Etui reliquaire. H. 0"|i33; diam 0-036. — Xm- siècle
Petite boite cylindrique de corne, revêtue de toile brodée de soie. La broderie fijiurc deux inscriptions superposées en capitales du xiii<^ siècle.
AVE REGINA C (clorum;!
AVE D (omina a»gj ELORVM
(Une couture a fait disparaître une partie de l'inscription, facile à suppléer.) Le disque formant couvercle est orné d'une rosace brodée et entouré d'une gnnse-.Sous le fond est brodée une croix gammée.
Gel ôlui. axtrail. en I8'J6, Jo lu cliijse do saiiili! Paule, renfurmo iiu socticl do loilo dnmissù: cotiluiiajit divorsos roliquod avec ùliiiiicllcs do jiarclicmin. 106. — Aamôniëre. H 0"'20; L.0'"18. — Travail fiançais — XIV siècle.
Les deux faces, brodées en sole et or, présentent, dans un bosquet où volent des papegeais, une scène galante à deux personnages. Des houppes de soie relevées d'or, terminent les cordons de soie verte ainsi que le fond.
Coffre dea reliques anonymes, tB'jri.
III. — ORNEMENTS LITURGIQUES Ornements de saint Thomas Becket (I). — XII" siècle.
a... La chapelle de M*" Saint Thomas de Ganturbérie de drap noir, garnie • do chasuble, dalmaliquc et tunique tous d'un drap, avec une eslolte et « fanoul do drap d'or, doublé do sandail vermeil, ung colier semé do bouttt tons d'argent, une aulbo paréo du drap mesmcs, une sainturo de soye faite tt en manière do sanglo. » (Inv. de 1446.)
« L'inventaire do 1464 ajoute : « et sont xxxiv boulions d'argent en ladite tt eslolo et y en fault huit. Ht oudit fanol sont xxix boutions et y en fault ung.
« El oudit colior sont xxvii boulions d'argenl ol yen fault ii seulement
tt Et sont losdilz esiole ol manipulon bjrdez do plaloings d'argenl, ausquoUes « bordures pendent six sonneclcs d'argent et ou mauipulon six autres... et « sont 3 dosdilos sonncclos en dovors les sacristes, et n'y en a plus quo sept « en tout. »
En 1504, on n'en compte plus quecinq.
On ne peut douter de rauthenlicité de l'ornement auquel les inventaires consacient une description aussi détaillée. Si l'on se souvient que saint Thomas fut martyrisa quelques mois après son départ de Sons ; que cet événement produisit une profonde émotion dans le monde catholique^ et que sa canonisation, dont l'archsvôquo de Sons, Guillaume do Champagne, avait été l'un do.) postulalcurs, fut décrétée on 1173, on doit croire quo l'Eglise de Sens conserva religieusement comme une relique l'un des crnemonts dont avait fait usage le prélat exile (1),
107. — Chasuble, de forme conique, le bas taillé Wjèrcment en pointe. — H. 1 "• 35.
d Estoffe de soye et fil de couleur violette défectueuse pour « la plupart, ne restant en divers endroitz que la doublure, b Inv. de 1653. — Il ne reste plus actuellement que quelques parcelles de l'étoffe primitive. Un fragment, encore adhérent au dos, vers la pointe inférieure permet de reconnaître un
(i) ArcbcTÔquo de Cantorbérj et ministre du roi Uenri II. Ayant dû s'exiler devant les menaces de son souverain, il se rendit à Sens, où résidait alors le pape Alexandre III. Lui-même s'y fixa pendant quatre années (It6t>-ll70) et ne retourna en Angleterre que pour y subir le martyre.
(2) Voir les savantes études de M. de I.inas (Rapport sur les ornements sacerdotaux) et de H. Bohault de Fleury, la Uesse^ t. VU.
tissu de soie présentant une série de rinceaux lleuronnés, dessinés en pourpre sur fond Violet sombre, et disposés en lignes parallèles.
Quicbcnl. Bill, du CoHime. — Hiobcu»
Un lai^e galon d'or quadrillé fait bordure et forme un orfroi vertical sur lequel se coupent, en croix de Saint-André, deux galons semblables. M. Rohault de Flcury voit dans cette disposition une reproduction de l'antique monogramme du Christ (1).
Le même galon dessine autour de l'encolure un chaperon décoré de broderies d'or. Ces broderies représentent au dos, des rinceaux de tiges de lis (2), et, sur le devant, deux serapliins nimbés, dans un semis de roses et de besants.
108. — Etole. Long. \-i2; Larg. 0-Ofl (O" 18 aux oxlrémités, de forme trapézoïdale.)
Toile de lin, recouverte d'une broderie ngurant des cercles d'or entrecoupés et formant, par leur combinaison, des losanges curvilignes, alternativement blancs, cramoisis, bleus et verts. Le centre des losanges est occupé par une croix fleuronnée et de gros boutons d'argent. A la naissance du pédale, est brodée une croix pattée, cantonnée d'aigtcs et de griffons d'un côté, d'aigles et d'anges céroféraires de l'autre. Une autre croix, placée sur la nuque, est accompagnée de quatre colombes.
Les extrémités sont garnies d'une lame d'argent ciselé (H. 0™02), figurant des entrelacs de lis et de roses. Trois glands pyriformes de vermeil, y étaient attachés; un seul reste (1).
109. — Manipule ou /ciiio/t. L. C"80; Laig. au.\ exti-émitcs 0 ■" 155.
Tissu, forme, broderies et garniture identiques à l'étole, mais sans croix à la naissance du pédale.