ACTE DEUXIÈME
Hein ?.. Tu l'as vu?..
LAMBEKTIX.
Oui^ avec Falamljart... Il m'a même trouvé un j)épin dans le crâne !
PAUL, ac'ca])U'. s'asseyant à gauche du bureau.
Ah ! parfait ! Ah! très bien! Ah! nous voilà dans un joli pépin... (se reprenant.) pétrin ! Sans compter qu'à ses yeux, Colombe passe pour ma femme...
LAMBERXIX.
Pour ta femme ?
PAUL
Enfin, pour la baronne! Et le baron, pour mon oncle !
LAMBERTIN
Hein :'
PAUL
Tout i;a grâce â cet animal de Ealambart ! Si je le retrouve jamais, celui-là !
SGEXE XIII
Les Mêmes, plus FALAMBART.
FALAMBAPuT, entrant par la <.'auche, à part. Si je pouvais m'échai^per... (Apercevant Paul et Lam-
bertin.) Tiens! il est avec le mari maintenant !
PAUL, apercevant Falambart et bondissant sur lui.
Lui!.. .\h ! ça, que faisiez-vous là, vous ?
FALAMBART, embarrassé, gagnant le milieu.
Je visitais... l'appartement!
PAUL, furieux.
Ah ! c'est trop fort!
LAMBERTIN
Mais vous n'êtes donc jamais à votre bureau?
FALAMBART.
Le plus rarement possible : le docteur me défend de dormir entre tues repas.
PAUL
■ Et que diriez-vous si je vous ficliais à la porte ?
FALAMBART, posant, son chapeau sur la table.
Vous voulez rire ?
PAUL
■ Ah ! je veux rire? Eh bien ! je vous y fiche !
FALAMBART, ahuri.
Mon cher député !
PAUL
Ah ! non ! en voilà assez ! j e vous défends de m'appeler mon cher député !
FALAMBART, de plus en plus ahuri.
Hein?... mais monsieur le baron...
.. Ah! non! en voilà assez!... Je vous défends de m 'appeler monsieur le baron.
FALAMBART, à Lambertin.
Expliquez-moi, mon cher monsieur Dorigny...
LAMBERTIN
Ah ! non! en voilà assez! Je vous défends de m'appeler mon cher monsieur Dorigny !