SCÈNE 111 IPHIGÉNIE, ORESTE, PYLADE
ORESTE, courant à PyUde.
0 joie inattendue!
Je puis donc t'embrasser pour la dernière fois.
M TPHIGÉNIE EN TAURIDB.
PYLADE
Mon sort est moins affreux puisque je le revois.
Qu'à leur aspect touchant je sens mon âme émue!
Vous avez vu mes pleurs : je n'ai pu m'en défendre, Hélas! qui n'en verserait pas, Au récit que je viens d'entendre?
Si sur ces bords sanglants le ciel fix' nos pas,
Nous avons vu le jour dans de plus doux climats, Et la Grèce est notre patrie.
PYLADE
Quoi, des mains d'une Grecque il faut perdre la vie.
Ah! pour sauver vos jours je donnerais les miens.
Mais Thoas veut du sang : sa piété barbare Ajouterait aux maux qu'on vous prépare, Si de tous deux je bri>ais les liens.
Je pourrai du tyran tromper la barbarie...
De l'un de vous au moins que les jours conservés...
ORESTE et PÏLADE.
Mon ami, tu vivras, le* jours seront sauvés.
De celui de vous deux qui me devra la vie Pourrai-je attendre un service?
ORESTE et PYLADE.
Achevez; Je vous réponds de sa reconnaissance.
Dans Argos, comme vous, j'ai reçu la naissance :
11 m'y reste encor des amis.
Jurez- moi qu'un billet, udèlemeut remis...