LE 15 A BON
De rien!
BON.\Rr)ET, se levant.
Mais avant de vous ([uitter, vous permettrez que je vous tàte le crâne? Connue professeur de phrénologie, discijile de (iall.
LE BARON
Si ça })eut vous intéresser.
BON.ARDET.
Si ça m'intéresse!... Mais avant de me marier, j'ai demandé à ma future lj(dle-mère la permission de tàter le crâne de Bérénice.
MADAME BONARDET.
Bérénice, c'est moi.
BONARDET.
Et sa mère me répondit : Oui, tàtez, mais pas plus bas! (Tûtant lo crSuo du baron.) Ne bougez pas ! Ah!
voilà i{ui est curieux... vous avez le crâne d'Aljélar.l!...
LE BARON, ahuri.
Hein?
BOXARDET, lui tâtant le crâne.
Voilà la séparation!... Absolument pareil, excepté pour la ])osse de l'intelligence.
LE BARON, se levant.
11 ne l'avait pas '?
BONARDET, gagnant le milieu.
Non, c'est vous qui ne l'avez pas.
LE BARON, vexé, rejoignant Bonardet.
.Je (lois l'avoir en dedans! .. Mais comment diable connaissez-vous le crâne d'Al)élard'?
BONARDET.
Oh! c'est bien simple! Je reconstitue le crâne des personnages illustres en étudiant les petits faits de leur existence! C'est, du reste, à la suite de mes travaux sur les crânes que j'ai été nommé membre de l'Académie d'Etampes. (prenant congé.) Monsieur le baron !
Madame Bonardet et Virginie se lèvent.
LE BARON
Je VOUS prie de m'excuser si je ne vous retiens pas,
mais vous savez, les affaires., (prenant une photographie dans un tiroir et la donnant.) Ah! j'oubUais ! . .. Ma pllOtog'ra[)hii'...
BONARDET, la prenant.
Vous en avez de trop?
LE BARON
Tout visiteur y a droit moyennant cinquante centimes au profit de la ligue contre la licence des rues.