‹ Inventaire des titres de la maison de Billy [microforme]Chapitre 10 sur 94 · XIV INVENTAIRE DES TITRES · texte numérisé non relu

XIV INVENTAIRE DES TITRES

énoncées ; néanmoins, vers 1007, elles sont encore citées comme siennes (32), mais ce n'était là qu’une réminiscence. En effet, nous voyons que, moins de trois mois après le décès dudit Jean, époux de Perrette de Thiais, un autre Jean de Billy, écuyer, seigneur de Mauregard et d'Ivors, avait pour scel un écu « à 2 fasces sur champ vairé », soutenu par 2 lions, et le heaume cimé d'une tête de more (384). Ce blason, Colart de Billy (150) le portait dès 1350, ses descendants ne le quitteront plus, et j'incline à penser qu'il fut en réalité le blason originel de la race ; l’autre, provenant d’une alliance ou d’une possession féodale, aura subsisté parallèlement dans une branche cadette. Les armoriaux du temps de Charles VIT témoignent, en leur style quelque peu barbare, que l'écu de vair, avec ou sans fasces de gueules (366, 371), était reconnu comme étant celui de Billy.

En 1301, Philippe de Billy épousa Marguerite, dame d'lvors (108); au xvi° siècle, Icurs descendants, toujours en possession de cette terre, adoptèrent un écartelé de Billy, et d'Ivors, d'or à la croix d'azur ; mais la forme de la croix varie, tantôt pleine, tantôt pattée, le plus souventalésée ; c’est ainsi que jadis on les voyait peintes à la voûte de la chapelle d’Ivors, et aussi avec un quartier

de Vieuxpont (6 ou 10 annelets) ', comme on voit dans les sceaux du xvi siècle (planches V et VI.

« Cette famille, dit Du Bouchet, s’estant respandue et establie en divers lieux, il se trouve peu de provinces dans le Royaume où il n'y ait des gentilshommes portant le mesme nom et armes de Billy, représentées par un escu z'airé d'or et d'azur de 3 traits et 2 fasses de gueule. » Du Bouchet ignorait certainement que les Billy de Mauregard, dont il s'occupait, avaient autrefois porté d’autres armoiries, ainsi que nous l'avons montré; il n'est pas douteux,néanmoins, qu'ils ne fussent de l’estoc des Seigneurs de Billy-sur-Ourcq.

D’autres branches ont pu faire de même et varier leurs écus, leurs sceaux selon leurs alliances ou leurs fiefs ; la dissemblance des armoiries ne saurait donc être invoquée pour contester à des lignages homonymes la communauté d’estoc. Et puis il y avait, par surcroit, les armoiries fonctionnelles, — comme en 1315 celles de Simon de Billy, précitées, — et les armoiries qu'on pourrait appeler de circonstance, allusives à quelque noble ou pieuse action, purement personnelles, mais parfois conservées par la descendance comme

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