‹ Inventaire des titres de la maison de Billy [microforme]Chapitre 26 sur 94 · CANADA · texte numérisé non relu

CANADA

Vers 1672, Jean-François de Billy passe en Canada avec sa femme, Cathcrine-Marguecrite de la Marche, et y fait souche. Sa descendance v prend le surnom de Courville, non seulement pour affirmer sa très noble extraction des seigneurs de Billy-sur-Ourcq, barons de Courville, mais aussi pour n'être pas confondue avec une famille « Billy », venue de Poitou en Canada vers 1692 et de modeste origine *.

Désireux de préciser le point de jonction des Billy canadiens, j'eus l'honneur d'écrire au savant auteur du Dictionnaire généalogique des familles Canadiennes, Mor Cyprien Tanguay, Président d'honneur du Conseil héraldique de France, qui voulut bien me faire la réponse qu'on va lire :

LZno., 525 530, 554, O81, Gor, 925, 930, 958, etc. ? Mgr Tanguay, 11, 281.

«.. Je me hâte de répondre au sujet des ancêtres de Jean-Fran:ois de Billy, né à Paris en 1649, passé au Canada vers 1673, ct marié en 1674 à Catherine de la Marche. En vousréférant au Dictionnaire Généalogique, vol. I, p. 52, vous voyez le millésime 1674, sans indication de lieu et de mois ; ce qui veutdire que c'estune date approximative etque le mariage ne se trouve pas dans nos registres. Je suis porté à croire que J.-Fr. de Billy s’est marié en France avant 1672. Dans les actes de décès, 1710 et1731, les noms des parents ne se trouvent pas, mais seulement le nom de l'épouse du défunt, et celui du feu époux de la veuve décédée, »

Jean-François de Billy était très probablement né et s'était certainement marié en la paroisse de Sommereux (diocèse de Beauvais), où résidaient, de 1632 à 1647, Francois de Billy, écuyer, seigneur de Béhéricourt, son père, et damoiselle Hélène Guibert, sa mère.

Il était né vers 1649 (800), mais on ne trouve pas son baptistaire dans les registres paroissiaux de Paris, et ceux de Sommereux, de 1648 à 1671, manquent. L'examen de notre N° 771, où sont accumulées les preuves des rapports intimes entre les Billy et une famille

ne. 751,768, 770-773, 701, 706.

de la Marche ‘, également établie à Sommereux et également appauvrie, — convainc que Jean-François, ayant épousé une La Marche, ne pouvait être fils que de François de Billy, seigneur de Béhéricourt, le seul Billy établi à sommereux.

Que si l’on objectait l’assertion du P. Anselme au sujet de François de Billy, seigneur de Béhéricourt, au'’il « se remaria deux fois et se mésallia ; il ne paraît pas qu’il ait laissé de postérité » (717), je répondrais d’aboril que, dans les généalogies d'autrefois, c’est assez la coutume de laisser dans l'ombre les branches déchues, et ensuite que le dit Francois, bien au contraire, eut une série d'enfants. Qu'on ait fini par oublier ou même que l’on n'ait pas connu l'existence de celui qui était allé en Canada, c'est facile à comprendre ; mais non, les Billy de cour, gentilshommes de princes du sang, pages du Roi, mestresde-camp, capitaines de gardes-du-corps, chevaliers de St-Louis, titrés comtes”, tenaient à répudier un rameau endetté (717) dont les alliances et les négoces froissaient leur or-

1 Peut-être cette famille se rattachait-elle à Thomas de la Marche, conseiller au parlement, mort à Paris le 18 août 1440, et qui portait d'argent à la bande de gueules, acc. en chef d'une molette de sable, (Cab. des tit., N° 522, p. 117.)

2? Inv., 850, 894, 906, 957, 978, 1004, 1021, 1026, 1034, 1039, 1071, 1087, 1115-17.

DE LA MAISON Dr. BILLY XXXIX gueil, et le généalogiste se chargea d'opérer la section.

Il est, en matière généalogique, quelque chose de plus coupable encore que d'attribuer par vénalité des honneurs imaginaires :

c’est de faire la nuit, par servile complaisance, sur des rameaux ou des rejetons authentiques de la race, parce qu'ils se sont mésalliés ou bien ont dérogé. Combien de généalogistes, en l'espèce, pensaient avoir coupé le câble sans retour! Mais, en ce qu! concerne François de Billy-Béhéricourt, nous avons, pour le ressouder, mieux que la simpie hypothèse. Il eut de ses deux ou trois femmes au moins dix enfants, et peut-être douze :

1° Marie, en 1642 vivant à Sommereux(775).

2° Madeleine, vivant en 1643 à Sommereux, et en 1670 à La Croix-en-Brie (781, 794, 875).

3° Anne-[saac, baptisé le 21 juin 1644 en l'église St-Jean-en-grève de Paris (786).

4° Jean-François, baptisé vers 1649, auteur de la branche canadienne.

5° Antoine, baptisé le 9 octobre 1670, marié avant le o mai 1712 à la fille du feu libraire Auroy, dont la veuve se remaria avec le célèbre Gatien des Courtils de Sandras (852, 993), alors veuf en 2° noces de Louise Pannetier.

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