‹ IphigénieChapitre 116 sur 188 · V. 1377. Qu ai-je à me plaindre. — Que, en quoi · texte numérisé non relu

V. 1377. Qu ai-je à me plaindre. — Que, en quoi

« Qu’avon^-nous à nous plaindre, lorsqu’il ne plaît pas à Dieu de nous écouter? » (Bourdaloue, Pensées, t. Il, p. 90.)

Corneille [D. Sanche, iii, 6) :

Que peut vous offenser sa flamme ou sa retraite ?

V. 1389. Je prétendis lui plaire. — Je prétendis, je fis mes clTorts pour. Cf. 1563 !

En vain \o\\s prétendez, obstinée à mourir,

'v Intéresser ma gloire à vous laisser périr.

Content de son hymen, vaisseaux, armes, soldats.

Ma foi lui promit tout, et rien à Ménélas.

Qu’il poursuive, s’il veut, son épouse enlevée;

Qu’il cherche une victoire à mon sang réservée.

Je ne connais Priam, Hélène, ni Pàris; 1395

Je voulais votre fille, et ne pars qu’à ce prix.

AGAMEMNON

Fuyez donc. Retournez dans votre Thessalie.

Moi-même je vous rends le serment qui vous lie.

Assez d’autres viendront, à mes ordres soumis.

Se couvrir des lauriers qui vous furent promis; 1400 Et, par d’heureux exploits forçant la destinée.

Trouveront d’Ilion la fatale journée.

J’entrevois vos mépris, et juge, à vos discours,

Combien j’achèterais vos superbes secours.

De la Grèce déjà vous vous rendez l’arbitre : 1405

Ses rois, à vous ouïr, m’ont paré d’un vain titre.

Fier de votre valeur, tout, si je vous en crois.

Doit marcher, doit fléchir, doit trembler sous vos lois.

Un bienfait reproché tint toujours lieu d’offense.

V. 1391. Content de son hymen... Ma foi lui promit tout. — « La foi de moi, content de son hymen, etc...» Cette construction, nous l’avons vu, est très fréquente dans Racine. — Ma foi lui promit tout, et rien à Ménélas. Ellipse de la particule négative ne avec le verbe : « Ma foi lui promit tout et ne promit rien à Ménélas. Cf. La Fontaine :

Nous nous pardonnons tout et rien aux autres hommes.

V. 1394. Qu’il cherche une victoire à mon sang réservée. — Cf. vers 221 et 222 :

...On sait qu’à votre tête Les dieux ont d’Ilion attaché la conquête.

V. 1395. Je ne connais Priam, Hélène, niPâris. Cf. Molière [Ec. des F.,

iif, 2) :

Dans ses meubles, dût-elle en avoir de l’ennui.

11 ne faut écritoire, encre, papier, ni plumes.

V. 1396. Et ne pars qu’à ce prix. — Prix rime mal avec Pàris. « L’oreille, dit M. Quicherat, n’admet pas volontiers deux terminaisons masculines, dont l’une présente une consonne sourde et l’autre une consonne que la prononciation fait sentir, comme nous l’avons déjà vu dans Argos et repos, Calchus et pas. L’emploi de ces rimes est autorisé par l’usage des poètes ; mais elles n’en sont pas moins choquantes.»

M Forçant la destinée, surmontant, triomphant de. Cf. Malherbe (ii,8): Elle a forcé les vents et dompté leur furie.

Corneille [Médée, iv, 6) :

Qui force la nature a-t-il besoin qu’on l’aide ?

V. 1402. La fatale journée, Ai<TtîJi.ov ^aa^, — (Homère, //., viii, 72).

V. 1407-1408. Fier de votre valeur, tout... doit trembler sous vos lois. — Même tournure qu’au vers 1391. a Tout doit trembler sous les lois de vous, lier, etc. »

V. 1409. Un bienfait reproché tint toujours lieu d’offense. Cf. Corneille. [Théod.) :

Un bienfait perd sa grâce à le trop publier.

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