Mître. H. 0"21 ; L 0°*29. — XIIP siècle
Don de M. de Bastard(1884). Cette mître appartenait au trésor avant la Révolution.
Un inventaire du xviii»
siècle ( Archives de FYonne, G. 709) en fait cette description :
« De soye blanche (il no reste que quelques fragments) avec des figures brodées en or; d'un côté est le martyre de S' Thomas de Gantorbéry composé do 3 figures dans le genre de la tapisserie de Bayeux : le l•^ p^^t^^, L. Mariin
qui a un bouclier, frappe de son épée le saint à l'œil ; le 2« a l'épéo nue et levée, et le 3« la tire du fourreau ; le S» est à genoux et l'autel derrière luy, au-dessus est écrit SCS. THOMAS ; — derrière est le martyre de S» Etienne avec les mots SCS STEFANUS ; 2 bourreaux. Le bas de la mître est orné d'un galon de 2 pouces (0-06) les fanons ont 1 pied 1/2 (0™50), ils sont ornés de fleurs de lys, do fleurons et d'une grande figure, et de croissans ainsi que l'entre deux de la mître qui est de môme étofl'e.. . »
(1) La mîlre du cjrdinnl de Vitry (m. en 1244) consefv^îe à Namiir, offre de frappants caraclcres de ressemblance avec celle de Sens. On y voit d'un côlé le inarlyre de soint Thoma», de l'aulre celui de saint Lanrenl. (B. de Fleubt, la ilesse, VIII, pi. 682*)
Les fanons ont disparu et un trou triangulaire a enlevé une partie de l'inscription de saint Thomas.
123. — Mitre de Guillaume de Melun P', archevêque de Sens (I3I7-13?9).-- H.0'»28; L 0-30.
Etoffe de soie blanche brochée d'or, présentant un quadrillé dont les losanges sont occupés alternativement par un lion ou une fleur de lis. Un galon de cuivre forme le rebras de l'orfroi.
Trouvée en 1887, dans la sépulture do G. de Melun, à la cathédrale.
Mitres de M»' de Cosnac, archevêque de Sens (f I8i3).