ORESTE, LE CHŒUR
ma mère, pourquoi ce silence et ces pleurs ?
CLYTEMNESTRE
En répandrai-je assez pour plaindre mes malheurs?
Que ton cœur généreux surmonte sa tendresse :
ACTB V 167
Ne me fais pas tomber encor dans la faiblesse. Écoute-moi plutôt et cède à mon désir.
CLYTEMNESTRE
Parle : crains-tu de moi, ma fille, un déplaisir?
I Eh bien, ne coupe pas les boucles de ta tète i Et garde sur ton corps tes yètements de fête.
, CLYTEMNESTRE
Hélas! quand je te perds?
Tu ne me perdras pas :
Je te rends glorieuse et j'échappe au trépas. Mourraî-je,quandmonsang,ruisselantsousleglaive, En féconde moisson pour mon pays s'élève ?
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Est-ce donc reposer sous un commun tombeau Que d'avoir pour ma cendre un monument si beau ? Car c'est le tertre saint, Tautel de la déesse Honneur de l'Ortygie, Ârtémis chasseresse.
vertu sans égale, ô nouvel argument
A mes cris, à mes pleurs, à mon cruel tourment!...
Que diraî-je à tes sœurs?
Va, dis-leur d'être heureuses; Et quant à cet enfant, Oreste que voici, Qu'il croisse en homme libre et dans un fier souci, Afin qu'il porte un jour ses armes valeureuses.
CLYTEMNESTRE
Ah! prends-le daastesbras, vous ne vous verrez plus*