‹ IpsiboéChapitre 58 sur 287 · LIVRE m. I · texte numérisé non relu

LIVRE m. I

» teaux et du chanvre, quelques verres et » des grelots, du fil d'arclial et des bou- » teilles, un trépied, un sabre et des flû- ))tes, une paillasse et des cimbales, un )) réchaud et des toiles peintes , des cer- » ceaux et de longues fioles, un capuchon )) et force bétes.

:» — Grand Dieu ! que d'objets ! Quelle » charge ! interrompt le barde futur. Que » d'achats à faire ! Qui paiera ?

)) — Mes auditeurs,

» — Mais en pérorant devant eux , si tu y) déraisonnes?

» — Us paieront.

w — Si tu les bernes ?. . . .

y> — Us paieront encore,

y) — Si tu les trompes ?...

» — Ils paieront toujours.

)) — Et si tes spécifiques les tuent ?...

» — Ah ! . . . . Les trépassés ne paient » plus. »

La porte de la chaumière s'ouvre, et Béatrix paraît. Elle remet à son élève chéri

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ce qu'elle possède de plus précieux : son amulette, un reliquaire, une bourse et trois pièces d'or. Bien qu'ignorant les projets d'Alamède , elle a porté aussi sa matir dore ; elle a pensé que cet instrument pourrait charmer sa solitude.

<( ■— Chère Béatrix ! dit l'orphelin , je y> refuse ces pièces d'or. Mais cette lyre ! . . . . y> Ah ! c'est le ciel qui vous inspira la pensée » de m'en faire aujourd'hui le don. »

Et plein de reconnaissance , il l'instruit des plans qu'il a formés. La veuve du sammelier applaudit à ses résolutions ; et , vers la fm de la journée , après les plus touchans adieux , elle quitte en pleurant ses élèves.

Izorin n'avait point oublié sa rencontre avec le sire de Mon ter ol les; il a répété à son maître ces paroles du paladin : « — Si ja- M mais Alamède se trouve sans appui , y> privé d'asile et sans secours, qu'il vienne » au castel de mes pères ! Je veux être son » pio lecteur. »

L'orphelin avait joué dans son enfance avec Hugues, alors jouvencel ; il conservait

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