VJ AVERTISSEMENT
casmes ; ils lui reconnaissent une imagination très brillante; lui accordent du génie; trouvent dans ses livres des pages sublimes; conviennent de ses triomphes brillans et de sa renommée européenne; déclarent que leç plaisanteries faites sur le romantique J^icomte étaient fort déplacées , et lui donnent enfin des conseils qui leur sont inspirés par V intérêt qu ils portent ^ disent-ils, à ses succès et à sa gloire. Espérons donc que le règne des détracteurs de M. d' Arlincourt est passé; que la justice et la vérité ont repris leurs droits ; et que le public n'entendra plus ces clameursfui'ibondes de l'envie, lesquelles, il est vrai, n'ont pu en imposer quelques iristans qu'aux personnes qui jugent sans lire , ou qu'aux lecteurs peu éclairés , dont l'opinion se forme sur celle d'autrui. ^
L'un de nos meilleurs aristarques littéraires, prenant hautement la défense de l'auteur du Solitaire ^ qu'il nomme le prince des j^omantiques présens , s'exprime en ces termes dans le Journal de Paris du 3.4 janvier dernier :
DE L ÉDITEUR. Vlj
(( — Quoi que puissent en dire les clas- )) siques, la bonne route en littérature est )) celle où l'on obtient (comme M. le vicomte » d'Arlincourt ) les succès foudroy ans, les )) succès d'explosion , où les éditions se ' « comptent par douzaines , où les cent voix )) de la renommée proclament votre nom j) dans toute l'Europe, où l'on rencontre à » chaque pas de prétendus critiques, d'au- » dacieux folliculaires , de fades parodistes , » des faiseurs de pointes, des chansonniers, a des railleurs , des envieux , en un mot , » des confrères en Appollon qui vous dé- » chirent à belles dents , qui aiguisent M contre vous l'arme aiguë du persiflage , w qui touchent à vos œuvres comme les » harpies touchaient aux mets des compa- » gnons d'Enée , et qui vous prouvent en- )) fm qu'il faut bien que vous ayez quel- » que mérite, puisqu'au seul bruit de vos » triomphes leur colère s'irrite si chaude- » ment. Oui, n'en déplaise à nous autres » classiques, voilà sûrement la voie de la » gloire. »
Pendant long - temps les détracteurs de
VUJ AVERTISSEMENT
M. d'Ailincourl se sont obstinés efFrontément à nier ses succès; et l'appelant V homme aux éditions f ils ont cherché de mille manières à jeter du doute et surtout du ridicule sur la multiplicité de ses réimpressions. Mais, comme tous les édifices sans base, leur échafaudage de plaisanteries s'est écroulé tout seul, et la vérité a repris sa place, ainsi qu'il en arrive toujours dans ce monde , un peu plutôt ou un peu plus tard. Et comment en effet pouvoir contester long - temps le nombre prodigieux des exemplaires vendus du Solitaire , et du Renégat j lorsqu'il n'est pas un libraire dans toutes les grandes et petites villes de la France et de l'étranger qui ne puisse ^ en ouvrant ses livres, rendre témoignage à l'incrédule, de l'empressement du public à se procurer les ouvrages de M. d'Arlincourt, et lorsque ces mêmes ouvrages reproduits dans toutes les langues, et traduits dans chaque pays par trois ou quatre auteurs difFérens , ont partout de nombreuses éditions , et se retrouvent dans presque toutes les biJ:)liothèques de l'Europe. Mais à