ACTE DEUXIÈME
LES PRÊTRESSES
Patrie infortunée,
Où par des nœuds si doux Notre âme c^t encor enchaînée, Vous avez disparu pour nous.
IPHIGBNIB.
0 malheureuse Iphigéniel Ta famille est anéantie.
Aux )>rêln.i>st-s.
Vous n'avez plus de roi, je n'ai plus de parents; Mêlez vos cris plaintifs à mes gémissements.
LES PRÊTRESSES
Nous n'avions d'espérance, hélas! que dans Ore-te : Nous avons tout perdu; nul espoir ne nous reste.
IPU1GÉME.
Honorez avec moi ce héros qui n'e^t plus;
Du moins qu'aux mânes de mon frère Les derniers devoirs soient rendus I Apportez-moi la coupe funéraire, Offrons a cette ombre si chère Les froids honneurs qui lui sont dus.
Ou apporte la coupe el l'on commence les cérémonie* fuaèbn* I P H I G É N I E .
0 mon frère, daigne entendre Les accents de ma douleur :
Que les regrets de «a sœur Jusqu'à loi puissent descendre l
LES PRÊTRESSES
Contemplez ces tristes apprêts, Mânes sacrés, ombre plaintive; Que nos larmes, que nos regrets Pénètrent l'infernale rive!