‹ Iphigenie (volume 2)Chapitre 44 sur 59 · ACTE IV. SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCÈNE VII

Trouveront d’Ilion la fatale journée.

J’entrevois vos mépris, et juge, à vos discours, Combien j’achèterais vos superbes secours.

De la Grèce déjà vous vous rendez l'arbitre1 J ; Ses rois, à vous ouïr2) m’ont paré d’un vain titre. Fier de votre valeur, tout, si je vous en crois, Doit marcher, doit fléchir, doit trembler sous vos

lois.

Un bienfait reproché tient toujours lieu d’offense ! Je veux moins de valeur, et plus d’obéissance. Fuyez. Je ne crains point votre impuissant courroux ;

Et je romps tous les nœuds qui m’attachent à vous.

ACHILLE

Rendez grâce au seul nœud qui retient ma colère : D’Iphigénie encor je respecte le père.

Peut-être, sans ce nom, le chef de tant de rois M’aurait osé braver pour la dernière fois.

Je ne dis plus qu’un mot; c’est à vous de m’entendre.

J’ai votre fille ensemble et ma gloire à défendre: Pour aller jusqu’au cœur que vous voulez percer, Voilà par quels chemins vos coups doivent passer.

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