m. 48.
16° Un tableau représentant la Vierge assise tenant le petit Jésus endormi sur ses genoux ; figures comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces sur 2 pieds 7 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite galerie du Roy.
l56 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
Acheté en 1760 à Tamateur Hoursel par Louis XIV (i).
N» 32g de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1693 [P.], dans la galerie du roi [V.] où Piganiol de la Force le signale également.
Lépicié (1733) le décrit ainsi : « La Vierge tient de la main gauche un linge sur lequel le Sauveur est posé. » — Se trouvait en 1760 dans la deuxième pièce de Thôtel de la Surintendance ; Jeaurat déclare que sa forme est ronde, cette modification dut ôtre pratiquée pour le rendre pendant du précédent n« 14 [J.]. — Signalé par Du Rameau (1784) dans la même pièce de ce même hôtel, avec les dimensions de 3 pieds 8 pouces de diamètre et cette note (1788) : « à laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au musée de Clermont-Ferrand, auquel il fut envoyé par rétat le 22 février 1893 : i m. i3 en carré.
17° Un tableau représentant Jésus Christ au jardin des Olliviers; figures de 12 à i3 pouces; ayant de hauteur 21 pouces sur 16 pouces de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite galerie du Roy.
Acheté en 1668 par Louis XIV au sculpteur Marsy (2) : il avait auparavant appartenu à Mazarin^ et, au rapport de Brienne, le duc de Mazarin Tavait, à la mort du cardinal, donné à la duchesse de Chevreuse, laquelle Tavait ensuite vendu (Villot).
N* 373 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du roi [V.].
Placé en 171 3 dans la chambre du duc d'Antin en son hdtel particulier à Paris [A.]. — Rerais en 1737 dans la galerie de Versailles [G. R.] où Piganiol de la Force le signale également. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « Le Sauveur à genoux et les mains jointes paroit dans une tristesse profonde ; un ange placé près de lui tient la croix de la main droite et lui présente le calice de la gauche; les apôtres sont endormis sur le premier plan, on
(i) Voir le précédent n^ 6. — C*est le seul tableau avec les n«' 20 et 21 auquel cette identification puisse convenir; les autres sur ce même sujet sont entrés dans la collection de la couronne postérieurement à i683; il est d'autant plus vraisemblable que c'est à ce n* 16 qu'elle doit s'appliquer que, dans l'inventaire Le Brun, il est placé à la suite des deux autres tableaux de cet artiste achetés à Hoursel.
(2) Voir le n« 22 d'Annibale Carracci.
aperçoit Judas dans le lointain, accompagné de soldats qui portent des falots; dans le haut du tableau, on voit une gloire et des anges qui tiennent les instrumens de la Passion. » — Se trouvait en 1760 dans le premier cabinet particulier de l'hôtel de la Surintendance [J.]. — Restauré en 1777 par Hacquin, dont voici le mémoire : « Avoir rassuré les couleurs qui tom^ boient à un tableau représentant Jésus Christ au jardin des Olliviers peint par le Guide, la livres » (A. N. O' igSB). — Signalé par Du Rameau (1784) dans le môme appartement avec cette note au crayon (1788) : « Ce tableau du Guide est presque perdu par M. Grandpré » [D. R.] .
Actuellement au musée de Sens, auquel il fut envoyé par TÉtat le I*' mars 1895 : H. o m. 67 — L: o m. 43.
i8<* Un tableau représentant la Vierge tenant le petit Jésus et saint Jean qui baise les pieds de Notre Seigneur; figures de 6 à 7 pouces ; ayant de hauteur 9 pouces sur 7 pouces de large, peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.
190 Un tableau représentant la Vierge vêtue d'une draperie rouge, cousant du linge, accompagnée de trois anges ; comme le précédent.
Versailles. Cabinet proche la petite gallerie du Roy.
Achetés tous les deux en i685 au chevalier Beauchamp, comme l'atteste cette mention des Comptes des Bâtiments en date du i3 février : « Du sieur Du Metz (garde du Trésor) 4,400 livres pour délivrer au chevalier Beauchamp pour le paiement de deux petits tableaux du Guide, un représentant la Sainte Famille où le saint Jean baise les pieds du Christ, et l'autre la Vierge qui travaille en couture accompagnée d'anges » (Guiffrey, tome II, col. 58 1 et 661) (i).
N*' 45o et 451 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du roi [V.].
Placés en 171 b dans la galerie de l'hôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Remis dans la galerie de Versailles en 1737 [G. R.]. — Restaurés par Colins et la veuve Godefroid en 1730 (A. N. O' 1934^), — Lépicié (1752) les décrit ainsi : « L'enfant Jésus sur les genoux de la Vierge donne la bénédiction au petit saint Jean qui lui baise les pieds... on voit au bout
(i) Lépicié commet donc une erreur quand il avance que le n» 19, « fait pour le pape Paul V, est un présent. du cardinal Ludovisi ».
l58 INVENTAIRE G^.NÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
de la chambre un rideau rouge qui sert de fond et qui laisse voir une croisée sur laquelle est placé un pot de fleurs. » — « La Vierge assise ayant une auréole autour de la tôte et le front ceint d*un diadème, travaille à du linge posé sur un coussin bleu qu'elle a sur les genoux j trois anges l'accompagnent, un joint les mains, un autre lève un rideau, et le troisième met une draperie jaune sur une table : le Guide a placé une corbeille à ouvrage aux pieds de la figure dominante. » — Placés ensuite au Luxembourg. — Restaurés en 1 766 et 1767 par la veuve Godefroid : « Avoir nettoyé ces deux tableaux^ avoir fait reprendre et tenir toutes les écailles qui étoient prêtes à tomber, avoir repeint tous les endroits nécessaires, 96 livres » (A. N. O' igSS). — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
20° Un tableau estimé du Guide représentant la Vierge, Tenfant Jésus et sainte Catherine; figures de petite nature; ayant de hauteur 2 pieds et demi sur 2 pieds 7 pouces de large, de forme ovale; dans sa bordure dorée.
Versailles, Petite gallerie du Roy,
N* 422 de l'inventaire Le Brun (i683) où il est ainsi annoncé : « Un tableau de forme ovalle, représentant l'Epousaliste, manière du Guide, hault de 2 pieds sur 2 pieds 7 poulces de large » [L. B.]. — A Versailles en lôgS {P.], dans la galerie du roi [V.).
Signalé ainsi par Jeaurat (1760) dans le salon du directeur des Bâtiments à rhôtel de la Surintendance : a La Vierge tenant Tenfant Jésus qui met un anneau au doigt de sainte Catherine » [J.]- *-" Mentionné en 1784 dans le même appartement, avec cette note (1788) : « En bon état » [D. R.]. — Restauré en 1789 par Martin, dont voici le mémoire : « Guide René [sic) Sainte Famille et sainte Catherine de 32 pouces sur 26, avoir enlevé la saleté et les repeints avec beaucoup de précaution et raccordé ensuite les places endommagées, 100 livres » (A. N. O' 193 1).
Actuellement au musée de Tours, auquel il fut envoyé par TÉtat en i8o3 : H. o m. 68 — L. o m. 84; attribué à Elisabetta Sirani.
21° Un tableau estimé de Guide représentant la Vierge et Tenfant Jésus qui tient un oiseau; figures de petite nature; ayant de hauteur un pied 10 pouces (i) sur 2 pieds
(i) Il se pourrait que ces dimensions données par Bailly ne fussent point exactes : le musée de Versailles possède, en effet, un tableau identique du Guide, de forme ovale et mesurant i m. 24 sur i m. i5.
ÉCOLE LOMBARDE iSq
7 pouces de large, de forme ovale; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
N» 400 de l'inventaire Le Brun (i683) où il est ainsi annoncé : « Une Vierge aiant la teste appuiée sur la main gauche, le petit Christ jouant avec un oyseau. » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.] dans la galerie du roi [V.] où Piganiol de la Force le signale encore.
Jeaurat (1760] le mentionne ainsi dans le salon du directeur des Bâtiments à l'hôtel de la Surintendance : « Un tableau estimé du Guide représentant la Vierge avec l'enfant Jésus qui fait voler un oyseau » [J.]. — Se trouvait dans le môme appartement en 1784, avec cette note (1788) : « en bon état » [D. R.].
220 Un tableau représentant Jésus Christ et la Samaritaine; figures de 16 à 18 pouces; ayant 2 pieds 7 pouces de diamètre; il a esté rehaussé de 10 pouces et remployé d'un pouce sur la largeur.
Versailles. Petit appartement du Roy,
Acheté en 1686 à Jean de La Marie, comme le prouve cette ordonnance de paiement en date du 16 décembre : « A Jean de La Marie pour son tableau du Guide représentant la Samaritaine, 700 livres » (GuifFrey, tome II, col. 874-918).
N* 426 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683 [L. B.]. — A Versailles, en 1695, avec les dimensions d'un pied 9 pouces et demi sur 2 pieds 8 pouces de large et cette note : « il a été réduit en forme ronde » [P.]; il se trouvait alors dans la chambre du billard [V.], où Piganiol de la Force le signale également.
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Jésus-Christ, placé sur le premier plan du tableau, a le bras gauche appuyé sur le bord d'un puits...; la Samaritaine debout, tenant un vase, écoute avec une merveilleuse attention les paroles du Sauveur : le fond représente du paysage et dans l'éloignement la ville de Samaris. »
Actuellement au musée de Carcassonne, auquel il fut envoyé par l'État le 22 février 1895 : H. o m. 59 — L. o m. 82.
23<> Un tableau représentant un jeune Enfant à mi-corps qui se joue avec deux tourterelles ; figure de petite nature;
l6o INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
ayant de hauteur 20 pouces sur 16 pouces de large; de forme ovale; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
N» 406 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]^ au magasin [V.]. — Mis à Meudon, au début du xviii* siècle, dans l'antichambre de Monseigneur [Meud. s. d.].
Placé en 171 5 dans la chambre du duc d'Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. ~ Le 9 février 1746, par ordre du directeur des Bâtiments, remis au contrôleur général de Montmartrel pour orner son hôtel, où il resta jusqu'au 25 avril 1755 (A. N. O' igSa). — Signalé par Lépicié (1752), — par Duplessis (1783) au Louvre, avec cette note : « tableau très gâté » [Louv. 85].
Actuellement au musée de Langres, où il fut envoyé par l'Etat le 14 décembre 1892.
240 Un tableau représentant la Vierge tenant le petit Jésus, saint Jean qui lui baise la main, un ange et un vieillard à genoux; figures comme nature; ayant de hauteur 3 pieds 4 pouces sur 4 pieds 2 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
« Donné par M. le cardinal de Bonzy en septembre 1696 » [P.]*
Paillet le mentionne à Versailles, comme peint dans la « manière du Titien », et avec les dimensions de 3 pieds 2 pouces sur 3 pieds 8 pouces et demi. — Mis à Meudon, au début du xviii* siècle, dans la chambre de Monseigneur [Meud. s. d.].
Quitte le Louvre en 1737 pour être placé dans la petite galerie de Versailles [Louv. 37] où il est en effet signalé par Piganiol de la Force.
25® Un tableau représentant David debout, tenant la tête de Goliath; figure comme nature; ayant de hauteur 6 pieds 9 pouces sur 4 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Paris. Palais du Luxembourg.
Mentionné pour la première fois dans l'inventaire de 1706 [MaAs. 6].
éCOLE LOMBARDE l6l
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « David, debout, appuyé sur le fût d'une colonne, tient de la main droite sa fronde et de la gauche la tôte de Goliath posée sur un piédestal de pierre; il est vêtu d'une peau de tigre et d'une draperie bleue, il a pour coëffure une toque rouge ornée d'une plume; à ses pieds, on voit le sabre du géant. » — Se trouvait, en 1760, au magasin de la Surintendance [J.].
Actuellement au Louvre, n^ 1439 : H. 2 m. 20 — L. i. m. 60.
Domenico ZAMPIERI, dit LE DOMINIQUIN
!• Un tableau représentant Énée qui porte son père Anchise; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds sur 3 pieds 10 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy.
Apporté par le maréchal de Créquy de son ambassade de Rome; acheté à sa mort par le cardinal àe Richelieu, qui, en mourant, le donna à Louis XIII [Félibien].
N* i3 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est annoncé : « un tableau peint du Dominiquin après le dessein d'Annibal Carache », avec les dimensions de 3 pieds sur 4 pieds 9 pouces de large [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l'anticabinet des médailles [V.]. — Inscrit, en 1698, sur la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
Placé, en 171 5, avec attribution à Annibal Carrache, dans l'antichambre de rhôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Remis au Louvre, qu'il quitte, en 1737, pour la Surintendance de Versailles [Louv. 37]. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : a Enée, qui n'est vu que jusqu'aux genoux, paroit au bas d'une espèce de perron sur lequel on voit Creuse et le jeune Ascagne ; Anchise est déjà chargé sur ses épaules, ce vieillard prend les Dieux Pénates de la main de Créûse et le petit Ascagne semble indiquer à son père le chemin qu'ils doivent tenir ». Il ajoute que « le nom du Carrache est écrit » sur le tableau. — Lavé et verni par le sieur Godefroid en 1788 (A. N. ()' 193 1). — Se trouvait au magasin de la Surintendance en 1760 [J.].
Actuellement au Louvre, n* i337, avec attribution à Spada : H. i m. 94 — L. I m. 33.
2«> Un tableau représentant des Joueurs d'instruments; figures comme nature ; ayant de hauteur 4 pieds 1 1 pouces sur 5 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy.
Ce tableau fut fait pour le cardinal Ludovisi, neveu du pape Grégoire XIV; il passa ensuite au prince son neveu, qui le vendit au sieur de Nogent; Jabach l'acheta à ce dernier et le céda à Louis XIV [Félibien].
N* 52 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], dans la chambre du roi [V.]. — Inscrit, en 1698, sur la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
Placé, en 171 5, dans le grand cabinet du duc d'Antin, en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Remis ensuite au Louvre, qu'il quitte, en 1787, pour la Surintendance de Versailles [Louv. 3y]. — Piganiol de la Force le signale dans la salle de Mercure à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « De jeunes musiciens, représentés jusqu'aux genoux, se disposent à concerter; l'un d'eux, qui joue du violon, semble indiquer de l'archet à celui qui va chanter le mouvement de la pièce que l'on doit exécuter, tandis qu'un troisième profite de ce moment d'entretien pour accorder son luth : un jeune enfant appuyé sur la table et sur des livres de musique tient aussi un violon, il paroit sûr de son fait^ il a un doigt sur la bouche et rit avec malignité... » — Placé ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré, en 1789, par Martin, dont voici le mémoire : a Du Dominiquin, un Concert de 52 pouces sur 63, ôté beaucoup de crasse et des repeints difficiles à enlever, racordé des trous et gersures avec grand soin, 100 livres » [A. N. O' 193 1],
Actuellement au Louvre, n* i538, avec attribution à Spada : H. i m. 42 — L. I m. 72.
3** Un tableau représentant David jouant de la harpe accompagné de deux enfans dont un tient un livre et l'autre son épée; figures comme nature; ayant de hauteur 8 pieds et demi sur 5 pieds 2 pouces de large; il a été rehaussé de 1 5 pouces ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
Ce tableau fut envoyé d'Italie au cardinal Mazarin, et à sa mort le duc de Mazarin le céda à Louis XIV [Félibien].
N* 125 de l'inventaire Le Brun (i683) avec les dimensions ^e 7 pieds
ÉCOLE LOMBARDE l63
3 pouces sur 5 pieds 2 pouces de large [L. B.]. — A Versailles, en lôgS, [P.], dans le salon du petit appartement du roi [V.].
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans la chambre de Louis XIV, du côté du lit, en pendant au Saint Jean TEvangeliste de RaphaCl (i). — Rentoilé et restauré en lySi par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934^). — La description de ce tableau par Lépicié (1752) diffère peu de celle de Bailly. — Pendant Tété, ce tableau était placé dans la troisième pièce de Thôtel de la Surintendance [J.] et [D. R.].
Actuellement au Louvre, n» 1609 ; H. 2 m. 40 — L. i m. 70.
4<> Un tableau représentant la Magdeleine; figure comme nature; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur un pied 3 pouces de large; réduit en forme ovale; il a été remployé d^un pouce sur sa hauteur et élargi de 2 pouces; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy,
N* 346 de l'inventaire Le Brun (i683), avec cette description : « Une Magdeleine habillée de rouge, enveloppée dans une drapperie bleue, aiant les mains jointes, le coude gauche appuyé sur quelque chose d*eslevé » [L. B.J. — A Versailles en 1695 [P.], dans le salon du petit appartement du roi [V.].
Piganiol de la Force le signale au dessus de la porte de la chambre de Louis XIV à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : a Elle a le bras gauche appuyé sur un rocher et les mains jointes; sa draperie est bleue et ses cheveux tombent négligemment sur sa poitrine. »
Actuellement au musée de Marseille, auquel il fut envoyé par l'État en 1802 : H. o m. 78 — L. o m. 62.
5o Un tableau représentant sainte Cécile jouant de la basse de viole; figure comme nature; ayant de hauteur 5 pieds sur 3 pieds 10 pouces et demi de large; il a été rehaussé de 2 pouces et élargi de 6 pouces et demi; dans sa bordure dorée.
Paris. Cabinet des tableaux.
(i) Cf. supra p. 18.
Ce tableau fut fait par le cardinal Ludovisi ; il passa ensuite au prince son neveu, qui le vendit au sieur de Nogent; Jabach Tacheta à ce dernier et le cëdaà Louis XIV [Félibien].
N<> 53 de l'inventaire Le Brun (i683) avec les dimensions de 4 pieds 10 pouces sur 3 pieds 4 pouces de large [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le salon du petit appartement du roi [V.]. — Inscrit, en 1768, sur la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.]. — A Paris en 1706 [Mans. 6].
Quitte le Louvre, en 1737, pour la galerie du roi à Versailles [G. R.], où il est signalé par Piganiol de la Force. — Mentionné par Lépicié (1752). — Jeaurat (1760) Tindique ainsi dans la cinquième pièce de Thôtel de la Surintendance : «t Sainte Cécile jouant de la basse avec un petit ange nud qui tient un livre de musique devant elle » [J.]. — Du Rameau (1784) le signale dans la deuxième pièce de ce môme hôtel, avec cette note (1788) : « à laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i6i3 : H. i m. 59 — L. i m. 17.
6^ Un tableau de paysage où est représenté Hercule combattant Achelous changé en taureau ; figures de 5 à 6 pouces; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 4 pieds et demi de large; dans sa bordure dorée.
Paris. Cabinet des tableaux.
Ce tableau était autrefois à Rome, dans la vigne du cardinal Ludovisi [Lépicié].
N» 370 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. —A Versailles en 1695 [P.], dans Tappartement de Monsieur [V.]. — A Paris en 1706 [Mans. 6].
Proposé, en 1737, pour décorer la chambre du roi à Versailles [C. R.]. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « On découvre, sur différens plans, des troupeaux de vaches et de moutons, avec des bergers qui les gardent; sur la droite du tableau, le Dominiquin a placé Hercule, qui terrasse Achelous sous la figure d'un taureau et qui lui arrache une corne^ ce grouppe est accompagné de deux figures, dont l'une est Œnée, roi de Calydon, et l'autre un de ses officiers : de l'autre coté, on voit sortir du milieu de plusieurs rochers une source, elle vient couler sur le devant du tableau après avoir formé trois cascades. » — Se trouvait, en 1784, dans la deuxième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « rentoiler, laver, vernir» [D. R.].
Actuellement au Louvre, n» 1614 : H. i m. 21 — L. i m. 49.
ÉCOLE LOMBARDE l65
70 Un tableau estimé du Dominiquin représentant Jésus-Christ en croix accompagné de la Sainte Vierge, de saint Jean et de la Magdeleine; figures de 14 à i5 pouces, ayant de hauteur 2 pieds 5 pouces et demi, sur un pied 10 pouces de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.
Paris. Cabinet des tableaux.
N* 397 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.] (i). — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [V.]. — En 1706 à Paris [Mans. 6.].
C^est peut-être là <( ce petit tableau sujet de piété du Dominiquin » qui fut restauré en 1764 par la veuve Godefroid : « il étoit écaillé et menaçoit une ruine totale » (A. N. O' 1933).
8" Un tableau estimé du Dominiquin, représentant saint Augustin qui lave les pieds à Jésus-Christ sous la figure d'un pellerin; figures de 8 à 10 pouces; ayant de hauteur 2 pieds un pouce, sur un pied 9 pouces et demi de large; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Paris. Cabinet des tableaux.
N* 424 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.J. — A Versailles en 1695 [P.]. — A Paris en 1706 [Mans. 6].
Lépicié (1733] le décrit ainsi : a Notre Seigneur est habillé en pèlerin et saint Augustin en religieux; des livres, une mitre et une tête de mort sont grouppés sur une table; plusieurs anges dans le ciel décorent le haut du tableau. » — Signalé dans le cabinet particulier de Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et, en 1784, dans la huitième pièce du môme hôtel, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Au Louvre, n* Soa du catalogue Villot, où il est seulement a attribué à Zampieri » : H. o m. 67 — L. o m. 60.
90 Un tableau représentant Renaud et Armide accompagnés de plusieurs Amours; figures de demi-nature; ayant de hauteur 4 pieds un pouce sur 5 pieds 4 pouces de
(i) Un détail est ajoute par Le Brun à la description de Bailly; c'est la présence de « deux petits enfans sur des nues ».
l66 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
large ; il a été rehaussé de 3 pouces et élargi de 2 pouces ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de M. le ducDantin, au château.
Acheté, en i685, au marchand de tableaux Bersan Bauîn, comme l'atteste cette ordonnance de paiement, en date du 12 août : « Au sieur Bersan Bauïn pour trois tableaux, Tun du Dominicain représentant Renaut dans le sein d'Armide et les deux autres de TAIbane représentant l'Annonciation et l'autre le Noli me tangere qu'il a livrez pour le service de S. M. 5,2oo livres » [Guifïrey t. II. col. 592, 667.]
N» 465 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683) où il est mentionné : « Arnaud et Ermide qui se frisent et Arnaud qui tient le miroir accompagné de plusieurs petits Amours dans un paysage, hault de 3 pieds 9 pouces sur 5 pieds 2 pouces de large » [L. B.]. — A V^ersailles en 1695 [P.], dans le cabinet aux trois portiques [V.]. — Au commencement du XVIII* siècle, mis à Meudon dans le grand cabinet frais [Meud. s. d.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
Proposé, en 1737, pour décorer la chambre du roi à Versailles [C. R.]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : «La scène se passe dans un jardin délicieux, où serpente un ruisseau dont les bords sont ornés de roses et de jasmins : Renaud assis auprès d'Armide, la tête languissamment posée sur son sein, lui présente un miroir où cette belle arrange ses cheveux et les entremôle de âeurs ; au-dessous de ce grouppe, il semble que le peintre ait voulu caractériser, par des tourterelles qui se becquetent, par deux enfants qui s'embrassent et par un autre qui dort, tous les mystères de Vénus... : sur le second plan et à la gauche du tableau, on voit dans un bois Ubalde et le chevalier Danois qui, à l'aide du bouclier de diamant, cherchent le moment favorable pour arracher Renaud à sa faiblesse. Deux Amours terminent cette galante composition ; l'un décoche une flèche à Renaud et l'autre essaie avec un cordon de le fixer auprès d'Armide. *> — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré^ en 1785, par le peintre Godefroy : « Renaud et Armide du Dominiquin, l'avoir netoyéet repointillé à l'outremer quelques endroits mastiqués, 24 livres » (A. N. O' i93i).
Actuellement au Louvre, n* 161 7 : H. i m. 21 — L. i m. 68.
10® Un tableau représentant Timoclée que Ton présente à Alexandre; figures de i5 à 16 pouces; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 4 pieds 7 pouces de large; peint sur bois; de forme ovale; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Acheté, en i685, au sieur de Briancourt (i).
N« 446 de rinventaire Le Brun (partie postérieure à i683), où il est mentionné : « un tableau ovalle représentant une femme qu*on mène avec ses enfans devant Alexandre et au loingteint paroist une ville où il y a des soldats qui montent à Tassaut » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96]. — Au début du xvni* siècle, placé à Meudon dans Tantichambre de Tappartement de Monseigneur [Meud. s. d.]. — Replacé à Paris en 1706 [Mans. 6.].
Restauré, en 1750, par Colins « rempli et fait tenir les écailles (A. N. O' 1934^^). — Lépicié (1733] le décrit ainsi : « Alexandre, assis sur son trône et environné de ses capitaines, occupe la partie gauche du tableau ; on voit devant lui Timoclée, qu'un officier lui présente enchaînée, elle est suivie de trois de ses enfans dont deux en pleurs sont conduits par un garde et le troisième, dans le plus bas âge, est porté par un soldat...; sur le môme plan et de Tautre côté de ce grouppe le peintre a placé deux hommes, dont Tun tient par les cheveux un jeune prisonnier qui a les mains attachées par derrière ; le fond représente du paysage dans lequel on voit entrer les troupes d'Alexandre. » — Signalé en 1766 au Luxembourg. — Transporté sur toile, en 1768, par Hacquin, comme semblerait l'indiquer un « mémoire d*un tableau du Dominiquin du cabinet du Roi à Versailles, levé de dessus son fonds pour être transféré sur un autre fonds, 240 livres » (A. N. O' 1933) : il avait, en effet, été retiré du Luxembourg, car il n'est plus mentionné au catalogue de 1779. ~ ^^ Louvre en lySb [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n» i6i5 : H. i m. i3 — L. i m. 49 ; sur toile.
iio Un tableau de paisage sur le devant duquel sont représentez des Pescheurs avec une femme assise sur un cheval blanc qui porte des paniers ; figures de 6 à 7 pouces ; ayant de hauteur 5 pieds sur 6 pieds et demi de larga; dans sa bordure dorée.
Paris. Cabinet des tableaux.
Ce tableau avait appartenu au cardinal de Mazarin; en effet, on lit dans les Mémoires de Brienne (ch. ix, p. 23] : a Le cardinal de Mazarin avoit encore parmi ses meilleurs tableaux, savoir : un grand paysage du Dominiquin, dont M. le duc de Mazarin me fît présent après la mort de S. E. Il y a sur le devant des pescheurs qui tirent leurs filets d'un lac ; une barque, dans laquelle il y a des musiciens et quelques femmes, flotte doucement
(i) Voir le n« 2 de l'article de Lodovico Carracci, p. i33.
l68 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
sur cette mer pacifique. » Brienne décrit encore ce tableau, qu'il appelle « ses délices o, dans le catalogue latin de sa collection (1662); cette collection fut vendue en i663 et ce tableau était acheté, en 1668, par Louis XIV au sculpteur Marsy, sous ce titre « un paysage où il y a des peschcurs et une fuitte en Egypte (i) ».
N' 364 de l'inventaire Le Brun (i683) où il est ainsi annoncé : « Un paysage où il y a sur le devant cinq pcscheurs qui tirent un 611et et des gens dans un batteau faisant une musique, à un coing une femme avec son petit enfant sur un asne qui porte des panniers » (L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag.]. — A Paris en 1706 [Mans. 6.].
Placé, en 171 5, dans la petite salle à manger du duc d'Antin en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Mis, en 1737, dans la galerie du roi à Versailles, sous ce titre : « Une vierge dans un paysage » [G. R.], — puis au Luxembourg. — Lépîcié (1752) le décrit ainsi : « Sur le devant du tableau on voit un batelier conduisant une barque remplie de musiciens, qui jouent de diftérens instrumens; une femme assise sur un cheval blanc est représentée côtoyant l'autre bord de la rivière; elle tient la bride d'une main et son enfant de Tautre; auprès d'elle des pêcheurs sont occupés à retirer leur filet, et Ton aperçoit sur un terrain plus élevé un berger menant paître un troupeau de moutons. » — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — C'est probablement ce tableau que vise ce mémoire du peintre Godefroy, en 1785 : « Un paysage par Dominiquin, l'avoir netoyé et levé tous les repeins du ciel, avoir replacé et repointillé à l'outremer quelques endroits dans les eaux et sur les roches (2) et avoir fait revenir beaucoup de gris, 72 livres » (A. N. O' 1931).
Actuellement au Louvre, n» 1619 : H. i m. 65 — L. 2 m. 12.
120 Un tableau représentant Adam et Eve chassez du Paradis terrestre ; ligures de 22 à 24 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 1 1 pouces sur 2 pieds 4 pouces de large; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Petite gallerie du Roy,
« Donné au Roy par M. Le Nostre en septembre 1693 » [P.j.
Le môme Paillet (1695) le signale à Versailles : il se trouvait alors dans la galerie du Roi [V.].
Placé, en 171 5, dans la chambre du duc d'Antin, en son hôtel particulier à
(i) Voir le n® 22 de l'article d'Annibale Carracci, p. 147. (2) Il y a bien des rochers dans le tableau du Louvre.
Paris [A.]. — Replacé, en 1737, dans la galerie du roi à Versailles [G. R.]. — Restauré par Colins en 1750 (A. N. O" 1934^). — Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard à Versailles. — Lépicié (1733) le décrit ainsi : € Adam est debout ; Eve est assise, elle n*ose envisager le Seigneur et ne fait qu'indiquer le serpent : un beau paysage arrosé d'un fleuve, sert de fond au sujet, et sur le devant du terrain le peintre a placé un lion, un cheval et un mouton i>. — Jeaurat (1760) le mentionne dans le salon du directeur des Bâtiments, à l'hôtel de la Surintendance [J.] et Du Rameau ' (1784) dans la neuvième pièce de ce même hôtel, avec cette note (1788) : • laver et vernir • [D. R.].
Actuellement au musée de Grenoble, auquel il fut envoyé par l'Etat le 14 mai 1893 : H. o m. 95 — L. o m. 75.
i3<> Un tableau représentant le Triomphe de l'Amour traîné dans un char par deux colombes accompagné de petits enfants; figures de 7 à 8 pouces; ayant de hauteur 17 pouces et demi sur 14 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite galerie du Roy.
Il faut ajouter à ce tableau le n* 3 de l'article de Daniel Seghers :
Un tableau représentant une guirlande de fleurs de plusieurs espèces, ayant de hauteur 4 pieds sur 3 pieds 3 pouces et demi de large ; le milieu a été coupé et posé dans la petite gallerie du Roy, qui sont trois enfans peints par le Dominiquin.
Versailles. Cabinet des tableaux.
« Ce tableau étoit autrefois dans la Vigne Ludovisi à Rome » [Lépicié].
N* 373 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est ainsi annoncé : « Un tableau du Dominiquain représentant trois petits Amours dont il y en a un dans un char tiré par deux colombes, entouré de deux guirlandes de fleurs peintes par le P. Zegle, hault de 4 pieds 2 pouces, large de 3 pieds 5 pouces » [L. B.]. — Paillet (1695) le signale ainsi à Versailles : a Trois Amours dans un char tiré par deux colombes, entouré de deux guirlandes de fleurs peintes par le père Zaigre, hauteur du tout 4 pieds 2 pouces, largeur 3 pieds 5 pouces et demi, hauteur des amours un pied 5 pouces, largeur un pied 3 pouces et demi. Les enfans ont été coupez dedans la guirlande par ordre du Roy dès i685 et ladite guirlande est au magasin. » [P.] : le sujet principal, est, en eSet, mentionné à cette date dans la galerie de Versailles [V.], et la guirlande au magasin [Mag. 96].
Les deux parties du tableau durent 6tre rejointes, au commencement du XVIII* siècle, car le tableau était placé, en 171 5, dans la chambre de la duchesse, en l'hôtel particulier du duc d*Antin à Paris, avec cette mention : « Le triomphe de l'Amour entouré d'une guirlande de fleurs ». [A.] — Remis, en 1737, dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du billard. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « L'Amour est assis sur un char traîné par deux colombes, il tient * de la main droite son arc et de la gauche un ruban bleu qui lui sert de rônes : au-dessus du Dieu on voit deux Amours dont l'un lui jette des fleurs, l'autre avec la même intention en cueille à une guirlande qui entoure le sujet 9 (i). — Jeaurat (1760) le signale ainsi dans le deuxième cabinet particulier de l'hôtel de la Surintendance : « Trois Amours dont l'un conduit un char traîné par deux colombes, les deux autres paroissent soutenir une guirlande de fleurs qui entourent ce tableau; elles sont peintes par Daniel Seghers, jésuite, et les figures par Dominiquin. » Mais d'autre part, le môme Jeaurat mentionne au magasin de la Surintendance : a Un tableau de fleurs peint par Daniel Seghers, jésuite, il y a dans le milieu un vuide qui fait penser qu'on a enlevé un sujet d'histoire qu'on y avoit peint » : estce là une erreur de rédaction, ou cette guirlande se réfère-t-elle â un autre tableau? [J.]. — Du Rameau (1784) mentionne l'œuvre du Dominiquin dans la huitième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1616 : H. i m. 3o — L. i m. 10. — Le tableau est rétabli dans son état primitif.
140 Un tableau représentant la Vierge auprès du petit Jésus endormi faisant signe à saint Jean de garder le silence; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 14 pouces sur 17 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles, Petite gallerie du Roy,
N" 216 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est annoncé : « Le Silence marqué par la Vierge à saint Jean sur le dessein du Carrache» [L. B.]. — Mentionné de môme par Paillet (1695) à Versailles [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard et l'attribue à Carrache. — Lépicié (1752) l'attribue exclusivement à Annibal Carrache et le décrit ainsi : « La Vierge debout tient l'enfant Jésus endormi ; il est couché sur une table, le corps appuyé sur un oreiller blanc avec un linge
(i) Lépicié déclare ce tableau « peint sur cuivre »; rien, dans nos documents, n'est venu corroborer une telle assertion, évidemment erronée.
étendu sous lui ; saint Jean avance la main pour éveiller le Sauveur, et la Vierge lui fait signe de s'arrêter et de garder le silence. » Il ajoute que la figure de saint Jean et celle de la Vierge sont à demi-corps, et que le tableau est appelé vulgairement « le Silence du Carache ». — Signalé par Jeaurat (1760) dans le salon du directeur des Bâtiments à Thôtel de la Surintendance [J.].
Actuellement, au Louvre, n* 12 18, avec attribution à Annibale Carracci : H. o. m, 38 — L, o. m. 47.
i5o Un tableau représentant saint Paul enlevé par trois anges ; figures de 14 à i5 pouces; ayant de hauteur 18 pouces sur 14 pouces de large ; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy,
« 11 y a gravé derrière ce qui suit : Ce tableau du Ravissement de saint Paul, faict par la main du Dominicain, a esté donné par M. Lybault, con*' ord'* du Roy et de ses finances aux révcrens pères de la Compagnie de Jésus, à condition que ledit tableau demeurera dans la sacristie sans qu'il puisse être donné à personne ni mis ailleurs qu'à l'endroit où les religieux qui ont célébré la sainte Messe rendent grâces à Dieu » [D. R.]. — Ce tableau aurait été exécuté pour M. Agucchi, majordome du cardinal Aldobrandi, et apporté en France par ce M. Lybault, qui en aurait fait don aux jésuites de la rue Saint-Antoine, lesquels le donnèrent à Louis XIV, après l'avoir fait copier par Le Brun [Villot].
N* 480 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du roi [V.].
Placé, en 171 5, dans le cabinet de la duchesse, en l'hôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Replacé, en lySy, dans la galerie de Versailles [G. R.], — Lépicié (lySa) le décrit ainsi : « Saint Paul, vôtu d'une robe verte, a par dessus une draperie rouge que l'air agite ; un des anges, en le soulevant, se couvre la tôte de cette draperie qui repasse sur l'épaule gauche du saint. » — Se trouvait dans le salon du directeur des Bâtiments à l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784 [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 161 2 : H. o m. 5o » L. o m. 37.
lô^» Un tableau représentant une Vierge sur un nuage et saint Antoine de Padoue au-dessous, à genoux, tenant l'enfant Jésus ; figures d'onze à douze pouces ; ayant
de hauteur 1 5 pouces et demi sur 1 3 pouces de large ; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée. Versailles, Petite gallerie du Roy.
Acheté, en 1687, à la duchesse de Créquy (i).
A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.], où il se trouvait encore en 1737 [G. R.], et où il est également signalé par Piganiol de la Force.
Lépicié (1753) le décrit ainsi : « La Vierge sur un nuage a le pied droit posé sur un chérubin, elle tient de la main gauche un linge qui lui sert à envelopper Tenfant Jésus; saint Antoine, à genoux, porte entre ses bras le Sauveur dont il reçoit les caresses ; deux anges accompagnent ce grouppe : le fond du tableau représente un paysage. » — Se trouvait, en 1760, dans le deuxième cabinet particulier de l'hôtel de la Surintendance [J.] et, en 1784, dans le salon du directeur des Bâtiments en cet hôtel, avec cette note (1788) : « s'écaille en plusieurs endroits » [D. R.]
Actuellement au musée de Toul, auquel il fut envoyé par l'Etat le I" mars 1895 : H. o m. 43 — L. o m. 36.
170 Un tableau représentant une Vierge prenant de Teau avec une coquille et tenant le petit Jésus; figures de 8 à 9 pouces; ayant de hauteur i3 pouces et demi sur
Versailles. Petite gallerie du Roi.
Acheté, en i685, au sieur Garrigues, comme le prouve cette ordonnance de paiement en date du 3 5 mars : « au sieur Garrigues pour son payement d'un petit tableau du Dominicain, représentant une Vierge, un petit Christ, saint Jean et saint Joseph qu'il a livré pour le service de S. M., i65o livres » [Guifîrey. tome II. col. 583 et 662] (2).
( i) Voir le n* 2 1 de l'article de Véronèse, p. 100. — On trouve également, en date du 4 janvier 1688, l'ordonnance de paiement suivante, qui sans doute se réfère à ce tableau : « A Vilaine, sculpteur, pour une bordure de bois, sculptée à jour et dorée, qu'il a fournie pour le tableau du Roy représentant une Vierge du Dominicain placé dans la petite gallerie de S. M. à Versailles 168 livres, i5 sols » fGuiff'rey. t. III. col. 102].
(2) Dans son catalogue du Louvre, Villot avance que ce tableau fut acheté en 1668 au sculpteur Marsy, sous le titre d'Une fuite en Egypte : l'inventaire Le Brun, en ne mentionnant ce tableau qu'après i683, prouve
ÉCOLE LOMBARDE IjS
N» 447 de Tinventaire Le Bruo (partie postérieure à i683) [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.]. — En 1706 dans la galerie du château [Mans. 6].
Lépicié(i753) le décrit ainsi : « Sur un fond de paysage la Vierge, assise auprès d'une source, prend de Teau avec une coquille, elle tient tendrement l'enfant Jésus qui donne une pomme au petit saint Jean que le Dominiquin a représenté debout; derrière la Vierge on voit saint Joseph ôtant la charge de Tâne qui leur a servi... » — Se trouvait, en 1760, dans la première pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.]. ~ Probablement mentionné par Du Rameau (1784) sous ce titre : une Fuite en Egypte, d'abord dans une armoire de la neuvième pièce, puis, dans la troisième pièce de la Surintendance, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R,] (i).
Actuellement à Thôtel de la Légation de France à La Haye, où il fut envoyé par TÉtat le 4 septembre 1894 : H. o m. 36 — L. o m. 48.
18^ Un tableau de palsage dans lequel est représenté Hercule qui tire Bacus de sa caverne; figures de 5 à 6 pouces; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large, rehaussé de 7 pouces et élargi de 3 ;
Paris. Cabinet des tableaux.
Se trouvait à Rome dans la vigne du cardinal Ludovisi [Lépicié], acheté ensuite par Louis XIV.
N» 371 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans l'appartement de Monsieur, où il faisait pendant au précédent n* 6 [V.l. — Au début du xviii* siècle, placé à Meudon dans Je grand cabinet frais : ses dimensions durent alors être modifiées dans le sens indiqué par Bailly [Meud. s. d.]. — A Paris en 1706 [Mans. 6].
Lépicié (1752) le signale sans le décrire spécialement. — Se trouvait en 1760 dans la deuxième pièce de Thôtel de la Surintendance [J.].
Au Louvre, n* 496 du catalogue Villot : H. i m. 21 — L. i m. 49.
bien qu'il n'est entré dans la collection de la Couronne que postérieurement à cette date, et nous avons déjà reconnu que c'est le précédent n» 1 1 qui fut alors acheté sous ce titre.
(i; Du Rameau, il est vrai, lui donne les dimensions de 2 3 pouces sur 18, mais il doit y avoir une erreur de chiffres, et c'est i3 qu'il faut lire au lieu de 3 3.
Giovanni LANFRANCO
lo Un tableau représentant Agar dans le désert avec . son fils et un ange qui leur apparoit; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large, rehaussé de 4 pouces; dans sa bordure dorée.
N<> ii3 de rinventaire Le Brun (i683} [L. B.]. — Paillet (lôçS) le signale à Versailles avec les dimensions de 3 pieds 1 1 pouces sur 4 pieds 1 1 pouces, et cette note : « agrandi en 1680 » [P.] : il se trouvait alors dans le salon du petit appartement du Roi [V.]. — Au début du xviii* siècle, mis à Meudon dans le grand salon de Tappartement frais [Meud. s. d.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
Mentionné par Piganiol de la Force dans la chambre du roi à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Âgar, accablée par la douleur de voir périr de soif son fils IsmaSl, se tourne vers l'Ange qui vient lui montrer une source d'eau vive. »
Actuellement au Louvre, no i336 : H. i m. 38 — L. i m. 59.
20 Un tableau représentant Jésus-Christ dans une gloire qui couronne la Vierge et dans le bas saint Ambroise et saint Augustin; figures comme nature; ayant de hauteur 6 pieds 9 pouces sur 4 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N» 293 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — Mentionné, en 1695, par Paillet à Meudon [P.], dans la chambre de la duchesse d'Orléans [Meud. s. d.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans 6].
Restauré, en 175 1, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934^). — Mis ensuite au Luxembourg. — Lépicié (1732) le mentionne, sans que la description qu'il en donne ajoute quelque détail à celle de Bailly. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n» i339 : H. 2 m. 20 — L. 1 m. 44.
écOLE LOMBARDE IjS
3* Un tableau représentant la séparation de saint Pierre et de saint Paul ; figures de 1 8 à 20 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large; il a été baissé de 9 pouces et élargi de 5 ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
Ce tableau appartint au cardinal Mazarin. « Je me trouvois une fois, rapporte le comte de Brienne, à Tarrivée d'un tableau de Lanfranc qu'on lui avoit vendu (à Mazarin) pour être d'Annibal Carrache; il m'en demanda mon avis et je dis que je ne croyois pas qu'il fût de la main d'Annibal, mais qu'il ne laissoit pas d'ôtre original et parfaitement beau. Jabach étoit présent et dit que le cavalier Lanfranc Tavoit fait; Mignard ajouta : Il est vrai, mais c'est sur le dessin de Carrache. Le cardinal ne savoit que penser. Cependant le dessin lui plaisoit; il prit donc le parti de le garder et nous défendit de dire qu'on l'avoit fourbe. Je riois sous cape de voir un homme si riche embarrassé pour si peu de chose. En effet, il balança longtemps pour savoir si, de gré ou de force, il feroit reprendre cette peinture à celui qui la lui avoit vendue trop cher. Il y a, disoit-il, sur le prix, lésion de plus de moitié; et de plus, ajoutait-il, ce tableau n'est pas d'Annibal. Je pensai lui offrir de prendre ce tableau pour ce qu'il coûtoit; mais Jabach ayant fait ce que je n'osais faire, quoique j'en eusse fort envie, le cardinal Tauroit pris au mot, si Mignard, qui jugeoit la pièce excellente, ne l'eût assuré qu'elle valoit bien l'argent qu'elle lui coûtoit. Depuis cet arrêt prononcé, le tableau n'eut plus de prix ; et Son Eminence nous disoit d'un air content et satisfait : Je ne le donnerais pas pour i ,000 pistoles » {Mémoires de Briennej t. II, p. 31). A la mort du cardinal, il fut acquis par le duc de Nevers : « Depuis, continue Brienne, j'eus ce tableau en mon pouvoir par le moyen du duc de Nevers qui me le donna en paiement d'une somme assez considérable, que je lui avois gagnée au jeu. Je le vendis à Jabach lorsque je me défis de mon cabinet et il doit l'avoir encore. C'est un très beau tableau; il vaut 3^ooo liv. à bon marché » (id. ch. ix). — Jabach le revendit à Louis XIV.
Ainsi décrit dans le catalogue latin de la collection de Brienne (1662] : « Superius spatiosior tabula, audaciore Lanfranchi penicillo, représentât principes apostolorum hinc et inde pro mœnibus urbis ab impia turba ultimum ad supplicium distractos (i). » — N^ 20a de l'inventaire Le Brun (i683), où il est mentionné avec les dimensions de 3 pieds 11 pouces sur 4 pieds 5 pouces [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], dans la chambre du Conseil [V.], où Piganiol de la Force le signale également.
(i) Le catalogue de Brienne (1662), annoté par Edmond Bonnaffé.
Remis sur toile, en 1749, par la veuve Godefroidf puis restauré par Colins : « il tomboit par écailles» [A. N. O' 1934^]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Saint Pierre, accompagné de soldats et tiré avec violence par un bourreau, se retourne tendrement vers saint Paul, que des satellites entraînent aussi pour le conduire au lieu de son supplice : sur le troisième plan on voit les portes de la ville de Rome, des figures et du paysage et dans Téloignement des montagnes. »
Actuellement au Louvre, n» i338 : H. 1 m. 87 — L. i m. 59.
40 Un tableau représentant Diane et Pan dans un paîsage; figures de 18 à 20 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 2 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure dorée .
Versailles. Cabinet des tableaux.
N<» 3 14 de rinventaire Le Brun (i683), où il est mentionné avec les dimensions de 2 pieds 3 pouces et demi sur 2 pieds et demi de large [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : «Diane, soutenue par un nuage, considère avec plaisir une toison que le Dieu Pan vient de lui donner; ce dieu a la main gauche appuyée sur sa flûte, il est assis à terre et semble inviter la déesse à renoncer à son insensibilité; le fond représente un paysage et des montagnes ; auprès de Pan on voit le bouc qui est son attribut. » — Se trouvait dans la troisième pièce de Thôtcl de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir, un peu gercé dans les coins » [D. R.].
Actuellement au musée d'Angers, auquel il fut envoyé par TEtat en 1872 : H. o m. 75 — L. I m.
5° Un tableau représentant Mars et Vénus; figures de 20 à 22 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 3 pieds 9 pouces de large.
Versailles. Cabinet des tableaux.
« Tableau donné au Roy par M. Le Nostre en septembre 1693 » [P.].
Le même Paillet le signale à Versailles avec les dimensions de 3 pieds 3 pouces sur 4 pieds 4 pouces de large; il ajoute dans une note : « Est à Meudon », et dans une autre : « Il est à Versailles du i5 octobre 1699. Paillet. » — Remis ensuite à Meudon dans le cabinet de Monseigneur [Meud. s. d.],où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
FXOLE LOMBARDE I 77
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Vénus, accompagnée de deux Amours et couchée sur un lit orné d'un paviHon rouge, ordonne aux Ris et aux Jeux de désarmer Mars : un beau paysage achève d'enrichir la composition. » — Se trouvait, en 1760, dans la bibliothèque de Thôtel de la Surintendance [J.] et, en 1784, dans le salon du directeur des Bâtiments, avec cette note (1788) : « laver, vernir et remettre dans sa première grandeur en supprimant 5 pouces de chaque côté » [D. R.].
Actuellement au musée de Rouen, auquel il fut envoyé par l'État en i8o3 H. o m. 83 — L. i m. 67.
Francesco ALBANI
1° Un tableau représentant Vénus à sa toilette servie par des nymphes; figures de 22 à 24 pouces; ayant de hauteur 6 pieds 2 pouces sur 7 pieds 8 pouces de large; dans sa bordure dorée (i).
20 — Vénus et Adonis accompagnés de plusieurs Amours; de mêmes dimensions.
2 5* — les Nymphes de Diane qui coupent les ailes aux Amours endormis et brisent leurs arcs; de mêmes dimensions.
260 — Vulcain auprès de Vénus avec des Amours, les uns forgent, les autres aiguisent des flèches; de mêmes dimensions.
Versailles, Cabinet des tableaux.
Ces quatre tableaux appartinrent à Paolo Francesco Falconieri, qui les fit graver par Baudet [Villot]. Ils durent entrer dans la collection de la couronne en novembre i683, car ce ne peut être qu'à eux que s*applique
(i) Ces quatre tableaux, qui font partie de la môme suite, sont mentionnés séparément par Bailly au début et à la fin de Tarticle relatif à ce peintre : j'ai cru devoir les grouper, en leur conservant toutefois, pour la facilité des recherches, la numérotation qu'ils ont dans l'inventaire.
178 INVENTAIRE GlâNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
cette ordonnance de paiement, en date du 14 octobre i683 : a à Geslin, peintre, pour avoir raccommodé les tableaux de l'Albane et les deux du Poussin (i) venus de Rome, 25o livres » [GuifFrey. t. II. col. 773].
N*' 473, 472 474, 471 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683), où ils sont annoncés ainsi : « Vénus que Ton coSfTe, accompagnée de petits Amours et de ses nymphes, un palais d*architecture environné d'eau et un char tiré par des Amours au-dessus, hault de 6 pieds 3 poulces sur 7 pieds 8 pouces et demi de large. — Vénus qui dor sur un lit accompagné de plusieurs petits Amours et deux qui sont en Tair tenant un voile et d'autres qui tirent un tilet. — Les Amours endormis et les nimphes de Diane qui leur coupent les aisles et brisent leurs arcs et les flèches et Diane sur une nuée dans un paysage. — Vénus couchée sur un lit et des petits Amours qui luy portent un bouclier où il y a un cœur marqué dessus et d'autres enfans qui forgent des darts et d^autres qui en éguisent et Junon qui paroit en haut dans le paysage avec deux de [ses] nymphes [L. B.].» — A Versailles en 1695 [P.], les n*' I et 2 dans le grand cabinet de Monseigneur, les n** 25 et 26 dans Tappartement de Monseigneur [V.] où ils se trouvaient encore en 1706 [Mans. 6].
Lépicié (1752) les mentionne comme une suite relative à l'histoire d'Adonis, et les décrit ainsi : « Vénus se fait parer par les Grâces pour charmer Adonis (n* i). On voit sur le bord d'une mer tranquille un magnifique péristyle, au pied duquel Vénus assise se fait parer par les Grâces pour charmer Adonis et l'éloigner de la cour de Diane dont il suivoit les loix; l'une des Grâces, avec une éguille d'or, arrange les boucles de ses cheveux, une autre paroit en examiner la symmétrie, et la troisième apporte un fil de perles pour achever l'ornement de sa coiffure; Vénus se regarde avec complaisance dans un miroir qu'un Amour lui présente, tandis qu'un autre lui attache ses brodequins, les Ris et les Jeux sont occupés diversement auprès des Grâces : de l'autre côté du tableau, l'Albane a mis un superbe bassin, orné de figures et de dauphins, d*où Teau jaillit de toutes parts..., au milieu de la mer et dans le lointain on découvre un palais enchanté, et dans le haut sont posés sur des nuages des Amours qui attellent le char de Vénus et donnent à boire de l'ambroisie aux cygnes qui doivent le tirer; au-dessous on voit THyménée qui chante aux accords de sa lyre; il est écouté par un Amour. » — « Vénus ordonne aux Amours de forger de nouveaux traits pour blesser le cœur d'Adonis (no 26). Deux Amours présentent à Vénus, couchée sur un lit à l'antique et richement orné, un bouclier dans lequel ils ont figuré un cœur pour leur servir de but..., l'un des Amours qu'elle caresse lui fait voir que sa flèche l'a percé dans le milieu, et l'autre lui montre qu'il en a approché de très près; à côté de la déesse, Vulcain, assis à terre et appuyé sur son marteau, regarde avec attention de petits Amours qui essaient
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(i) Ces deux tableaux du Poussin (n"* 18 et 19; étaient entrés dans la collection de la Couronne en novembre i683 (voir l'article relatif à cet artiste).
sur un autre but leur adresse et la force de leurs traits; d'autres se sont emparé de la forge de ce Dieu et fabriquent les armes...; on en voit deux autres au pied du lit de Vénus, Tun accommode son arc et l'autre éprouve avec le doigt la pointe de sa flèche : Diane paroit dans le haut du tableau sur une nuée, armée d'un javelot. » — « Diane, irritée du triomphe de Ve'nuSj profite du sommeil des Amours pour les faire desarmer (n* 25). Les Nymphes de la cour de Diane surprennent l'Amour et sa suite et profitent de leur sommeil pour les désarmer..., on les voit s'approcher en silence et d'un air satisfait, leur enlever d'une main timide et délicate leur carquois et leurs flèches et les porter avec empressement dans un feu qu'elles ont allumé; il y en a deux, dans le nombre, qui se distinguent par la vivacité avec laquelle l'une brise un arc et l'autre coupe les ailes à l'Amour lui-même; on voit deux autres nymphes auprès de cette dernière, l'une témoigne que l'Amour n'est plus à craindre, l'autre lui fait signe de se taire... : Diane, posée sur un nuage, préside à cette entreprise et paroit applaudir au succès.» — » Sommeil de Venus ou nouveau piège qu'elle tend au cœur d'Adonis (n° 2). On voit d'un côté un paysage agréable et de l'autre une rivière qui forme plusieurs cascades : à l'abri d'un rideau attaché aux branches des arbres, Vénus, couchée d'une façon galante, attend dans les bras du sommeil l'effet que ses charmes produiront sur le cœur d'Adonis; ce beau chasseur paroit céder à des attraits si ravissants..., plusieurs Amours, qui veillent autour de Vénus, semblent seconder ses desseins, l'un tient Adonis par sa draperie, et les autres lui font signe d'approcher mais sans bruit : des Amours jouent entre eux avec des fruits, d'autres nagent dans la rivière, d'autres pâchent et tirent un filet, deux sont en l'air et apportent un voile pour former un pavillon. » Lépicié déclare que dans ces quatre tableaux le paysage avait extrêmement noirci. — Le n» I fut placé à Trianon après avoir été restauré, en janvier 1760, par la veuve Godefroid, comme l'atteste ce mémoire : a Avoir nettoyé un tableau d'Albane représentant Vénus à sa toilette : l'avoir verny et passé un jour pour ledit ouvrage, 24 livres » (A. N. O' igBS) : ce tableau fut ainsi nettoyé pour être placé à Trianon. — Le n* 25 est mentionné par Jeaurat (1760) dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.]. — Les n" 25 et 2 furent restaurés, en 1 768, par la veuve Godefroid ; voici le mémoire de celte opération (A. N. O' iqSS) :
« Deux grands tableaux d'Albane de 8 pieds sur 6, l'un représentant les nymphes de Diane brisant les arcs et les flèches et coupant les ailes aux Amours endormis; l'autre représentant Vénus au pied du mont Etna couchée près de son époux admirant la justesse des coups lancés par des Amours sur un cœur mis en but à leurs flèches.
« Ces tableaux étoient très sales, repeints anciennement et tout écaillés d'un bout à l'autre.
« Pour les avoir remis sur toile neuve, fait reprendre toutes les écailles, ôté les anciens repeints et les huiles qui rendaient les tableaux tout noirs, repointillé toutes les chairs, fourni deux châssis à clef de 24 livres pièce, prix convenu à 400 livres chacun 800 »
l8o INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
— Les n" 26 et i furent à nouveau restaurés, en 1776 et 1777, parle peintre Godefroid, dont voici le mémoire (A. N. O' igSS) :
« Le Sommeil de Vénus, Tun des quatre grands tableaux de TAlbane, por> tant 7 pieds 6 pouces de large sur 6 pieds de haut : ma mère avoit remis ce tableau sur toile; j'en ai affermi la couleur qui se détachoil, et que le verni avoit beaucoup sali 3oo liv. »
« La toilette de Vénus par l'Albane, de môme grandeur et faisant suite au précédent : y avoir fait les mômes travaux 3oo liv. »
— En 1784, les n** 25 et 26 étaient signalés par Du Rameau dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « à laver (i) les repeints » [D. R.].
Actuellement au Louvre n" 1107, 11 10, 1109, 1108 : H. 2 m. o3 — L. 3 m. 52 et 55.
30 Un tableau représentant la Vierge qui tient Fenfant Jésus et des anges qui lui présentent des fleurs; figures de 10 à 12 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces et demi sur 2 pieds 1 1 pouces et demi de large ; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.
Acheté, en i685, à un marchand du nom de Belluchau, comme l'atteste cette ordonnance de paiement, en date du 3 juin : « au sieur Belluchau pour un tableau original d'Albane peint sur cuivre, représentant la Sainte Famille dans un paysage, 5,ooo livres » [Guiffrey. t. II. col. 589,665].
N* 459 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683;, où il est ainsi annoncé : « La Vierge tenant le petit Jésus sur ses genoux qui prend des fleurs dans un vase que tiennent deux anges et d'autres en l'air qui cueillent des fruits et la Vierge qui reçoit un orange de la main droite 1» [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le grand cabinet de Monseigneur [V.],où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « L'Enfant Jésus, sur les genoux de sa mère, s'empresse de prendre des fleurs que deux anges lui offrent dans un vase de porcelaine, tandis qu'un autre fait courber avec force une branche d'arbre pour faciliter à la Vierge le moyen d'y cueillir un fruit. »
40 Un tableau représentant Cy belle accompagnée de trois Saisons sous la figure de Flore, Cérès et Baccus;
(i) Lire : lever.
ÉCOLE LOMBARDE l8[
figures de lo à 12 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 3 pieds un pouce de large ; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
5<> Un tableau représentant Mercure et Apollon avec rassemblée des Dieux sur un nuage; de mêmes dimensions.
Versailles. Cabinet des tableaux.
« Donnés au Roy par M. Lenôtreen septembre 1693 » [P.].
A Versailles en 1695 [P.], dans le grand cabinet de Monseigneur [V.], où ils se trouvaient encore en 1706 [Mans 6].
Placés, en 17 15, dans la galerie de Thôtel particulier du duc d^Antin à Paris [A.]. — Quittent le Louvre, en 1737, pour rentrer à la Surintendance de Versailles [Louv. 37]. — Lépicié (1752) les décrit ainsi : « Sur un piédestal de forme ovale Cybèle, assise et accompagnée de ses attributs, invite Apollon, que Ton voit au milieu de sa carrière, à donner à la Nature cette chaleur vivifiante qui anime et mûrit ses productions ; Cérès est la plus proche de Cybèle, à qui elle offre les prémices de la moisson ; un peu plus loin et sur la droite Bacchus, appuyé contre un arbre, exprime dans sa coupe le jus d'une grappe de raisin et, de l'autre côté, paroit l'aimable Flore, que deux Amours couronnent des fleurs du printemps. » — « Le peintre a placé sur un nuage l'assemblée des Dieux; Mercure descend du Ciel et Apollon, assis sur le premier plan du terrein, paroit dans une attitude tranquille : sur le second plan on voit le Parnasse, les Muses, Pégase et des troupeaux. » — Se trouvait dans le deuxième cabinet particulier (9* pièce) de l'hôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette double note (1788) : « laver et vernir » [D. R.j.
Actuellement au musée de Fontainebleau : H. o m. 88 — L. i m. o3.
6<> Un tableau représentant un bain de Diane; figures de 10 à II pouces ; ayant de hauteur 23 pouces sur 2 pieds 7 pouces de large ; il a été remployé de 2 pouces sur sa largeur; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
N* 187 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est ainsi annoncé : « Un tableau de l'Albanne représentant Diane au bain avec ses Nymphes et Actéon qui s'enfuit, hault de 2 pieds 2 pouces sur un pied 10 pouces de large, peint sur
l82 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
toille avec sa bordure dorée » [L. B.]. — Â Versailles en i6gb [P.], dans le grand cabinet de Monseigneur [V.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans 6].
Du Rameau (1784) le mentionne dans la deuxième pièce de Thôtel de la Surintendance, dans une note à la suite du n" 37 suivant : a Le petit repos de Diane qui fait pendant à ce dernier (n<* 27) moyennant une ralonge qui a été assez bien peinte, mais qu'il faudrait supprimer pour le remettre dans sa forme primitive 0; il s*agit très vraisemblablement du tableau qui nous occupe [D. R.].
Actuellement au musée de Rennes, auquel il fut envoyé par TEtat en 1872 : H. o m. 67 — L. o m. 93.
7® Un tableau représentant le baptême de Notre Seigneur par saint Jean dans le fleuve du Jourdain et Dieu le Père au-dessus dans sa gloire; figures de 12 à i3 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces sur 3 pieds
go — saint Jean preschant dans le .désert; de mêmes dimentions.
Versailles. Cabinet des tableaux,
« Donnez au Roy par M. le procureur général aux mois de mars, avril et juillet 1684 [L. B.].
N** 428 et 429 de ^inventaire Le Brun (partie postérieure à i683). — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Placés, en 171 3, dans la galerie du duc d'Antin, en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Restaurés par Colins en 1760 (A. N. O' 1934^). — Piganiol de la Force les signale dans le cabinet du billard à Versailles : ils en quittèrent pour aller au Luxembourg. — Lépicié (1752) les décrit ainsi : « Saint Jean verse de l'eau sur la tète du Sauveur pour le baptiser...; deux anges sont auprès de Jésus-Christ, celui qui est en Tair soulève et tient sa draperie, et l'autre s'avance avec un linge pour Tessuyer : sur la droite du tableau on voit dans un grouppe de spectateurs une femme assise qui montre à son enfant ce qui se passe; de l'autre côté et sur le môme plan plusieurs chérubins volent sur la surface du fleuve; dans le haut de la composition^ le Saint-Esprit avec Dieu le père dans sa gloire sont attentifs à cet événement. » — « On voit sur le premier, le second et le troisième plan des femmes, des en fans et des nourrices, mêlés indistinctement avec des hommes de tout âge et de tout état; saint Jean est placé sur une petite terrasse ; sur le devant
ÉCOLE LOMBARDE l83
du tableau un jeune homme assis, vu par le dos, fait contraste avec plusieurs figures dont la position est de face; un peu plus loin et tirant vers la droite, deux femmes sont assises. Tune est coCffée d'une espèce de turban et Pautre, accompagnée de deux enfans, en tient un troisième dans les bras; au-dessus de ce grouppe un vieillard est adossé contre un arbre. » — Signalés, en 1785, par Duplessis au Louvre [Louv. 85]. — Le n» 7 fut restauré, en 1785, par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : « Le Baptôme de Jésus Christ par saint Jean- Baptiste, tableau d*Âlbane, couvert de repeins dans la gloire, dans les eaux et sur plusieurs endroits des figures, avoir repointillé les endroits indispensables avec soin et à Toutremer, 96 livres » (A. N. O' igSi). — Le n» 8 fut restauré en, 1789, par le sieur Martin : « d'Âlbane* Prédication de saint Jean, de 39 pouces sur 36, ôté beaucoup de crasse, les repeints, réparé les écailles et les gersures et repointillé légèrement à chaque place endommagée, lao livres » (Â. N. O' 193 1).
Actuellement au musée de Lyon, auquel ils furent envoyés par TEtat en i8o3 : H. o m. 75 — L. o m. 96.
90 Un tableau représentant la Charité accompagnée de trois petits enfans; figures de i5 à 16 pouces; ayant de hauteur 17 pouces 3 lignes sur 18 pouces et demi de large ; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Mentionné pour la première fois par Paillet (1695) à Versailles [P.] : il se trouvait alors dans la galerie du Roi [V.]*
Placé, en 171 5, dans la galerie du duc d*Antin, en son hôtel particulier à Paris [A.]. — Remis dans la galerie de Versailles en 1737 [G. R.], où Piganiol de la Force le signale plus tard, sous ce titre : La Fécondité, ajoutant : < On croit que le Peintre a peint ici sa femme et ses enfans. » — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La Charité est représentée sous la figure d'une belle femme; elle est assise et appuyée sur le lit d'un enfant sur lequel elle pose la main droite tandis qu'elle lui donne sa mamelle; deux autres petits enfans^ qui ont Tair d'être pressés par la faim, lui demandent avec ardeur une grenade ouverte qu'elle tient de la main gauche. » — Se trouvait dans le salon du directeur des bâtiments à l'hôtel de la Surintendance en 1 760 [J.] et en 1784; la note suivante fut ajoutée postérieurement à l'inventaire Du Rameau : « Ce tableau a été emporté à Paris le 17 aoust 1792 par MM. Reboul et autres commissaires de l'Assemblée nationale » [D. R.].
Actuellement au Petit Luxembourg, dans les appartements du président du Sénat, où il fut placé le 29 mars i853 : H. o m. 49 — L. o m. 57.
l86 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
et des repeints, nettoyé et réparé plusieurs trous et gerçures, loo livres m (A. N. O* 193 1). ,
Actuellement au Louvre, n* 1 1 1 1 : H. o m. 5o — L. o m. 61.
1 3® Un tableau représentant Dieu le Père dans sa gloire ; figures de 4 à 5 pouces ; ayant de hauteur 1 2 pouces sur 1 5 pouces et demi de large; de forme ovale ; dans sa bor-
Versailles, Petit cabinet proche la petite galleriedu Roy.
« Donné au Roy par M. le p. p^ de Novion » [L. B.].
N* 479 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683). — a Nettoyé » en i685 par le peintre Cany qui en fit une copie [Guifirey. t. II. col. 772].
— A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Placé, en 171 3, dans le cabinet de la duchesse, en l'hôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A]. — Remis, en 1737, dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard à Versailles.
— Restauré, en 1751, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934 *). — Lépicié (1752) le dit peint sur toile collée sur bois et le décrit ainsi : « Il représente le Père Etemel dans sa gloire, tenant un globe de la main droite et donnant des ordres de la gauche à un ange, qui les reçoit avec un zèle respectueux ; au dessous on voit quatre vertus, d'un côté sont la Justice et la Paix qui s'embrassent, et de l'autre la Foi et la Persévérance : le reste de la composition est rempli de chérubins et d'anges, dont l'un tient un lis et un autre porte une inscription où sont ces mots : OsculaUe sunt. » — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1 785 [Louv. 85] .
Actuellement au Louvre, n* i loi : H. o m. 32 — L. o m. 42.
149 Un tableau de forme ronde représentant Adam et Eve chassés du Paradis terrestre; figures de 10 à II pouces; ayant 2 pieds 7 pouces de diamètre; il a été rehaussé de 6 pouces et élargi de 4 ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy,
N* 378 de l'inventaire Le Brun (i683) où il est annoncé comme peint sur bois avec les dimensions de 2 pieds un pouce de haut sur 7 pieds (il faut plutôt lire : pouces) de large [L. B.]. — A Versailles, en 1695 [P.], dans la
chambre du billard, où il fait pendant au suivant n* 1 5 [V.] et où Piganiol de la Force le signale également.
Lëpicié (1752) le décrit ainsi : « Adam et Eve couverts de peaux de bétes fuient avec précipitation la présence du Seigneur; le Père Eternel porté par des chérubins, ordonne à un ange qui tient une épée flamboyante de garder rentrée du Paradis terrestre. » Il le déclare peint sur bois.
Actuellement au musée de Montpellier, auquel il fut envoyé par TEtat en i8o3 : H. o m. 66 — L. 4 m. 5o. — Il est porté au catalogue comme peint sur toile.
1 50 Un tableau de forme ronde représentant la fable de Latone, avec les paysans de Lîcye métamorphosés en grenouilles; figures de 8 à lo pouces; ayant 2 pieds 7 pouces de diamètre.
Versailles. Petit appartement du Roy.
N* 3i3 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], dans la chambre du billard [V.], où Piganiol de la Force le signale également.
Lépicié (1752] le décrit ainsi : « Latone, livrée à la douleur, tient entre ses bras Diane et Apollon, elle regarde le ciel d'une manière touchante... la vengeance suit de près sa prière : on voit ces paysans dont les uns sont déjà changés en grenouilles ou ne le sont qu^en partie; d^autres sont dans différentes attitudes avec variété de l'horreur que leur inspire cette affreuse métamorphose. »
Actuellement au musée de Dôle, auquel il fut envoyé par l'Etat en 1872 : H. o m. 75 — L. o m. 70.
1 6° Un tableau représentant TAnnonciation de la Vierge ; figures de 3 à 4 pouces ; ayant de hauteur 7 pouces sur 5 pouces de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.
19® — l'Apparition de Jésus-Christ à la*Magdeleine; de mêmes dimensions (i).
Versailles. Cabinet des tableaux.
(i) Ces deux tableaux ayant la même provenance et se faisant pendant, j'ai cru devoir les réunir, en leur conservant toutefois pour la facilité des recherches^ la numérotation qu'ils ont dans l'inventaire Bailly.
l88 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
Achetés, en i685, à un marchand de tableaux nommé Bersan Baufn (i).
N''* 467 et 468 de Tinventaire Le Brun (partie postérieure à i683) [L. B.]. — Paillet (1695) les mentionne avec cette indication : « Le Roy a donné ces deux tableaux à Mgr. le 2 aoust i685 (2) [P.]. — Signalés à Meudon, au début du xviii" siècle, dans le petit cabinet de Tappartement frais [Meud. s. d.].
Lépicié (1752) déclare que le n« 16 est une réduction du précédent n* 1 1, et décrit ainsi le n* 19 : « Jésus-Christ debout et tenant une bôche fait un mouvement pour s'éloigner de la Magdeleine qui est à genoux et qui avance les mains pour le toucher ; dans l'éloignement on aperçoit deux anges assis sur le sépulcre. » — Se trouvaient dans le deuxième cabinet particulier (9* pièce) de Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Le no 16 au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par l'Etat le 18 juin 1896 ; len« 19 au Louvre, n» 7 du catalogue Villot; les deux: H. o m. 19 — L.om. 14.
17^ Un tableau estimé de TAlbane représentant Ulisse avec ses compagnons qui va trouver Circé ; figures de 8 à 9 pouces; ayant de hauteur i5 pouces et demi sur 20 pouces et demi de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement proche la petite gallerie du Roy,
No 379 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est annoncé : « Un tableau de TÂlbane représentant Circé qui change les compagnons d'Ulisse en pourceaux » [L. B]. — A Versailles en 1696 [P.], dans le petit cabinet près de la galerie du Roi [V.].
Se trouvait, en 1737, dans la galerie de Versailles [G. R.]- — Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard en ce château. — Lépicié (1752) le dit peint « dans la manière » d'Âlbani et le décrit ainsi : (c Ulysse, Tépée à la main et secouru par Mercure, entre dans le palais de Circé pour se venger du traitement fait à ses compagnons transformés en bétes féroces; la crainte de cette magicienne est aussi sensible que la frayeur de ses suivantes, à la vue de ce héros. » — Mentionné, en 1760, par Jeaurat dans le salon du directeur des Bâtiments, à l'hôtel de la Surintendance [J.] et par
(i) Voir le n« 9 de Zampieri.
(3) L'ordonnance de paiement est bien en date du 12 août i685, mais l'ordonnance en recette est du 25 juillet.
l^COLE LOMBARDE I 89
Du Rameau, en 1784, dans la huitième pièce de ce même hôtel, avec cette note (1788) : « laver et vernir » [D. R.].
Actuellement au musée de Moulins, auquel il fut envoyé par l'Etat en 1872 : H. o m. 45 — L. o m. 57.
180 Un tableau estîmé de d'Albane représentant Cybelle accompagné de Bacchus et de Cérès ; figures de lo à 12 pouces; ayant de hauteur 2 pieds demi-pouce sur 23 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Chaville,
N* 425 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — Paillet {1695), qui le mentionne à Versailles, ajoute : « ce n*est que copie » [P.]. — Placé à Chaville en 1696 [T. M. C.].
20° Un tableau représentant Vénus et Adonis arrêtez par l'Amour; figures de 16 à 18 pouces; ayant de hauteur 4 pieds un pouce sur 5 pieds de large ; il a été rehaussé de 3 pouces et élargi de 6 ; dans sa bordure dorée.
Versailles . Cabinet des tableaux.
N<> 204 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est ainsi annoncé : a Vénus et Adonis avec quantités d'Amours qui traînent un char, hault de 3 pieds
10 poulces sur 4 pieds 4 pouces de large » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Placé, en 171 5, dans le cabinet de la duchesse, en l'hôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Lépicié (1732) en déclare la composition semblable à celle du suivant n* 28. — Se trouvait probablement dans la deuxième pièce de rhôtel de la Surintendance en 1760 [J.], ainsi qu'en 1784 : Du Rameau, à cette date, lui donne les dimensions de 2 pieds 2 pouces sur 2 pieds
1 1 pouces de large, et le déclare pendant du suivant n^ 27; cette indication est-elle exacte et le tableau a-t-il subi cette opération ? aucun document positif ne vient l'établir (i) [D. R.].
Actuellement au musée de Toulouse, auquel il fut envoyé par l'Etat, avec attribution à Luca Giordano.
(i) En 1750 la veuve Godefroid et Colins présentaient bien un mémoire de 32 livres « des restaurations faites à un tableau d'Albane >» (A. N. O' 1977); mais le tableau n*est pas nommé.
2i<> Un tableau représentant Joseph et la femme de Putiphar, figures de 6 à 7 pouces; ayant de hauteur 8 pouces et demi sur 11 pouces de large; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite gallerie du Roy.
« Donné au Roy par M. Lenôtre en septembre 1693 » (i).
En 1695 il se trouvait à Versailles dans la galerie du Roi [V.], où Piganiol de la Force plus tard le signale également.
Lépicië (1732) le décrit ainsi : « La femme de Putiphar, assise sur le bord de son lit et dans un désordre qui marque l'agitation de son âme, fait tous ses effort^pour retenir Joseph qui veut s*éloigner d'elle et qu'elle tient pàt l'extrémité de son manteau. » — Se trouvait dans le salon du directeur des Bâtiments, à l'hôtel de la Surintendance, en 1760 [J.], et, en 1784, avec^cette* note (1788) : « en bon état » [D. R.].
220 Un tableau représentant l'Annonciation de la Vierge; figures de 7 à 8 pouces; ayant de hauteur 12 pouces et demi sur 10 pouces de large; peint sur cuivre; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit cabinet proche la petite gallerie du Roy.
« Donné au Roy par M. Lenôtre en septembre 1693 » [P.].
A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.].
Signalé par Jeaurat (1760) dans le salon du directeur des Bâtiments à' rhôtel de la Surintendance [J.].
23» Un tableau représentant Apollon et Daphnée; figures de 3 pouces et demi ; ayant de hauteur 5 pouces et demi sur 1 2 pouces et demi de large, peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
(i) Brienne possédait un semblable tableau d'Albani, qu'il signale ainsi dans le catalogue latin de sa collection : a Putipharis lasciva conjux, diffugiente Josepho injicit libidinosas manus : improbi amoris et sancti amoris dignum Albano certamus. » Est-ce le môme tableau que celui qui fiit donné au Roi par Lenôtre i
2^0 — Biblis et Cosne ; figures de 3 pouces et demi ; ayant de hauteur 4 pouces et demi sur 1 1 pouces de large, peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit cabinet proche la petite gallerie du Roy.
« Donnez au Roy par M. Lenôtre en septembre 1693 » [P.].
En 1695, ils se trouvaient à Versailles dans la galerie du Roi [V.].
Placés, en 171 5, dans le cabinet.de la duchesse, en Thôtel particulier du duc d'Àntin à Paris [A.]. — Remis, en 1737, dans la galerie de Versailles [G. R.]. — Piganiol de la Force les signale en. pendants dans le cabinet du billard à Versailles.— Lépicié (1753) les déclare pendants, identifie le sujet du n* 34 non point à la légende de Biblis et de Caune, mais à celle de Salmacis et d'Hermaphrodite, et les décrit ainsi : « Daphné court avec rapidité pour échapper aux poursuites d*ÂpolloD, qui la suit avec ardeur, la nymphe est armée d'un dard, et le Dieu, prêt à l'atteindre, lui reproche d'un air animé son indifférence et sa cruauté : dans le haut du tableau on voit l'Amour content de sa vengeance, qui rit malignement. » « Le peintre a pris le moment où Hermaphrodite, tranquille et déshabillé, va se baigner dans une rivière qui arrose le pied de la terrasse sur laquelle il est placé : de l'autre côté de cette rivière, Salmacis, cachée par une masse d*arbres, le regarde avec avidité. » — Mis ensuite au Luxembourg. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Le n* 23 actuellement au Louvre, n* 1 1 12 : H. o m. 17 — L. o m. 33. — Le n* 24 au musée de Saint-Quentin, auquel il fut envoyé par l'État en 1874 : H. o m. 14— L. o m. 3i.
27° Un tableau représentant Diane dans le bain avec ses nymphes; figures de 10 à 11 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces sur 3 pieds de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
N* 3i I de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. - A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Placé en 171 5 dans le cabinet de la duchesse en l'hôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Piganiol de la Force l'indique dans le cabinet du billard à Versailles. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Actéon effrayé fuit avec un bois de cerf qu'il a sur la tête, Diane fait remarquer à ses nymphes
la vengeance qu'elle a tirée de Tindiscrétion de cet audacieux; dans le fond on voit une source d'eau vive, elle sort entre deux rochers et, après avoir formé plusieurs cascades, elle vient couler lentement sur le devant du tableau. » Il lui donne comme dimensions 5 pieds 2 pouces 3/4 sur 2 pieds 10 pouces 1/4 de large. — Se trouvait dans la deuxième pièce de Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « à rentoiler, nettoyer et vernir » [D. R.].
Actuellement au musée de Fontainebleau : H. o m. 76 — L. i m.
280 Un tableau représentant Vénus et Adonis; figures de 9 à 10 pouces; ayant de hauteur 16 pouces sur 20 pouces et demi de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet de la Surintendance.
N* 3i6 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — Paillet(i695) qui le mentionne ajoute qu'il fut donné par le Roi à Monseigneur le 2 aoust i685 [P.]. — Au début du XVIII* siècle, signalé à Meudon dans le petit cabinet de l'appartement frais [Meud. s. d.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
Placé, en 1715, dans le cabinet de la duchesse, en Thôtel particulier du duc d'Antin à Paris [A.]. — Remis au Louvre, d'où il quitte, vers 1737, pour réintégrer Versailles [Louv. 37]. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Adonis veut s'échapper et semble résister aux regards de la mère et aux sollicitations du fils ; deux Amours font connaître plus vivement que les autres leur inquiétude sur la résistance du jeune chasseur, l'un caresse son chien pour le retenir et l'autre, à ses genoux, le conjure de ne pas s'éloigner; un vase d'argent rempli de fleurs et un coffret, d'où pendent plusieurs fils de perles, achèvent d'enrichir et d'orner la composition. »
Michel Angiolo AMERIGHI da GARAVAGGIO
i*> Un tableau représentant saint Jean Baptiste; figure de petite nature ; ayant de hauteur 2 pieds 5 pouces sur 2 3 pouces de large; réduit en forme ovale; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
N* 59 de l'inventaire Le Brun (i683), avec cette indication : a Saint Jean Baptiste à mi-corps hault de 2 pieds 5 poulces sur un pied 2 poulces de
large «, et cette note : « Il a été réduit en forme ovale. » [L. B.] — Paillet (1695}, qui le signale à Versailles, le déclare « réduit en forme ovale en 1681 » [P.] : il se trouvait alors dans le salon du petit appartement du Roi [V.].
Piganiol de la Force le mentionne à Versailles, au-dessus de Tune des portes feintes de la chambre du Roi.— Lépicié (lySS) le décrit ainsi : « Il représente saint Jean Baptiste à genoux dans un moment de méditation, son bras droit est couvert d*une draperie rouge, et il tient de la main gauche une croix. <*
2° Un tableau représentant la Mort de la Vierge au milieu des Apôtres accompagnée d'une femme qui pleure ; figures de grande nature; ayant de hauteur ii pieds 3 pouces sur 7 pieds et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Paris, Cabinet des tableaux.
Peint pour Téglise délia Scala in Transtevere à Rome; acquis alors par le duc de Mantoue, puis par le roi Charles I*' d'Angleterre; à la mort de ce dernier^ acheté par Jabach, qui le revendit à Louis XIV [Lépicié].
fio ig3 de rinventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 11 pieds et demi sur 7 pieds 8 pouces de large, et cette note ajoutée : a Veu à Paris, le 8 aoust 1690 » [L. B.]. — Mentionné par Houasse (1691) à Paris [H.] et par Coypel(i7io) [Coyp.].
Lépicié (1752] le décrit ainsi : « La Vierge^ vôtue de ses habits et couchée sur son lit, a la main droite posée sur la poitrine et le bras gauche étendu sur un oreiller, elle paroit comme reposant d'un sommeil tranquille..., à côté du lit et sur le devant du tableau, on voit une femme assise, penchée sur les genoux et dont le visage est caché par ses mains...; les apôtres sont placés autour du lit de la Vierge, et par des expressions variées ils font sentir leur regret et leur attachement. »
Actuellement au Louvre, n» 1 121 : H. 3 m. 69 — L. 2 m. 45.
3^ Un tableau représentant une Bohémienne qui dit la bonne aventure à un jeune homme ; figures comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 8 pouces sur 4 pieds 9 pouces de large, remployé de 2 pouces sur sa hauteur et élargi de 9 pouces; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux,
N* 189 de rinventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 2 pieds io pouces sur 4 pieds de large [L. B.]. — Paillet (iôqS) le mentionne à Versailles, avec cette note : « Il a été abaissé et élargi en 1695 » [P.] ; il se trouvait alors dans le grand cabinet de Monseigneur [V.].
Piganiol de la Force le signale dans la salle de Mercure. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « La Bohémienne a pour habillement une espèce de robe verte, doublée de rouge; elle dit la bonne aventure à un jeune homme qu'elle regarde avec un air de finesse ; le jeune homme est vêtu d*un pourpoint jaune et d*un manteau noir. » — Jeaurat (1760) le désigne comme « dessus de porte restant en place dans les grands appartements » [J.].
Actuellement au Louvre, n» 1 122 : H. o m. 99 — L. i m. 3i.
40 Un tableau représentant le grand maître de Vignancourt et son page tenant un casque : figures comme nature; ayant de hauteur 6 pieds sur 3 pieds 1 1 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Acheté en 1670 au sieur Hoursel (i).
N* 328 de rinventaire Le Brun (i 683), avec les dimensions de 5 pieds 10 pouces sur 3 pieds 11 pouces de large [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans Tantichambre de Tappartement de la Reine [V.]. — En 1706 à Versailles, dans Tappartement de Monseigneur [Mans. 6].
En 1737, quitte le Louvre pour rentrer à Versailles [Louv. 37]. — Restauré et rentoilé, en 1751, par Colins et la veuve Godefroid (A. N. O' 1934^). ~ Décrit par Lépicié (1752). —Au Louvre en 1785 [Louv. 85J. —Restauré, en 1783 et 1786, par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : « Le portrait du chevalier Vignacourt, grand maître de Malte, par Michel Ange, couvert de haut en bas de petites écailles mastiquées et d*autres repeins que j'ai levés et repointillés, avoir fait aussi l'allonge mastiquée qui fait le tour du tableau, 96 livres » (A. N. O' 1931).
Actuellement au Louvre, n* 1 124 : H. i m. 95 — L. i m. 34. (i) Voir le n^ 6 deGuido Reni, p. i5i, supra.
ÉCOLE LOMBARDE IqS
GioTanni Francesco BARBIERI, dit il OUERCINO
i** Un tableau représentant saint Hiérome; figure comme nature; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 3 pieds de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N« 363 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est mentionné : « Saint Hiérosme qui se frappe Testomac d'un caillou en regardant un crucifix » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le petit cabinet du Roi [V.],puis
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet du billard. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Saint Jérôme, les yeux attachés sur un crucifix, de la main droite tient un caillou et de l'autre un bout de draperie qui passe sur son épaule gauche et vient couvrir ses cuisses : le fond est une espèce de grotte, on voit sur le devant un livre posé sur un appui de pierre. « — Se trouvait, en 1760, dans le salon du directeur des Bâtiments, à l'hôtel de la Surintendance [J.].
2* Un tableau représentant la Vierge et saint Pierre pénitent ; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds un pouce sur 4 pieds 9 pouces de large, rehaussé de 5 pouces ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Grand appartement du Roy.
N* 399 de l'inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 3 pieds 8 pouces sur 4 pieds 9 pouces [L B.]. — Paillet (1695) le signale à Versailles et le déclare « agrandi en 1684 » (i) [P.]; il se trouvait alors dans la grande antichambre du Roi [V.]. — Inscrit, en 1698, sur la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
(i) Cette opération avait été assurément motivée par le nouvel encadrement du tableau, car on relève dans les Comptes des Bâtiments, à la date du 25 mars i683, cette ordonnance de paiement : « A La Lande, sculpteur, pour 3 grandes bordures de chesnes sculptées et dorées, assemblées avec des équaires de fer et des vis pour un tableau du Dosse représentant une Nativité de N. S., le saint Jean de Raphaël et la Vierge et saint Pierre du Guerchin, 432 livres 1 1 s. 3 d. u [GuifTrey, t. II. col. 619].
igG INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
Piganiol de la Force le signale en dessus de porte dans la salle de Mars à Versailles. — Lépicié (1732] le décrit ainsi : « La Vierge est assise, les mains posées sur ses genoux et paroissant dans un état d'insensibilité qui ne lui permet aucun mouvement; saint Pierre au contraire est debout et essuie ses larmes... » — Jeaurat, en 1760, le mentionnait comme dessus de porte restant en place dans les grands appartemens » [J.]. — Lavé et verni, en 1788, par le peintre Godefroid (A. N. O* igSi).
Au Louvre, n«43 du catalogue Villot ; H. i m. 22 — L. i m. 59.
3^ Un tableau représentant une jeune femme sous le nom de Circé, tenant un vase d^or et une baguette en sa main ; figure comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 2 pieds 1 1 pouces de large; dans sa bordure
Versailles. Cabinet de M°>« la duchesse de Berry.
N- 374 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet doré de Monseigneur [V.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
Lépicié (1752] le décrit ainsi : « Circé est coSfFée d'une espèce de turban • orné d'une aigrette et d'une agraife de diamans;.elle tient de la main droite une baguette et de la gauche un vase d'or; auprès d'elle est un livre ouvert rempli de caractères magiques. » — Se trouvait, en 1 760, dans la deuxième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.]. — Le 11 août 1777, un rapport déclarait que la peinture s'écaillait : « Hacquin feroit bien de la coller en attendant qu'il le rentoile » (A. N. O' 191 1]. Restauré à cette date par ledit Hacquin, dont voici le mémoire : « Avoir détaché de dessus bois (i) et remis sur toile un tableau peint par le Guerchin, représentant une femme coèffée d'une espèce de turban, portant 3 pieds et demi de haut sur 2 pieds 10 pouces de large, à raison de 18 livres le pied» (A. N.O* 1933).— Du Rameau (1784} le signale dans la septième pièce de l'hôtel de la Surintendance comme étant « sans bordure sur une table », et avec cette note (1788) : « nettoyer quelques repeints à laver p [D. R.].
Actuellement au musée de Versailles : H. i m. 34 — L. o m. 96.
4* Un tableau représentant saint Hiérosme s'é veillant au bruit de la trompette de Tange; figures de 14 à 16 pouces;
(i) Et cependant dans tous les inventaires le tableau est indiqué comme peint sur toile, sans môme qu'il soit fait mention que la toile fût collée sur bois.
ayant de hauteur 1 5 pouces sur 1 7 pouces et demi de large ; peint sur cuivre ; dans sa bordure dorée . Versailles. Petite gallerie du Roy.
Le Brun, dans une note ajoutée à son inventaire postérieurement à i683, déclare que ce tableau (n* 458) fut c vendu au Roy par M . de Brienne » [L. B.]. De fait^ il existait un semblable tableau dans la collection de cet amateur (i). Les Comptes des Bâtiments, toutefois, ne concordent pas expressément avec l'affirmation de Le Brun; ce tableau fut, en effet, acquis par le Roi en avril i685; voici l'ordonnance de recette, en date du 3 de ce mois : «671 livres au nommé Hérault, peintre, pour son remboursement de pareille somme qu'il a payée pour un petit tableau du Guerchin, représentant saint Jerosme éveillé par un ange qui sonne la trompette, qu'il a achepté de Tabbé de Saint-Léger pour le service de S. M. » [Guiffrey. t. II, col. 384.663]. Pour concilier ces deux assertions il faudrait alors supposer que le tableau de la collection de Brienne, acquis par Tabbé de Saint-Léger, aurait été cédé par ce dernier à Louis XIV.
A Versailles en lôgS [P.].
Lépicié (1753) le décrit ainsi : « Saint Jérôme, couché dans son antre, s'éveille en sursaut au bruit de la trompette qu'un ange fait sonner ; aux pieds du saint deux livres sont grouppés avec une tâte de mort. » — Restauré, en 1777, par Hacquin, dont voici le mémoire : « Avoir rassuré les couleurs qui tombaient par écailles à un tableau représentant saint Jérôme, peint sur cuivre par Le Guerchin, 13 livres » (A. N. O' igSB). — Mentionné par Du Rameau, en 1784, dans la neuvième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note au crayon (1788) : « M, Grand pré a commencé à gâter ce tableau » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n<> 1 141 : H. o m. 43 — L. o m. 48.
5* Un tableau représentant Hercule qui combat Thydre sur un fond de paysage ; figures de 2 à 3 pouces ; ayant de hauteur i3 pouces et demi sur 19 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Chaville.
N* 357 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]. — Placé à Chaville en 1696 [T. M. G.].
(i) Il est ainsi décrit dans le catalogue latin de cette collection : « Hieronymus e somno dangore Angeli buccinantis excitatur : Guercini absolutissiinum opus, 9
ô"" Un tableau représentant deux femmes dans le bain sur un fond de paysage; figures de 8 à 10 pouces ; ayant de hauteur i3 pouces sur 19 pouces de large; dans sa
Çhaville,
N* 538 de l'inventaire Le Brun (i683), avec cette indication : '< trois femmes qui se baignent » [L. B.]. — Â Versailles en 1695 [P.]. — Placé à Çhaville en 1696 LT. M. C.].
Jean de BOULONONE dit le VALENTIN
i^ Un tableau représentant le Jugement de Salomon; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds 3 pouces sur 6 pieds 4 pouces de large; dans sa bordure dorée.
2^ — Suzanne et les vieillards devant Daniel ; de mêmes dimensions que le précédent.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Le n« I avait appartenu au cardinal Mazarin et fut sans doute acheté par Louis XIV à ses héritiers [Villot].
N*' i34 et 47 de Tinventaire Le Brun, avec les dimensions de 7 pieds 3 pouces en largeur [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], au magasin [Mag, 96].
Placés au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restaurés en 1785 et 1786 par le peintre Godefroid, dont voici le mémoire : « Avoir nétoyé le tableau représentant la chaste Suzanne et les deux vieillards par le Valentin, avoir levé les anciens repeints et refait les endroits mastiqués et avoir refilé beaucoup de gersures. Avoir fait la m6mc opération à son pendant qui est le jugement de Salomon par le môme auteur, auquel il y avoit pareillement des repeins à lever et à refaire ^et des mastiques et gersures à repointiller. Pour les deux, 200 1. » (A. N. O' igSi)
Actuellement au Louvre, n»' 57 et 56 : H. i m. 76 et 75 — L. 2 m. 10 et II.
3<> Un tableau représentant saint François soutenu par des anges; figures comme nature; ayant de hauteur 7 pieds 2 pouces sur 5 pieds de large; dans sa bordure
Versailles. Grand appartement du Roy.
« Il a esté donné au Roy par l^ambassadeur de Dannemark en l*année i68a » [L. B.].
N* 437 de rinventaire Le Brun (partie postérieure à i683), où il est ainsi mentionné : « Un grand tableau du Valentin représentant saint François en extase soutenu par deux anges, et un autre ange au-dessus qui joue du violon, et au bas dudit tableau il y a une teste de mort et un livre. » — A Versailles en 1695 [P.], dans la chambre du Trône [V.]. — Inscrit en 1698 sur la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.] .
Piganiol de la Force l'indique dans la salle d*ApoUon à Versailles, et déclare qu' « il est du dessein d*Annibal Carache et a été peint par le Valentin 9. — Signalé ainsi par Jeaurat (1760) sur la cheminée de la troisième pièce de Thôtel de la Surintendance : « Un grand tableau représentant la mort de saint François; cette figure est peinte par Ann. Carrache et les deux anges qui raccompagnent sont peints par Valentin » [J.].
4® Un tableau représentant Judith tenant la tête d*Holopherne ; figures comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds sur 2 pieds 3 pouces et demi de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N* 378 de rinventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — Versailles en 1695 [P.]* dans le cabinet aux trois portiques [V.].
Mis au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv.85].
Au Louvre, n* 248 du catalogue Villot, avec attribution à Manfredi : H. I m. 14 — L. o m. 93.
5^ Un tableau représentant saint Jean rÉvangéliste ; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds sur 4 pieds 1 1 pouces de large, il a été rehaussé de 6 pouces et élargi de 4; dans sa bordure dorée.
6° — saint Luc; de mêmes dimensions que le précédent.
7"* — saint Marc; de mêmes dimensions que le précédent.
80 — saint Mathieu; de mêmes dimensions que le précédent.
Versailles. Petit appartement du Roy,
«r Achetés par le Roi à la mort de M. Oursel, secrétaire de M. de la Vnl> lière et grand amateur (i) » [Félibicn].
N*' 33i à 334 de Pinventaire Le Brun (i683)f où ils sont ainsi mentionnés': «c Saint Jean TEvangéliste assis tenant sa plume d^une main et Tautre appuyée sur une table d'où tombe un long papier escript. » — a Saint Luc assis. » — « Saint Marc qui étend ses mains la gauche appuyée sur son livre. » — tt Saint Martin (51c) assis quitant sa plume d'une main et de l'autre son livre avec un ange qui le tient. » Les dimensions de ces quatre tableaux étaient de 3 pieds et demi sur 4 pieds 7 pouces de large [L. B.]. — Paiilet (1695), qui les signale à Versailles, les déclare a agrandis en 1680 » [P.] : ils se trouvaient alors dans le salon du petit appartement du Roi [V.]. — Inscrits, en 1698, sur la liste des tableaux à rentoiler et à remettre sur châssis [R.].
Piganiol de la Force les signale dans la chambre du Roi.
Actuellement tous les quatre au château de Versailles, dans la chambre de Louis XIV.
9" Un tableau représentant Jésus-Christ avec les Pharisiens; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds sur 5 pieds 8 pouces de large, rehaussé et élargi de 6 pouces ; dans sa bordure dorée .
Versailles. Petit appartement du Roy.
N« 336 de Tinventaire Le Brun (i683), où il est mentionné : a Notre Seigneur et des Pharisiens qui luy présentent la monnoie de Cezard, hault de 5 pieds 2 poulces sur 3 pieds 7 poulces de large » [L. B.]. — A Ver> failles en 1695 [P.], dans le salon du petit appartement du Roi [V.].
Piganiol de la Force le signale dans la chambre du Roi.
Actuellement au Louvre, n« 58 : H. i m. 1 1 — L. i m. 54.
(i) Voir le n* 6 de Guido Reni, p. i5i, supra.
10° Un tableau représentant une Bohémienne qui paroit dire la bonne aventure à deux hommes; figures comme nature ; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces, rehaussé de 6 pouces et remployé de 4: dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
N* 335 de rinventaire Le Brun (i683), où il est ainsi mentionné : « Une Égyptienne qui dit la bonne aventure à un cavalier pendant qu*un autre lui prend une poulie qu'il a dans son manteau et sur le devant un vieillard qui joue de la harpe, hault de 5. pieds 3 poulces sur 3 pieds 4 poulces de large » [L. B.]. — A Versailles en lôgS [P.], dans le salon du petit appartement du Roi [V.]. — Au début du xviii* siècle, placé à Meudon [Meud. s. d.'j, où il se trouvait encore^ en 1706, dans Tappartement frais [Mans. 6].
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans la chambre du Roi. — Restauré et rentoilé, en lySi, par la veuve Godefroid et Colins (A. N. O' 1934*).
Actuellement au Louvre, n» 61 : H. i m. 25 — L. i m. 75.
Bartolommeo MANFREDI
i<» Un tableau représentant des buveurs à table; figures comme nature; ayant de hauteur 4 pieds 2 pouces sur 4 pieds 10 pouces de large, rehaussé d'un pouce et remployé d'un pied ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N*9i de rinventaire Le Brun (i683), où il est mentionné : « des buveurs ou une collation, hault de 4 pieds 5 poulces sur 5 pieds 10 poulces de large » [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le déclare a agrandi en 1680 » [P.] ; il se trouvait alors dans le salon du petit appartement du Roi [V.]. — Au début du xviii* siècle, placé à Meudon dans le grand salon de l'appartement frais [Meud. s. d.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
Lépicié (1753) le décrit ainsi : « Il représente une assemblée de buveurs, habillés selon la mode du temps et du pays; le peintre a mis sur la gauche du spectateur un jeune homme jouant du théorbe et sur sa droite le plus âgé des convives, à qui une espèce d'échanson verse du vin; deux autres domestiques mettent à profit l'attention de leurs maîtres à écouter le musi-
cien et font leur devoir à l'ordinaire : l*un boit à la dérobée le reste d'une bouteille et Tautre goûte le premier d'un mets qu'il va servir. »
Actuellement au musée de Fontainebleau : H. i m. 39 — L. i m. 92.
20 Un tableau représentant Jésus-Christ qui chasse les vendeurs du Temple; figures comme nature; ayant de hauteur 5 pieds sur 7 pieds un pouce de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N« i35 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Lépicié (1753] le décrit ainsi : a La scène de ce tableau offre sur la droite un grouppe de quatre marchands occupés autour d'une table à rassembler le produit de leur vente ; Jésus-Christ debout et suivi de deux disciples, tient un fouet de cordes, il s'approche en les menaçant... Tun de ces marchands, assis et vêtu d'une espèce de soubreveste boutonnée, regarde fixement le Sauveur, il couvre de sa main quelques pièces éparses..., un autre, saisi d'effroi, sMncline pour éviter sa colère et tâche avec le bras de parer les premiers coups et de garantir son visage...; deux femmes sont placées sur le second plan, elles paraissent vouloir se sauver, cependant l'une se retourne pour regarder ce qui se passe, et l'autre, accompagnée de son enfant, porte sur sa tête de la volaille; le fonds représente un corps d'architecture orné de pilastres. »
Actuellement au musée de Strasbourg^ auquel il fut envoyé en i8o3 par l'Etat français, comme copie faite par le Valentin.
Giovanni Battista VIOLA
I* Un tableau représentant un paysage sur le devant duquel paroit saint Eustache à genoux à l'aspect d'un cerf portant un crucifix entre son bois et un cheval blanc auprès ; figures de 3 à 4 pouces ; ayant 2 pieds en quarré ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N* 128 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est ainsi mentionné : « Un tableau de Viole, représentant un saint Eustache qui descend de cheval et
ÉCOLE LOMBARDE 2o3
se met à genoux à l'inspection d*un cerf qu'il voit de loing dans la forest sur un hault aiant au milieu de son bois un crucifix » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet de Monseigneur [V.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6j.
Piganiol de la Force le signale à Versailles dans le cabinet des médailles. — Se trouvait, identifié à saint Hubert, dans la septième pièce de Thôtel de la Surintendance en 1760 [J.], et en 1784, où Du Rameau lui donne comme dimensions 2 pieds 4 pouces sur 3 pieds 1 1 pouces, ajoutant en note (1788) : < à rentoiler » [D. R.].
Déposé au ministère des Finances, le 7 mai i853, avec attribution à l'école de Carrache : H. o m. 68 — L. o m. 70.
2® Un tableau de paysage sur le devant duquel est représenté saint Hubert à genoux et son cheval près de lui; figures d^environ 2 pouces; ayant de hauteur 8 pouces et demi sur 1 1 pouces trois quarts de large ; peint sur marbre et cassé; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N« 359 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est mentionné : « Saint Hubert à genouils auprès de son cheval qui boit » [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le dit <c cassé en trois endroits » [P.]. —Placé, en 1696, à Trianon-sous-Bois [T. M. C.]* — En 1706, remis au cabinet des tableaux de Versailles [Mans. 6].
Piganiol de la Force le signale dans le cabinet des médailles. — Du Rameau (1784) l'indique dans la huitième pièce de l'hôtel de la Surintendance, avec cette note (1788) : « à parqueter ou à remettre en magasin, de peu de valeur, peint sur ardoise • [D. R.].
3^ Un tableau représentant une Rivière chargée de plusieurs batteaux ; ayant de hauteur 2 pieds 4 pouces sur 3 pieds 10 pouces de large.
49 — un paysage dans lequel paroit une Rivière et sur le devant trois paysans qui jouent aux dez; figures de 2 à 3 pouces; de mêmes dimensions que le précédent.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N*' 41 3 et 413 de l'inventaire Le Brun (i683), où ils sont ainsi mentionnés : a Une mer chargée de bateaux et des figures qui se battent sur le devant. » ^ « Dans un paysage des joueurs de dez et des baigneurs » [L. B.] . — A
Versailles en lôgS [P.j. — Le n* 3 mis, en 1696, à Trianon sous boi« fT. M. C.].
Francisco COLLANTES (i)
1** Un tableau qui représente Dieu dans le buisson ardent qui apparoit à Moyse qui garde les moutons; figures de 6 à 7 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 10 pouces sur 4 pieds 9 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux,
N« 92 de l'inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 3 pieds 4 pouces et demi sur 7 pieds un pouce de large [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le déclare « agrandi en 1693 » [B.] : il se trouvait alors dans l'antichambre de Trianon [T. M. C.]. — En 1706, remis à Versailles [Mans. 6].
Signalé ainsi, en 1737, dans la galerie de Versailles : c Moyse au buisson ardent du Faity, hauteur 3 pieds 8 pouces, largeur 4 pieds 10 pouces. » (une attribution primitivement portée à Giorgione a été effacée] [G. R.]. — Restauré par Colins, en 1750, avec attribution à Feti (A. N. O* 1934*). — Lépicié, qui le décrit à peine, déclare : « Ce tableau, attribué dans l'inventaire du cabinet du Roi à un nommé Coléandre, est bien décidé du Feti...; la partie du paysage, pour ne pas dire tout le tableau, est devenue si noire qu*à peine peut-on prononcer sur les beautés qui restent. » — Mis en 1760 au Luxembourg, toujours avec attribution à Feti. •— Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Actuellement au Louvre, n* 1703, avec attribution à Collantes : H. i m. 16 — L. I m. 63»
Ippolito ANDRÉASI (2)
i*» Un tableau représentant la Vierge qui tient l'enfant Jésus et des anges qui lui présentent du raisin; figures de
(i) Le nom est orthographié par Bailly : « Coléandre ». (3) Dans l'inventaire, ce nom est écrit ; a André Âzio ».
ÉCOLE LOMBARDE 2o5
14a i5 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 6 lignes sur
19 pouces de large ; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet proche la petite gallerie du Roy.
N* 279 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est ainsi mentionné : « Un tableau d'André Azio da Mantua^ représentant une Notre Dame avec le petit Christ, sainte Anne et saint Joseph et quantité d'Anges » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le petit cabinet de la galerie du Roi [V.]» où il se trouvait encore en 1737 [G. R.], et où Piganiol de la Force le signale également.
Se trouvait dans la septième pièce de l'hôtel de la Surintendance en 1 760 [J.] et en 1784, avec cette note (1788) : « nettoyer et vernir » [D. R.].
Actuellement au Louvre, n* 1 125 : H. o m. 69 -- L. o m. 64.
Francesoo MAZZOLA, dit le PARMESAN (i)
1® Un tableau représentant le Jugement de Paris; figures de 12a 1 3 pouces ; ayant de hauteur 20 pouces et demi sur i5 pouces de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Chaville.
N* 3i5 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]. - Placé à Chaville, en 1696, avec attribution à u Manziola » [T. M. C] (2).
Domenico FETI
i^Un tableau représentant TAnge Gardien ; figure de
(i) Dans l'inventaire Bailly, le nom de cet artiste est inscrit a François Mazzuoly » et Félibien déclare que c'est ainsi qu'on appelait alors le Parmesan. — Dans l'inventaire de 1696 il est écrit « Manziola ».
(2) Sur l'exemplaire de l'inventaire Bailly, que possède le Louvre^ on trouve en marge de ce tableau, cette note au crayon, mise par Villot : « Louvre i52" ».
grande nature ; ayant de hauteur 8 pieds sur 5 pieds 3 pouces de large; dans sa bordure dorée. Versailles. Grand appartement du Roy,
N^ 27 de l'inventaire Le Brun (i683), avec cette note ajoutée: « du 8 aoust 1690. Le sieur Paillet a dit qu'il Ta porté à Versailles le 17 mai 1690 » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le cabinet de Tappartement de la Reine [V.].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « Il représente le bon Ange qui embrasse un jeune homme de son bras gauche, et, de la main droite, lui montre le chemin du ciel; on voit de ce même côté le mauvais Ange entortillé par des serpens qu'il tient avec fureur; la rage et le désespoir éclatent dans ses yeux, il cède la victoire à son ennemi et semble prêt à se précipiter dans un gouffre, d'où sort un tourbillon de flammes et de fumée. »
Actuellement au Louvre, n» 1289 : H. 2 m. 92 — L. i m. 88.
2* Un tableau représentant un portrait habillé à la Polonoise ayant un hausse-col et un bout d'écharpe autour de son bonnet à aigrette ; figure comme nature ; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 21 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Signalé pour la première fois par Bailly en 1709.
En 171 5, placé dans la chambre du duc d'Anlin en son hôtel particulier, à Paris [A.]. — Remis, le 9 février 1746, par ordre du directeur des Bâtiments, au contrôleur général de Montmartrel, et placé à Versailles, le a5 avril 1755 (A. N. O' 1932). — Lépicié (1752) le dit de forme ovale.
Actuellement au musée de Bordeaux, auquel il fut envoyé par l'Etat en i8o3 avec désignation : « École italienne »; le catalogue actuel le donne à l'école du Guide : H. o m. 65 — L. o m. 53. — On lit derrière la toile : « Tableau retiré de l'hôtel d'Antin en 1755. »
3" Un tableau représentant la Mélancolie sous la figure d'une femme tenant une tête de mort; figure comme nature ; ayant de hauteur 5 pieds 2 pouces sur 3 pieds 10 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
Acheté, en i685, sous le titre de Magdeleine, comme l'atteste cette ordonnance de paiement en date du i3 mai : 0 Au s>^ Clerx (banquier) pour
remboursement du prix de deux tableaux, l'un de Vandic, représentant une Vierge, et Tautre de Fetis, représentant une Magdeleine, qui ont été acheptez pour le service de S. M. par le nommé Blanchard, peintre, 7,5oo livres » [Guiffrey. t. II, col. 586, 664].
N* 483 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Quitte le Louvre, en 1737, pour rentrer à la Surintendance de Versailles [Louv. 37]. — Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard à Versailles. — Lépicié (1732) le décrit ainsi : « Le peintre a représenté la Mélancolie sous la figure d*une femme à genoux, le bras droit appuyé sur un massif de pierre ; elle soutient sa t6te de la main gauche et paroit méditer profondément sur une tête de mort qu'elle tient de la main droite : on voit à ses pieds un chien à rattache et différents attributs des sciences et des arts sur le mâme plan. 9 ^ Se trouvait au magasin de la Surintendance en 1760 [J.]. — Lavé et verni par le peintre Godefroid en 1788 (A. N. O' 1931).
Actuellement au Louvre, n« 1288 : H. 1 m. 68 — L. i m. 28.
49 Un tableau représentant Loth et ses deux filles; figures de 7 à 8 pouces ; ayant de hauteur 6 pouces sur un pied de large; peint sur du lapis en forme ovale et cassé.
Versailles. Cabinet des tableaux.
N* loo de llnventaire Le Brun (i683) [L. B.].— Paillet (1695) le signale à Versailles et déclare qu' « il a été cassé chez Monseigneur » [P.] : il se trouvait alors au magasin [Mag.].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : < Loth, dont l'attitude désigne Tivresse, embrasse de la main droite une de ses deux filles et la regarde avec un air passionné; l'autre est debout; elle tient un vase et une coupe dans laquelle elle va verser du vin : le fond du tableau est un paysage. >» — Se trouvait, en 1760, dans le deuxième cabinet particulier de l'hôtel de la Surintendance [J.]. — Restauré, en 1777, par Hacquin, dont voici le mémoire : a A un tableau représentant Loth et ses filles, peint sur lapis par le Feti; cette pierre anciennement fracturée avoit été collée sur ardoise que j'ai suprimée pour mettre un parquet, 72 livres ». (A. N. O* 1933). — Mentionné, en 1784, par Du Rameau dans la neuvième pièce de la Surintendance, avec cette note (1788) : « cassé et raccommodé, il a besoin d'être repointillé aux fentes après avoir gratté les repeints» [D. R.] (i).
(i) Sur l'exemplaire de l'inventaire Bailly que possède le Louvre, on trouve en marge de ce tableau cette note au crayon, mise par Villot : a Louvre, 43* ».
2o8 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
50 Un tableau représentant une tête de soldat; figure de petite nature ; ayant de hauteur 18 pouces sur 1 3 pouces de large; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
No 382 de l'inventaire Le Brun [L. B.]. ^ Au magasin de Versailles en 1696 [Mag. 96].
Lépicié (1752} qui le signale, ajoute que a cette tôte de soldat est année d*un casque ».
6<> Un tableau représentant le Premier âge sous la figure d'Eve qui file ayant ses enfants auprès d'elle et Adam dans le lointain conduisant une charue tirée par un bœuf; figures d'environ 16 à 1 8 pouces ; ayant de hauteur 2 pieds 7 pouces sur 2 pieds un pouce de large, il a été rehaussé d'un pied et élargi de 8 pouces ; dans sa bordure dorée ; de forme ovale.
Fontainebleau. Appartement de Monseigneur.
Signalé, à la fin du xvii" siècle, à Fontainebleau sur « la cheminée de la chambre de l'alcôve », avec cette indication : a peint sur bois » [Font. s. d.].
Restauré, en lySo, par Colins et la veuve Godefroid : « rempli et mis derrière un parquet » (A. N. O' 1934*). — Lépicié (1752), qui le déclare peint sur bois, le décrit ainsi sous le titre de La Vie Champêtre : « Sur le premier plan, on voit une femme filant et assise au pied d'un arbre, deux petits enfans sont auprès d'elle, l'un est assis et tient une crosse et l'autre est debout, appuyé contre une terrasse; sur la droite du tableau, le peintre a placé deux lapins et dans l'éloignement on découvre un laboureur qui conduit une charrue. » — Mis au Luxembourg en 1760. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré, à cette date, par le peintre Godefroid,, dont voici le mémoire : a Adam et Eve par le Feti, l'avoir nétoyé et levé quelques repeins dans le ciel, refait en partie ainsi que des fentes mastiquées, 40 livres » (A. N. O' 198 1).
Actuellement au Louvre, n« 1287 : H. o m. 76 •— L. o m. 65.
j^ et 8® Deux tableaux colez ensemble, dans l'un desquels est représenté un Soldat à my-corps tenant une pique, et dans l'autre un Paysan buvant dans un bocal; figures comme nature; ayant de hauteur chacun 3 pieds sur 2 pieds 3 pouces de large; les deux dans une seule bordure.
Versailles. Appartement de M"»' la duchesse de Berry.
N*' 385 et 386 de Tinven taire Le Brun (168 3}, où ils sont mentionnés séparément [L. B.]. ^ Paillet (1695) les signale encore séparément à Versailles, mais ajoute dans une note : a il est collé' présentement avec le n* 385 cy-dessus ef ne fait qu'un tableau » [P.]. — En 1706 a Versailles, dans le cabinet de Monseigneur [Mans. 6].
Jeaurat (1760), les attribuant au Valentin, les signale au magasin de la Surintendance [J.], et Du Rameau, en 1784^ dans la quatrième pièce de cet hôtel; mais, en 1788, il reporte l'attribution à Feti, et ajoute en note : a à remettre sur son châssis » [D. R.] . — Ce sont eux vraisemblablement que vise cette note du peintre Godefroid en 1788 : « pour avoir lavé et verni les deux Valentins, 36 livres » (A. N. O' 193 1).
Actuellement au musée de Compiègne : H. o m. 95 — L. o m. 78.
Benvenuto TISI, dit il GAROFALO
i^ Un tableau représentant la Vierge regardant Tenfant Jésus qui dort et un ange auprès tenant une couronne d'épines dans un linge, une gloire au dessus et plusieurs anges qui tiennent les instrumens de la Passion; figures de 6 à 7 pouces; ayant de hauteur 20 pouces et demi sur 16 pouces de large; peint sur bois, rehaussé et élargi de 2 pouces ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite galerie du Roy,
N* 78 de l'inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions d'un pied 7 pouces sur un pied un pouce et demi de large, et cette indication : « à pans par le haut » [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le dit « agrandi en i685 » [P.]; il se trouvait alors dans le cabinet des médailles [V.]. — En 1706, mentionné dans la petite galerie de Versailles [Mans. 6], où il était encore en 1737 [G. R.].
Piganiol de la Force l'indique dans le cabinet du billard à Versailles, — Jeaurat ( 1 760) dans la quatrième pièce de l'hôtel de la Surintendance [J.], Du Rameau (1784] dans la huitième pièce du môme hôtel, avec cette note (1788) : « rien à faire » [ D. R.].
Actuellement au Louvre, n* i554 : H. o m. 58 — L. o m. 45.
20 Un tableau représentant un portrait d*homme tenant un bouquet d'oeillets dans sa main; figure de petite nature; ayant de hauteur 19 pouces sur i5 pouces et demi de large ; peint sur bois ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite galerie du Roy.
N<> 287 de rinventaire Le Brun (i683), avec les dimensions d*UD pied
7 pouces sur un pied 5 pouces de large, et cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. ^ Mentionné à Paris par Houasse (1691), avec cette note postérieure : « Est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé au sieur Houasse le ao octobre 1692 » [H.]. — Â Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.], où il se trouvait encore en 1737 [G. R.], et où Piganiol de la Force le signale également comme étant «r le portrait de Garofalo » (i).
Jeaurat (1760) le mentionne, avec cette m6me identification, dans la troisième pièce de Thôtel de la Surintendance [J.]* et Du Rameau (1784) dans la huitième pièce du môme hôtel, avec cette note (1788} : « laver et vernir » [D. R.].
Au Louvre, n* 607 du catalogue Villot, où il est porté aux inconnus de l'école italienne : H. o m. 34 — L. o m. 44.
3* Un tableau représentant la Vierge et saint Joseph avec un singe sur le derrière; figures de 4 à 5 pouces; ayant de hauteur 1 2 pouces sur 9 pouces et demi de large; peint sur bois; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petite galerie du Roy.
No 79 de rinventaire Le Brun (i683), avec cette indication : « dans sa bordure ceintrée à pans par le hault », et cette note ajoutée : < veu à Paris le
8 aoust 1690 » [L. B.]. — Houasse (1691) le mentionne à Paris, avec cette note postérieure : « Est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé le 29 octobre 1692 » [H.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans la galerie du Roi [V.], puis au magasin [Mag.]. — Se trouvait dans la galerie de Versailles en 1706 [Mans. 6].
Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard, — Du Rameau, en 1784, au magasin de la Surintendance [D. R.].
(i) Tisio, en italien, veut dire œillet, et pendant très longtemps on a cru que l'œillet placé dans un tableau équivalait à la signature de cet artiste.
MANCIOLA (i)
i*^ Un tableau représentant une Bataille et un homme sur le devant tenant un flambeau allumé; figures de 2 pouces et demi; ayant de hauteur 1 3 pouces sur 17 pouces de large ; peint sur ardoise; dans sa bordure dorée.
Paris. Cabinet des tableaux.
N* 347 de rinventaire Le Brun (i683), avec cette note ajoutée : « veu à Paris le 8 aoust 1690 » [L. B.]. —A Paris en 1691 [H.], en 17 10 [Coyp.], en 1785 [LouY. 85].
Alessandro TURCHI, dit Alessandro VERONESE
lo Un tableau représentant la Vierge et sainte Catherine ; figures comme nature ; ayant de hauteur 4 pieds sur 5 pieds 8 pouces de large, il a été rehaussé de 3 pouces et élargi de 5 ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
N® 396 de rinventaire Le Brun (i683}, où il est ainsi mentionné : « Le mariage de sainte Catherine dont la main droite est présentée par la Vierge au petit Jésus qui lui met un anneau et sa gauche est appuyée sur un poteau de sa roue, hault de 3 pieds 10 pouces, large de 5 pieds 3 poulces » [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, le déclare a agrandi en 1679 » [P.] ; il se trouvait alors dans le salon du petit appartement du Roi [V.].
Piganiol de la Force le mentionne à Versailles, dans la chambre du Roi. — Décrit par Lépicié {1752).
Actuellement au musée de Compiègne : H. i m. 24 — L. i m. 77.
(i) C'est le nom m6me qui est porté à rinventaire Bàilly : peut-ôtre s'agit-il de « Mazzole, dit le Parmesan », dont le nom est orthographié « Manziole s dans certains inventaires (voir l'article relatif k cet artiste, page 2o5).
2° Un tableau représentant le Déluge; figures de 12 à 14 pouces; ayant de hauteur 22 pouces sur 2 pieds 6 pouces de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
N* 82 de l'inventaire Le Brun (i683) [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.]i dans le grand cabinet de Monseigneur [V.], où il se trouvait encore en 1706 [Mans. 6].
Lépicié (1752) le décrit ainsi : « La terre, presque submergée, ne présente pour aspect que la surface des terreins les plus élevés sur l'un desquels on croit apercevoir, dans un grouppé de trois figures, les effets de la nature et de la tendresse conjugale; il semble que ce soit un mari, qui, après avoir retiré de l'eau son enfant, retire aussi sa femme, à qui la douleur et Teffroi ôte les forces; auprès de ce grouppc sont placées plusieurs figures dont les unes, noyées, flottent sur les ondes, et les autres, par différentes attitudes, font connaître leur désolation à la vue de la mort qui les environne; de l'autre côté, un homme sur un bout de roche, ajuste une draperie à un arbre pour mettre à l'abri une mère gémissante, qui tient son enfant dans ses bras : le fond représente le ciel et l'eau, et dans l'éloignement l'arche et la pointe d'une montagne. » — Mis au Luxembourg en 1750. — Au Louvre en 1785 [Louv. 85]. — Restauré en 178^ par Martin, dont voici le mémoire ; a Alexandre Veronèse. Le Déluge, 36 pouces sur 24, étoit très sale et avoit plusieurs repeints, rétabli avec grand soin, 60 livres » (A. N. O' 193 1).
Actuellement au musée de Fontainebleau : H. o m. 74 — L. o m. 96.
Orazio LOMI, dit il OENTILESCHI
1° Un tableau représentant une Vierge tenant Fenfant Jésus et saint Joseph auprès qui dort; figures comme nature ; ayant de hauteur 5 pieds 4 pouces sur 7 pieds 3 pouces; réduit en forme ovale; dans sa bordure dorée.
Versailles, Petit appartement du Roy,
Peint en Angleterre pour Charles I", et, à sa mort, passé en France.
f^o 292 de l'inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 6 pieds 4 pouces sur 6 pieds 10 pouces [L. B]. — A Versailles en 1693 [P.], au magasin [Mag. 96]. — Se trouvait, en 1706, dans le petit appartement du Roi [Mans. 6].
r.Pig.aniol 4^ lit Force le signale sur la corniche au-dessus de la cheminée du.gcan4 salon dé Versailles.
' Actùellementau Louvre, n* 1436 : H. i m. 58 — L. 2 m. 25.
Pier Francesco MOLA
i^ Un tableau représentant Tancrède qui panse un soldat blessé ; figures de 12 a 14 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 3 pouces sur 3 pieds de large; de forme ronde; dans sa bordure dorée.
Versailles, Petit appartement du Roy.
Dut être acheté, en i685, à un nommé Jolly, par l'intermédiaire du marchand de tableaux Bersan Bauîn; aux Comptes des Bâtiments, en effet, l'article de la recette en date du 25 juillet et le paiement en date du 27 juillet portent chacun ces deux noms, suivis de la mention « pour le payement d'un tableau du Mole représentant Erminie qui panse les blessures de Tancrède après le combat d'Argante qu'il a livré pour le service de S. M., 1,100 livres » [Guiffrey. t. II. col. SgS, 666].
N<» 466 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683), avec cette mention : « Une femme qui panse un blessé, un homme qui le soutient et un cheval qui paroist derrière dans un paysage; il est réduit en forme ronde » [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], dans le vestibule [V.]. — En 1706, dans le petit appartement du Roi [Mans. 6].
Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard, à Versailles. — Mis ensuite (i) au Luxembourg. — Lépicié (1752) le décrit ainsi : a Tancrède étendu à terre, dépouillé de ses armes et couvert d'une pâleur mortelle, est soutenu par Vafrin son écuyer... Herminie, interdite et dans une morne tristesse, lui soulève le' bras; au-dessous de Tancrède on voit ses armes, et sur le second plan le cheval d'Herminie attaché à une branche d'arbre : de l'autre câté on aperçoit à l'entrée d'un bois Argant tué et na- -géant dans son sang. » —Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Actuellement au palais de l'Elysée, où il fut placé le 3 avril 1875 .:
' . :(0 Ontrouve ailleurs cette indication, au sujet de ce tableau et du suivant : «rem» au graveur Daullé par ordre du marquis de Marigny le 16 avril 1 76J » (A. N. O' 1932).
20 Un tableau représentant Angélique qui écrit sur un tronc d^arbre; figures de 12 à 14 pouces; ayant 2 pieds 3 pouces de diamètre, rehaussé de 9 pouces, et élargi de 3 ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
Acheté, en i685, à un nommé Poncet, comme l'atteste cette ordonnance de paiement, en date du 32 octobre : « Au sieur Poncet, pour un tableau du Mole représentant Erminie en bergère^ 800 livres » [Guiflrey. t. II. col. 396, 668].
N* 470 de rinventaire Le Brun (partie postérieure à i683), où il est mentionné : « Une fée gardant ses moutons et écrivant sur un tronc d'arbre, hault d'un pied 6 pouces et demi sur 2 pieds un pouce de large » [L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, déclare qu' « il a été agrandi • [P.]; il se trouvait alors dans le vestibule [V.]. — En 1706, dans le petit appartement du Roi [Mans. 6].
Piganiol de la Force le signale dans le cabinet du billard. — Mis ensuite au Luxembourg. — Lépicié (1753) le décrit ainsi : « Herminie sous Thabit de bergère, n'ayant auprès d'elle que ses moutons, tient de la main gauche sa houlette et de la droite écrit sur un tronc le nom de Tancrède...; un paysage charmant, une rivière qui serpente, un ciel vague et lumineux sont Les objets qui embellissent cet asyle solitaire. » — Au Louvre en 1785 [Louv. 85].
Actuellement au palais de l'Elysée, où il fiit placé le 3 avril 1875 : H. o m. 70 — L. o m. 94.
3*^ Un tableau représentant saint Bruno couché à terre proche d'une tête de mort ; figures de 16 à 18 pouces; ayant de hauteur 3 pieds sur 2 pieds 2 pouces de large; de forme ronde ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
Acheté, en 1785, au peintre Hérault, comme le prouve cette ordonnance de paiement, en date du 33 octobre : « au nommé Hérault, peintre, pour un tableau du Mole représentant Saint-Bruno, livré pour le service de S. M., 660 livres » [Guiffrey. t. II. col. 599-668].
N« 469 de l'inventaire Le Brun (partie postérieure à i683), où il est mentionné : « Saint Bruno couché sur une terrasse dans un paysage, une teste de mort au dessous de son bras droit et trois testes de chérubins v
[L. B.]. — Paillet (1695), qui le signale à Versailles, déclare qu' «il.^st réduit en rond 9 [P.] ; il se trouvait alors dans le vestibule [V.]. — En 1706, dans le petit appartement du Roi [Mans. 6].
Piganiol de la Force le déclare dans le cabinet du billard à Versailles. — Mis ensuite au Luxembourg. — Lépicié (lySa) le décrit ainsi : « Un beau paysage pour le site et pour la touche des arbres sert de fond à la figure de saint Bruno; ce saint couché par terre et dans un transport extatique regarde le Ciel où le peintre a placé une gloire de chérubins; cette vision consolante fait contraste avec une tête de mort qu'on voit auprès du saint. » —Au Louvre en 1785 [Louv. 85],
Actuellement au Louvre, n* iSga : H. o m. 94 — L. o m. 70.
NICOLO deir ABATE (i)
I® Un tableau représentant la Vierge avec Sainte Catherine et un homme qui paroit accomplir un vœu ; figures de 14 à i5 pouces; ayant 2 pieds 7 pouces de diamètre, rehaussé de 5 pouces et élargi de 9; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
N* 43 de l'inventaire Le Brun (i683), où il est mentionné : « Un tableau de Nicolo ou de Parmesan, représentant le mariage de sainte Catherine, appuiée du bras gauche sur une table couverte d'une nappe, sur laquelle il y a un bassin de fruits et un melon, hault de 2 pieds 2 poulces, large d'un pied 10 poulces » [L. B.]. — Paillet (1695) le signale à Versailles, et déclare qu' « il a été réduit en forme ronde en 1684 » [P.]; il se trouvait alors dans la chambre du billard [V.], où Piganiol de la Force le mentionne également.
Se trouvait au château de Saint-Cloud, et dut être détruit lors de l'incendie de ce palais : H. o m. 75 — L. o m. 64.
2'' Un tableau représentant une Bacchanale d'enfans ; figures comme nature; ayant de hauteur 3 pieds et demi sur 3 pieds de large; dans sa bordure dorée.
Chaville.
- (i) Cet artiste est appelé par Bailly « Nicolo de Mpdène ».
2l6 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU ROY
N* loi de l'inventaire Le Brun (igSS), où il est mentionné : « Un tableau de la main jde Nicolo, abbé de Saint-Martin, représentant des enfans avec des raisins », et cette note ajoutée : « veu à Paris le 6 aoust 1690 » [L. B.]; — En 1695 à Chaville [P.] et [T. M. €.]• — Houasse (1691) le signale à Paris, avec cette note postérieure : a Est à Versailles et le sieur Paillet en a donné son récépissé le i3 février 1695 » [H.].
3° Un tableau de paysage où est représenté un village; ayant de hauteur 2 pieds un pouce sur 2 pieds un pouce de
Chaville.
N* 346 de l'inventaire Le Brun (i683}, avec cette indication : « un village avec plusieurs figures » [L. B.]. — En 1695 à Chaville [P.] et [T. M. Cl-
4? Un tableau représentant les Enfans de Jacob devant leur frère Joseph qui le viennent visiter; figures d'environ 2 pieds ; ayant de hauteur 3 pieds 2 pouces sur 4 pieds un pouce de large.
5* — des Cyclopes qui forgent et frappent sur une enclume et des Amours qui tiennent des armes et des chaînes; figures d'environ 18 pouces; ayant de hauteur 2 pieds 9 pouces sur 4 pieds 2 pouces de large.
Fontainebleau. Appartement du Roy.
Mentionnés à Fontainebleau à la fin du xvii* siècle, dans la <i chambre où le roy mange » : l'attribution en fut faite à « Saint-Martin de Bologne *, mais ce nom fut ensuite effacé [Font. s. d.].
Benedetto CASTIOLIONE, dit il ORECHETTO
i« Un tableau représentant un Pasteur menant un troupeau de vaches et autres animaux; figures de 22 à 24 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 7 pouces et demi sur 5 pieds un pouce, il a été rehaussé de 7 pouces et demi et élargi de 17 pouces; dans sa bordure dorée.
Versailles. Appartement de Mgr le duc de Bourgogne.
N* 377 de l'inventaire Le Brun {i683), où il est mentionné : « Plusieurs animaux et un jeune homme paroissant derrière un bœuf, hault de 3 pieds
ÉCOLE LOMBARI^ pij
8 pouces j» [L. B.]. — A Versailles en 1695 [P.], au magasin [V.]. — En 1696, mis à Meudon [T. M. C.]. — En 1706, à Versailles dans Tappartement du duc de Bourgogne [Mans. 6].
Signalé par Jeaurat (1760) ftu magasin de la Surintendance, sous ce titre : « le départ de Jacob » [J.]-
Actuellement au musée de Lyon, auquel il fut envoyé par TEtat en 181 1 : H. o m. 93 — L. I m. 38. -— Ce tableau, mentionné dans divers catalogues de ce musée, n'est point porté dans l'édition de 1877.
2^ Un tableau représentant deux hommes et une femme qui porte un pot sur sa tête et plusieurs animaux ; figures de 20 à 22 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 8 pouces sur 5 pieds un pouce de large (i), il a été rehaussé de 8 pouces et demi, élargi de 18 pouces; dans sa bordure dorée.
Versailles. Appartement de Mgr le duc de Bourgogne.
« Un des tableaux donnez au Roi par M. Le Nostre en septembre 1693 »
Le même Paillet (1695) signale ce tableau à Versailles, puis à Meudon et mentionne enfin sa rentrée à Versailles le i3 octobre 1699. — En 1706, dans l'appartement du duc de Bourgogne [Mans. 6].
Jacques COURTOIS, dit le BOURGUIGNON
Un tableau représentant la Bataille d'Arbelle ; figures de 20 à 22 pouces ; ayant de hauteur 5 pieds 8 pouces sur 10 pieds un pouce de large, remployé par le haut d'un pied et de 7 pouces par le costé ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Petit appartement du Roy.
N« i55 de rinventairc Le Brun (i683) [L. B.]..— A Versailles en 1695 [P.], ans la grande antichambre du petit appartement du Roi [V.].
Piganiol de la Force le signale dans la salle du grand couvert à Versailles. — Se trouvait au magasin de la Surintendance en 1760 [J.] et en i784[D. R.].
(i) Les dimensions de ce tableau sont les mêmes que celles du précédent; ces deux peintures se faisaient donc pendant.
2l8 INVENTAIRE GÉNÉRAL DES TABLEAUX DU RQY
AmeUo FALCONE (i)
Un tableau représentant une' Bataille des AUemans contre les Turcs ; figures de 12 à 1 5 pouces ; ayant de hauteur 3 pieds 1 1 pouces sur 4 pieds 4 pouces de large, remployé de 10 pouces; dans sa bordure dorée.
Versailles, Cabinet des tableaux.
N<>4i de l'inventaire Le Brun (i683), avec les dimensions de 4pieds 3 pouces sur 5 pieds 3 pouces [L. B.]. — Paillet (lôgS) le déclare c reployé en 1695 » et le signale à Trianon [P.] : il se trouvait dans Pantichambre de ce château [T. M. C.].
Au Louvre, n« 188 du catalogue Villot : H. i m. 37 — L. i m. 66.
Cesare OENNARI
Un tableau représentant une Sainte Famille et sur le devant saint Jean qui tient un agneau; figures comme nature ; ayant de hauteur 3 pieds sur 4 pieds de large ; dans sa bordure dorée.
Versailles. Cabinet des tableaux.
A Versailles en 1695 [P.], au magasin [Mag. 96].
Se trouvait, en 1760, sur la cheminée du grand salon de Thôtel de la Surin» tendance [J.], et, en 1784, dans la sixième pièce du même hôtel [D. R.].
Actuellement au musée de Dijon, auquel il fut envoyé par l'État en i8o3 ; le catalogue le donne comme une copie d'après Carlo Dolci : H. o m. 97 — L. 1 m. 3o.
(i) Ce nom est orthographié par Bailly « Falconier ».
ÉCOLE LOMBARDE il g
Manière de OENTILBSGHI
lo Un tableau représentant la muse Clio assise, ayant une draperie jaune sur le genou, tenant une trompette à sa main et des livres à ses pieds; figure comme nature; ayant de hauteur 6 pieds 3 pouces sur 4 pieds et demi de large.
2<^ — la muse Melpomène assise, vêtue d'un manteau jaune doublé de bleu, tenant une épée d'une main et de Tautre un sceptre et une couronne; de mêmes dimensions que le précédent.
3^ — la muse Terpsicore assise, veue par le dos, tenant un théorbe, coëffée et ornée de plumes; de mêmes dimensions.
49 — la muse Uranie assise sur une grande draperie bleue, un cercle d'étoilles au-dessus de sa tête, tenant une sphère d'une main et de l'autre un compas; de mêmes dimensions.
5^ — la muse Euterpe tenant une règle d'une main, un bâton de l'autre, le coude appuyé sur un globe et une couronne de fleurs sur la teste ; de mêmes dimensions.
6° — la muse Erato assise, tenant un violon et un tambour derrière avec un flambeau allumé; de mêmes dimensions.
7^ — la muse Calliope assise, habillée de blanc avec une draperie rouge, tenant une tortue d'une main et regardant dans un livre; de mêmes dimensions.
go — la muse Polihymnia assise, ayant une draperie blanche, appuyée d'un bras sur un livre et de l'autre montrant du doigt; de mêmes dimensions.
9* — la muse Thalia assise, vêtue d^une draperie violette, tenant dans sa main un masque, appuyée sur un •pied d'estail et sur le derrière paroit un temple; de mêmes dimensions ,
Luxembourg. Chambre des Muses (i).
DE HOET, de LETDE
I* Un tableau représentant T Assomption de la Vierge et les Apôtres autour du tombeau et deux femmes qui tiennent le drap, dont une tient aussi une rose qu'elle présente à saint Jean; figure comme nature; ayant de hauteur 1 1 pieds sur 7 pieds et demi de large (2).
2* — Jésus Christ dans sa gloire, la Vierge auprès, et au-dessous les Pères de FEglise assis près d^un autel sur lequel le Saint Sacrement est exposé ; figures plus grandes que nature ; ayant de hauteur 1 1 pieds sur 8 pieds de large.
Fontainebleau. Chapelle haute.
Ces deux tableaux sont signalés par le père Dan (1643] à Fontainebleau. • A la fin du xvii* siècle, mentionnés dans la chapelle haute [Font. s. d.].
(i) Sur Texemplaire de l'inventaire Bailly, que possède le Louvre, on trouve, en marge de ces tableaux, ces notes au crayon, mises par Villot : « Louvre 157", i6o", i63", 164", iSg", i58^ i54", 16 1", lôa". »
(s) Sous le premier Empire, un tableau de Tancienne collection de la Couronne, sur ce même sujet et attribué au « frère .André >»> était envoyé à réglise de Rueil : il mesurait 2 m. 92 de haut sur i m. 89 de large.