SCÈNE XII
Les Mêmes, plus BONARDET et MADAME BONARDET, puis LE BARON.
BONARDET, entrant, suivi de madame Bonardet et gagnant le milieu, à Paul.
Mon gendre !
MADAME BONARDET.
Dans mes bras !
BONARDET,
J'oublie la t'einme de luxe !
VIRGINIE, à Bonardet.
Pardon, je tiens à vous déclarer devant monsieur... (Elle montre Paul.) que je ne consentirai jamais à in'appeler madame Doriyny.
PAUL, dôsespôrô.
Patatras !
LAMBERTIN, s'emballant.
Ah! ma foi, tant pis! puisqu'elle ne veut pas de toi... (Allant à Bonardet.) Monsieur Bonardet, j'ai l'honneur de vous demander la main de mademoiselle Vir"inie.
138 INVIOLABLE t
BONARDET.
Jamais, monsieur!
LAMBERTIN
[ J'ai vingt-quatre mille francs de rente et un oncle...
BONARDET.
Et un oncle? Jamais, monsieur... ma fille n'am"a d'autre mari que vous puisqu'elle vous aime !
PAUL
'^- Et ma tante ?
Que voulez-vous ? il a un oncle !
PAUL
Alors, je suis perdu, déshérité, flambé?
BONARDET.
Mais j'y pense ! pourvu que vous épousiez une Bonardet?... J'ai une autre fille à marier, Suzanne.
PAUL, joyeux.
Hein?
MADAME BONARDET.
Elles se ressemblent comme deux gouttes d'eau.
BONARDET.
L'aînée surtout, excepté pour le crâne!
PAUL
Sauvé !... je suis sauvé !
LE B.^RON, entrant par la droite, suivi de la baronne et gagnant le milieu.
Oui, ma chère, j'ai été acclamé !
PAUL, au baron.
Mon cher député, j'ai l'honneur de vous annoncer
ACTETHOISIEME 139
mon mariage avec mademoiselle Suzanne Bonardel.
T.E BARON
ComiiK'nL? et mademoiselle Virginie?
Elle sera m;i femme dans un mois.
PAUL^ au baron.
,. J'ai pris votre place, il a })ris la mienne^ alors j'épouse la sœur !
FALAMBAIIT, roj^anlant son ch;iiioau.
Je lui demanderai de m'en payer un neuf pour la noce !
BONARDET, bas à Paul.
Dites donc, elle a le crâne de... (il va pour lui parler à l'oreille puisse ravisant.) Non !... je VOUS dirai ça après le mariage !
Rideau.