SCENE III [PAUL, ANTOINETTE, LAMBERTIN
PAUL
Elle est vraiment gentille, cette petite, elle fera Son chemin ! (Regardant sur le bureau.) Ah! ça, OÙ ai-je donc mis le discours du IjarcMi ?
ANTOINpyrTK. entrant par le fond et annonçant.
M. Lambertin.
Elle sort.
PAUL, à gauche du bureau.
.Je t'attendais avec impatience!... Tu as bien reçu mon petit bleu ?
I,AMBERTIN.
Naturellement, puisque ino voici ! Tu as un service à me demander?
PAUL
Tiens ! tu as deviné?
LAMBERTIN
Quand on dérange les gens, ce n'est généralement pas pour leur en rendre!... Mais tu sais, si c'est un service d'argent, j'aime autant m'en aller !
PAUL
Mais non !
LAMBERTIN
Bon ! bon ! Moi du moment qu'on ne me demande
pas d'argent !
Il s'assied à droite du bureau.
PAUL
C'est ça, assieds-toi, et suis-moi bien !
LAMBERTIN
Va!
PAUL
Tu n'ignores pas, mon bon Lambertin, qu'il me reste une tante affligée d'une jolie fortune : environ huit cent mille francs...
Toutes mes félicitations !
PAUL.''
Oh ! elle a une santé comme on n'en souhaite qu'à soi-même! Donc, ma tante, qui habite Avignon, m'a écrit il y a im mois qu'il y avait assez longtemps que je m'abrutissais avec les femmes.
LAMBERTIN
En effet, tu es plus que suffisamment abruti.
PAUL
Merci!... potu* que je songeasse enfin au mariage.