I.B comte, de même
Je le sais! je lésais!
IRÈNE
Et vous lui livrez votre fille?
le comte, avec une colère concentrée.
Parce qu'à tuut autre, puisqu’il faut vous le déclarer, à tout autre qui me l’eût demandée, moi gentilhomme, je n'aurai pas voulu ta donner.
IRÈNE
Qu’entends-je?
LE COMTE
Et qu'avec celui-là même, je n’ai voulu manquer ni de loyauté, ni de franchise... Eli Lieu! oui... je lui ai écrit hier... je lui ni tout dit!
IRÈNE
Eh ! quoi donc !
LE COMTE
Ce que j’ai appris à votre frère en lui ordonnant «Je nous venger cl de punir.,.
IRÈNE
O ciel!... et que lui avez-vous donc appris?
LE COMTE
Vous me le demandez! vous avez cette audace!... Vous!
IRÈNE
Vous me faites peur... mon père.
le comte, cherchant tl se modérer.
J’ai tort... j'ai tort... j'avais jure de ne pas prononcer ce nomlà--.. mais puisque vous m’y forcez, fjut-il donc vous rappeler M Henri de Clermont !
ir.fe.Nt, à part.
O ciel!
le comte.
Pourquoi avez-vous tressailli? { Lui prenant la main.) Pourquoi maintenant êtes-vous tremblante?
IRÈNE, se récriant.
Moi ! mon père !
le comte, lui faisant signe de se taire.
Parlons bas! Scs folies, scs aventures scandaleuses lorsqu'il en était question en votre présence, n'cxciiaienl-elics pas votre mépris?
irène, de même.
J’cn conviens.
LE COUTE
Eli bien , celte froideur, ce dédain, celle haine que vous affectiez, sont-ils les sentiments qui régnent dans votre cœur?
Répondez.
IRÈNE
Mon père!
LE COUTE
Ainsi donc... il n’a reçu de vous aucune picfciencc? IRÈNE.
Qui ? moi !
LU COMTE
Jamais il ne s’est trouvé... seul... avec vous?...
IRÈNE
Jamais! quelle idée!.*.
LE COMTR.
Jnrez-le donc... jurez-lc devant volt opère!
IRÈNE, levant la main.
Devant Dieu!
lit COMTE, à part.
Ah 1 c'est trop fort!... quand «le mes propres yeux!... (Haut.) Quand moi-même...
IRÈNE
Qu’avez-vous?
LE COMTE, écoutant.
Silence’... silence!... et remettez-vous, car on vient! ( Irène pendant le commencement de la scène suivante se retire vers ta toilette à gauche, et, pour cacher son trou Je, a l’air de s'occuper à ral l onger sa toilette.)