‹ Inventaire descriptif des tapisseries de haute-lisseChapitre 17 sur 59 · La Crucifixion, chez M. Baldassari · texte numérisé non relu

La Crucifixion, chez M. Baldassari

Cette tapisserie a figuré à l'Exposition religieuse de 1870. Sa raideur dénote le goût allemand. J'en ai vu une qui a quelqu analogie avec celle-ci, au palais de Caserte, dans le royaume de Naples : elle est encore dans une des chambres à coucher.

Le Christ est attaché à la croix, plantée au sommet du Calvaire. 11 tourne le dos à la ville déicide, qui s'étend au loin, prolongée en une habile perspective. La croix de son nimbe rayonne en manière de fleurs de lis, comme pour dénoter sa royauté, et des anges, descendus

du ciel, recueillent son sang dans des coupes. Un ange emporte dans ses bras l'âme du bon larron, sous la forme d'un enfant nu et sans sexe, tandis que celle du mauvais larron devient la proie du démon. Longïn perce de sa lance le côté du Sauveur et, à cette vue, la Vierge tombe en pâmoison, mais saint Jean et les saintes femmes s'empressent autour d'elle et la soutiennent.

Voilà le sujet central. Trois autres détails de moindre importance sont relégués au second plan, donnant le complément de la Passion dans le portement de la croix, la pietà et la mise au tombeau.

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