ACTE DEUXIÈME
FALAMBART, montrant Dorigny.
Alors, c'est monsieur !
PAUL, à part.
Aïe ! Aïe !
BOXAHDKT, aluni.
Allons donc! le Laron Douillard est i^rand et otos avec. d<'s favoris poivre et sel.
l'AUL. à part.
Sapristi !
BONARDET, tirant une photographie.
Du reste, j'ai là sa photographie.
FALAMBART, regardant le portrait.
Mais ce n'est pas le député!... C'est son oncle!
PAUL, vivement.
, Moi oui! C'est mon oncle!... mon excellent oncle!
FALAMBART.
La vieille branche !
PAUL
, Les Douillard du Nord.
BONARDET.
Il m'a dit qu'il était député.
P.\UL, vivement, gagnant le milieu.
Je vais vous expli({uer : c'est une manie...
Une manie?
PAUL, embarras.sé.
Oui!... Nous portons le même nom. Il s'appelle... chose... comme moi... (changeant de ton.) Vous suivez bien?
BOXARDET.
Je ne fais que ça !
PAUL
AlorS;, il s'amuse quelquefois à se faire passer pour moi ! Ça le flatte!...
BONARDET, étonné.
Ah ! bah !
FALAMBART,
Il est complètement gâteux,, quoi !
PAUL
Complètement.
BONARDET.
Enfin, monsieur le député, ce matin, j'ai été demander à M. votre oncle, croyant m'adresser à vous des renseignements sur votre secrétaire.
PAUL, à part.
.,,- Lui aussi?
Cette demande ne vous étonnera pas ijuand vous saurez que je suis son futur heau-père.
PAUL, poussant un cri.
.. Hein?
FALAMBART, gaîment.
Mais oui! C'est mon ami Bonardet !
PAUL, avec effroi.
^ Bonardet !... C'est Bonardet !... Vous êtes Bonar- "^'^det!... Il est Bonardet!... C'est Bonardet!...
BOXARDET, ahuri.
Eh! bien, oui!