‹ IphigénieChapitre 108 sur 188 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

AGAMEMNON seul,

A de moindres fureurs je n’ai pas dû m’attendre.

ici énergique par l'usage qu’en fait Clytemnestre pour avilir Agamemnon. »

Cette remarque nous semble trop subtile. Place est ici synonyme de rang^ et ne doit pas s’entendre au sens très moderne de « position sociale » , comme dans les expressions ; « Il demande une place ; il a perdu sa place. »

Cf. Bossuet : « Toute autre place qu’un trône eût été indigne d’elle. »

Et M“« de Sévigné : « La place de de Maintenon est unique dans le monde. »

V. 1297. Un prêtre, environné d’une foule cruelle. « Il n’y avait point alors de prêtre dans l’armée des Grecs. Le poète a parlé aussi dans cette tragédie de lauriers, et l’usage d’en couronner n’était pas encore établi ; il a supposé une lettre d’Agamemnon, et il y a grande apparence que l’art de l’écriture n’était pas encore trouvé dans le temps du siège de Troie. En cola il a suivi et a dû suivre l’exemple des tragiques grecs, qui ne se sont point assujettis, comme Homère, à ne rien dire de contraire aux usages des tem[)S reculés.» (L. Racine.)

V. 1298. Portera sur ma fille une main criminelle. « On prétend que Lulli, auquel on reprochait de ne devoir ses succès qu’aux vers de Quinault, mit ceux-ci en musique, et qu’il les exécuta sur son clavecin; on ajoute que les spectateurs furent saisis d’horreur, la musique de Lulli étant encore plus déchirante que les vers de Racine.» (L. de B.)

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