‹ Irène, ou Le magnétisme comédievaudeville en deux actesChapitre 3 sur 42 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

TÉRÉZINE, destendant, par l'escalier au fond, de la galtrie du premier étage: M. DE BHIENNE ET I lit NI'., assit à droite près de la table. Des domestiques attendent derrière eux, tenant des malles r t des carions.

U. DE driennb, s'adressant à Tèrizine.

F.h lion 1 madame l'aubergiste, queM-ce que ma sœur a definitivement choisi?

, ,. Ïs-UL/INE.

Elle S cm décidée pour le numéro au Ijrinl do cette calcrie.M/ontr/tnt celle du premier /Krje.) la dernière chambre vacante, un appariement charmant.

r> i brusquement.

r.irbleu! Ils le sont tous!

TfiltCZlNR.

Comme vous cilles, monsieur, à la Croix ,1'Or. à Toulon . toutes les chambres sont commodes, les lils eh-cants, la cuisine

iJem... et moi et mon mari. .M. Jaquemart...

»t. DC BHIENNE, l'intei rompant.

C est bien .... (/<ut domestiques qui se tiennent an fond.) Portez ces malles et ces carton* chez madame !.. marquise ma sœur... au numéro 8. (Les domestiques , portent tes malles et les cartons, montent Pétrolier à droite, traversent la ualerie du fond au pi emier étage cl disparaissent par la gauche).

têrêzine, à M. de Drienne.

Ces dames y seront i mervc.lie ! Ce sont les chambres que tout le monae me demande, parce qu'elles donnent sur une crande terrasse par laquelle on descend dans noire jardin I ÜC 3 bosquets doraaçers et de citronniers! sans enmpterque do la terrasse on aperçoit la pleine mer. la rade de Toulon... (tien qne eel i '

^csl bien!...

M. de BntENNB, avec impatience.

tèrèzine.

F.t l'escadre sur !c point d'appareiller! on ii’allcud plus que le commandant qui descend toujours d.rz nous!

IRÈNE, souriant.

En vérité !

M. DE BRIENNE, ÜWf humeur .

Cela suflii !. .. Un striir vient-elle souper?

TÈRÈZINE, se frappant le front.

Ali! j'oubliais!... elie oi'a chargée de vous dire qu’elle n’a pas faim, ((u'cllu est fatiguée et qu'elle a des lettres à écrire avant de se coucher.

si. de brienne, brusquement.

Comme elle voudra!... mais ma fille et tuoi, nous xoupons! n’cst-cc pas, Irène?

irène.

Oui, mon père! Ne f&Ucc que pour vous tenir compagnie en l'absence de ma tante!

TÈRÈZINE.

Ce sera prêt dan» un instant. [Présentant un registre à M. de Brienne.) Si monsieur voulait s'inscrire sur le registre des voyageurs?... Cela nous est prescrit.

M DE BRIENNE, écrivant.

C’est juste! Vous noos servirez dans mon appartement 5 moi... Celui que vous voudrez. (Lui rendant le registre.) Je ne suis pas comme ma sœur, je ne suis pas difficile! Duquel côté est uia chambre?

TÈRÈZINE.

Nous en avons de fort convenables là haut. ( Jetant les peux sur le registre ). M. le conue de Brienne, vice-amiral, avec sa fille c: madame la marquise de Yiiliers, sa saur! (tfoui, vivement.) Monsieur... monsieur le vice-amiral, nous avons là de ce côté... (Montrant te corridor ci gauche.) au rvz-dc- chaussée, la chambre d honneur donnant sur le jardin.

IRÈNE, virement.

Ce sera celle de mon père!

Tf.RCZi.NE. allant à un meuble <t gauche.

Et puis il y a là des lettres et paquets arrivés de Paris, à l'adresse de M. le vice-amiral, comte Ue Brienne. Ce qui m'avait fait penser naturellement . ainsi qu'à mon mari, qu'il nous ferait l'houncur de descendre chez nous!

U. DE BRIENNR, t'interrompant.

C’est Lien t noire souper?

TÈRÈZINE.

Pans l'instant, monseigneur, ( A part en s'en allant.) lin viccanural chez nous. (Elle tort par la porte à gauche.)

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