ACTE QUATRIÈME
QUATRE PRÊTRESSES Tiennent rh-rrher IpMgenL».
Approchez, souveraine prtHres.se, Remplissez votre auguste emploi.
I P H 1 G É .M E . se traînant arec peine a I'mUI.
Barbares, arrêtez, respectez ma faiblesse!
Elle fremt en Sxanl Ores le. Cne prêtresse lui présente le couteau ucri- Prenant le couUau.
Dieux 1 tout mon sang se glace dans mon cœur. Je tremble, et mon bras plus timide...
LES PRÊTRESSES
Frappez.
ORESTE
Ainsi tu péris en Au''ic,
Iphigénie, ô ma sœur,
IPHIGÉME.
Mon frère! O reste!...
LES PRÊTRESSES, m prosterna*.
Crcste! notre roi.
ORESTE
Où suis-je? Se peut-il?
Oui, c'est lu', 0*t)5t mon frère.
ORESTE
Ma sœur Iphigénie! Est-ce elle a»e je voi?
Oui, c'est elle qu'aux fureurs d'un p^re, Qu'à la rage des Grecs Diane a su soustraire 1
14 IPUIGÉNIE EN TAURIDB.
LES PRÊTRESSBS.
Oui, c'est Iphigéniel
I P H I G É M E , ie Jetant dani 1m bru d'OrmU.
0 mon frère!
ORESTE
0 ma sœur!
Oui, c'est vous, oui, tout mon cœur me l'atteste.
IPH1GÉNIE.
0 mon frère ! ô mon cher Oreste !
ORESTE
Quoi! vous pouvez m'aimer, vous n'avez point horreurl
IPUIGÉME.
Ah! laissons là ce souvenir funeste, Laissez-moi ressentir l'excès de mon bonheur : Sans te connaître encor, je t'avais dans mon cœur. Au ciel, à l'univers, je demandais mon frère... Le voilà! je le tiens! il est entre mes bras!... Mais, que vois-je?