ACTE DEUXIÈME 5a
LAMBEIITIF;, bas.
Bon ! (lu moment que ça ne me coûte rien !
PAUL^ présentant Falambart.
M. P^alamhîu-t!
FALAMBART^ à Lambertin.
Monsieur, je sviis d'autant plus heureux de me rencontrer chez vous avec monsieur le baron, que je venais justement vous faire part des renseignements qu'il a bien voulu me donner sur votre compte !
LAMBERTIN
Ah!
FALaMBART.
Du reste, xm mot vous fera tout comi)rondre. Je suis l'ami intime de M. Bonardet.
LAMBERTIX, bas à Paul.
Bonardet"?
PAUL^ bas.
Ton futur ]»eau-pére !
LAMBERTIN, à Paul.
Mon futur?
PAUL, bas.
, Le mien, imbécile !
LAMBEUTIN, à Falambart.
Ah ! VOUS êtes l'ami de son futur imbécile... (se reprenant.) De mon futur beau-pére !
FALAMBART.
Oui. Cet excellent Bonardet m'ayant chargé de lui envoyer quelques renseignements sur le compte de M. Dorigny, je ne pouvais mieux faire que de m'adresser à monsieur (ii montre Dorigny.) (|ui m'en a donné d'excellents.
LAMBERTIN^ riant.
Ail! je le crois!
PAUL, le faisant taire.
Ilum !
FALAMBART, tirant un calepin et lisant.
« Conduite exemplaire, intelligence sans bornes ».
PAUIi, voulant 1 arrêter.
Mon cher monsieur Falanibart...
**^ FALAMBART.
Non ! Non ! Je tiens à ce qu'on sache ce que vous pensez de M. Dorigny! (continuant à lire.) « Spirituel sans ostentation, bon sans faiblesse, aimable, galant, généreux, travailleur infatigaljle ! »
LAMBERTIN, feignant une profonde éniotion.
Ah ! mon ami, mon ami !
FALAMBART, continuant.
« D'un caractère toujours égal, poli avec les inférieurs, modeste... »
LAMBERTIN
Ah ! ça oui ! Modeste ! . . .
PAUL, à part.
Il se fiche de moi !...
FALAMBART, continuant..
« Enfin, une de ces natures dont on est fier d'être l'ami! »
Il reforme son calepin.
LAMBERTIN, à Falambart.
C'est tout? VOUS êtes bi(m sûr que c'est tout ?
FALAMBART.
Oui !